#Flash

Flash CSE Central février 2025

(IN)ÉGALITÉ PRO

Dessin humoristique de BabouseLa direction s’auto-congratule : l’égalité salariale femme homme serait presque atteinte chez Capgemini, l’écart salarial moyen au niveau de l’UES serait inférieur à 1 %. Bon, ça dépend de comment est fait le calcul. L’expertise commandée par le CSEC montre que la direction bidouille les critères d’application de la méthode, dite des « comparatios », qui est utilisé pour déterminer les écarts de salaires.

Résultat : il y a de moins en moins de salarié·es éligibles au rattrapage salarial et de moins en moins de salarié·es bénéficiaires.

La direction reconnaît que son objectif est purement financier, il ne faut pas dépasser l’enveloppe prévue : la suppression de l’inégalité salariale femme homme attendra ! Devant l’indignation des élu·es, elle rappelle que le montant de cette enveloppe (il est très bas, 0,04 % de la masse salariale !) est fixé par l’accord égalité pro.

Quand la CGT pointe la responsabilité des organisations syndicales signataires de cet accord, la direction… prend leur défense. Même en prenant des critères d’application plus justes (des groupes de salarié·es plus grands, basés sur la codification de la convention collective et  pas sur les grades Capgemini, des seuils d’écart moyen pondéré par groupe bien moins élevés, etc.), la méthode des comparatios exclut forcément des groupes, alors que rien ne permet de supposer que les femmes qui sont dans ces groupes ne sont pas sous-payé·es par rapport à leurs collègues hommes.

PROJETS IMMOBILIERS : CAP SUR LES ÉCONOMIES AU DÉTRIMENT DES SALARIÉ·ES

Après une période d’accalmie, la direction a annoncé de nouveaux projets immobiliers : Cherbourg et Nantes. La logique reste la même : fermeture de sites, flex-office sur les sites restants, diminution drastique du nombre de postes de travail, etc. Résultat : une réduction énorme des coûts immobiliers qui alimente les profits de l’entreprise que la direction distribue ensuite à elle-même et aux actionnaires, et une dégradation des conditions de travail des salarié·es.

CHERBOURG

Lorsqu’en 2014 Capgemini a racheté pour une bouchée de pain Euriware, filiale informatique d’Orano, il y avait plus de 500 salarié·es réparti·es sur 4 sites. Aujourd’hui, après la perte du contrat SOF, il ne reste plus que 330 salarié·es sur 2 sites. Mais 2 sites, c’est encore trop pour la direction qui veut fermer Digulleville et transférer ses 161 salarié·es sur Equeurdreville. Conséquences pour les salarié·es, une baisse de 35 % du nombre de postes de travail, un taux de flex office qui va passer de 1 poste de travail pour 1 salarié·e à 2 postes de travail pour 3 salarié·es, qui va même descendre pour certaines équipes à moins d’un poste de travail pour 2 salarié·es.

A la clé, une réduction de 28 % des coûts immobiliers : qui dit mieux ? Nantes…

NANTES

Capgemini France (avec Altran) occupe actuellement 3 sites sur l’agglomération Nantaise et emploie 2700 salariéEs.

La direction veut fermer le site Trenet à St Herblain, réduire des 3/4 la surface du site Axéo, et regrouper la grande majorité des salarié·es sur le site de Berlingot. Conséquences pour les salarié·es, une baisse de 42 % de la surface de bureau, une baisse de 47 % du nombre de postes de travail, un taux de flex-office qui va passer de un peu moins de 1 poste de travail pour 1 salarié·e à 1 poste de travail pour 2 salarié·es et qui va même descendre pour beaucoup d’équipes à 2 postes de travail pour 5 salarié·es. A la clé, ce qui constitue l’objectif de la direction, une réduction de 48 % des coûts immobiliers : elle est pas belle la vie, pour les cadres dirigeants et les gros actionnaires de Capgemini ?

Dessin humoristique de Babouse

À propos

Publié le :
31 mars 2025

Flash CSE Ingénierie février 2025

RECLIQUONS

Concernant Replicon, la direction est contente du fonctionnement en janvier, il y a eu un meilleur taux de complétude que prévu. On demande quelques améliorations pour faciliter le remplissage ; cela va être remonté, mais comment cela se fait-il que ces points n’aient pas été soulevés et pris en compte pendant la période “pilote” faite pendant plusieurs mois coté APPLI ?…

Bonne nouvelle : pas de perte de RTT pour les contrats 39h prépayées tant que les pointages sont dans la fourchette [36h40 : 39h]. Mais encore heureux ! C’est une aberration de demander de faire nos pointages en avance : comment anticiper nos horaires de travail ? nous ne sommes pas devins ! En plus il n’y a pas la possibilité de reporter nos heures faites en supplément sur la semaine suivante.

Si on doit arriver tôt à cause de problèmes de stationnement et qu’on doit respecter les horaires collectifs de travail “pour des questions d’assurance” ( ?… c’est la règle), quid des heures supplémentaires effectuées ? Réponse de la direction : on va vérifier les places de parking ! Bref, ce n’était pas vraiment la question, mais c’est leur réponse ! Alors comment fait-on pour les heures supplémentaires effectuées ?

Réponse de la direction très dogmatique : Les heures supplémentaires doivent faire l’objet d’une autorisation préalable du management.

Conclusion : les heures supp effectuées (non accordées au préalable) ne devront pas être déclarées dans Replicon. Ce qui soulève 2 problèmes :

  • Replicon ne respecte pas l’obligation légale pour toute entreprise. C-à-d : la mesure du temps réellement travaillé (contrairement à un dispositif de style pointeuse)
  • Ne plus déclarer ses dépassements d’heures (afin de ne pas les payer) vient mettre en faute les salarié·es et l’employeur pour travail dissimulé.

