Bienvenue chez les Ch’tis : Capgemini Edition
Augmentations de salaire : un poisson d’avril ?
Les augmentations au mérite pour 2024 devraient être versées avec une rétroactivité au 1er avril. Ce n’est pas une blague, mais une stratégie pour économiser trois mois de salaire.
Les restitutions devraient commencer mi-mars pour se terminer à la mi-avril.
Un peu plus d’un tiers des salarié·es ont été augmenté·es en 2024. Combien seront-iels en 2025 : sûrement beaucoup mais beaucoup moins.
Capgemini continue de sacrifier ses employé·es sur l’autel de la rentabilité malgré une marge de 13,3 % en 2024.
Les promotions (changement de grade) devraient, quant à elles, être limitées à 15 % de l’effectif. En résumé, quand tout va bien, vous avez presque rien, et quand ca va un peu moins bien, vous n’avez rien. Depuis des années, la CGT milite pour des augmentations générales et cette année encore nous maintenons nos revendications.
Taux de subvention de référence : TSR
Vous êtes nombreuses et nombreux à nous avoir alerté sur la baisse du TSR avec la mise en place du nouveau CSE.
Rappel : Jusqu’en 2024, seule la moitié des salarié·es accédaient au CSE en raison de règles excluant les jeunes embauché·es : 6 mois d’ancienneté pour accéder aux activités nationales et régionales.
Ensuite ces mêmes salarié·es se voyaient attribuer d’office un malus de 3 ans pour réserver les voyages. En d’autres termes, il fallait attendre 3 ans pour pouvoir profiter d’un week-end ou d’un voyage sauf si ce dernier ne trouvait pas preneur. La réglementation a changé, supprimant la condition d’ancienneté, doublant ainsi les bénéficiaires.
A budget constant une modification du TSR s’imposait. Malheureusement, un mauvais paramétrage a nivelé le taux vers le bas, affectant plus des 3/4 des salarié·es.
Un correctif est prévu pour mars. Le taux moyen du TSR 2025 devrait être équivalent à celui de 2024, mais des variations individuelles restent inévitables. Pour toute question, contactez vos élu·es CGT.
Business ; un début d’année contrasté
FS : Bons résultats pour la banque et l’assurance, sauf pour le testing.
Apps : Vigilance sur l’automobile et l’aéronautique, les autres secteurs se maintiennent.
Sogeti : Amélioration partout en France sauf en Île-de-France.
I&D : Taux d’activité parmi les plus faibles de l’entreprise.
Le chiffre d’affaires connaît une légère décroissance en ce début d’année, mais avec la baisse des effectifs, cela n’est pas surprenant.
La direction ajuste les effectifs (baisse des recrutements, hausse des licenciements et des ruptures conventionnelles) pour maintenir artificiellement la marge. Ne restez pas isolé·e, contactez la CGT si vous êtes approché·e par la direction pour quitter l’entreprise. Chaque “départ forcé” est une bouffée d’oxygène pour leur sacro-sainte marge.
Concernant le décès soudain d’un salarié ER&D en 2024, les circonstances ont fait que le retour d’enquête n’a pu s’appuyer que sur des hypothèses ; ce qui, reconnaissons le, est regrettable.
Le président du CSEE Georges Dorgal a quitté les infâmes syndicalistes de l’instance. En effet, la retraite l’a appelé après quelques mots d’adieux résumés ici.
Les effectifs de Capgemini Infra en France baissent de façon quasi continue, mois après mois, depuis décembre 2022. En 2023, cette baisse avait été masquée par l’arrivée de salarié·es venant d’autres entités du groupe. En 2024, il n’y a quasiment pas eu de mutations et la baisse des effectifs a été de près de 500 salarié·es, soit 8,5 % des effectifs. Sur 2 ans, hors mutations, la baisse est énorme : 950 salarié·es soit -15,8 % !Et pour 2025 ? La direction espère une croissance des effectifs mais refuse de donner un objectif chiffré…
Quelques exemples. L’article « sécurisation de l’espace de travail » stipule que un·e salarié·e « est responsable de la sécurisation de son espace de travail physique et virtuel, individuel et collectif » : donc y compris l’espace de travail collectif ? Dans l’article « accès au système d’information et au réseau », il est interdit à un·e salarié·e de se connecter à un réseau client avec un pc fourni par Capgemini : comment dans ces conditions les salarié·es en clientèle peuvent ils, pendant leurs heures de travail, remplir les multiples tâches administratives imposées par Capgemini ? Les articles « Messagerie professionnelle et utilisation d’internet » et « Utilisation des réseaux sociaux et des sites/espaces ouverts » sont assortis d’un tas d’interdictions supplémentaires : rappelons que chaque salarié·e a la possibilité d’en avoir une utilisation personnelle sur son lieu de travail et dispose d’un droit à la liberté d’expression au travail.
Dans les flashs CGT CSEC des mois derniers, nous avions évoqué les différentes briques de la grosse réorg globale et mondiale baptisée Pxcell : dans le désordre, « getsuccess », « people manager », « taxonomie », « unified grades », « professionnal communities », « replicon », réorg des services RH, etc. Sous couvert de standardisation et de normalisation à l’échelle du groupe, ces projets sont déployés à marche forcée en ce début d’année, tout en n’étant pas finalisés, et pas adaptés à l’environnement d’un pays comme la France. De plus ils constituent un chamboulement complet des conditions de travail pour l’ensemble des salarié·es, notamment un changement d’équipe, de manager, d’interlocuteur (en premier lieu un robot, en second lieu un support offshore) et présentent une menace grave de RPS (risques psycho-sociaux). Même la direction semble appréhender des RPS. Et elle a une solution, faire appel à un cabinet extérieur, Oasys, dirigé par une certaine Myriam El Khomri. Oui, il s’agit bien de l’ancienne ministre du travail de Hollande, chargée d’appliquer la fameuse loi travail de 2016, laquelle a constitué une grave régression sociale et fait descendre dans la rue des centaines de milliers de salarié·es. On est mal barré·es !








Le CSEE extraordinaire concernant l’avis des membres élus sur la réorganisation de notre GBL (Global Business Lines) a été planifié via teams. A cette occasion nous avons pu apprécier un éventail d’incongruités liées à cette forme d’échange :
La direction attend des élu·es un avis sur la réorganisation prévue au 1er janvier 2025. Autant dire que celle-ci est déjà dans les tuyaux. Et pourtant, la 1ère phase débutée en janvier 2024 loin d’être digérée se voit déjà affublée d’une couche supplémentaire. On nous vante One-Capgemini comme la panacée mais, contrairement aux autres entités, les salarié·es ex-Altran n’ont pas intégré notre UES. Nous rappelons que dès le départ, la direction s’est refusée à respecter l’accord d’intégration et a voulu créer une 2eme UES spécifique pour le cas Altran.
C’est ainsi que nous sommes amenés à commenter les résultats du 3e trimestre 2024 avec un retard de près de 2 mois. Sur les 9 premiers mois de 2024, le chiffre d’affaires de Capgemini Infra a baissé de -4,5 % par rapport à la même période en 2023. La direction estime que la tendance sur l’année devrait être du même ordre de grandeur et elle espère une reprise pour début 2025.