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Fin des NAO 2025 : Toujours rien pour les salarié·es

Le groupe a publié ses résultats pour 2024, ils sont similaires à ceux de 2023 … à un petit détail près…

93 % des bénéfices sont distribués aux actionnaires

Comparaison des chiffres 2023 et 2024

A écouter la direction, en 2024 les résultats promettaient d’être catastrophiques. Ils sont… comme ceux de 2023. Chiffre d’affaires, prises de commandes, effectif mondial et surtout rentabilité ont très peu ou pas varié. Une catastrophe dans un groupe où le toujours plus est la règle !

Une donnée est en hausse par contre : le montant cumulé dividendes plus rachat d’actions atteint 1 552M€. 107M€ d’euros de plus qu’en 2023 (en hausse de 7,4 %).

En 2024, le groupe a dégagé un résultat net de 1 671 M€ dont 1 552 M€ a été utilisé en dividendes et rachat d’actions soit 92,8 % des bénéfices !

2 858 euros pour chaque salarié·e

Non ce n’est pas hélas le montant attribué aux salarié·es lors des Négociations Annuelles…

Dans ces conditions, les organisations syndicales de l’UES Capgemini invitent la direction à revoir sérieusement à la hausse ses propositions à l’approche de la 3ème réunion de négociation si elle souhaite réellement aboutir à un accord qui reconnaisse la valeur du travail produit par les salarié·es.

En 2024 la direction a racheté et détruit l’équivalent de 972M€ d’actions. Si cette somme avait été distribuée à toutes et tous les salarié·es de Capgemini dans le monde (341 100salarié·es en 2024), nous aurions eu 2 858 euros par salarié·e Cap dans le monde. La direction du groupe préfère jeter ce milliard à la poubelle pour maintenir le cours de l’action ; à n’en pas douter, la rémunération en actions de ces mêmes dirigeants n’est pas étrangère à cette décision.

Des propositions de la direction aussi inédites que honteuses

Dans ce contexte, que propose la direction pour nous les salarié·es ?

5 mesures qui ne lui coûtent rien et qui lui rapportent beaucoup.

La mesure “phare” : 600 euros bruts pour les salarié·es dont le salaire annuel est inférieur à 39 K€ et dont la note est 1, 2 ou 3. Salarié·es ne bénéficiant pas d’une augmentation individuelle de salaire cette année.
Cela concerne environ 2300 salarié·es, pour une enveloppe d’environ 1.4M€.

Cela veut dire que 2300 salarié·es, reconnu·es par le système d’évaluation de Capgemini comme ayant bien travaillé (« Exceptionnelle », « au-delà des attentes » et « réussie ») n’auront pas d’augmentation individuelle dite “au mérite” ! C’est dire l’efficacité et la confiance qu’il faut avoir en ce système !

Pour corriger ce système défaillant la direction propose que la négociation collective avec les syndicats vienne à son secours…

 

Ce n’est absolument pas le rôle de cette négociation et les critères de performance n’ont pas leur place dans cette négociation.

La direction propose également des mesures qui ne lui coûtent (presque rien) : la revalorisation des salaires les plus bas pour qu’ils restent 5 % au dessus des minimas conventionnels, une mini enveloppe pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (totalement inopérante puisqu’elle est consommée à 61 % par les hommes), la création d’un CET et la revalorisation de primes d’astreintes.

En résumé : rien ou presque rien !

 

La direction a rencontré certaines organisations en tête-àtête avant la dernière réunion NAO (stratégie de division à laquelle la CGT a refusé de participer). Cela ne ressemblerait-il pas à une recherche de petits arrangements entre ami·es ?

Déclaration CGT

Les syndicats FO et UNSA ont accepté de s’associer au texte suivant qui a été lu en début de réunion :

“Globalement le chiffre d’affaires 2024 est le même que celui de 2023. Pendant ce temps le résultat net augmente (7,58 %) et la part dévolue aux actionnaires d’autant plus, passant de 1 470 M€ à 1 552 M€ (+82 M€).

Dans ce contexte fortement bénéficiaire, Capgemini France(19 % du chiffre d’affaires groupe) ne propose aux salarié·és que quelques petits millions dont aucun n’est affecté à une augmentation générale.

Si les salarié·es qui produisent la valeur sont totalement écartés du partage des bénéfices, les NAO sont devenues un exercice imposé par la loi qui n’a aucun intérêt pour les salarié·es et leurs représentants.