Extrait – Art. L.8221-3 du code du travail :

Est réputé travail dissimulé par dissimulation d’activité, l’exercice à but lucratif d’une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services ou l’accomplissement d’actes de commerce par toute personne qui, se soustrayant intentionnellement à ses obligations n’a pas procédé aux déclarations qui doivent être faites aux organismes de protection sociale ou à l’administration fiscale en vertu des dispositions légales en vigueur.

SALAIRES

Les EDR (Entretiens De Restitution) commenceront en mars. Pourquoi ? Mais certainement parce que la direction attend de pouvoir tout mélanger, Augmentations Individuelles et rattrapages éventuels suite aux NAO.

En plus, à ce jour, il n’y a aucune assurance pour dire que les augmentations individuelles seront rétroactives à janvier, c’est voire même une quasi-certitude que ce serait plutôt avril : pas de petits profits pour la direction, quelle honte !

CÔTÉ EFFECTIFS

Ils sont toujours en baisse chez ER&D, sans volonté affichée d’inverser la tendance de la part de la direction. En effet, moins 176 salarié·es entre janvier 2023 et janvier 2025, alors qu’une société de service doit toujours être en croissance d’effectif pour pouvoir répondre aux appels d’offre et durer dans le temps. Mais « Oups ! » n’oublions pas que la bourse préfère “Pognon tout de suite” à “Assurons l’avenir”

SITUATION ÉCONOMIQUE PLUTÔT

On a eu les résultats économiques officiels hier : en gros la rentabilité, la trésorerie et le résultat net stagnent malgré des effectifs et un CA en baisse. Les dividendes et rachat d’actions eux en revanche progressent de 7 %…

En 2024 il y a eu 2 gros impacts forts : coté Aéronautique beaucoup de projets mis en Standby, et coté Automobile c’est très difficile mais plutôt coté Altran. De façon générale, les Practices sont touchées de façons différentes. Le groupe va chercher la croissance (du chiffre d’affaires hein ? pas des effectifs), et reste vigilant pour que cela continue à s’améliorer.

La direction ajoute qu’à priori, chez Capgemini ER&D, le taux de déclenchement de l’intéressement serait atteint. Alors, de quoi se plaint on ? Peut-être de nos salaires qui stagnent ?… mais là, on n’en parle pas.

AIDE AU LOGEMENT

Nous rappelons aux salarié·es qu’en cas de difficultés de logement, il existe un dispositif pour aider à trouver des solutions, n’hésitez pas à contacter la Commission Aide au Logement du CSEE.

Dessin humoristique d'Allan Barte. Un manager parle à un salarié : "C'est presque une faveur que je te fais avec cette rupture conventionnelle. Alors n'en parle pas trop autour de toi. Et encore moins à des syndicalistes !

À propos

Publié le :
27 mars 2025

Flash CSE Appli février 2025

Bienvenue chez les Ch’tis : Capgemini Edition

Meme David et Victoria BeckhamAugmentations de salaire : un poisson d’avril ?

Les augmentations au mérite pour 2024 devraient être versées avec une rétroactivité au 1er avril. Ce n’est pas une blague, mais une stratégie pour économiser trois mois de salaire.

Les restitutions devraient commencer mi-mars pour se terminer à la mi-avril.

Un peu plus d’un tiers des salarié·es ont été augmenté·es en 2024. Combien seront-iels en 2025 : sûrement beaucoup mais beaucoup moins.

Capgemini continue de sacrifier ses employé·es sur l’autel de la rentabilité malgré une marge de 13,3 % en 2024.

Les promotions (changement de grade) devraient, quant à elles, être limitées à 15 % de l’effectif. En résumé, quand tout va bien, vous avez presque rien, et quand ca va un peu moins bien, vous n’avez rien. Depuis des années, la CGT milite pour des augmentations générales et cette année encore nous maintenons nos revendications.

Taux de subvention de référence : TSR

Vous êtes nombreuses et nombreux à nous avoir alerté sur la baisse du TSR avec la mise en place du nouveau CSE.

Rappel : Jusqu’en 2024, seule la moitié des salarié·es accédaient au CSE en raison de règles excluant les jeunes embauché·es : 6 mois d’ancienneté pour accéder aux activités nationales et régionales.

Ensuite ces mêmes salarié·es se voyaient attribuer d’office un malus de 3 ans pour réserver les voyages. En d’autres termes, il fallait attendre 3 ans pour pouvoir profiter d’un week-end ou d’un voyage sauf si ce dernier ne trouvait pas preneur. La réglementation a changé, supprimant la condition d’ancienneté, doublant ainsi les bénéficiaires.

A budget constant une modification du TSR s’imposait. Malheureusement, un mauvais paramétrage a nivelé le taux vers le bas, affectant plus des 3/4 des salarié·es.

Un correctif est prévu pour mars. Le taux moyen du TSR 2025 devrait être équivalent à celui de 2024, mais des variations individuelles restent inévitables. Pour toute question, contactez vos élu·es CGT.

Business ; un début d’année contrasté

FS : Bons résultats pour la banque et l’assurance, sauf pour le testing.

Apps : Vigilance sur l’automobile et l’aéronautique, les autres secteurs se maintiennent.

Sogeti : Amélioration partout en France sauf en Île-de-France.

I&D : Taux d’activité parmi les plus faibles de l’entreprise.

Le chiffre d’affaires connaît une légère décroissance en ce début d’année, mais avec la baisse des effectifs, cela n’est pas surprenant.

La direction ajuste les effectifs (baisse des recrutements, hausse des licenciements et des ruptures conventionnelles) pour maintenir artificiellement la marge. Ne restez pas isolé·e, contactez la CGT si vous êtes approché·e par la direction pour quitter l’entreprise. Chaque “départ forcé” est une bouffée d’oxygène pour leur sacro-sainte marge.

