#Flash

Flash CSE Central octobre 2025

Un nouveau projet immobilier : Grenoble

La direction voudrait fermer le site de Montbonnot (dans la banlieue grenobloise) et transférer les 746 salarié·es (Appli, Infra, ER&D, Altran) qui y sont rattaché·es, sur un nouveau site en construction, distant de 3 km. Les projets immobiliers de la direction se suivent et se ressemblent : réduction drastique de la surface du site et du nombre de postes de travail, et diminution des coûts. Ici, il est envisagé 60 % de m² de bureau en moins et 60 % de postes de travail en moins. Le taux de flex-office passerait d’environ 1 (1 poste de travail pour 1 salarié·e travaillant sur site) à 0,4 (soit 2 postes de travail pour 5 salarié·es). Avec à la clé, un gain de seulement ( !) 46 % sur les coûts immobiliers : eh oui, comme le déplore semble-t-il la direction, le neuf coûte plus cher que l’ancien. Mais comme le neuf est censé être nettement plus vertueux environnementalement que l’ancien, cela permet d’améliorer facilement l’image de l’entreprise en matière de RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale), et donc cela vaut bien quelques petits sacrifices.

La livraison du nouvel immeuble est prévue pour le dernier trimestre 2027. La CGT déclare que le CSEC doit être consulté ultérieurement sur l’aménagement du nouveau site et sur le déménagement des salarié·es. La direction réfute, considérant que le CSEC est consulté en cette fin d’année 2025 sur l’ensemble du projet, puisque dans l’intitulé du point à l’ordre du jour, signé conjointement par le président du CSEC (la direction) et le secrétaire du CSEC (représentant les élu·es), figure aussi le volet « déménagement des collaborateurs sur le site de Meylan » : ubuesque !

Un nouveau projet immobilier : Brest

La direction voudrait regrouper les 2 sites actuels (l’un Altran avec 61 salarié·es, l’autre Capgemini avec 205 salarié·es) dans un nouvel immeuble en construction, situé plus près du centre-ville de Brest. Dans le premier tableau présenté par la direction, il y aurait actuellement 844 m² de surface et 86 postes de travail, et dans le futur cela passerait à 976 m² de surface et 90 postes de travail. Enfin un projet immobilier qui augmenterait à la fois la surface de bureau et le nombre de postes de travail ! C’est évidemment trop beau pour être vrai….

Ce tableau est mensonger puisque les chiffres fournis pour la situation actuelle ne prennent pas en compte le site Altran de Plouzané, alors que la situation future reflète le site commun qui réunira les salarié·es Altran et Capgemini. D’ailleurs, sur les 90 postes de travail du nouveau site, combien pour les salarié·es de l’UES Capgemini ? La direction, qui n’hésite pas à retoquer les questions des élu·es qui débordent sur l’UES Altran, parce que, rappelle-t-elle, ce n’est pas dans le périmètre du CSEC Capgemini, est incapable de répondre…

Malheureusement, la recette brestoise est la même que pour les autres projets immobiliers : réduction drastique du nombre de postes de travail (ici de 40 %), et un taux de flex-office qui tomberait à 0,5 (soit 1 poste de travail pour 2 salarié·es), avec à la clé, une réduction des coûts immobiliers, non négligeable, de 25 %. Cette fois, la direction n’a souhaité consulter le CSEC que sur la prise de bail et pas sur le déménagement des salarié·es qui, comme pour Grenoble, est prévu fin 2027.

a pair of red and blue surfboards sitting next to each otherNEO : quelle réalité derrière la fiction ?

NEO est le nouvel « outil intelligent » (sic) de Capgemini. Il est basé, sans (mauvais) jeu de mot, sur l’outil IA Gemini de Google. Il remplacera AskAdam début 2026. Selon la direction, il est « plus simple, rapide et intuitif » et comprend de nombreuses nouvelles fonctionnalités. Il accompagnera bien mieux au quotidien l’ensemble des salarié·es de Capgemini, il fournira une assistance spécialisée pour certains métiers, permettra d’effectuer des recherches intégrées sur le web, etc. Mais plus concrètement et plus précisément ? La présentation étant tellement générale et apologétique, il faut espérer que l’expertise commandée par le CSEC permettra d’échapper à la pilule bleue véhiculée par la com de la direction et de trouver où se situe la pilule rouge.