Est-il nécessaire de rappeler que l’an dernier, aucune organisation syndicale n’a signé la proposition d’accord de la direction ?

Dans ces conditions, les organisations syndicales de l’UES Capgemini invitent la direction à revoir sérieusement à la hausse ses propositions à l’approche de la 3ème réunion de négociation si elle souhaite réellement aboutir à un accord qui reconnaisse la valeur du travail produit par les salarié·es. Les organisations syndicales tombent d’accord sur ce constat, les salariés ont perdu beaucoup de pouvoir d’achat ces dernières années pendant que les bénéfices n’ont jamais cessé de progresser depuis plus de 10 ans.

Les salarié·es ont déjà trop perdu ! il n’y a pas assez sur la table ! ! !”

Les autres syndicats n’ont même pas daigné répondre. Signeront ils la proposition de la direction ?

Seule une mobilisation des salarié·es permettra de rééquilibrer le partage des bénéfices en notre faveur !

Nos revendications :

  • Une enveloppe d’augmentation générale de 86 M€ : soit 3 000 € brut par an pour tous·-tes, ce qui correspond à une hausse de 5,6 % de la masse salariale,
  • La compensation des temps de déplacements lors des missions éloignées,
  • Le respect et la mesure du temps de travail
  • 6 millions d’euros pour supprimer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes

Soit une hausse de 0,4 % de la masse salariale.

  • Le paiement des jours enfant malade quel que soit l’âge des enfants à charge.
Comparaison des chiffres 2023 et 2024

À propos

Publié le :
26 mars 2025

NAO 2025

Que faut-il attendre de la Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires (NAO) cette année ?

La réunion de cadrage de cette négociation a eu lieu et pour la direction le message est clair : elle ne compte pas mettre davantage que l’an dernier dans l’enveloppe de cette négociation, autant dire rien ou quasi rien.
Alors comment espérer autre chose que quelques centimes sur nos tickets restaurants ?
Dans le même temps, les dividendes et rachats d’actions atteignent des niveaux inédits dans toutes les entreprises du CAC40 : 98 milliards de dividendes reversés aux actionnaires du CAC40 cette année. Un nouveau record  !  Les chiffres seront bientôt publiés pour Capgemini.

De l’argent il y en a

Les premières informations fournies par la direction confirment l’analyse de la CGT  : cette année encore les résultats seront excellents, avec un volume identique à celui de l’an dernier le groupe fait plus de bénéfices. Et c’est grâce à nos efforts de productivité : il faut savoir qu’en moyenne chaque salarié·e du groupe en France produit environ 100 000€ de richesses par an.

La rentabilité augmente. L’argent est donc là et ce sont nos efforts qui le permettent.

En serons nous récompensé·es  ?

Visiblement la direction ne songe pas à nous donner la part qui devrait nous revenir. Elle garde tout.
Cette politique salariale a fait décrocher le salaire moyen chez Capgemini d 5,5 % pour les cadres et de 2,9 % pour les ETAMS entre 2020 et 2024
Graphique d'évolution du salaire moyen ETAM.

Graphique d'évolution du salaire moyen cadre.

Les mesures d’augmentation individuelles de 2023 n’ont concerné que 36 % des salarié·es pour une augmentation moyenne de 4,8 % ce qui représente 1,7 % sur l’ensemble de l’effectif en France. Pour mémoire, en 2023, l’inflation a été de 4,9 %.
Les augmentations individuelles sont plus une action de management que de la redistribution réelle puisqu’elles ne concernent qu’une partie des salarié·es.
Le système Capgemini est bien rodé : en calant le calendrier de la négociation sur celui des entretiens annuels, elle mélange négociations collectives et management individuel.
Ainsi, chacun·e ayant fait le maximum pour être performant·e individuellement, il est légitime d’espérer une reconnaissance du travail accompli.

Seulement voilà :

  • d’une part ces entretiens annuels ne servent pas à la reconnaissance du travail effectué mais à nous faire travailler encore plus dur l’année qui vient.

Pour un·e salarié·e (légèrement) augmenté·e, deux vont espérer l’être aussi et vont se démener : Capgemini est gagnant à tous les coups !

  • D’autre part, les enveloppes d’augmentation individuelles “ruissèlent” du haut vers le bas…hélas pour avoir des augmentations il faut être bien placé·e (que reste-t-il en bas ?) ou bien vu·e (les key people)
En vrai, si l’on regarde le ratio effort/gain, ce n’est pas très “rentable”. C’est sans doute pour cela que la direction entretient cet individualisme…
Elle y trouve largement son compte.