À propos

Publié le :
7 mars 2025

Flash CSE Ingénierie janvier 2025

LECTURE GESTICULÉE

Outre les nouvelles affaires, ce qui motive la direction dans les réunions de CSE, ce sont les nouveaux outils et les nouvelles réorg qui vont permettre de gagner un peu plus de pognon. Elle va tout faire pour convaincre que sa réforme est dans notre intérêt même si pour les salarié·es le choix reste « marche ou crève ». Concernant les autres sujets, nos dirigeants se montrent moins captivés. Chaque CSE a droit à son lot d’affaires courantes, de rubriques de faits divers et de bilans rendus obligatoires par la loi. Ces derniers font souvent office de lanterne rouge comme le bilan HSCT (Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail) de 2023 qui vient d’être soumis à l’avis des élu·es.

A cet effet, la commission en charge a produit son analyse et ses préconisations à l’attention des membres du CSEE et relève les points suivants :

  • manque d’info sur l’utilisation du budget
  • absence du nombre d’AT (Accident de Travail) avec arrêts de travail
  • hausse du nombre d’AT dans la population féminine
  • hausse des accidents de travail sur la catégorie hors accidents de trajet
  • hausse de la gravité des AT déduite par une augmentation des jours “perdus”
  • non-respect de la législation sur les
    actions du Papripact

Toutefois elle précise : « Le bilan HSCT 2023 est d’un bon niveau et donne globalement les informations nécessaires, les dépenses sont en très nette augmentation. Cependant les indicateurs montrent une dégradation progressive en matière de sécurité au travail aussi la commission CSSCT demande à la Direction de renforcer la communication sur les RPS. » Et de conclure : « Compte tenu de ces éléments, les membres de la CSSCT proposent au CSEE d’émettre un avis favorable » ! ! ! ?

Bref, on efface tous les points préoccupants, on continue comme ça… Une vraie dinguerie !

Avant le vote, la CGT Capgemini a insisté sur le fait que l’argumentaire présenté ne pouvait pas servir d’appui à un avis favorable. Malgré son appel à voter “CONTRE”, la CGT Capgemini est restée seule à ne pas cautionner la permissivité ambiante. C’est bien souvent que la CGT se sent seule à vouloir améliorer la vie des salarié·es. Résultat du vote :

Pour = 20 Contre = 4 (CGT) Abstention = 0

Enfin, rien n’est perdu, il n’est jamais trop tard. La CGT organise des assemblées  générales sur les gros sites Capgemini pour défendre nos augmentations. Toutes les organisations syndicales sans exception ainsi que toutes et tous les salarié·es seront bienvenues lors de ces interventions.

LE PAPRIPACT AU SECOURS DE SHERLOCK HOLMES

Image de Sherlock Holmes : La moyenne est haute, les notes sont bonnes. Mystery solved !Concernant le décès soudain d’un salarié ER&D en 2024, les circonstances ont fait que le retour d’enquête n’a pu s’appuyer que sur des hypothèses ; ce qui, reconnaissons le, est regrettable.

Le contexte particulier du ou de la salarié·e en télétravail loin de son site de rattachement, les éléments manquants, le mode de gestion en distanciel et les difficultés de réactivité notamment avec une partie très réduite de la cellule familiale peu encline à remuer sa douleur auprès des délégué·es de la CSSCT ont grandement compliqué la tâche. En résumé, face à une situation qui n’avait rien d’ « Elémentaire mon cher Watson », la CSSCT a dû orienter ses conclusions en s’appuyant sur le Papripact (fichier de prévention des risques professionnels). En l’occurrence, c’est la case où la situation correspondait le mieux et où le risque s’avérait être le plus élevé qui a été retenue. C’est donc basé sur une probabilité qui appelle à une meilleure hygiène de vie et préconisant la pratique du sport que s’est soldée cette enquête.

Salut Giorgio

Image d'un retraité heureux. "Salut Giorgio"Le président du CSEE Georges Dorgal a quitté les infâmes syndicalistes de l’instance. En effet, la retraite l’a appelé après quelques mots d’adieux résumés ici.

Dans l’ensemble il s’est dit heureux de ses échanges avec les élu·es qui se sont toujours passés dans un respect mutuel et ne doute pas que cela perdurera dans les mêmes conditions avec le nouveau président Christophe Vidal. Il ajoute être globalement content de l’expérience malgré certains désaccords comme notamment les orientations stratégiques.

Effectivement, pour lui, elles ont été injustement malmenées puisque contrairement à une époque où Sogeti Hi-Tech / DEMS était sur la sellette, aujourd’hui ER&D a parfaitement sa place au sein du groupe, elle a très bien intégré l’orga One-Capgemini appuyée par ses résultats…

Ben oui, ER&D capte le Crédit-Impôt-Recherche de l’état, comme pour toute bonne entité du groupe, ER&D réduit le nombre de salarié·es, ER&D fixe des GOP inouïes qui viennent rogner sur la part des salarié·es qu’on va ensuite augmenter au minimum. Franchement, on est d’accord, la direction a joué son rôle.

Alors, salut Georges mais ne part pas avec la caisse !

 

Image de Sherlock Holmes : La moyenne est haute, les notes sont bonnes. Mystery solved !

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Publié le :
4 mars 2025

Flash CSE Infra janvier 2025

EFFECTIFS : LA DÉCROISSANCE, C’EST TENDANCE ?