Des transferts de salarié·es à géométrie variable

La direction présente un plan de transfert vers ER&D des salarié·es Appli travaillant sur l’activité MES (Manufacturing Execution System). Celui-ci intervient après le transfert des salarié·es travaillant sur l’activité PLM : voir les flash CGT CSEC de juillet et septembre. L’objectif annoncé est le même, : regrouper les salarié·es travaillant sur une même activité. La sous-entité de départ est la même, PBS de Apps, la sous-entité d’arrivée est la même, DCM de ER&D. Mais la méthode diffère : dans le cas de PLM, la direction, via un apport partiel d’actif, impose le transfert aux salarié·es qu’elle a étiquetés comme travaillant sur cette activité ; dans le cas de MES, le transfert se fera sur la base du volontariat. Qu’est-ce qui justifie cette différence de traitement ? Pourquoi ne pas laisser le choix aux salarié·es PLM ?

Pilule rouge et pilule rouge

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Publié le :
25 novembre 2025

Flash CSE Infra septembre 2025

CYBERSÉCURITÉ : CETTE FOIS, C’EST LA BONNE ?

Après le regroupement de la plus grande partie des activités cybersécurité chez Infra, la direction claironnait sur un effet « cyberboost ». Or, et nous l’avons évoqué régulièrement dans nos flashs, la réalité dans ce secteur a été tout autre : alors que le marché progresse fortement, l’activité de Capgemini Infra régresse. La direction a fini par le reconnaître et présente un plan de réorg de la practice cybersécurité dans P&C.

Ah non, rectifie la direction dans sa langue de bois habituelle, ce n’est pas une « réorg », c’est une « évolution de l’organisation », dont l’objectif affiché est de passer d’une organisation « verticale et pyramidale » à une organisation « agile », « go to market », qui colle beaucoup mieux aux attentes d’un marché « en pleine évolution ». Une réorg commerciale donc… Bizarrement, cela va se traduire par la création de 3 nouveaux pôles de compétence technique, pour « renforcer l’expertise technique » : or on sait que le commercial et la technique ne font pas forcément bon ménage.

En tout cas, c’est flou. Pour la CGT, raison de plus pour faire une expertise. Certains syndicats, CFTC, CGC, UNSA, sont contre. Coïncidence ou pas, la direction le déconseille fortement aux élu·es, elle n’a d’ailleurs pas intégré le délai pour une expertise dans son calendrier prévisionnel.

Finalement, le CSE vote majoritairement pour une expertise. La direction déclare alors que les élu·es du CSE n’ont pas compris que c’était un projet stratégique, que l’expertise allait faire perdre du temps (1 mois !) pour relancer l’activité cybersécurité, etc. Encore un bel exemple du « dialogue social » pratiqué par la direction.

ATR : DE MAL EN PIS !

Comme l’an dernier, la direction a mis en place à l’automne une session de rattrapage pour les augmentations individuelles de salaire (ATR dans son jargon). L’enveloppe est maigre : 9 % des salarié·es ont été augmenté·es avec une augmentation médiane de 2,6 %. En tout, avec la session de mars, cela représente seulement 1/3 des salarié·es. Ce qui signifie que 2/3 des salarié·es chez Infra ne sont pas augmenté·es cette année, alors que l’inflation en 2024, même si elle a baissé par rapport aux années précédentes, a été tout de même de 2 %.

