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Appel à la grève du 29 septembre 2022

Appel à la grève du 29 septembre 2022

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À propos

Publié le :
16 septembre 2022

Résultats semestriels Capgemini 2022 : dynamique à deux chiffres…sauf pour les augmentations de salaires.

Le 29 juillet 2022, le groupe a publié ses résultats pour le premier semestre 2022 : ils sont bien meilleurs que ceux de 2021 qui était une année historique.

Tous les chiffres ci-dessous sont donnés par la direction (voir mail reçu sur nos boites Capgemini le 29 juillet dernier et communique de presse).

Une dynamique à 2 chiffres

Ça va être compliqué de nous expliquer que c’est la crise chez Capgemini.
Tous les indicateurs explosent ceux de l’an dernier à pareille époque.
Rappelons que les résultats étaient alors qualifiés d’exceptionnels : 
  • Chiffre d’affaires : 10,7 milliards d’euros au 1er semestre, en hausse de +22,7 %
  • Marge opérationnelle : 1,3 milliard d’euros au 1er semestre, en hausse de +25 %
Au sujet de la marge opérationnelle la direction précise que : “Comme attendu, l’évolution favorable du mix des offres et des prix a compensé le retour de certains coûts d’exploitation, tels que les frais de déplacements, et ceux associés au développement des talents du Groupe.”.
Traduction : “on a augmenté nos prix pour compenser les frais de déplacements (fini le Covid) et les augmentations de salaires qu’on a dû donner à ceux qu’on a choisis.

Les résultats en France à l’image du reste du groupe

Le communiqué de presse précise que : 
    “La France (20 % du Groupe) enregistre une croissance de son chiffre d’affaires de +12,8 % à taux de change constants, avec une activité particulièrement soutenue dans le secteur de l’Industrie et celui des Biens de consommation et de la distribution. Le taux de marge opérationnelle poursuit son amélioration avec une hausse notable de 3,2 points par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 10,7 %.”
La zone “France” n’est donc pas en reste.
Mieux même, en terme de marge opérationnelle, les résultats sont meilleurs que ceux de la zone “reste de l’Europe” ou ceux de la zone “Asie-Pacifique et Amérique latine“.

Des objectifs encore revus à la hausse.

Comme l’an dernier, les résultats sont tellement énormes que le groupe revoit ses objectifs à la hausse : 
Compte tenu de la forte dynamique de la demande, le Groupe relève son objectif de croissance pour 2022 et vise :
une croissance à taux de change constants du chiffre d’affaires comprise entre +14 % et +15 %, au lieu de +8 % et +10 % auparavant.
L’objectif concernant la marge opérationnelle reste inchangé (compris entre 12,9 % et 13,1 %).
Autant dire que les dirigeants se préparent à empocher un joli pactole en fin d’année…

Le message d’A. Ezzat 

A. Ezzat a accompagné la publication de ces chiffres par ce commentaire : 
“”Ces très bons résultats semestriels illustrent la pertinence de notre stratégie, de notre positionnement marché (…) Je suis extrêmement fier de toutes nos équipes et de notre succès collectif – merci.
C’est donc, selon A. Ezzat, un succès collectif mais c’est quand même grâce à sa stratégie… et il va être largement récompensé pour cela comme l’année dernière. 
Cela devrait lui donner le sourire…

Et nos augmentations de salaire ?

Pour nous les salarié·es par contre, rien n’est prévu. 
Après les mesures unilatérales de la direction, si nous ne faisons rien, il faudra attendre l’année prochaine pour espérer avoir quelques miettes.
Par contre on va nous demander de faire encore davantage d’efforts, de compenser la contrib qui va augmenter, etc…
Cela promet une fin d’année épuisante…
Pour nous c’est toujours plus de contraintes et des augmentations aux rabais.
D’autant que l’inflation elle aussi prend un rythme historique.
La direction annonce fièrement que :
Cette forte dynamique de croissance à deux chiffres se retrouve dans toutes nos régions et toutes nos activités“.
On aimerait que cette dynamique de croissance atteigne nos augmentations de salaires… ça aussi ce serait historique !
Elle est plus que jamais d’actualité.

À propos

Publié le :
4 août 2022

Lire aussi...

La crise selon Capgemini.

Avertissement  :  Tous les chiffres et extraits qui suivent sont ceux publiés par la direction. Les salarié·es du groupe les ont reçus par mail le 18 février dernier.

Capgemini a publié ses résultats 2020 : ils sont meilleurs que ceux de 2019, malgré la crise.