Dessin humoristique de Babouse. "Vous faites d'énormes bébéfices, ce n'est donc pas un licenciement économique ! Réponse du patron : Justement, je licencie pour faire d'encore plus gros bénéfices !Les effectifs de Capgemini Infra en France baissent de façon quasi continue, mois après mois, depuis décembre 2022. En 2023, cette baisse avait été masquée par l’arrivée de salarié·es venant d’autres entités du groupe. En 2024, il n’y a quasiment pas eu de mutations et la baisse des effectifs a été de près de 500 salarié·es, soit 8,5 % des effectifs. Sur 2 ans, hors mutations, la baisse est énorme : 950 salarié·es soit -15,8 % !Et pour 2025 ? La direction espère une croissance des effectifs mais refuse de donner un objectif chiffré…

Cette baisse considérable du nombre de salarié·es s’explique principalement par la faiblesse des recrutements et l’ampleur des démissions. Comme on le voit dans le tableau ci-contre, le nombre de recrutements a beaucoup baissé en 2024, il est du même ordre qu’en 2020, année peu faste pour les recrutements à cause du Covid. Si les démissions régressent, elles demeurent à un niveau élevé et sont même en 2024 supérieures aux recrutements. A noter aussi un bond des ruptures conventionnelles (RC) en 2024, ainsi qu’une hausse des fin de CDD qui sont passés de 75 en 2020 à 105 en 2024.

Sinon… Le taux de féminisation progresse de 18,9 % en 2020 à 21,6 % en 2024, mais force est de constater qu’il reste modeste. La proportion d’ETAM dans les effectifs est passée de près de 20 % en 2019 à moins de 10 % en 2024 : il serait peut-être temps de les passer cadres, avec une augmentation de salaire qui leur garantisse au minimum le maintien de leur pouvoir d’achat.

La direction se félicite d’un « taux d’attrition » faible, inférieur à la concurrence. La réalité est moins flatteuse. En additionnant le nombre de démissions, de licenciements, de ruptures de période d’essai, de RC (ruptures conventionnelles), de départs en retraites, de fin de CDD, on arrive à un taux (par rapport à l’effectif  total) de 18,7 % en 2024.

SOF : LA DIRECTION VEUT SON HAPPY END !

La direction se gargarise d’un taux de repositionnement qui « avoisine les 100 % », pour les salarié·es touché·es par la perte du contrat SOF. Comme nous l’avions déjà dénoncé dans des flashs précédents, c’est manifestement mensonger. Des élu·es pointent que des salarié·es ont été « oublié·es » ici ou là dans le décompte de la direction. De plus, la direction n’intègre pas la baisse des effectifs sur la partie « projet » du contrat après son renouvellement : d’après les chiffres fournis par la direction, il y en avait 129 salarié·es en mars 2024, il n’y en a plus que 66 en janvier 2025. Et puis la direction compte parmi les « repositionné·es », les salarié·es qui ont quitté l’entreprise : cela représente au moins 63 salarié·es.

TANT QU’IL RESTERA UN·E SALARIÉ·E SOF EN INTERMISSION, LA CGT CONSIDÉRERA QUE LA QUESTION SOF N’EST PAS RÉGLÉE.

D’après les chiffres fournis par la direction, il reste au minimum 18 salarié·es en inter-mission. Tant qu’il restera un·e salarié·es SOF en inter-mission, la CGT considérera que la question SOF n’est pas réglée. De plus, parfois le repositionnement pose problème. La CGT est vigilante sur la qualité et la pérennité du « repositionnement » professionnel, un « prépositionnement » virtuel sur un contrat, voire une « immersion » dans un contrat ou une affectation à un projet interne, ne respectent pas ces critères.

La politique de la direction, c’est : il faut à tout prix repositionner les salarié·es même si le contrat n’est pas ficelé. C’est bon pour les stats et tant pis pour les salarié·es !

Nous en avons un bel exemple :

Ah, un nouveau contrat pour Cherbourg, a priori une bonne nouvelle …Sauf que la direction n’a pas anticipé et a envoyé des salarié·es au casse-pipe. Et seulement 3 semaines après le démarrage, c’est le désastre, surcharge de travail et des salarié·es en grande souffrance. La direction, qui rappelons le, est responsable de l’organisation du travail, est en train d’en revoir en catastrophe les modalités : delivery au client, amplitude des horaires, planning des astreintes, etc. Difficile de ne pas tirer sur l’ambulance…

REPLICON : QUAND LA DIRECTION NOUS PREND POUR DES C… !

Replicon, nouvel outil (groupe) de déclaration du temps de travail, qui remplace Teweb, MyRhoom, etc., a été déployé sur Infra le 20 janvier dernier. Suite aux nombreuses remontées des salarié·es et aux multiples problèmes rencontrés, les élu·es, toutes étiquettes syndicales, ont demandé à la direction une présentation et un état d’avancement du projet. Celle-ci a botté en touche, en renvoyant au CSEC, qui a été consulté à ce sujet… à l’été dernier.

Et notre DRH a déclaré que Replicon était un outil « intuitif et convivial » : bref, un mélange de mauvaise foi et de mépris envers les salarié·es.

Dessin humoristique de Babouse. "Vous faites d'énormes bébéfices, ce n'est donc pas un licenciement économique ! Réponse du patron : Justement, je licencie pour faire d'encore plus gros bénéfices !

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Flash CSE Appli janvier 2025

Vers l’infini, mais pas au-delà…

La première réunion du CSE appli, qui s’est tenue le 23 janvier, a permis de faire un bilan de l’année 2024 et de se projeter sur 2025. En termes de chiffres d’affaires, l’année 2024 se termine par une diminution de 3 % par rapport à 2023. Compte tenu de la conjoncture, c’est beaucoup moins catastrophique que ce que nous annonçait la direction pour justifier les non augmentations, entre autres). Il s’agit ici du périmètre CSE Appli (18 000 salarié·es) à ne pas confondre avec le groupe Capgemini France (45 000 salarié·es) ou Capgemini World.

Concernant l’emploi, les chiffres sont beaucoup moins bons :

  • Recul des effectifs de 5 % par rapport à 2023
  • Hausse des licenciements de 20 %
  • Hausse des ruptures conventionnelles de 30 %. Pour la première fois, nous dépassons le seuil de 300 ruptures conventionnelles sur une année.

