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POUR DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES

AUGMENTEZ NOS SALAIRES, PAS LES ACTIONNAIRES !

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Publié le :
30 mai 2022
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MARGES CAPGEMINI HISTORIQUES POUR NAO AU RABAIS

LES RÉSULTATS 2021 DE CAPGEMINI SONT HISTORIQUES …MÊME AIMAN EZZAT LE DIT !

+ 25 % DE MARGE OPÉRATIONNELLE
+ 21 % DE RÉSULTAT NET AVEC PLUS D’UN MILLIARD DE BÉNÉFICE NET (1,157 MILLIARD)

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Congés de fin d’année (suite)

Pas de limite à la recherche du profit !

Depuis plusieurs années Capgemini tente d’imposer des congés au prétexte de la fermeture de fin d’année chez certains clients.
Alors que le modèle économique des ESN prévoit ce type de situation via l’intercontrat, Capgemini préfère imposer des congés. La recherche du profit n’a pas de limite, y compris celle de l’illégalité.
En effet, en 2019, suite à l’action de la CGT, La justice condamne Capgemini pour avoir illégalement tenté d’imposer cette semaine de congés. Ce procès , la CGT l’a gagné mais cela n’empêche TOUJOURS pas la direction de Capgemini de produire des notes de service afin d’intimider les salarié‧es pour les forcer à poser des congés de fin d’année.
Cette année, Capgemini pousse encore plus loin sa tentative d’intimidation en prétextant faussement un article de la convention collective pour appuyer sa démarche.
La CGT a donc fait la déclaration ci-dessous en CSE Central et l’a envoyée à l’inspection du travail.
 

Déclaration CGT au CSEC du 8 décembre 2021 

La note de service « temps de travail et modalités de prises de congés pour l’année 2022 » affirme au paragraphe 4.1. intitulé « Cas particulier de la fermeture de site client » : « La fermeture pour congés de site client constitue une contrainte de service (articles 25 et 26 de la Convention Collective Syntec) qui a pour conséquence la prise de congés sur initiative de l’employeur » 
Or l’article 25 de la convention collective nationale du BETIC stipule  : « L’employeur peut soit procéder à la fermeture totale de l’entreprise dans une période située entre le 1er mai et le 31 octobre, soit établir les congés par roulement après consultation du comité d’entreprise (ou à défaut des délégués du personnel) sur le principe de cette alternative. Si l’entreprise ferme pour les congés, la date de fermeture doit être portée à la connaissance du personnel au plus tard le 1er mars de chaque année ». Comme on peut le constater, cet article traite exclusivement de la fermeture de l’entreprise, donc ici Capgemini, et en aucun cas de la fermeture d’un site client. 
Quant à la « contrainte de service » invoquée par la note de service, elle est hors sujet : une « nécessité du service » peut être invoquée par l’employeur dans certaines conditions, pour reporter une prise de congés payés demandée par la ou le salarié·e, pas pour imposer à un·e salarié·e une prise de congés payés. 
Il n’existe actuellement aucun accord collectif de branche ou d’entreprise permettant à Capgemini de déroger aux règles légales et conventionnelles. Cette note de service contient donc une disposition manifestement illégale. La direction de Capgemini ne peut pas imposer aux salarié·es la prise de congés payés lors de fermeture de sites clients. 
La CGT dénonce fermement cette attitude scandaleuse de la direction qui abuse de sa position hiérarchique et veut sacrifier les droits des salarié·es pour faire encore plus de bénéfices. 
La CGT met en garde : l’imposition illégale de congés payés est génératrice de RPS (risques psychosociaux) chez les salarié·es
 

 Et maintenant ?

 
Si Capgemini tente de vous imposer la prise de congés pendant la fermeture d’un site client, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous accompagnerons.