Les résultats financiers officiels publiés par Cap sont excellents malgré la crise.
Ils sont en progression par rapport à 2019  :  les marges (résultat net = 12 %) , Les prises de commandes s’élèvent à 16 892 millions d’euros pour l’exercice 2020, en hausse de +13 % à taux de change constants par rapport à 2019.”, le cash etc… On ne va pas reprendre içi tous les chiffres publiés dans le communiqué du groupe mais en résumé : tout est en hausse !
La direction se félicite même de mieux finir 2020 que prévu à la fin du premier semestre : le groupe “délivre des résultats en ligne ou supérieurs aux objectifs fixés lors de la publication des résultats du 1er semestre 2020.
Seul petit bémol : les profits ne sont pas aussi élevés que les prévisions faites avant la crise. Mais ils restent conséquents.
Qu’à cela ne tienne : les prévisions de profits de la direction pour 2021 seront celles d’avant la crise.
Tout cela grâce à qui ?

Le mensonge de la direction sur la situation en France…

Tout le monde a pu largement lire que pour justifier le décalage de la date d’effet des augmentations de 6 mois, la direction affirme que : “Le contexte particulier de l’année 2020 a été fortement marqué par la pandémie et ses impacts sur nos vies personnelles, professionnelles et sur nos résultats. La France a été le pays le plus impacté par la crise sanitaire au sein du Groupe
C’est totalement faux !  Il n’y a qu’à lire les résultats que publie la direction elle-même pour s’en rendre compte :
La France est la deuxième zone du monde en terme de progression de l’activité devant l’Asie-pacifique et Amérique latine et les pays Anglo-Saxons.
Pourquoi donc un tel mensonge ?
La ficelle est grosse et pourtant….en agitant ce chiffon rouge la direction détourne l’attention sur l’essentiel : elle veut diminuer les budgets des augmentations de salaires.
Pourtant la CGT a signalé ce piège grossier : comme nous l’avions annoncé dès la création de “l’intersyndicale”,  la direction est revenue sur ce décalage de 6 mois en mettant en place un mécanisme de compensation à partir de juillet pour celles et ceux qui seront augmenté.es.
Ainsi pour les salarié·es cela n’a pas d’effet sur la somme annuelle et pour le groupe c’est une économie de trésorerie de 6 mois.
Mais surtout les syndicats qui signent les yeux fermés passent à côté de l’essentiel : les budgets prévisionnels sont en baisse alors que cela ne se justifie pas économiquement. Elle peut ainsi économiser des millions d’euros sur notre dos et les syndicats signataires font semblant de défendre les intérêts des salarié·es. Merci la crise.
Tout cela vaut bien un petit mensonge…
Mais au fait : Qui a permis d’obtenir de si bons résultats en 2020 ?

Les actionnaires récompensés…

Les résultats en 2020 sont excellents et visiblement le groupe a choisi de récompenser les actionnaires ….
Les infographies publiées par le groupe parlent d’elles-mêmes :
Rappelons que le rachat d’actions consiste à racheter des actions pour les retirer du marché ce qui soutient le cours de l’action.
Ce sont donc des centaines de millions d’euros qui sont jetés à la poubelle pour faire un “retour aux actionnaires”.
Ajoutez à cela que le dividende pour cette année va passer de 1,35€ par action en 2020 à 1,95€ en 2021 soit une hausse de 44 %.
Ce qui devrait constituer une enveloppe supérieure à 300 M€ pour les dividendes.
N’en jetez plus !
Les actionnaires ont dû faire d’énormes sacrifices en 2020 pour être récompensés de la sorte… Non ?

Les sacrifices pour les salarié·es, les centaines de millions d’euros pour les actionnaires

Voilà donc comment le groupe remercie celles et ceux qui génèrent les bénéfices : nous les salarié·es !
Voilà comment sont récompensés notre “solidarité” et tous les efforts consentis en 2020 par les salarié·es : congés imposés, recours à l’activité partielle sans maintien de salaire automatique et parfois avec perte de revenus, plus d’efforts pour s’adapter au travail à domicile imposé, des plages de travail qui augmentent en particulier sur la pause de midi, des salaires gelés ou en baisse, etc.
Pourtant, c’est nous qui créons la richesse.
D’un côté la direction gratte 20 M€ sur notre dos (décalage des augmentations). Elle gratte aussi quelques euros sur les indemnités de télétravail.
Et en même temps elle dilapide le fruit de notre labeur pour l’avidité des actionnaires (et de la direction car n’oublions pas qu’elle est payée en bonne partie avec des milliers d’actions)
Les sacrifices pour les salarié·es et les euros pour les actionnaires !
Pourquoi devrions-nous accepter cela ?
Ça suffit.
La CGT revendique des augmentations pour tous les salarié·es.
C’est grâce à nous que le groupe a si bien traversé la crise, pourquoi serions nous sanctionné·es et non récompensé·es ?
euro banknote collection on wooden surface

À propos

Publié le :
8 mai 2021