Dépasser le cadre individuel

Il reste donc la seconde solution : dépasser le cadre individuel, passer de “on espère que ça tombe” à “comment on va le chercher ensemble” et c’est là que les syndicats entrent en jeu !
Car c’est bien la raison d’être des syndicats : organiser les salarié·es qui individuellement subissent la pression patronale, pour donner une force collective qui permet de faire entendre les revendications.
Et là il y a quand même des leviers : à commencer par l’unité syndicale.
L’an dernier aucun syndicat n’avait accepté de signer un accord qui n’apportait riencette année, encore, la proposition d’accord n’apportera pas davantage. Cela risque donc d’être à nouveau le cas
Surtout que les positions affichées lors de la réunion de cadrage montrent que nous sommes tous sur la même ligne pour dénoncer la faiblesse de l’enveloppe.
Nos revendications font toutes le constat d’une perte de pouvoir d’achat et d’une absence de redistribution de la richesse produite.
La CGT appelle tous et toutes les salarié·es à se rapprocher de tous et toutes leurs représentant·es du personnel CGT ou autres organisations.
On a bien vu que lorsque les syndicats sont unis, la force des salarié·es est amplifiée.
La CGT est disponible pour agir avec tous les autres syndicats qui sont prêts à le faire, pour peser sur la négociation et obtenir enfin une augmentation générale des salaires. 
Si l’on veut attendre quelque chose de cette négociation, les syndicats doivent être unis… sans quoi les chances d’aboutir à quelque chose de concret sont nulles…
Soyons uni·es et solidaires pour obtenir une vraie redistribution de la richesse produite et une augmentation générale.
La CGT appelle tous·tes les salarié·es à se rapprocher de tous et tous·tes leurs représentant·es du personnel CGT ou autres organisations.
Nous devons parler d’une seule voix face à la direction pour peser sur la négociation !
Cela a déjà fonctionné par le passé chez Capgemini.
D’autres entreprises ont réussi par la force du collectif à obtenir des avancées salariales et des améliorations des conditions de travail.
Quant au client, il est bien souvent compréhensif.
Ainsi, par exemple, Thalès est actuellement en pleine mobilisation en intersyndicale
Même aux Etats-Unis, les travailleurs et travailleuses s’organisent pour obtenir des augmentations de salaires

Nos revendications :

  • Hausse de 5,6 % de la masse salariale, soit une enveloppe d’augmentations générales d’au moins 80 millions d’euros (environ 3 000 euros brut par an pour tous·tes)

3 000 euros sur 100 000 euros de richesses produites c’est légitime !

  • Compensation des temps de déplacements lors des missions éloignées
  • Respect et mesure du temps de travail
  • Mise en place d’un système de mesure et de suivi du volume et de la charge de travail
  • 6 millions d’euros pour supprimer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes

Soit une hausse de 0,4 % de la masse salariale

  • Paiement des jours enfant malade quel que soit l’âge des enfants à charge.

 

Urgence Salaire - ticket de caisse revendications CGT

À propos

Publié le :
31 janvier 2025

Consultation salaires 2024

À propos

Publié le :
2 décembre 2024

Appel à la grève le 27 Juin ! !

Contre l’extrême droite et les politiques régressives de Macron, toutes et tous mobilisé·es, en action jusqu’au 7 juillet 2024

A l’appel de la CGT Capgemini pour des augmentations de salaire, toutes et tous mobilisé·es, en grève et dans la rue le 27 juin 

  
La CGT revendique des augmentations générales de salaire
 
Les salaires ont encaissé la réapparition d’une inflation massive en 2021 en baissant de 2,5 % en valeur constante en 2022 et 2025 à cause des prix importés et des super profits des entreprises, et malgré le mécanisme du Smic pour les basses rémunérations. 
En outre, la gestion budgétaire des entreprises, notamment dans les secteurs d’activités des Bureaux d’études, est très gourmande en financement de la part de l’Etat pour pallier à leurs difficultés de recrutement, à travers l’apprentissage plutôt qu’en améliorant les conditions de travail et salaires dans leurs secteurs.
Nous demandons des hausses de salaire et pas des exonérations des cotisations sociales ou d’un énième dispositif visant à appauvrir les ressources des services publics et de notre sécurité sociale.
 

