#salaires

Mascarade de NAO sur les salaires

 C’est insuffisant ! ! Des miettes encore des miettes ! !

« Ainsi font font font… 3 réunions et puis s’en vont !… »

Voici ce que nous propose la direction en 3 réunions, pas une de plus :
Sur 28000  salarié·es Capgemini France seulement 9 800 pourront bénéficier des augmentations collectives  mais attention
  • Première tranche pour les salarié·es à moins de 30K€par an : 619 salarié·es auront le droit à 100 euros brut /mois, ce n’est même pas l’inflation de 6 % et plus. Pour exemple, le salaire le plus bas aura la plus forte augmentation, soit 5,2 % de ses 22916 euros
Quelle générosité !
  • Pour la deuxième tranche entre 30K€ et 35K€, ce sera 80 euros brut /mois, cette mesure concerne 2 400 salarié·es
Quel altruisme !
  • Et la dernière tranche de 35K€à 42K€, qui concerne 6 200 salarié·es auront 62 euros brut /mois, soit 47 euros/net ! C’est à dire même pas de quoi payer le chauffage d’une pièce de 20m2…
Quelle abondance !
De plus la direction mélange dans sa communication augmentation collective et augmentation individuelle. Pourtant cette dernière est non négociable, alors pourquoi cet amalgame est-ce pour gonfler les chiffres ?
On peut le comprendre quand on sait que les augmentations collectives représentent 0,57 % de la masse salariale soit 8,2 millions , ce qui est ridicule par rapport au cadeau fait aux actionnaires de Capgemini en 2022, 1 milliard 100 millions, en dividendes et en rachat d’action.
Augmenter 3 % des salarié·es d’à peine 5 % ce n’est pas une mesure juste et
équitable !
Augmenter les salaires inférieurs au salaire moyen d’à peine de quoi payer la moitié d’un plein d’essence… c’est largement  insuffisant ! !

Augmentez nos salaires  pas les actionnaires ! ! ! ! 

2 500 euros brut pour toutes et tous ! ! Augmentations générales !

À propos

Publié le :
3 février 2023

GREVE pour nos retraites et nos salaires les 7 et 11 février

Emmanuel Macron a décidé de passer en force sa réforme des retraites contre l’avis de l’ensemble des organisations syndicales et d’une large majorité de la population.
Au lieu de répondre au défi énergétique, sanitaire et environnemental, le Gouvernement prend la grave responsabilité de plonger le pays dans un conflit social de grande ampleur.

Pourquoi cette réforme ?

Notamment pour contraindre les cadres et les professions techniciennes et intermédiaires à se tourner vers l’épargne retraite dans l’espoir de maintenir leur niveau de vie. Ce serait un cadeau en or pour les banques et les assurances mais un grave recul pour les salarié·es qui n’auraient aucune garantie de récupérer leur mise !

Trop c’est trop

Il s’agit de la 8e réforme en 30 ans qui organise la baisse des droits à retraite.
Dans le même temps les dividendes ont explosé et les grandes entreprises payent toujours moins d’impôts et de cotisations sociales.
En 2020, nous avons forcé le gouvernement à enterrer son projet de retraite à points.
Nous pouvons à nouveau faire changer la donne par notre mobilisation. Notre pays n’a jamais été aussi riche.
Ce que nous voulons, c’est  travailler moins et mieux, pas le contraire !