Et si on regarde l’évolution par périmètre :

  • FS et Apps ont vu leurs effectifs diminuer
  • Stabilité pour Sogeti et I&D

Les salarié·es ont encore une fois été la variable d’ajustement. N’hésitez pas à nous remonter tous les comportements déplacés, notamment lors des réunions intercontrat (KickOFF et Web event). L’intercontrat n’est pas une honte, il fait partie de la vie d’une SSII ou ESN. Surtout, ne culpabilisez pas si vous êtes dans cette situation !

Et pour 2025, la direction vise 5 % de croissance !

Les évadés

Après une année de travaux et de réunions, la mise en place du nouveau CSE prendra forme dans quelques semaines.

Nous partions de loin :

  • Près de 10 000 salarié·e·s sur 18 000 ne se connectaient jamais au CSE, alors que chaque salarié·e contribue à hauteur de 350 euros au budget du CSE
  • Des milliers d’euros de subvention pour certain·es sala-rié·es (1 % des salarié·es consommaient 10 % du budget avec un record de 10 000 euros de subvention pour un·e salarié·e)
  • Une offre très inégalitaire en fonction des régions

Nous aurions pu continuer sur la même lancée, mais nous avons décidé de partager plus équitablement le budget. En résumé, les grandes lignes ont été reprises (vacances, subventions, week-ends) en y ajoutant des chèques vacances, l’écoresponsabilité et la mise en place d’une billetterie dématérialisée pour tout le monde. Enfin, dernière nouveauté, il n’y a plus de critères d’ancienneté pour bénéficier des offres du CSE !

Cette « règle » était en effet illégale, car les ASC du CSE doivent être pour toust·es les salarié·es.

The Truman Show

La plupart des salarié·es Capgemini disposent dans leur contrat de travail d’une clause de mobilité : « Compte tenu de la nature même de notre métier de prestataire informatique [de services et de conseil] et de l’implantation nationale, voire internationale d’un grand nombre de nos client·es, il est expressément convenu entre les parties que vous pourrez être amené·e à effectuer des déplacements de durée variable (quelques jours à quelques mois) dans toute région ou pays dans lesquels l’activité de la Société s’exercera ».

Dans un échange entre la direction et l’inspection du travail, la direction a reconnu que cette clause était abusive (CF syntec article 11.6) et voici son interprétation : « Concernant la clause dite de “mobilité mission”, il ne s’agit pas d’une clause telle que celle visée par les dispositions citées de la convention collective qui visent le changement de lieu de travail. Cette clause vise à interpeller nos salarié·es, notamment consultant·es, qu’eu égard à la nature de leurs fonctions, iels peuvent être appelé·es à se déplacer en mission. Il s’agit donc d’une mobilité inhérente à la fonction permettant des déplacements temporaires pour se rendre sur le lieu de réalisation de leur prestation de travail en mission chez un·e client·e. »

À l’avenir, ne vous laissez pas impressionner lorsque votre supérieur·e vous pousse à déménager : contactez la CGT !

Dessin humoristique de babouse : un employé dit au patron "D'accord avec vous : il faut que ça change ! … A commencer par vos projets de changements !!!"

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Flash CSE Central Janvier 2025

ET UN TOUR DE VIS SUR LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DE L’UES CAPGEMINI !

La direction a ajouté des restrictions pour les salarié·es et des pouvoirs supplémentaires pour la direction, dans le règlement intérieur qui est déjà long comme le bras.
Une nouvelle obsession de la direction semble être les casiers, caissons et vestiaires, individuels ou collectifs. Ainsi, sous couvert d’« hygiène et de sécurité au travail », il est interdit aux salarié·es d’y stocker des denrées périssables (même pour une courte durée ?) et des matières dangereuses (c’est quoi précisément une matière dangereuse dans la consommation courante ?) et la direction s’attribue le droit de les ouvrir à tout moment, hors de la présence des salarié·es qui les utilisent. La direction ferait mieux de se préoccuper de fournir des casiers ou de caissons en quantité suffisante, il en manque sur certains sites. Une autre obsession de la direction semble être le badge professionnel. Chaque salarié·e a l’obligation de le porter « en permanence et de manière visible » dans les locaux de l’entreprise et aussi de le retirer à l’extérieur. Gageons que la hiérarchie va donner l’exemple. De plus, il est interdit d’entrer à plusieurs avec un seul badge : alors si un chef vous demande de le faire passer dans un « portillon non gardienné », parce qu’il a oublié son badge, surtout refusez…
Sur la vidéoprotection, la direction se fait un malin plaisir de rappeler « la consultation cadre » par laquelle le CSEC, malgré l’opposition de la CGT, avait renoncé à son droit d’être consulté sur le déploiement de tout nouveau dispositif de vidéoprotection sur un site Capgemini.
Enfin, rappelons que l’article 18 sur « la neutralité » (sic), qui interdit aux salarié·es « le port visible de signes politiques, philosophiques ou religieux distinctifs et de manifester ses convictions politiques, philosophiques ou religieuses », constitue une violation manifeste de la liberté d’expression des salarié·es sur leur lieu de travail.

ET UN TOUR DE VIS SUR LA CHARTE INFORMATIQUE DE L’UES CAPGEMINI !

Dessin humoristique de BabouseQuelques exemples. L’article « sécurisation de l’espace de travail » stipule que un·e salarié·e « est responsable de la sécurisation de son espace de travail physique et virtuel, individuel et collectif » : donc y compris l’espace de travail collectif ? Dans l’article « accès au système d’information et au réseau », il est interdit à un·e salarié·e de se connecter à un réseau client avec un pc fourni par Capgemini : comment dans ces conditions les salarié·es en clientèle peuvent ils, pendant leurs heures de travail, remplir les multiples tâches administratives imposées par Capgemini ? Les articles « Messagerie professionnelle et utilisation d’internet » et « Utilisation des réseaux sociaux et des sites/espaces ouverts » sont assortis d’un tas d’interdictions supplémentaires : rappelons que chaque salarié·e a la possibilité d’en avoir une utilisation personnelle sur son lieu de travail et dispose d’un droit à la liberté d’expression au travail.
Au fil des modifications successives de la « charte d’utilisation du système d’information et de protection des données », la direction reporte de plus en plus sur les salarié·es ses propres responsabilités en matière de sécurisation des données de l’entreprise et de ses clients. De plus, elle fait peser sur les salarié·es de plus en plus de devoirs et d’obligations tout en ne leur fournissant pas les moyens, en termes de formation ou d’équipement. Si vous avez des questions ou des soucis,
n’hésitez pas à contacter vos représentant·es CGT.

