RECLIQUONS
Concernant Replicon, la direction est contente du fonctionnement en janvier, il y a eu un meilleur taux de complétude que prévu. On demande quelques améliorations pour faciliter le remplissage ; cela va être remonté, mais comment cela se fait-il que ces points n’aient pas été soulevés et pris en compte pendant la période “pilote” faite pendant plusieurs mois coté APPLI ?…
Bonne nouvelle : pas de perte de RTT pour les contrats 39h prépayées tant que les pointages sont dans la fourchette [36h40 : 39h]. Mais encore heureux ! C’est une aberration de demander de faire nos pointages en avance : comment anticiper nos horaires de travail ? nous ne sommes pas devins ! En plus il n’y a pas la possibilité de reporter nos heures faites en supplément sur la semaine suivante.
Si on doit arriver tôt à cause de problèmes de stationnement et qu’on doit respecter les horaires collectifs de travail “pour des questions d’assurance” (?… c’est la règle), quid des heures supplémentaires effectuées ? Réponse de la direction : on va vérifier les places de parking ! Bref, ce n’était pas vraiment la question, mais c’est leur réponse ! Alors comment fait-on pour les heures supplémentaires effectuées ?
Réponse de la direction très dogmatique : Les heures supplémentaires doivent faire l’objet d’une autorisation préalable du management.
Conclusion : les heures supp effectuées (non accordées au préalable) ne devront pas être déclarées dans Replicon. Ce qui soulève 2 problèmes :
- Replicon ne respecte pas l’obligation légale pour toute entreprise. C-à-d : la mesure du temps réellement travaillé (contrairement à un dispositif de style pointeuse)
- Ne plus déclarer ses dépassements d’heures (afin de ne pas les payer) vient mettre en faute les salarié·es et l’employeur pour travail dissimulé.
Extrait – Art. L.8221-3 du code du travail :
Est réputé travail dissimulé par dissimulation d’activité, l’exercice à but lucratif d’une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services ou l’accomplissement d’actes de commerce par toute personne qui, se soustrayant intentionnellement à ses obligations n’a pas procédé aux déclarations qui doivent être faites aux organismes de protection sociale ou à l’administration fiscale en vertu des dispositions légales en vigueur.
SALAIRES
Les EDR (Entretiens De Restitution) commenceront en mars. Pourquoi ? Mais certainement parce que la direction attend de pouvoir tout mélanger, Augmentations Individuelles et rattrapages éventuels suite aux NAO.
En plus, à ce jour, il n’y a aucune assurance pour dire que les augmentations individuelles seront rétroactives à janvier, c’est voire même une quasi-certitude que ce serait plutôt avril : pas de petits profits pour la direction, quelle honte !
CÔTÉ EFFECTIFS
Ils sont toujours en baisse chez ER&D, sans volonté affichée d’inverser la tendance de la part de la direction. En effet, moins 176 salarié·es entre janvier 2023 et janvier 2025, alors qu’une société de service doit toujours être en croissance d’effectif pour pouvoir répondre aux appels d’offre et durer dans le temps. Mais « Oups ! » n’oublions pas que la bourse préfère “Pognon tout de suite” à “Assurons l’avenir”
SITUATION ÉCONOMIQUE PLUTÔT
On a eu les résultats économiques officiels hier : en gros la rentabilité, la trésorerie et le résultat net stagnent malgré des effectifs et un CA en baisse. Les dividendes et rachat d’actions eux en revanche progressent de 7%…
En 2024 il y a eu 2 gros impacts forts : coté Aéronautique beaucoup de projets mis en Standby, et coté Automobile c’est très difficile mais plutôt coté Altran. De façon générale, les Practices sont touchées de façons différentes. Le groupe va chercher la croissance (du chiffre d’affaires hein ? pas des effectifs), et reste vigilant pour que cela continue à s’améliorer.
La direction ajoute qu’à priori, chez Capgemini ER&D, le taux de déclenchement de l’intéressement serait atteint. Alors, de quoi se plaint on ? Peut-être de nos salaires qui stagnent ?… mais là, on n’en parle pas.