Tout le monde perdant…  

Aujourd’hui, les cadres partent à 63 ans en moyenne. Avec ce projet, les salarié·es devraient travailler beaucoup plus longtemps. Pourtant, l’espérance de vie en bonne santé stagne à 65 ans en moyenne. 
  • L’âge d’ouverture des droits serait augmenté de 3 mois chaque année dès la génération 1961. Il ne serait plus possible de partir avant 64 ans pour celles et ceux nés après 1968
  • Il faudrait avoir cotisé 43 annuités pour toutes celles et ceux né·es à partir de 1965
  • Les départs anticipés pour pénibilité, carrières longues ou régimes spéciaux seraient reportés de deux ans Une réforme injuste qui va précipiter la baisse des pensions
Seules 35 % des personnes de plus de 60 ans sont en emploi. Reporter l’âge de départ n’augmenterait pas l’emploi des seniors mais accélèrerait la chute du niveau des pensions déjà  sévèrement amputé par les précédentes réformes.
Pour un cadre du privé, sa pension totale représentait
  • 72 % du salaire de fin de carrière il y a 40 ans
  • contre 67 % aujourd’hui,
  • et 51 % dans 40 ans
(Source : AGIRC-ARRCO).
Vous accepteriez que, demain, votre fiche de paie soit amputée d’un tiers ? ! C’est ce que le gouvernement veut faire avec nos retraites.

Et si on parlait enfin financement ?

Le Gouvernement veut imposer sa réforme violente et injuste pour résoudre un déficit qui s’élèverait à 12 milliards à horizon 2030…
Pourtant, il a refusé d’examiner les nombreuses propositions des organisations syndicales qui permettent non seulement de remettre les comptes à l’équilibre mais, surtout, de financer la retraite à 60 ans avec au minimum 75 % du dernier salaire :
  • Mobiliser les 157 milliards d’euros annuels d’aides publiques aux entreprises
  • Mettre à contribution les revenus financiers des entreprises.(En 2022 les actionnaires des entreprises du Cac 40 ont touché 80 milliards d’euros, un sommet jamais atteint)
  • Élargir l’assiette des cotisations et y intégrer les primes des fonctionnaires, l’intéressement et la participation
  • Mettre fin aux 28 % d’écart de salaire entre les femmes et les hommes rapporterait 6,5 milliards par an dans les caisses
  • Augmenter les cotisations d’un point rapporterait près de 15 milliards d’eurosAugmenter les salaires, pas l’âge de la retraite !
Des augmentations générales des salaires amèneraient davantage de cotisations sociales pour financer les retraites et garantirait de meilleures pensions pour toutes et tous.
Alors que l’inflation atteint des records, gouvernement et patronat gèlent pourtant les salaires et nous excluent des augmentations générales en nous renvoyant à des primes ponctuelles.
Ainsi, en 2022, les salaires des cadres et professions intermédiaires ont baissé de 3,6 % en euros constants !
Pour garantir la juste rémunération de notre travail et de nos qualifications, la CGT revendique :
  • L’indexation des salaires sur les prix et le rétablissement de l’échelle mobile des salaires
  • La mise en place de sanction pour les entreprises qui discriminent les femmes
  • La revalorisation des métiers féminisés et la reconnaissance des qualifications
L’ensemble des organisations syndicales appelle à se mobiliser contre cette réforme violente et injuste. Le 7 février, chaque action, chaque manifestation, chaque heure de grève comptera pour l’avenir. Plus nous serons nombreuses et nombreux, plus vite le gouvernement sera contraint de retirer sa réforme !

À propos

Publié le :

 GRÈVE POUR NOS RETRAITES ET NOS SALAIRES LE 31 JANVIER  !

Phénoménal ? Et même pas 3 fois rien !