LES RPS PIXELISÉS ?

Dessin humoristique de BabouseDans les flashs CGT CSEC des mois derniers, nous avions évoqué les différentes briques de la grosse réorg globale et mondiale baptisée Pxcell : dans le désordre, « getsuccess », « people manager », « taxonomie », « unified grades », « professionnal communities », « replicon », réorg des services RH, etc. Sous couvert de standardisation et de normalisation à l’échelle du groupe, ces projets sont déployés à marche forcée en ce début d’année, tout en n’étant pas finalisés, et pas adaptés à l’environnement d’un pays comme la France. De plus ils constituent un chamboulement complet des conditions de travail pour l’ensemble des salarié·es, notamment un changement d’équipe, de manager, d’interlocuteur (en premier lieu un robot, en second lieu un support offshore) et présentent une menace grave de RPS (risques psycho-sociaux). Même la direction semble appréhender des RPS. Et elle a une solution, faire appel à un cabinet extérieur, Oasys, dirigé par une certaine Myriam El Khomri. Oui, il s’agit bien de l’ancienne ministre du travail de Hollande, chargée d’appliquer la fameuse loi travail de 2016, laquelle a constitué une grave régression sociale et fait descendre dans la rue des centaines de milliers de salarié·es. On est mal barré·es !

LE CSEC SE PRONONCE CONTRE L’ÉGALITÉ PRO !

Le CSEC avait engagé une expertise pour déterminer quelle serait la meilleure méthode pour identifier les écarts de salaires entre femmes et hommes. Nous l’expliquions dans le flash CGT CSEC d’octobre 2024, la méthode utilisée jusqu’ici, dite des « comparatios » est une usine à gaz et comporte beaucoup de trous dans la raquette. Résultat, la majorité UNSA-CFDT-CFTC-FO du CSEC a choisi, avec le soutien de la direction, de continuer avec la méthode des « comparatios », au lieu d’opter pour la méthode dite des « nuages de points » qui est beaucoup plus performante : sans commentaires !

Dessin humoristique de Babouse

À propos

Publié le :
26 février 2025

FLASH CSE Ingénierie décembre 2024

ATTENTION ! DATE LIMITE DE CONSOMMATION

Avant d’entamer cette nouvelle année que l’on vous souhaite pleine de vie et de bonnes nouvelles, le CSE a soldé quelques sujets en décembre 2024 comme :

  • « La politique sociale, les conditions de travail et l’emploi en 2023 ».

D’abord, pour la CGT, la perte d’effectifs ne peut constituer une bonne nouvelle pour l’activité. Ensuite, on observe que lors de cette année faste que fut 2023, 71 % des salarié·es Capgemini ont perdu du pouvoir d’achat quand notre PDG disposant déjà d’un salaire annuel de 1 million d’€ a bénéficié depuis, d’une augmentation de 30 % ! La CGT Capgemini ne saurait encourager ce genre de choix et demande que Capgemini procède à un rattrapage de salaire via une augmentation générale pour toutes et tous.

  • Concernant cette analyse (de 2023 !), les OS ont été consultées. Si la CGT Capgemini s’exprimait sur les politiques d’il y a 10 ans, on lui rétorquerait qu’il y a prescription. C’est pourtant bien la même logique que l’on constate pour de nombreux points rendus obligatoires par la loi.

Mais avant 2025, le CSE va devoir évacuer quelques sujets.

  • Le bilan HSCT 2023. Ce rapport établit tous les faits saillants comme les DGI, Droits d’alerte, fluctuations des cotisations TMP, Fiches d’exposition de la Médecine du Travail etc.

Mais aujourd’hui, en 2025, ça va intéresser qui ?

  • Enquête confiée à la CSSCT par le CSEE à la suite du décès d’un salarié sur le site 147.

Le manque d’informations a enlisé l’enquête dès le départ, de nombreuses hypothèses n’ont pu être vérifiées, la commission présentera toutefois un compte-rendu au prochain CSEE de 2025.

BONNE ANNÉE !

Certes nous rechignons à distribuer des goodies made in China, mais ceux qui nous croisent peuvent quelquefois déguster des viennoiseries avant une journée de travail, garder sur un coin du bureau des violentomètres adaptés à notre métier, ou bien profiter des thés solidaires que nous distribuons. Cette année, chez ER&D la CGT vous propose un affreux graphique direction-compatible… Consultez l’autre page de ce flash, situez-vous dans la case qui vous concerne et comparez votre salaire à celui des collègues. Voilà, vous êtes heureux·se ? Si ce n’est pas le cas, rejoignez-nous pour œuvrer à le devenir.

Tableau des augmentations 2023 réagencées sur l’organisation 2024

Tableau des augmentations 2023 ER&D

*CoE :  ce n’est pas le Conseil d’Orientation pour l’Emploi, ni le Conseil Œcuménique des Eglises. ^^ Non, c’est le Centre d’Excellence. Ca va là haut le boulard ?
Cela confirme la manipulation que l’on dénonce régulièrement : tu n’es pas collaborateur ou collaboratrice, mais salarié·e subordonné·e.

Tu viens de lire ce schéma en pensant au pauvre Aiman Ezzat qui n’a eu que 30 % d’augmentation. Mais peut-être que finalement, ça roule pour toi. Que t’es confort et bien installé·e. Alors regarde un peu par la fenêtre.