AIDE AU LOGEMENT
Nous rappelons aux salarié·es qu’en cas de difficultés de logement, il existe un dispositif pour aider à trouver des solutions, n’hésitez pas à contacter la Commission Aide au Logement du CSEE.
Augmentations de salaire : un poisson d’avril ?
Concernant le décès soudain d’un salarié ER&D en 2024, les circonstances ont fait que le retour d’enquête n’a pu s’appuyer que sur des hypothèses ; ce qui, reconnaissons le, est regrettable.
Le président du CSEE Georges Dorgal a quitté les infâmes syndicalistes de l’instance. En effet, la retraite l’a appelé après quelques mots d’adieux résumés ici.
Les effectifs de Capgemini Infra en France baissent de façon quasi continue, mois après mois, depuis décembre 2022. En 2023, cette baisse avait été masquée par l’arrivée de salarié·es venant d’autres entités du groupe. En 2024, il n’y a quasiment pas eu de mutations et la baisse des effectifs a été de près de 500 salarié·es, soit 8,5 % des effectifs. Sur 2 ans, hors mutations, la baisse est énorme : 950 salarié·es soit -15,8 % !Et pour 2025 ? La direction espère une croissance des effectifs mais refuse de donner un objectif chiffré…
Quelques exemples. L’article « sécurisation de l’espace de travail » stipule que un·e salarié·e « est responsable de la sécurisation de son espace de travail physique et virtuel, individuel et collectif » : donc y compris l’espace de travail collectif ? Dans l’article « accès au système d’information et au réseau », il est interdit à un·e salarié·e de se connecter à un réseau client avec un pc fourni par Capgemini : comment dans ces conditions les salarié·es en clientèle peuvent ils, pendant leurs heures de travail, remplir les multiples tâches administratives imposées par Capgemini ? Les articles « Messagerie professionnelle et utilisation d’internet » et « Utilisation des réseaux sociaux et des sites/espaces ouverts » sont assortis d’un tas d’interdictions supplémentaires : rappelons que chaque salarié·e a la possibilité d’en avoir une utilisation personnelle sur son lieu de travail et dispose d’un droit à la liberté d’expression au travail.
Dans les flashs CGT CSEC des mois derniers, nous avions évoqué les différentes briques de la grosse réorg globale et mondiale baptisée Pxcell : dans le désordre, « getsuccess », « people manager », « taxonomie », « unified grades », « professionnal communities », « replicon », réorg des services RH, etc. Sous couvert de standardisation et de normalisation à l’échelle du groupe, ces projets sont déployés à marche forcée en ce début d’année, tout en n’étant pas finalisés, et pas adaptés à l’environnement d’un pays comme la France. De plus ils constituent un chamboulement complet des conditions de travail pour l’ensemble des salarié·es, notamment un changement d’équipe, de manager, d’interlocuteur (en premier lieu un robot, en second lieu un support offshore) et présentent une menace grave de RPS (risques psycho-sociaux). Même la direction semble appréhender des RPS. Et elle a une solution, faire appel à un cabinet extérieur, Oasys, dirigé par une certaine Myriam El Khomri. Oui, il s’agit bien de l’ancienne ministre du travail de Hollande, chargée d’appliquer la fameuse loi travail de 2016, laquelle a constitué une grave régression sociale et fait descendre dans la rue des centaines de milliers de salarié·es. On est mal barré·es !








Le CSEE extraordinaire concernant l’avis des membres élus sur la réorganisation de notre GBL (Global Business Lines) a été planifié via teams. A cette occasion nous avons pu apprécier un éventail d’incongruités liées à cette forme d’échange :
La direction attend des élu·es un avis sur la réorganisation prévue au 1er janvier 2025. Autant dire que celle-ci est déjà dans les tuyaux. Et pourtant, la 1ère phase débutée en janvier 2024 loin d’être digérée se voit déjà affublée d’une couche supplémentaire. On nous vante One-Capgemini comme la panacée mais, contrairement aux autres entités, les salarié·es ex-Altran n’ont pas intégré notre UES. Nous rappelons que dès le départ, la direction s’est refusée à respecter l’accord d’intégration et a voulu créer une 2eme UES spécifique pour le cas Altran.