Les revendications de la CGT : des augmentations générales de salaire, le retour à l’indexation des salaires sur l’inflation, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

– Des hausses générales de salaire de 4 %
– Le retour à l’indexation des salaires sur l’inflation préalable à toute augmentation pour que les hausses de salaire ne se limitent pas à rattraper uniquement l’inflation mais rémunèrent aussi la productivité et l’évolution des compétences, de telle sorte que les salaires évoluent plus vite que les prix dans ce cas de figure.
– L’égalité salariale entre les femmes et les hommes tout de suite 
 

La CGT revendique l’abrogation de la contre-réforme des retraites et la retraite à 60 ans

La CGT s’est battue contre la contre-réforme de retraites déployée par les gouvernements Macron en 2023, avec une forte mobilisation de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.
La retraite subit depuis de nombreuses années les velléités des différents gouvernements de faire reculer l’âge de départ à la retraite, de maintenir les travailleuses et travailleurs plus longtemps sur le marché du travail quitte à ce qu’ielles soient privé·es d’emploi, et des pensions sous revalorisées.
La réforme de l’AGIRC ARRCO en 2017 a pesé lourdement sur la situation des retraité.e.s et chaque réforme qui a suivi a aggravé la situation au nom d’allégements de cotisations qui ne sont rien d’autre qu’une bascule plus importante de la valeur vers le capital plutôt que vers le travail. 
En outre, qu’il s’agisse des retraites, de la Sécurité Sociale, de l’Assurance-chômage ou encore de la formation professionnelle, tous ces dispositifs gérés paritairement c’est-à-dire par le patronat et les syndicats, sont à l’équilibre. 
La gestion paritaire a toujours permis une gestion équilibrée, systématiquement mise à mal par l’intervention de l’Etat, qui, dès qu’il prend la main, n’a de cesse de dégrader les comptes de ces dispositifs… sûrement pour mieux justifier du transfert de certains marchés vers le privé. 
Les employeurs financent de moins en moins le système social, de plus en plus à la charge des travailleuses et travailleurs, contraint·es de surcroît de passer par des contrats privés pour maintenir leur couverture sociale.

Les revendications de la CGT : abrogation de la réforme des retraites 2023, retour à la retraite à 60 ans, fin des exonérations de cotisations pour les entreprises et financement à travers les cotisations

– Abrogation immédiate de la réforme Macron
– Retour à la retraite à 60 ans pour toutes et tous et fin des mesures d’austérité sur les retraites issues de la réforme 2017 de l’AGIRC ARRCO, c’est-à-dire toutes les mesures visant à décaler le bénéfice de la retraite à taux plein même lorsque les droits sont acquis et sous revalorisation régulière des pensions, 
– Abrogation des réformes ayant conduit au financement par l’impôt de la retraite et non par les cotisations sociales 
– Fin des exonérations de cotisations qui dégradent les comptes publics par l’absence de financement des employeurs afin de soutenir la sécurité sociale et les retraites

La CGT revendique le blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité

 
L’inflation massive observée ces dernières années est liée à une politique de prix des distributeurs bien plus que des producteurs et à des jeux sur les marchés financiers sans aucune réalité économique.
Le blocage des prix n’est pas nécessairement de la dette mais un choix politique que d’autres pays ont pu faire avant nous, en limitant les marges des entreprises et à travers le choix d’une politique énergétique indépendante des marchés financiers.

Les revendications de la CGT : sortie du marché de l’énergie européen et blocage des prix des produits de première nécessité

– Comme d’autres pays Européens, sortir du marché de l’énergie pour que le prix de l’énergie ne soit pas fixé au travers des spéculations qui ont cours sur les marchés financiers sans fondement économique
– Contrôle des prix d’une liste de produits de première nécessité avec un blocage imposant un plafond au-delà duquel la vente est interdite. 
 