Le Salaire de Base Annuel Médian de notre entité est le plus bas de toutes les entités. En plus, si tu travailles dans le secteur de l’énergie, les augmentations sont moindres que pour les autres secteurs. Et enfin, rappelle toi que si tu es en région, ton salaire est inférieur de 27 % à tes équivalents IDF.

Meme hésitation entre ne pas augmenter les salaires et ne pas former les salarié·es

À propos

Publié le :
21 janvier 2025

Flash CSE Central décembre 2024

Les rapports d’expertise commandés par le CSEC donnent quelques informations intéressantes en matière économique et sociale. Pour rappel, l’UES Capgemini se compose des CSE Appli (et ses sous-entités Apps, FS, Sogeti, etc.), Infra (CIS), Ingénierie (ER&D), Invent (Consulting) et Corporate (Services et Gouvieux). Elle représente la partie française du groupe (monde), moins l’UES Altran (Altran a été racheté par le groupe Capgemini en avril 2020) et la société chapeau, Capgemini SE.

RÉSULTATS ÉCONOMIQUES DE L’UES : EN LIGNE AVEC CEUX DU GROUPE

Le chiffre d’affaires (managé) de l’UES Capgemini (hors Corporate) représente environ 16 % du chiffre d’affaires du groupe. Il connaît une évolution en phase avec celui du groupe. L’UES Capgemini a même fait mieux en 2023 avec +3,7 % de croissance contre +2,4 % pour le groupe. Elle a un taux de marge opérationnelle confortable, comparable à celui du groupe : elle a fait légèrement mieux en 2022 avec 13,2 % contre 13 % pour le groupe. Elle a décroché un peu en 2023 et cela risque de se poursuivre en 2024, le marché européen et notamment français étant moins dynamique et moins lucratif que le marché américain.

Bref, quand la direction nous dit qu’en France la situation économique de Capgemini n’est pas bonne, par exemple pour justifier une non augmentation de notre salaire, il faut lui répondre, chiffres à l’appui.Dessin humoristique de Babouse

TAXES VERSÉES AU GROUPE : EN HAUSSE !

L’UES Capgemini verse au groupe différentes taxes qui servent à gaver les cadres dirigeants : les « logo fees » (pour pouvoir utiliser la marque du groupe), les « management fees » (pour « bénéficier » des services administratifs du groupe), les allocations « SBU » (pour payer les coûteux services centraux du groupe), les attributions gratuites d’actions (là, pas besoin de traduire !). Leur montant total est passé de 5,8 % du chiffre d’affaires de l’UES en 2019 à 6,8 % en 2023. Il croit nettement plus que le chiffre d’affaires ou la marge opérationnelle : par exemple en 2023 il a augmenté de 10 %, contre 3,7 % pour le chiffre d’affaires et 1,3 % pour la marge opérationnelle de l’UES. A la 1ère place sur le podium, les allocations SBU avec +15 % par rapport à 2022. Quant aux actions gratuites, leur nombre a explosé de +22 %, leur valeur a augmenté de « seulement » +7 % car l’action a baissé en 2023.

IMPÔTS PAYÉS PAR CAPGEMINI EN FRANCE : « OPTIMISÉS » !

Initialement, Capgemini devait verser 126,6 millions d’euros au fisc français en 2023. Mais la France possède une attractivité fiscale indéniable, quoiqu’en dise le MEDEF. Déduisez le fameux CIR (Crédit d’Impôt Recherche, 71 millions d’euros !), les déficits de quelques filiales (Capgemini a 23 filiales en France !) dans le cadre de l’intégration fiscale, le crédit d’impôt étranger, le crédit d’impôt mécénat, etc. Résultat, Capgemini n’a payé en tout que 41,7 millions d’euros d’impôts en France, ce qui représente moins de 1 % du chiffre d’affaires et de l’ordre de 7 % de la marge opérationnelle, réalisés en France. Une baisse d’impôt des 2/3 : elle est pas belle la vie pour les grandes entreprises ?

ET POUR LES SALAIRES, C’EST TOUJOURS LA SOUPE À LA GRIMACE…

Pour la suite, sdbam signifie salaire de base annuel médian. C’est du brut fixe, sans la partie variable. Quand l’année n’est pas précisée, il s’agit de 2023.

Le sdbam sur l’UES a progressé de +3,9 % par rapport à 2022, alors que l’inflation était de 4,9 %. Il a progressé de +7,4 % depuis 2019, alors que l’inflation cumulée de 2019 à 2023 est de 13,3 %. La CGT le rappelle régulièrement, la grande majorité des salarié·es de (qui restent à) Capgemini subit une baisse de pouvoir d’achat depuis des années. Chaque salarié·e (y compris en incluant les 8159 salarié·es « offshore » qui travaillent pour l’UES) a produit une richesse moyenne (chiffre d’affaires annuel managé divisé par le nombre de salarié·es) de 98 k€ et a rapporté à l’entreprise un bénéfice moyen (marge opérationnelle annuelle divisée par le nombre de salarié·es) de 12,6 k€ : et la direction nous dit qu’en France nous ne sommes pas productifs !