Flash CSE DEMS-INGIENERIE Juillet 2021

Deux CSE extraordinaires en juillet, l’un consacré au feuilleton des déménagements, aménagements et un autre dédié à la présentation de la situation économique et financière, qui a fait l’objet d’une consultation lors de la séance ordinaire

Aménagement et passage en Flex-Office du bâtiment Ivoire à Lyon

L’art d’entasser de plus en plus de monde dans de moins en moins d’espace !

Le bâtiment Ivoire, occupé en totalité par Capgemini, comprend actuellement 817 postes de travail pour 772 salarié·es qualifié·es de « résidents » (autrement dit présent·es en permanence sur le site) et 1310 salarié·es rattaché·es (personnel en clientèle mais pouvant toutefois se rendre ponctuellement sur le site).

Le but du projet d’aménagement est de réduire le nombre de postes à 772 … tout en accueillant les salarié·es d’Altran soit 260 personnes

supplémentaires !

On arrivera ainsi à 772 postes de travail pour 1032 « résidents » et 1868 salarié·es rattaché·es ! ! Ce n’est pas encore de l’élevage en batterie mais on y vient petit à petit !

Les salarié·es déjà présent·es sur site relèvent déjà des détails surprenants sur les plans élaborés par nos crânes d’œuf :

  • Des baies de tests indispensables ont disparu des plans du futur bâtiment (sans doute un détail assez futile pour nos savants aménageurs)
  • Les armoires contenant des archives ont disparu (mais bon, à quoi peuvent servir des archives à l’heure du sacrosaint « tout numérique »)
  • Des bureaux prévus en 140 cm (160 cm actuellement) : ne permettant pas d’installer 2 postes informatiques avec leurs écrans (configuration minimale pour beaucoup de salarié·es).

Encore une fois, la direction ne semble pas être préoccupée par ces « détails » et continue à s’enferrer dans sa stratégie du « flex-office » dans le seul but de gagner encore plus sur le dos des salarié·es. De toutes façons, pour celles et ceux qui n’en pourront plus de se chercher une place tous les matins, qui ne supporteront plus de chercher leur casier tous les jours (1032 « résidents » auront le leur !), il leur restera le télétravail ! On se demande d’ailleurs si l’objectif de tous ces projets n’est finalement pas de dégoûter suffisamment les salarié·es pour qu’ils restent chez eux.

N’oublions surtout pas que lorsque toute l’infrastructure et l’organisation seront mises en place et rodées pour que chacune et chacun puissent travailler de chez soi, il sera extrêmement facile de délocaliser la production vers des pays où le « chez soi » coûte encore moins cher !

Situation économique en 2020

Au niveau du groupe Capgemini, nos directions ont l’air contentes d’elles. Malgré une dette abyssale (Altran a été acheté 5,4 Milliard d’Euros uniquement financés par de la dette) qui se traduit par 110 M€ de paiements d’intérêts pour 2020, la situation économique est jugée satisfaisante avec des perspectives de chiffres d’affaires et de marges qualifiées de favorables. L’achat d’Altran est parait-il très bien perçu par les « marchés financiers ». Connaissant l’immense sagesse de ces derniers, les élu.es CGT ne sont pas forcément rassurés par cette soi-disant bonne nouvelle.

Côté DEMS, c’est moins brillant : le chiffre d’Affaires a baissé de 10 %, le résultat net représente une perte de 10 M€, quant aux effectifs, la chute continue avec une perte de 135 salarié.es en 2020 soit -4,5 % de l’effectif total. La direction justifie ce piètre résultat par la crise sanitaire, ce qui est partiellement vrai. Elle oublie toutefois de préciser qu’elle a largement bénéficié de l’argent public, notamment par le biais du chômage partiel et du Crédit Impôt Recherche.

Les salarié·es, malgré leurs efforts, ne verront pas la moindre compensation sur leur bulletin de salaire.