La direction propose une augmentation de 0,52 % de la masse salariale soit moins de 3 fois plus que l’année d’avant qui était de 0,18 % de la masse salariale !
Ce ne sont que quelques miettes pour les plus petits salaires, 100€ /mois en brut, pour les moins de 30K€ cette proposition concerne 3 % des effectifs, pour celles et ceux qui sont entre 30K€ et 35K€ ça sera 83€/mois en brut et pour les moins de 43K€  soit 35 % des effectifs, ça sera 60€/mois en brut. 
Et puis c’est tout … pour la négociation, on ne peut rien avoir de plus car l’enveloppe est bloquée à  5,52 % de la masse salariale  dont 5 % non négociables car ces 5 % sont réservés aux promotions  (changement de grade ou de coefficient) et/ou au mérite, c’est ce que la direction appelle les augmentations individuelles, les AI.
Ce qui veut dire que la direction nous demande de négocier seulement sur les 0,52 % de la masse salariale et pour le reste ce ne sont que des décisions unilatérales de la direction ! Et elle ose nous dire que la négociation est loyale ?
La direction refuse de discuter sur des augmentations générales, et en particulier celle de 2 500 euros revendiquée en intersyndicale,, elle refuse que les augmentations individuelles soient négociées, elle refuse toute discussion en dehors de ses propositions, elle refuse une véritable  augmentation de l’enveloppe, elle refuse de parler de juste répartition, elle refuse d’aborder le partage des richesses, bref elle refuse de négocier !
Pourtant les chiffres et les résultats n’ont jamais été aussi bons. Pourtant le gouvernement continue à faire des cadeaux aux grandes entreprises du CAC40 comme Capgemini. Pourtant Capgemini profite du Crédit Impôts Recherche – CIR. Pourtant…etc
Alors comment demander ?

Mobilisation ?  Soyons 3 fois plus !

Ces dernières années, le gouvernement n’a jamais donné autant d’argent public aux grandes entreprises ! Cependant il continue à cibler les plus précaires, les sans emplois et les retraité.es. Il est temps d’exiger un meilleur partage des richesses que nous produisons. 
Aussi selon OXFAM France, taxer à peine 2 % la fortune des milliardaires français suffirait à financer le déficit attendu des retraites. Depuis 2020, les richesses mondiales ont été captées à 63 % par les 1 % les plus riches et à 37 % par 99 % de la population.  
C’est bien pour cela que cette réforme est injuste.
Deux ans de plus c’est trop ! Nous voulons la retraite à 60 ans et une augmentation générale de nos salaires !
Alors comment demander ?

La CGT Capgemini appelle toutes et tous les salarié·es à faire grève et à descendre dans la rue

le 31 JANVIER 2023 pour s’opposer à cette réforme.

Uni·es nous sommes et serons toujours plus fort·es !

Si vous ne l’avez pas déjà fait, signez la pétition contre la réforme des retraites !

https://www.change.org/p/retraites-non-%C3%A0-cette-r%C3%A9forme-injuste-et-brutale-reformesdesretraites

 

 

 

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À propos

Publié le :
25 janvier 2023
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Avance sur salaire : la réponse de la direction

Suite à plusieurs remontées de salarié·es, nous avons alerté la direction des ressources humaines sur les difficultés rencontrées lors de demandes d’avances sur salaire.

 Voici la réponse de la direction :

 Nous vous remercions pour votre email d’alerte quant à l’existence de difficultés en matière de traitement des demandes d’acompte sur salaire.

 Après en avoir échangé avec nos interlocuteurs du CSP Paie, il en ressort que l’UES Capgemini met en œuvre une procédure de traitement automatisé des demandes d’acompte sur salaire au bénéfice des salariés, dans les conditions prévues par l’article L. 3242-1 du Code du travail.

Voici la procédure :

  • Tout salarié de l’UES peut effectuer cette demande directement auprès de son Responsable RH.
  • Le RRH est chargé d’ouvrir, par la suite, une requête « Demande d’acompte » via MyConnect ; cette dernière comporte le montant net du salaire mensuel versé partiellement et par anticipation, ainsi que le mois calendaire concerné.
  • Les demandes d’acompte sur salaire sont traitées par les services Paie chaque semaine (le mercredi), au titre des trois premières semaines du mois avant même que la première quinzaine de jours calendaires ne soit échue.
  • Le montant de l’acompte sur salaire est versé au salarié bénéficiaire le vendredi qui suit la date de traitement de la demande, c’est-à-dire la même semaine.

 Il s’agit donc d’une procédure à la fois rapide et plus favorable aux salarié·es bénéficiaires que la stricte application des dispositions légales.