L’annulation des lois Travail I et II, de la réforme de l’Assurance chômage et de la loi Asile Immigration

Les gouvernements successifs depuis plusieurs décennies n’ont cessé de détricoter le code du travail pour permettre des licenciements facilités, une moindre réparation des préjudices subis par les salarié·es, une inversion des normes permettant aux entreprises de ne pas avoir à respecter les dispositions conventionnelles à l’exception de quelques sujets comme les rémunérations. 
Elles ont favorisé la variabilisation des rémunérations au détriment du salaire et en même temps, la fragilisation des instances représentatives du personnel. La création des Comités Sociaux et Economiques a conduit à un traitement moindre de la sécurité et de la santé au travail avec la disparition des CHSCT en tant qu’instance plénière.
Dans la même logique, l’Assurance-chômage subit les offensives gouvernementales et patronales contre les privé·es d’emploi alors même que leur précarisation accrue n’a jamais permis d’aider au retour à l’emploi. Par contre, la paupérisation d’une partie du salariat, en emploi ou non est bien réelle.
La loi Asile et Immigration créé le contexte idéal pour l’exploitation des salarié·es sans papier, davantage précarisé·es encore sans jamais remettre en cause les modèles économiques de ceux qui grossissent leurs bénéfices sur l’autel du sacrifice de cette partie de la population. 

Les revendications de la CGT : abrogation des lois Travail I et II et de la réforme de l’Assurance-chômage

– Abrogation des lois Travail I et II et restauration immédiate des CHSCT
– Abrogation de la réforme de l’Assurance-chômage 2023 et à venir
– Abrogation de la loi Asile et Immigration et régularisation des tou·t·es les travailleu.r.euses sans papiers

La lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Soi-disant grande cause des autorités gouvernementales, force est de constater qu’au-delà des opérations de communication, obtenir les garanties, les droits et les moyens d’y parvenir reste un vœu pieu.
Les discriminations envers les femmes, comme envers les LGBT+ doivent être combattues et de vrais droits sont encore à combattre, notamment à travers la loi, pour imposer de traiter ces sujets en entreprise comme ailleurs et allouer des moyens significatifs sur ce sujet.

Les revendications de la CGT : imposer de négocier partout des accords contre les violences sexistes et sexuelles et plus particulièrement la protection des victimes, la formation de toutes et tous en entreprise, des aménagements et organisations de travail en ce sens

– Rendre obligatoire la formation de tous les managers et des salarié·es
– Mise à disposition des travailleuses et travailleurs de support leur permettant d’identifier les comportements et d’intervenir 
– Imposer la protection de celles et ceux qui interviennent en interdisant tout licenciement, rupture conventionnelle ou sanction dans un délai de 6 mois minimum
– Imposer les aménagements dans l’organisation du travail pour les victimes
– Imposer que les victimes n’aient pas à subir de situation de coprésence avec le harceleur sans que ce soit la victime qui soit écartée des lieux de travail

À propos

Publié le :
25 juin 2024

Assemblée générale sur les augmentations : Vendredi 24 Mai à 12h

NAO du PDG = 30 % d’augmentation, NAO des salarié·es = 45 cts sur le ticket resto !

Jeudi 16 Mai pendant que des salarié·es sacrifiaient une journée de salaire pour protester contre la politique d’augmentation de salaire de Capgemini (+45 cts sur la valeur des tickets resto) l’assemblée générale des actionnaires à voté à 90 % des voix pour l’augmentation du salaire fixe de notre PDG : désormais il passe de 1 Millions € à 1.3 Million € annuel.

Ce vote révèle un profond mépris envers tou·te·s les salarié·es de Capgemini à qui l’on a dit que cette année qu’iels ne pourraient pas être augmenté·es en raison d’un contexte économique morose, mais pas suffisamment morose pour tout le monde apparemment.

Il révèle aussi un manque total de considération envers celles et ceux qui créent la richesse de Capgemini, malgré tous les discours lénifiants de notre direction

Si vous aussi êtes révolté·es, choqué·es par l’attitude de notre direction, la CGT Capgemini organisera une nouvelle Assemblée Générale ce vendredi 24 mai à partir de 12h.

Pour amplifier la mobilisation, nous avons convié les autres organisations syndicales à participer à cette AG,

L’AG se tiendra une nouvelle fois sur Discord.

Rejoignez les centaines de collègues déjà inscrit·es au serveur en cliquant sur le lien ou en scannant le QR-code reçu dans vos boites mail professionnelles

L’AG commencera à midi. Le salon vocal sera ouvert 15 minutes avant.

L’inscription est totalement anonyme, vous pourrez vous y exprimer en toute confiance.

Affiche URGENCE SALAIRES

À propos

Publié le :
24 mai 2024

NAO Chapitre 4 – Echec des négociations

LA DIRECTION A REFUSÉ TOUTES LES PROPOSITIONS SYNDICALES. ET POURTANT…

En 2023 la direction a racheté et détruit l’équivalent de 883 millions d’€ d’actions. Elle préfère détruire que de redistribuer c’est un choix dans une logique capitaliste pour augmenter le prix de l’action, et enrichir les plus riches !