A propos du CIR (Crédit Impôt Recherche)

Ce sujet suscite toujours quelques vives discussions entre la direction et les élu.es et représentants CGT. En effet, il est impossible d’obtenir la moindre information sur ces soi-disant projets de « Recherche ». Certains finissent par représenter des charges de plusieurs années-hommes sans que la direction ne soit capable de nous fournir le moindre chiffre concernant l’avancement ou les résultats obtenus, même partiels. Bref, le flou total. Nous savons très bien que la recherche véritable n’est pas le but de la direction mais que ce CIR est simplement devenu un moyen facile de rentabiliser les périodes d’intercontrats, pourtant déjà intégrées dans le modèle économique des SSII. Au fil des années, ce CIR est devenu un vrai cadeau aux entreprises les plus importantes, ou plutôt à leurs actionnaires et ceci sans contrepartie véritable et sans la moindre obligation de rendre des comptes à l’état. Il était globalement de 3 274 M€ en 2013 pour augmenter tous les ans jusqu’à atteindre plus de 6 500 M€ en 2020 ! Pendant que les actionnaires s’empiffrent grâce à cette manne, les vrais chercheurs connaissent les pénuries et la précarité. Rappelons que le budget 2021 octroyé au CNRS est de 2 744 M€ soit moins de la moitié de ce scandaleux crédit d’impôt !

Consultation sur la situation économique

Pour toutes ces raisons, les élu·es CGT ont exprimé un avis défavorable à cette consultation.

Leur représentant a lu la déclaration suivante :

Les élu.es CGT constatent une baisse de 10 % du CA en 2020 et un résultat net négatif de 10M€ malgré l’apport de 12M€ de Crédit Impôt Recherche et 3 mois de chômage partiel.

La situation économique est la conséquence de la stratégie de la Direction :

Le groupe « saigne » DEMS avec plusieurs millions d’Euros remontés chaque année au niveau du groupe. Les activités les plus rentables sont transférées dans les autres entités dès qu’elles sont matures de sorte que notre entité reste trop dépendante d’un client principal.

Ce modèle économique repose sur des prestations à bas prix, sur un niveau élevé de subventions publiques et sur une exploitation élevée des salarié·es.

Les salarié.es DEMS ont fourni beaucoup d’efforts en 2020 pour maintenir l’activité : congés imposés, cross-staffing, télétravail, formations durant le chômage partiel, etc…

Malgré tous ces efforts, il n’y a eu aucune reconnaissance de la part de la Direction. Le salaire brut n’a augmenté que de 0,1 % tandis que les « coûts » de personnels ont baissé de 1,1 %. Seuls 40 % des salarié·es ont été augmenté·es, alors que tou·te·s ont participé au maintien à flot de l’entreprise.

Nous demandons une augmentation substantielle pour tou·te·s les salarié·es, juste retour des efforts consentis.

La CGT Capgemini ne peut cautionner cette situation et en conséquence propose un avis négatif.

Concernant les élu·es des autres Organisations Syndicales, ils et elles déplorent que les salarié·es soient encore oublié·es… ce qui ne les empêche pas de voter favorablement !

Le CSEE rend donc un avis positif par 15 voix contre 9 (CGT)

Situation Covid

Les élu·es CGT ont questionné la direction sur les impacts prévisibles du « Passe sanitaire » qui entrera prochainement en vigueur. Deux points nous paraissent de la plus haute importance. Quelle sera la réaction de la direction si, en l’absence de passe sanitaire, un·e salarié·e ne peut se rendre chez un client, soit parce que celui-ci exige ce passe, soit tout simplement parce que cette mission nécessite un voyage en train ou avion ? Des sanctions seront-elles prises ?

La direction se retranche derrière le fait que la loi n’est pas passée … pour ne répondre à aucune question. Nous remettrons donc ce sujet sur la table à la prochaine séance de septembre.

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woman in black long sleeve shirt using laptop computer

FLASH CSE APPLI ÉDITION SPÉCIALE

Le travail, un risque pour la santé ?