 S’agissant des éventuelles difficultés rencontrées par certain·es salarié·es, sur la période de mai à juillet 2022 :

  • 226 requêtes MyConnect ont été émises ;
  • 189 ont été exécutées par le CSP Paie ;
  • 3 ont été rétractées par leurs auteurs ;
  • 34 n’ont pas été exécutées.

Les raisons qui permettent d’expliquer que certaines requêtes n’aient pas abouti sont les suivantes :

  • La demande concerne un nouvel embauché dont les éléments constitutifs du bulletin de paie n’ont pas été tous rassemblés : la demande est alors traitée puis exécutée au début du mois qui suit celui de l’embauche, directement par la Paie et sans passer par MyConnect.
  • La demande est incohérente : le montant net de la partie de salaire à verser par anticipation ne correspond pas à la période travaillée au cours du mois concerné.
  • La demande est réceptionnée après la dernière date buttoir (3ème mercredi du mois) : le versement de l’acompte interviendrait en même temps que celui de l’ensemble du salaire mensuel, ce qui lui ferait perdre sa qualification d’acompte.

 

 

En résumé :

  • La demande d’avance sur salaire est un droit que l’employeur ne peut refuser.
  • Il faut en faire la demande auprès de son/sa RRH.
  • Le traitement des demandes est effectué tous les mercredis et la somme est versée le vendredi suivant.
  • Vous n’avez pas besoin d’en justifier la raison.

 

En cas de difficultés contactez la CGT Capgemini : contact@cgt-capgemini.fr

two Euro banknotes

À propos

Publié le :
9 novembre 2022

APPEL A LA GRÈVE JEUDI 10 NOVEMBRE 2022

À propos

Publié le :
8 novembre 2022
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Toutes tous en grève !

Grève les 27 octobre et 10 novembre 2022

La CGT avec l’intersyndicale revendique une augmentation générale des salaires de 2 500 euros annuels. Elle est plus que jamais d’actualité.

Exigeons l’ouverture immédiate des Négociations !

La CGT Capgemini appelle à rejoindre les mobilisations nationales interprofessionnelles pour l’augmentation des salaires et contre la “réforme” des retraites.

Toutes et tous en grève

les 27 octobre et 10 novembre 2022

Guide pour se mettre en grève

Notre tract

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À propos

Publié le :
26 octobre 2022
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Salaires : quelles conséquences après la décision unilatérale de la direction ?

La direction annonce qu’elle appliquera unilatéralement les mesures qu’elle a proposées dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires (NAO).

De concert, un syndicat, en profite pour se faire un coup de pub, vantant les “résultats concrets” qu’ils auraient obtenus.
Qu’en est-il réellement ?

Voici les 4 enseignements principaux 

Des mesures que la direction avait prévu de mettre en place

La CGT l’a dit dès le début de la négociation : ces mesures ne sont pas un cadeau de la direction. Elle a prévu de les mettre en place de toute façon. Pourquoi ?

Uniformisation avec Altran

  • L’augmentation de la valeur des Tickets Restaurant et des IKs correspond à une uniformisation avec Altran. Leurs tickets restos et leur IKs sont plus élevés que les nôtres, on voit mal la direction les baisser pour les mettre à notre niveau. 
  • Les (minimes) revalorisations du travail de nuit et des primes d’astreintes sont déjà prévues par les accords qui concernent ces sujets.