D’année en année, la direction aggrave sa politique de « modération salariale » (sic) : l’an dernier, c’était 45 % des salarié·es qui avaient été augmenté·es avec une augmentation médiane de 3,3 %. Il y a 2 ans, 58 % avec une augmentation médiane de 5 %. Avec une inflation cumulée de 12,1 % de 2022 à 2024, le constat est terrible : une grande majorité de salarié·es de Capgemini Infra a subi une baisse importante de son pouvoir d’achat ces dernières années. Alors, à quand une mobilisation de toutes et tous pour obtenir une augmentation générale des salaires ?

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PARTIE VARIABLE : LA PRIORITÉ ?

Le CSE infra a très majoritairement voté une motion sur la partie variable de la rémunération. Il est incontestable qu’il y a un gros problème à ce sujet, comme le détaille d’ailleurs la motion : la direction communique tardivement en cours d’année sur les modalités, fixe aux salarié·es des objectifs le plus souvent irréalisables, etc. Et il n’était bien sûr pas question pour la CGT de voter contre

Ceci dit, la motion adoptée est un peu bancale : d’une part il n’est pas fait mention d’une échéance avant laquelle la direction devrait accéder aux exigences listées, d’autre part il est juste indiqué que le CSE se réserve le droit d’engager toute action juridique nécessaire, sans donner de mandat, ce qui veut dire qu’il s’agit d’une menace en l’air, que si d’aventure le CSE jugeait nécessaire d’aller en justice, il faudrait repasser par une nouvelle réunion du CSE et le vote d’une nouvelle motion. De plus, il faut rappeler que la partie variable concerne une minorité de salarié·es, moins de 20 %, et parmi les moins mal rémunéré·es. La CGT s’étonne donc que parallèlement à cette motion sur la partie variable, la majorité du CSE n’ait pas songé à faire une motion dénonçant de façon globale la politique antisalariale de la direction : voir ci-dessus le bilan ATR, qui montre que la majorité des salarié·es n’a pas été augmentée cette année.

BUDGET ASC DU CSE : POSITIF POUR LE TRÉSORIER, NÉGATIF POUR LES SALARIÉ·ES

Au CSE a été présenté un bilan d’étape sur la consommation du budget ASC à l’issue du 1er semestre 2025. Le bureau se félicite que les dépenses soient restées dans les clous. Soit, c’est un progrès par rapport aux années précédentes. Mais ce n’est que la conséquence de la politique d’austérité mise en place par la majorité du CSE, avec une réduction drastique des subventions versées aux salarié·es

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Publié le :
22 octobre 2025

Flash CSE Central septembre 2025

CIR : LA LANGUE DE BOIS DE LA DIRECTION

En ces temps d’austérité budgétaire, l’émission télévisée Complément d’Enquête s’est intéressée aux multinationales, « les (vraies) assistées de la république » : 211 milliards d’euros d’aides publiques versées en 2023 selon un rapport du Sénat. Parmi ces multinationales, figure Capgemini. Le reportage montre notamment comment Capgemini, qui a touché 71 millions d’euros au titre du CIR (Crédit d’Impôt Recherche), détourne le CIR pour payer des salarié·es en intermission, dont les activités n’ont pourtant pas grand-chose à voir avec la R&D.

En CSEC, la CGT interpelle la direction sur ces pratiques douteuses, voire même frauduleuses. La direction, « droite dans ses bottes », réplique qu’elle n’a jamais eu de redressement fiscal sur le CIR de la part de l’État : et pour cause, le reportage montre que les contrôles étatiques sont souvent de simple formalités pour les grandes entreprises !

La CGT rappelle que Capgemini est la 1ère ESN européenne, qu’elle est très rentable (elle a réalisé un résultat net de 1,671 milliard d’euros en 2024), et trouve donc scandaleux que l’entreprise bénéficie d’argent public. Elle demande le montant et le détail de l’ensemble des aides publiques touchées par Capgemini, le CIR en représentant sûrement une petite partie, avec les exonérations massives de cotisations sociales, les subventions sur la formation, sur l’alternance, etc. La direction renvoie aux documents fiscaux officiels qu’elle publie, ou ces éléments ne figurent pas pour la plupart.