Nous ne parlons pas ici de travail à la mine ou sur une plateforme pétrolière, nous parlons de notre travail sur un poste informatique, le plus souvent assis devant un ordinateur. Et pourtant le risque existe vraiment.

Deux décès de collègues à Clermont Ferrand et à Bayonne étaient à l’ordre du jour des réunions CSE APPLI de mai et juin 2021, cela du fait que ces drames soient survenus pendant le temps de travail.

Y avait-il un lien avec leur activité professionnelle ?

Nous ne pouvons pas répondre à cette question. Cependant la question reste légitime et nous avons même le devoir de la poser, de nous demander si tout avait été fait pour éviter ces drames, si toutes les précautions les mesures avaient bien été mises en œuvre par Capgemini pour veiller à préserver leur santé et leur vie.

Les élu·es CGT sont alarmé·es et révolté·es par la réponse que donne la direction aux observations sur les conditions de travail auxquelles avaient été soumis nos collègues décédés. Nous ne discutons pas ici de ce qui a été fait ou pas par la direction pour soutenir les salariés ou assister les familles, nous discutons de son déni face à ses responsabilités.

Dans un cas comme dans l’autre, il s’agirait, selon la direction, de circonstances particulières et de contextes isolés. D’ailleurs, combien de fois lors des réunions du CSE avons-nous eu ce genre de réponse lorsque nous faisions part de problèmes récurrents rencontrés par des salarié·es : « c’est un cas particulier, il ne faut pas généraliser ».

Pourtant de nombreux salarié·es, même parmi les plus récemment arrivé·es, ont déjà rencontré des situations semblables, comme devoir répondre à des demandes contradictoires, faire face à des changements incessants de l’encadrement, avoir une charge de travail trop importante et des collègues qu’on ne peut pas solliciter parce qu’eux aussi trop débordés, se faire attribuer des objectifs peu clairs ou inatteignables, se voir imposer un changement de poste ou des formations pas adaptés ou souhaités et sans explication…

Contrairement à ce que veut nous faire croire la direction, il ne s’agit pas de cas particuliers

Ce qui est en cause c’est bien la structure organisationnelle choisie, décidée et mise en place par la direction du groupe. Des projets qui gèrent eux-mêmes leur budget et qui doivent se débrouiller quelles que soient les circonstances. Cela permet à la direction de se débarrasser des coûts et des risques tout en prélevant un bon dividende à servir aux actionnaires. La guerre avec les concurrents pour gagner des contrats se fait au prix de sacrifices que les projets doivent ensuite assumer et supporter. C’est ainsi que des managers se trouvent à imposer des rythmes d’enfer à leur équipe et à eux-mêmes, et à accepter les exigences intenables des clients.

Que faire face à un tel rouleau compresseur ?

Certains d’entre nous quand ils y sont confrontés pensent qu’ils sont obligés de faire l’impossible, qu’ils n’ont pas le choix quitte à y laisser leur santé. Parfois ils vont jusqu’à exiger la même chose de leurs collègues en les culpabilisant s’ils ne suivent pas. En pensant se débarrasser du problème et des pressions, ils contribuent au contraire à les faire perdurer.

La CGT condamne dans cette organisation du travail, tout ce qui contribue à mettre les salarié·es sous pression ou dans des situations préjudiciables à leur santé et à leur intégrité.

En appelant les salarié·es à la résistance et au refus de risquer leur santé et leur vie au travail, à l’entraide entre tou·te·s pour éviter l’isolement et nous défendre ensemble, nous pourrons imposer d’autres choix :

  • Pas de départ en mission sans objectifs clairs et réalisables, sans prise en compte des souhaits, du profil et des compétences de la/du salarié·e.
  • Pas de management matriciel et une priorisation des tâches dans le cas d’affectation sur plusieurs projets.
  • Les moyens de mesurer la charge de travail en prenant en compte les spécificités et les contraintes de chacun·e.
  • Le respect des temps de repos plutôt que le respect des délais de livraison.
  • La réévaluation des moyens et de la charge de travail à chaque changement d’orientation.