Des mesures de rétention

  • L’ enveloppe de rattrapage pour celles et ceux qui n’ont pas eu d’augmentation depuis 3 ans (et non 2 comme on peut l’entendre à tort, le texte dit · “comparaison du SAT au 31 décembre 2019 et au 30 avril 2022“, cela veut donc dire que la dernière augmentation remonte à l’année 2019, cela fait donc 3 ans) est une mesure de rétention qui existe depuis des années.
  • C’est même pire que les années précédentes car normalement, la période sans augmentation aurait dû être : “comparaison du SAT au 31 décembre 2019 et au 31 décembre 2021“. En élargissant l’intervalle au 30 avril 2022, sont exclu·es de fait toutes celles et ceux qui ont bénéficié du saupoudrage des Entretiens De Restitution cette année. 
  • La mesure phare selon la direction réduit ainsi le nombre de salarié·es concerné·es de 4 539 à 3 468 (sur 28 000 salarié·es), soit un bon millier de salarié·es en moins  ! Pour savoir si vous êtes concerné·e par cette mesure, cliquer ici.
  • Il en est de même pour l’enveloppe “égalité pro” : depuis qu’elle est ouverte aux hommes, elle sert à rattraper des salarié·es qui voudraient partir et dont le groupe a encore besoin. 
  • C’est astucieux : cela permet à la direction de faire de la rétention sur le budget social et permettre aux syndicats signataires de se faire de la publicité à bon compte. 
  • Problème : les deux tiers de cette enveloppe sont donnés aux hommes et donc seulement un tiers aux femmes, cela contribue donc à aggraver l’écart de salaires entre les femmes et les hommes. Cela n’a pas l’air de déranger tout ce beau monde !
La CGT l’affirme depuis des années : en signant pour des mesures que de toute façon la direction a prévu de mettre en place, les syndicats accompagnent la régression sociale et légitiment le pillage des richesses que nous produisons à destination des actionnaires.
Nous avons la preuve aujourd’hui que la direction avait prévu de mettre en œuvre les mesures qu’elle a proposées lors de la négociation.

L’échec de la direction

La direction s’est toujours réfugiée derrière la signature des syndicats pour affirmer que les salarié·es sont satisfait·es de la politique salariale du groupe (Voir cette déclaration de Paul Hermelin lors d’une AG d’actionnaires).
Aujourd’hui cela n’est plus possible. Par cette décision, elle ne peut plus dire : les syndicats signent les accords donc les salarié·es sont satisfait·es.
Au contraire, nous pouvons dire aujourd’hui que : 
Les syndicats majoritaires n’ayant pas signé la proposition d’accord, cela veut dire que les salarié·es sont mécontent·es de la politique salariale du groupe.
Cela explique sûrement la décision de ne pas recourir à un référendum d’entreprise.
Malgré les consignes qui sont données aux managers, un résultat négatif serait bien mal venu.
La direction ne peut courir ce risque et décide d’appliquer les mesures qu’elle a de toute façon prévu de mettre en œuvre. 
Voilà pourquoi elle essaye de se réfugier derrière un mur de précautions (mais qui évite soigneusement de citer les profits records)  :
eu égard :
  • au contexte spécifique, différent de celui des années précédentes, avec un taux d’inflation en forte progression lié au contexte international qui reste incertain,  
  • à la volonté de la Direction de maintenir le pouvoir d’achat des salariés ayant les rémunérations les moins élevées,
la Direction a décidé d’appliquer, à titre exceptionnel et de manière unilatérale, l’ensemble des mesures contenues dans cet accord“. 
Ce faisant, elle avoue sa crainte de voir la négociation et la mobilisation continuer.

Le désaveu de la CFTC et de la CFE-CGC

Un des freins au progrès social dans notre groupe vient d’être levé : combien de fois avons-nous entendu les syndicats signataires dire : Nous savons que les mesures sont insuffisantes mais çc‘est toujours mieux que rien… ?
Dans le mail envoyé le 29 juin la CFTC le dit à nouveau : les salarié·es leur diraient qu’ils sont content·es que “la CFTC leur permette d’obtenir quelque chose de substantiel plutôt que rien.
Ainsi, depuis des années, des syndicats ont accompagné les différents reculs en essayant d’influer à la marge sur certaines dispositions.
C’est cette logique qui a empêché le progrès social et des augmentations de salaire à travers de véritables négociations dans notre groupe depuis des années.
Aujourd’hui, par la décision de la direction d’appliquer ses propositions, c’est cette excuse qui tombe :
Les syndicats n’ont pas à se sentir obligés de signer et cautionner les accords proposés par la direction puisque de toute façon elle a prévu de mettre en œuvre ses propositions.
Pire les deux syndicats qui ont demandé un référendum, comme la loi le permet, se sont vus infliger un camouflet puisque par la décision de la direction cette demande devient caduque. 
Il ne reste donc plus qu’à sauver la face au travers d’un mail envoyé à tout·es les salarié·es (et celui-ci n’a pas connu de problème de censure).