Coût des actinnaires en 2023. 883M€ de rachat d'actions 587M€ de dividendes. Soit 1470M€ pour les actionnaires. pour 340000 salarié·es dans le monde, 4324€ par salarié·e

Et si cette somme était distribuée à toutes et tous les salarié·es de Capgemini dans le monde…

Depuis 2019, les rémunérations de la direction générale augmentent. La plus forte augmentation se situe entre 2022 et 2023, de 30,6 %, atteignant un total de 3,4 millions d’euros pour 38 personnes en 2023.

Et nos salaires de combien ont-ils augmenté ?

NOUS POUVONS GAGNER !

Depuis la mobilisation contre la réforme des retraites, passée de manière autoritaire par le gouvernement, l’intêret pour les actions syndicales a bondi.

76 % des cadres sont prêt·es à se mobiliser collectivement pour les salaires.

40 % des cadres et des professions techniciennes et intermédiaires se disent prêt·es à se syndiquer pour obtenir des augmentations

(sources : baromètre ViaVoice/Ugict 2023)

NOS REVENDICATIONS

  • Une enveloppe d’augmentations générales d’au moins 80 millions d’euros (soit environ 2800 euros brut par an pour toutes et tous) ;

Soit une hausse de 5 % de la masse salariale, 2800€ sur 96000€ de richesses produites, c’est légitime !

  • Compensation des temps de déplacements lors des missions éloignées ;
  • Respect et mesure du temps de travail ;
  • 6 millions d’euros pour supprimer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ;

Soit une hausse de 0,4 % de la masse salariale.

  • Le paiement des jours enfant malade quel que soit l’âge des enfants à charge.

TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·ES POUR LES SALAIRES ET POUR UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DE 2800€

Images de miettes de pain. "Ce ne sont pas des miettes mais la proposition de Capgemini pour ton augmentation de salaire".

À propos

Publié le :
30 avril 2024

Application de l’accord TEA chez CIS

TEA : VICTOIRE DES SALARIÉ·ES CIS INFRA CAPGEMINI

Mise en place des Tranches Exceptionnelles d’Activité (TEA) au sein des équipes CEA Cadarache et Marcoules !

C’est avec une grande satisfaction que nous vous annonçons aujourd’hui une victoire longtemps attendue : la concrétisation des Tranches Exceptionnelles d’Activité (TEA) au sein des équipes de CEA Cadarache et Marcoules. Cet accord, datant pourtant de 2001, est enfin appliqué, grâce à la mobilisation des salarié·es CIS INFRA Capgemini, soutenu·es par la CGT Capgemini depuis plusieurs mois.

Les TEA permettront désormais de mieux prendre en compte les situations de travail exceptionnelles, tout en garantissant une juste compensation pour les efforts consentis.

À partir de maintenant, comme l’a annoncé le management aux équipes, toute opération réalisée un samedi se fera exclusivement en TEA. Cela signifie que chaque heure travaillée dans ces conditions exceptionnelles sera rétribuée à sa juste valeur. De plus, nous avons obtenu que les repas et les trajets soient également pris en compte, afin de garantir des conditions de travail dignes et respectueuses de chacun·e.

Cette victoire est le fruit de la solidarité et de la détermination de toutes et tous. Elle démontre qu’en nous unissant et en nous mobilisant, nous avons le pouvoir de faire valoir nos droits et de faire évoluer les conditions de travail.

Cependant, cette avancée ne doit pas nous faire relâcher notre vigilance. La lutte pour le respect des droits des salarié·es doit continuer, et la CGT Capgemini restera toujours à vos côtés pour défendre vos intérêts et vos revendications.

Vous êtes dans le même cas ? on vous refuse les TEA pour vos interventions en HNO ? contactez vos représentants CGT !

ACCORD TEA CAPGEMINI

Une TEA représente une période de travail de 3 heures et 30 minutes contiguës, se situant en dehors des horaires normalement travaillés et en dehors d’une continuité directe avec ceux-ci, c’est-à-dire la nuit (à partir de 21 heures les jours ouvrés) pour les collaborateurs travaillant normalement de jour, ou, pendant le repos hebdomadaire, habituellement le samedi ou le dimanche, ou un jour férié.