… et bien sûr tout ce que les salarié·es concerné·es, étant les mieux placé·es, sauront identifier comme conditions nécessaires pour effectuer leur travail.

Car ce n’est pas le travail en lui-même qui est un risque pour notre santé mais bien les conditions dans lesquelles la direction nous demande de faire ce travail. Et c’est ce que nous devrons réussir à changer.

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FLASH CSE INFRA Avril 2021

CAPGEMINI NE CONNAÎT PAS LA CRISE

la rentabilité sur Infra, qui intéresse tant notre direction, a légèrement cru en valeur entre 2019 et 2020 et a même augmenté de 0,5 %

Nous le disions déjà dans le flash de janvier, dans un contexte de crise économique liée au Covid, les résultats de Capgemini en 2020 sont bons, en particulier ceux de Capgemini Infra. Certes, le chiffre d’affaires sur Infra a reculé de 4,9 % par rapport à 2019 : la faute au Covid ?
Non, c’est essentiellement dû à la perte d’un gros client. Et surtout, la rentabilité sur Infra, qui intéresse tant notre direction, a légèrement cru en valeur entre 2019 et 2020 et a même augmenté de 0,5 %. Les résultats sont encore meilleurs début 2021. Capgemini Infra fait péter les objectifs au 1er trimestre. Le chiffre d’affaire réalisé est supérieur de 1 % à celui qui avait été fixé, le taux d’activité est supérieur à celui d’avant le Covid.

MAIS LA DIRECTION DE CAPGEMINI VEUT LA FAIRE PAYER AUX SALARIÉ·E·S

Seulement 20 % des salarié·es sur Infra sont augmenté·es, contre 35 % l’an dernier.

Champagne pour les actionnaires de Capgemini qui vont encaisser un dividende en augmentation de 44 % par action par rapport à l’an dernier. Gageons que les cadres dirigeants ne se sont pas oubliés non plus ! Et pour les salarié·es ? Comme d’habitude, ce sont des miettes. Et même pire que d’habitude, car il paraîtrait que c’est la crise à Capgemini. Ainsi l’enveloppe des augmentations individuelles sur Infra atteint péniblement 1,14 % de la masse salariale, contre 1,79 % l’an dernier, ce qui représente tout de même une différence de 1,5 millions d’euros. Seulement 20 % des salarié·es sur Infra sont augmenté·es, contre 35 % l’an dernier.

Bref, pour la direction, plus il y a de bénéfices, moins il y a de salarié·es qui « méritent » une augmentation de salaire. Certes, il s’agit d’augmentations individuelles, qui sont à la tête du client, et qui ne remplaceront jamais des augmentations générales de salaires pour toutes et tous, mais cela illustre bien la politique anti -salariale de l’entreprise et le mépris de la direction à l’égard des salarié·es.

GESTION ET PROFITS À COURT TERME À CHERBOURG

ce projet et cette manière de communiquer cachent une nouvelle délocalisation des activités de Cherbourg vers Toulouse

Les élu·es CGT tirent depuis longtemps le signal d’alarme à propos de l’avenir du site de Cherbourg : pas de prospection commerciale, pas de formation professionnelle qualifiante pour les salarié·es, baisse très importante des effectifs (150 salarié·es de moins en 5 ans !), etc. Le départ des salarié·es et des compétences ne semblait pas déranger jusque-là la direction. Or, grâce notamment à la qualité du travail réalisé par les salarié·es en clientèle, Capgemini a signé de nouveaux contrats sur Cherbourg. On ne va évidemment pas le déplorer. Mais la direction n’a rien anticipé du tout : maintenant donc il y a du boulot mais il n’y a plus les salarié·es et plus les compétences sur place !