La première victoire de la mobilisation

Par la décision de la direction, se termine le simulacre de négociation que constitue cette négociation annuelle obligatoire.
La direction pensait sûrement s’en sortir avec un saupoudrage lors des Entretiens De Restitution (EDR) couplé à un accord salarial qui reprend juste des mesures entrant dans le cadre de sa stratégie d’entreprise, avec la bénédiction des syndicats qui signent n’importe quoi
Il n’en sera rien !
C’est donc une victoire pour la mobilisation des salarié·es et des syndicats de l’intersyndicale, qui ont su instiller cette unité en toutes circonstances.
C’était un préalable.
Aujourd’hui la véritable négociation peut commencer : à partir d’une contestation que la direction ne peut plus ignorer et sur la base de notre revendication : une augmentation générale des salaires  de 2 500 euros annuels. 

Désormais il est possible d’obtenir du concret mais à une condition : la mobilisation doit continuer.

À propos

Publié le :
7 juillet 2022

Aux origines de la colère

Depuis presque 4 mois désormais un conflit est en cours chez Capgemini autour des augmentations de salaires. Ce conflit prend la forme d‘actions de grève dites “perlées” tous les Jeudis puis un jeudi sur deux depuis avril.

Si l’on veut comprendre les origines de ce conflit il faut ajouter au contexte national de forte inflation des raisons purement interne au groupe Capgemini.

Des conditions de travail dégradées….

Les années passent et Capgemini mène une politique de chasse aux coûts qui a de nombreuses conséquences néfastes pour les salarié.es :

–         Des salaires toujours plus bas entrainant un turnover important, une perte de compétences et une charge accrue pour les salarié.es

–          Réduction des effectifs qui accentue encore la charge de travail, tout particulièrement pour les équipes soumises à des astreintes.

–          Recrutement axé principalement sur des profils juniors : stagiaires, alternant·es, reconversion professionnelle ou débutant·es fraîchement sorti·es de l’école

–          Mise en concurrence des centres de services français avec l’Inde, la Pologne, la Roumanie…

Pour exemple, en 2020 et 2021 sur Pessac les représentants du personnel CGT ont dénombré près d’une quinzaine d’arrêts maladie pour épuisement professionnel : sur une population d’environ 200 salarié·es, c’est loin d’être négligeable.

… pendant ce temps Capgemini annonce des bénéfices historiques en 2021 : plus de 1,1 Milliards d’euros.

… et une reconnaissance en berne

Hormis les mails vantant notre engagement et nous remerciant pour notre professionnalisme tout spécialement pendant la période de pandémie, aucune action concrète ne vient matérialiser cette reconnaissance.

Un nombre conséquent de salarié.es n’ont pas été augmenté.es depuis des années ou se retrouvent confronté·es à des difficultés de logement et de fin de mois.

Le professionnalisme et l’engagement tant vantés par la direction restent donc lettres mortes.

… pendant ce temps Capgemini augmente les dividendes des actionnaires de 23 % en 2021.

Premières fumerolles

Traditionnellement les périodes d’entretien de performance sont souvent génératrices de frustration et de colère, mais l’année 2022 a été un cru exceptionnel. Les représentants CGT ont accompagné un nombre inédit de salarié·es dans leur démarche de contestation des conclusions de l’entretien.

La direction de Capgemini s’est dans la plupart des cas contentée de clôturer le recours par un refus sans pour autant apporter de justifications.

Cela relève d’un profond mépris pour tous ces salarié·es qui ressentaient que leur travail n’avait pas reçu une juste reconnaissance.

… pendant ce temps les 3 principaux dirigeants de Capgemini se partagent un pactole de 8,7 Millions d’euros.