Les TEA sont récupérées ou rémunérées au choix des salarié·es. Dans les deux cas, les coefficients de majoration suivants s’appliquent :

  • 75 % pour les travaux de nuit en semaine
  • 25 % pour les travaux du samedi
  • 100 % pour les travaux de la nuit du samedi au dimanche, du dimanche et des jours fériés.

 

En d’autres termes, si vous travaillez pendant une heure, vous êtes rémunéréꞏe pour trois heures et trente minutes.

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people standing and taking photo during daytime

NAO – Chapitre 3

À propos

Publié le :
11 mars 2024

NAO – Salaire – Chapitre 2

LE  TASSEMENT !

Après « la tendance baissière » de la première réunion arrive le temps du TASSEMENT !

Comme annoncé à la première réunion, le ton est donné, la tendance est à la baisse. Et la direction le confirme en affirmant : “ce que les salarié·es ont eu l’année précédente ne sera pas possible cette année.” Les raisons avancées : Le tassement !

Le tassement de l’embauche en 2023 et le tassement des résultats… Les résultats pour 2023 seront moins bons que ceux de 2022, le 1er trimestre 2024 sera “mauvais”, etc.

On nous expose un contexte morose, de crise, avec des résultats mauvais. Nous demandons d’attendre février 2024 pour connaître le montant du dividende. Nous verrons bien si le conseil d’administration a les mêmes craintes…

Pourtant les chiffres du CAC 40 n’ont jamais été aussi bons. Les dividendes augmentent et les actionnaires s’enrichissent…

 

TOUT AUGMENTE SAUF NOS SALAIRES !

Evolution du salaire moyen cadre / évolution dividende - de 2016 à 2022 les dividendes ont presque doublé quand le salaire moyen a fortement regressé (environ 15%)

Rappelons “la règle des tiers” pour le partage des profits : un tiers pour les actionnaires, un tiers pour le réinvestissement et un tiers pour les salarié·es. Dans le groupe monde Capgemini, 2 milliards 8 de bénéfices, 1/3 ça fait 900 millions environ – la
France c’est 1/6 du business donc pour la France on devrait avoir 150 Millions sur la table pour nos salaires en France.

La direction argue qu’elle redistribue 150 millions pour 2023 en mélangeant tout : Négociation sur les salaires, Enveloppe égalité pro, Techniques de management (variables, primes augmentations discrétionnaires), Promotion financées par le
client (augmentation du prix de vente), Participation et Intéressement (auto-financés par des seuils déclenchement liés à la productivité).

En conclusion, encore une fois, une présentation avantageuse qui laisse à penser que le groupe pratique la redistribution de bénéfices, alors qu’en réalité, ce sont des sommes qui permettent d’accroître les gains pour le groupe et les actionnaires, avec des plafonds pour s’assurer encore plus de profits !

Cette redistribution est donc injuste. Et toujours des miettes de miettes pour les salarié·es

 

LA NÉGOCIATION SELON CAPGEMINI…

Quelles que soient les revendications des organisations syndicales, la direction répond : NON !

La CGT, avec la majorité des syndicats, demande des augmentations générales. C’est un refus dogmatique de la part de notre direction. Elle ne veut que des augmentations individuelles et, en même temps, elle est prête à augmenter le fond
social pour les salarié·es en difficulté ! Mais ce n’est pas ce que nous demandons. Nous ne voulons pas de pitié, de générosité ou autre … Nous réclamons une juste redistribution des richesses créées par notre travail.

Et pour finir, le dernier argument trouvé par la direction à chaque syndicat : la boite va couler si on applique vos revendications, ou bien on va parler de choses plus dramatiques en termes d’emploi !

Gros chantage de la part de la direction, si on augmente les salaires, on devra licencier.

 

La négociation est inexistante. Enfin, la direction présente ses propositions (ou ses miettes) :

• Pour le SAT inférieur à 35K en fonction de l’ancienneté : 1 an = 2 % – 2 ans = 3 % – 4 ans et plus = 4 %
• Pour le SAT inférieur à 70K et non augmenté depuis 3 ans = 3 %, depuis 4 ans = 4 %

Donc, au total, une enveloppe de 3 millions au lieu de 9 millions (l’année dernière), soit 3 fois moins, et c’est tout !

Pour résumer, à un syndicat qui parle de mesures que la direction nous impose, Capgemini répond : “Ah mais pas du tout c’est négocié avec les
syndicats. C’est à prendre ou à laisser.” Tout est dit sur la négociation à Capgemini !