La direction a déclaré que la plus grande partie de cette activité sera délocalisée à Toulouse, et que des salarié·es de Toulouse ou Marseille pourraient être obligé·es de se déplacer chez des clients à Cherbourg. Investir dans l’embauche et/ou la formation des salarié·es sur place, ça coûte de l’argent. La direction de Capgemini préfère gérer à court terme, pour maximiser ses bénéfices, au détriment des conditions de travail et de l’évolution professionnelle de ses salarié·es. Comme le dit suavement la direction, « le temps du social n’est pas le temps du business ».

Reste que ce projet et cette manière de communiquer cachent une nouvelle délocalisation des activités de Cherbourg vers Toulouse. Maintenant il s’agît d’activités de niveau 2 ! Et la direction ne voulait voir et ne débattre que de LA BONNE NOUVELLE : on a décroché un contrat pour 25 personnes sur Cherbourg !

LA CFDT ET SES ALLIÉS GÈRENT LE CSE COMME UNE ENTREPRISE

les salarié·es devront attendre plus longtemps pour toucher les subventions auxquelles ils et elles ont droit, ce qui risque tout simplement de dissuader celles et ceux qui ont les plus bas salaires ou des problèmes de trésorerie, de partir en vacances.

La majorité des élu·es du CSE Infra a voté une révision des règles de subvention pour les activités sociales et culturelles. Dorénavant, les salarié·es ne pourront plus déposer auprès du CSE les justificatifs de séjours et de transports avant la date de fin de la prestation. L’objectif affiché est de lutter contre les fraudes. Mais c’est inefficace, puisque cela n’empêchera pas un·e salarié·e de pouvoir fournir une facture pour une prestation qui entre-temps aura été annulée.

Cela pénalise surtout l‘ensemble des salarié·es qui auront moins de temps pour fournir les justificatifs, puisque le délai de 60 jours après la fin de la prestation est maintenu. De plus, les salarié·es devront attendre plus longtemps pour toucher les subventions auxquelles ils et elles ont droit, ce qui risque tout simplement de dissuader celles et ceux qui ont les plus bas salaires ou des problèmes de trésorerie, de partir en vacances.

Cela fera faire des économies au CSE. Mais le CSE n’en a pas besoin, puisque les comptes 2020 font état d’un excédent de 465000 € sur le budget des activités sociales et culturelles, qui n’a pas pu être consommé à cause du Covid. Et puis est-ce qu’un CSE doit être géré comme une entreprise, et faire des économies sur les activités sociales et culturelles, au détriment des salarié·es ?

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white and black concrete building

La crise selon Capgemini.

Avertissement  :  Tous les chiffres et extraits qui suivent sont ceux publiés par la direction. Les salarié·es du groupe les ont reçus par mail le 18 février dernier.

Capgemini a publié ses résultats 2020 : ils sont meilleurs que ceux de 2019, malgré la crise.

Les résultats financiers officiels publiés par Cap sont excellents malgré la crise.
Ils sont en progression par rapport à 2019  :  les marges (résultat net = 12 %) , Les prises de commandes s’élèvent à 16 892 millions d’euros pour l’exercice 2020, en hausse de +13 % à taux de change constants par rapport à 2019.”, le cash etc… On ne va pas reprendre içi tous les chiffres publiés dans le communiqué du groupe mais en résumé : tout est en hausse !
La direction se félicite même de mieux finir 2020 que prévu à la fin du premier semestre : le groupe “délivre des résultats en ligne ou supérieurs aux objectifs fixés lors de la publication des résultats du 1er semestre 2020.
Seul petit bémol : les profits ne sont pas aussi élevés que les prévisions faites avant la crise. Mais ils restent conséquents.
Qu’à cela ne tienne : les prévisions de profits de la direction pour 2021 seront celles d’avant la crise.
Tout cela grâce à qui ?