DE FORTES DISPARITÉS DANS LES SALAIRES

Le sdbam connaît d’importantes disparités au sein de l’UES Capgemini :

  • au plan géographique : il existe un écart de +27 % en faveur de l’IdF par rapport aux autres régions, et hors IdF, l’écart varie en tout de 6 % entre la région du Nord (40k€) et la région Rhône-Alpes-Auvergne (42,3k€)tableau des sdbam par régions
  • par entité ou sous-entité : ER&D a le plus bas sdbam ; à l’opposé, Capgemini Services a un sdbam qui est 2,5 fois celui de ER&Dtableau des sdbam par établissement juridique
  • par grade : à noter que pour les grades les plus élevés, s’ajoute la partie variable (qui ne concerne en tout que 17 % des salarié·es de l’UES) : par exemple la rémunération médiane des VP est 6 fois celle des grades A !tableau des sdbam par grade

CONGÉS : LA DIRECTION PERSISTE DANS L’ILLÉGALITÉ

La direction a présenté la note de service sur le temps de travail pour l’année 2025. La CGT, comme les années précédentes, a dénoncé l’illégalité de l’article 4.1 intitulé « cas particulier de la fermeture du site client ». Les références faites à la convention collective Betic sont fallacieuses. Celle-ci ne parle pas de la fermeture de site client mais de la fermeture de l’entreprise (employeur), donc de Capgemini. La direction ne peut donc pas imposer à un·e salarié·e de prendre des congés payés (sauf les RTT à l’initiative de l’employeur) en cas de fermeture d’un site client.

Dessin humoristique de Babouse

À propos

Publié le :
17 janvier 2025

Flash CSE Infra décembre 2024

LA CGT DÉFEND LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES SALARIÉ·ES

Le 8 décembre 2023, une élue CGT du CSE déclenchait une procédure d’urgence appelée DGI (Danger Grave et Imminent), à cause de graves manquements de Capgemini à ses obligations légales d’assurer la santé et la sécurité de salarié·es travaillant dans un data center d’un client. La totale : pas d’habilitation électrique, pas d’équipements de sécurité (chaussures, casques, gants, lunettes de protection), pas de communication du plan de prévention (document devant identifier et prévenir les risques lors de l’intervention de prestataires externes).

Ce DGI, clos le 25 avril 2024, a remédié à ces problèmes. Il a été suivi d’un audit qui a porté sur tous les datacenter ou interviennent des salarié·es de Capgemini et qui a permis de corriger plusieurs « oublis » de la direction.

LA POLITIQUE ANTI-SOCIALE DE CAPGEMINI

Le sdbam (salaire de base annuel médian) a progressé de 5,2 % sur Infra en 2023. Par rapport à une inflation de 4,9 %, c’est flatteur. Mais 2023 reste une exception. Sur plusieurs années, la grande majorité des salarié·es de Capgemini Infra a subi une baisse de pouvoir d’achat : ainsi, entre 2019 et 2023, le sbdam a progressé de 10,5 % alors que l’inflation cumulée s’élève à 13,3 %.

Le sdbam connaît de grandes disparités au sein d’Infra. Il existe par exemple 32 % d’écart en faveur de l’IdF par rapport aux autres régions, et hors IdF, l’écart varie de 7,5 % entre Toulouse et la région Sud-Est. En ajoutant la partie variable, la rémunération médiane des VP est près de 7 fois celle des grades A. La moyenne des 10 plus gros salaires (435k€) représente près de 19 fois la moyenne des 10 plus petits salaires (23k€).

Pour comparer avec les autres entités de l’UES, voir le flash CGT CSEC de décembre 2024. A noter que le sdbam sur Infra est inférieur à celui de l’UES.Tableau SDBAM Infra par régions

Tableau SDBAM Infra par grades

La politique anti-sociale de Capgemini ne se mesure pas seulement sur les salaires, mais aussi sur la santé et la sécurité au travail. Le nombre de jours de maladie a augmenté de 30 % entre 2022 et 2021 et de 9 % entre 2023 et 2022. Le nombre d’accidents de travail ou de trajet a quasiment doublé entre 2023 et 2022. Le nombre de décès se situe à un niveau bien supérieur à la moyenne nationale. Le covid a bon dos ! Ne serait-ce pas plutôt du à une plus grande pression du management sur les salarié·es ?

LA POLITIQUE ANTI-SOCIALE DU CSE

Les modifications des règles de subvention aux ASC (activités sociales et culturelles) pour 2025 adoptées par le CSE constituent une nette régression pour les salarié·es : le montant maximum des subventions est diminué, les plafonds des tranches sont abaissés, l’âge maximum pour les enfants ayant droit passe de 22 à 18 ans, le cadeau pour les heureux évènements passe de 80 à 50 euros., etc. Les salarié·es qui ont les plus petits revenus (les 1/3 qui se situent dans les 3 premières tranches) en seront les premières victimes, car iels devront payer plus pour leurs loisirs (puisque leur taux de subvention est réduit). Il est donc probable qu’un certain nombre y renonceront…

 

 

Dessin humoristique d'Allan Barte : Titre : 'Ne pas abandonner les CSE de Capgemini au secteur marchand' Dessin d'un gros paquet d'argent donné à un prestataire qui se frotte les mains Cigare et sourire aux lèvres. "Occupez les comme vous voulez, ça m'est égal !"

Ce n’est sûrement pas grave pour la majorité CFDT-CFTC-FO-UNSA qui gère le CSE, car cela correspond à son objectif qui est de faire le maximum d’économies en 2025, pour pallier notamment aux errements de sa gestion du budget ASC lors des années précédentes (voir flash CGT CSE Infra d’octobre 2024). Ah si, il existe un domaine ou l’austérité ne s’applique pas, c’est sur la billetterie Meyclub (filiale de la multinationale Edenred) ou le taux de subvention double.

Le secrétaire, CFDT, de la commission ASC du CSE a mis la pression sur les élu·es. Voulant peut-être imiter un ex premier ministre, il a menacé : si les règles pour 2025 ne sont pas votées, ce sera le chaos. Et bien non, c’est comme pour le budget de l’État, les règles actuelles auraient continué à s’appliquer.

 

Dessin humoristique d'Allan Barte : Titre : 'Ne pas abandonner les CSE de Capgemini au secteur marchand' Dessin d'un gros paquet d'argent donné à un prestataire qui se frotte les mains Cigare et sourire aux lèvres. "Occupez les comme vous voulez, ça m'est égal !"

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