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres

Dans un contexte de bénéfices record en 2021, la proposition d’accord NAO n’apporte pas une réelle reconnaissance du travail des salarié·es qui a permis un tel niveau de profit.

La CGT Capgemini a appelé dès le 17 Mars à une journée de grève à la faveur d’une journée nationale et interprofessionnelle de manifestation. Sur le site Capgemini de Pessac cette journée s’est matérialisée par un rassemblement de salarié·es grévistes.

Le mouvement s’est alors transformé en intersyndicale regroupant la majorité des syndicats du groupe.

Jusqu’à présent la direction de Capgemini a fait la sourde oreille ou s’est contentée de faire des propositions qui relevaient de la provocation. La première proposition se contente d’une « augmentation » de 7,7€ bruts par rapport à l’accord présenté en NAO. Quant à la proposition la plus récente si elle triple cette amélioration (25€ brut/mois), elle ne touche pas à l’enveloppe globale. “Résultat : plus de 1000 salarié·es sont exclus de l’augmentation NAO”.

Pourtant Capgemini avait déclaré fin Avril à la presse “être attentif à avoir un dialogue social de qualité et vouloir porter une attention particulière pour les bas salaires” … 7,7€ brut/mois ! belle attention !

Accord final au rabais

L’accord NAO a finalement été signé par deux OS non majoritaires, ce qui est insuffisant pour qu’il s’applique (pour le peu qu’il contenait). Ces dernières voulaient déclencher un référendum des salarié·es, mais la direction a préféré appliquer unilatéralement ses mesurettes… C’est bien la preuve que la “négociation” n’en était pas une, mais bien un simulacre, et que la direction avait de toute façon tout décidé en amont.

Devant autant de mépris il n’y a pas d’autres solutions que de reprendre et d’intensifier la mobilisation à la rentrée !

La mobilisation continuera jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction sur notre revendication : des  augmentations générales !

Le dernier appel à la grève de l’intersyndicale

Mobilisation devant Capgemini Pessac

SIMULATEUR de SALAIRE

Télécharger le fichier Excel : NAO-21-20220624-Simulateur-article-1.xlsx

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Bonne simulation ! !

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Salaires 2022 – Nos augmentations oubliées

L’action de l’intersyndicale continue, pour un juste partage des bénéfices et le maintien de notre pouvoir d’achat en cette période de forte inflation !

Une augmentation générale annuelle pour TOUTES et TOUS de 2.500 €

La direction de Capgemini n’en démord pas, des augmentations individuelles « au mérite », mais pas d’augmentation collective pour un partage équitable des bénéfices, ni  pour maintenir le pouvoir d’achat de toutes et tous les salarié·es en cette période de très forte inflation !

Vendredi 17 juin, la direction a invité une nouvelle fois les organisations syndicales représentatives pour présenter un nouvel accord salaire, avec un relèvement des plafonds pour le rattrapage, dont pourraient bénéficier les salariés concernés (salaires inférieurs à 60K€), ce qui finalement se traduirait par seulement 164 K€ distribués en plus, pour arriver à un total de 2,3 M€. Pour rappel, en 2021, Capgemini a réalisé un bénéfice record en France de 240 M€.

Cette nouvelle proposition de rattrapage prendrait en compte les augmentations individuelles de ce début d’année. Un tour de passe-passe qui ferait que la mesure ne concernerait plus que 3 468 salarié·es sur les 28 000 de l’UES Capgemini, soit 1 071 de moins que la version précédente !

CFDT, CGT, FO, Lien-UNSA, Solidaires, USAPIE appellent à une GRÈVE le jeudi 23 juin

Rassemblement à Issy-Les-Moulineaux – 147 Quai du Président Roosevelt à partir de 11h00

C’est dans l’union que les salarié·es seront plus fort·es.

La grève est un droit pour toutes et tous les salarié·es. Pour se mettre en grève, suivez le guide

 

 

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Publié le :
22 juin 2022