Le mensonge de la direction sur la situation en France…

Tout le monde a pu largement lire que pour justifier le décalage de la date d’effet des augmentations de 6 mois, la direction affirme que : “Le contexte particulier de l’année 2020 a été fortement marqué par la pandémie et ses impacts sur nos vies personnelles, professionnelles et sur nos résultats. La France a été le pays le plus impacté par la crise sanitaire au sein du Groupe
C’est totalement faux !  Il n’y a qu’à lire les résultats que publie la direction elle-même pour s’en rendre compte :
La France est la deuxième zone du monde en terme de progression de l’activité devant l’Asie-pacifique et Amérique latine et les pays Anglo-Saxons.
Pourquoi donc un tel mensonge ?
La ficelle est grosse et pourtant….en agitant ce chiffon rouge la direction détourne l’attention sur l’essentiel : elle veut diminuer les budgets des augmentations de salaires.
Pourtant la CGT a signalé ce piège grossier : comme nous l’avions annoncé dès la création de “l’intersyndicale”,  la direction est revenue sur ce décalage de 6 mois en mettant en place un mécanisme de compensation à partir de juillet pour celles et ceux qui seront augmenté.es.
Ainsi pour les salarié·es cela n’a pas d’effet sur la somme annuelle et pour le groupe c’est une économie de trésorerie de 6 mois.
Mais surtout les syndicats qui signent les yeux fermés passent à côté de l’essentiel : les budgets prévisionnels sont en baisse alors que cela ne se justifie pas économiquement. Elle peut ainsi économiser des millions d’euros sur notre dos et les syndicats signataires font semblant de défendre les intérêts des salarié·es. Merci la crise.
Tout cela vaut bien un petit mensonge…
Mais au fait : Qui a permis d’obtenir de si bons résultats en 2020 ?

Les actionnaires récompensés…

Les résultats en 2020 sont excellents et visiblement le groupe a choisi de récompenser les actionnaires ….
Les infographies publiées par le groupe parlent d’elles-mêmes :
Rappelons que le rachat d’actions consiste à racheter des actions pour les retirer du marché ce qui soutient le cours de l’action.
Ce sont donc des centaines de millions d’euros qui sont jetés à la poubelle pour faire un “retour aux actionnaires”.
Ajoutez à cela que le dividende pour cette année va passer de 1,35€ par action en 2020 à 1,95€ en 2021 soit une hausse de 44 %.
Ce qui devrait constituer une enveloppe supérieure à 300 M€ pour les dividendes.
N’en jetez plus !
Les actionnaires ont dû faire d’énormes sacrifices en 2020 pour être récompensés de la sorte… Non ?

Les sacrifices pour les salarié·es, les centaines de millions d’euros pour les actionnaires

Voilà donc comment le groupe remercie celles et ceux qui génèrent les bénéfices : nous les salarié·es !
Voilà comment sont récompensés notre “solidarité” et tous les efforts consentis en 2020 par les salarié·es : congés imposés, recours à l’activité partielle sans maintien de salaire automatique et parfois avec perte de revenus, plus d’efforts pour s’adapter au travail à domicile imposé, des plages de travail qui augmentent en particulier sur la pause de midi, des salaires gelés ou en baisse, etc.
Pourtant, c’est nous qui créons la richesse.
D’un côté la direction gratte 20 M€ sur notre dos (décalage des augmentations). Elle gratte aussi quelques euros sur les indemnités de télétravail.
Et en même temps elle dilapide le fruit de notre labeur pour l’avidité des actionnaires (et de la direction car n’oublions pas qu’elle est payée en bonne partie avec des milliers d’actions)
Les sacrifices pour les salarié·es et les euros pour les actionnaires !
Pourquoi devrions-nous accepter cela ?
Ça suffit.
La CGT revendique des augmentations pour tous les salarié·es.
C’est grâce à nous que le groupe a si bien traversé la crise, pourquoi serions nous sanctionné·es et non récompensé·es ?
euro banknote collection on wooden surface

À propos

Publié le :
8 mai 2021