Une enveloppe avec des mesures pour 3 961 salarié·es augmenté·es sur 32 000 salarié·es !

 

Urgence Salaire - ticket de caisse revendications CGT

À propos

Publié le :
7 février 2024

Salarié·es ex-ALTRAN spolié·es de leur augmentation collective

BIENVENUE CHEZ CAPGEMINI, TRAVAILLEZ AUTANT, GAGNEZ MOINS

    Les salarié·es ex-ALTRAN transféré·es chez Capgemini au 1er avril 2022 ont été privé·es de l’augmentation NAO ALTRAN qui aurait dû s’appliquer rétroactivement au 1er janvier 2022.

Au terme des Négociations Annuelles Obligatoires organisées en 2022, aucun accord n’avait été conclu, donc l’article L.2242-4 du Code du travail a imposé la rédaction d’un procès-verbal de désaccord. Ce  procès-verbal  de  désaccord  est disponible sur Talent.
Toutes les Organisations Syndicales – sauf  une –  avaient refusé de  signer en 2022, c’est dire la pauvreté des propositions de la Direction. 
Pendant que certaines Organisations Syndicales se félicitent d’un accord sur les NA0 signées en 2023,  beaucoup de salarié·es n’ont toujours pas obtenu les NAO de l’année précédente. Les  salarié·es  n’ayant  rien  eu en 2022  ont  tou·te·s  un  point  commun  :  ce sont les ex-Altran, transféré·es à partir du 1er avril 2022 – dont 23 représentant·es du personnel. Nous avons beau  alerter la direction du problème, en fournissant des exemples concrets, elle se mure dans une incompréhension de la situation qui devient presque pathologique.
circulez,  il n’y a rien à voir
Une  commission d’accompagnement des salarié·es transféré·es existe, elle a recensé  beaucoup  d’anomalies liées au transfert. Tous ses  membres sont unanimes  :  nous  avons besoin de la liste des salarié·es pour connaitre l’ampleur du problème, qui  semble dépasser  les  nombreuses anomalies déjà  répertoriées.
Bien  entendu, la direction botte en touche : circulez, il n’y a rien à voir. Nous appelons donc les salarié·es transféré·es d’Altran vers Capgemini à se manifester auprès de nous, car à la CGT on lâche rien ! !   

TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ MULTIPLES DES OUTILS CAPGEMINI :

Vous connaissez la maison des fous dans les 12 travaux d’Asterix ? Hé bien c’est exactement ce qu’on découvert les anciens salariés Altran devant la complexité des procédures et des outils Capgemini :
Habitué·es à seulement 2 outils interconnectés, alors que chez Capgemini, les outils sont complètement indépendants, sans aucune interconnexion !
  • un outil pour déclarer les congés (MyRhoom)
  • deux outils pour déclarer le relevé d’activité (WTR ou TEWEB selon l’entité…)
  • un outil pour déclarer les frais (MyExpenses)
  • un outil pour déclarer les frais de télétravail (MyConnect)
  • un outil pour le suivi de carrière (MyPath)
  • … (MyTralala)
On peut déclarer  5  jours  de  congés  dans  un  premier outil, et déclarer pour ces mêmes jours une activité clientèle dans un autre
Pire, on doit  créer manuellement chaque ligne à déclarer
Ce qui prend 10 minutes par mois pour un·e salarié·e ALTRAN, peut prendre plusieurs demi-journées côté Capgemini (car faut-il encore que les outils fonctionnent).
Mais attention, si vous vous êtes trompé·e ou que vous avez oublié un jour, il faudra obligatoirement demander à  une assistante d’agence de faire le correctif.
« Ce sont toujours les cordonniers qui sont les plus mal chaussés »
Chez ALTRAN, les RTT employeurs sont déclarés automatiquement dans l’outil, alors que chez Capgemini, on demande aux salarié·es de faire une demande de RTT employeur dans l’outil.
Capgemini est capable de participer aux plus grands projets mondiaux et innovants selon les communications internes, mais est incapable d’interconnecter et de simplifier sa galaxie d’outils ! Un proverbe bien connu dit : « Ce sont toujours les cordonniers qui sont les plus mal chaussés ». Visiblement, Capgemini a une âme de cordonnier…
people sitting on white concrete stairs

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Publié le :
25 juillet 2023