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PLM EN PLS

Rappel, la direction veut regrouper au sein d’une même structure les salarié·es travaillant sur l’activité PLM (Product Lifecycle Management) : 385 salarié·es Apps de Capgemini TS iront ainsi rejoindre 361 salarié·es de Capgemini ER&D.

L’expertise pointe une différence significative de salaire entre les 2 groupes de salarié·es : 14 % de moins pour les salarié·es de ER&D.

L’expertise démontre que cet écart de salaire ne s’explique ni par une différence d’âge (l’âge moyen est a peu près le même), ni par une différence d’ancienneté (l’ancienneté est à peu près équivalente), ni par une différence géographique (la répartition des salariéEs entre IdF et région, les salaires sont traditionnellement plus bas en région qu’en IdF, diffère peu). Cet écart de salaire est principalement du à une politique salariale différente entre Apps et ER&D : ER&D est la partie « low cost » de l’UES Capgemini.

La direction ne veut surtout pas entendre parler de rattrapage salarial. Or, sans enveloppe dédiée, les augmentations salariales prévues sur ER&D risquent d’aller prioritairement aux 13 % de salarié·es ER&D travaillant sur PLM, qui sont mal payé·es par rapport à leurs collègues venant de Apps, et ainsi tous les autres salarié·es de ER&D seront pénalisé·eS. La CGT explique que le montant de cette enveloppe est facile à calculer : 6000 euros en moyenne de différence salariale multiplié par 361 salarié·es, cela fait un budget annuel d’environ 2 millions d’euros. La direction s’étrangle : pas question pour elle de lâcher ce « pognon de dingue ». Elle est rassurée par l’avis voté par la majorité du CSEC qui évoque un vague plan d’harmonisation salariale.

ESTER EN JUSTICE CONTRE LA DIRECTION : CE NE SERA PAS ENCORE POUR CETTE FOIS !

En juillet, le secrétaire du CSEC avait pressé le CSEC de rendre un avis sur la partie APA (Apport Partiel d’Actif) du projet PLM, alors que le rapport d’expertise avait établi que la direction n’avait pas fourni les documents requis. En septembre, ce même secrétaire demande au CSEC d’ester en justice contre la direction pour le manque de ces documents.

Là-dessus, coup de théâtre, la direction envoie rapidement un certain nombre de documents au CSEC. Dans la foulée, sans prendre le temps d’analyser ces documents, pour la plupart des documents de comptabilité analytique pas simples à appréhender par le commun des mortels (des élu·es), le CSEC vote très majoritairement une motion, sur proposition de son secrétaire, pour abandonner la procédure judiciaire à l’encontre de la direction.

La CGT déplore cette navigation à vue, qui dessert profondément les intérêts des salarié·es. Pour la CGT, le CSEC n’aurait pas du rendre d’avis en juillet sur l’APA PLM : voir notre flash CGT CSEC de juillet. Le CSEC aurait du poursuivre l’action en justice jusqu’à son terme. Avant de rendre un avis, le CSEC aurait du recourir à un complément d’expertise pour analyser les documents fournis par la direction et juger de leur bien fondé ou non par rapport à l’APA.

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Flash CSE Appli septembre 2025

La baisse à la hausse

Alors que les effectifs poursuivent leur baisse inexorable, on nous assure que la décroissance de l’activité économique aurait atteint son point bas. Une reprise serait même attendue dans les prochains mois… du moins, selon les discours de la direction :

  • FS : Les prévisions estivales ont été dépassées, et l’Arve frôle les 80 %. Bonne nouvelle !
  • APPS : Le marché est en recul. Pour maintenir artificiellement un taux d’activité élevé (80 %), la direction réduit fortement les effectifs. APPS est d’ailleurs l’entité la plus touchée par cette baisse. Elle espère compenser cette baisse par de nouveaux contrats dans l’armement …
  • I&D : La direction parle de reprise, mais l’Arve y est le plus faible du CSE, avec 10 points de moins que FS ou APPS.
  • SOGETI : La seule entité en réelle progression, mais avec fortes disparités régionales : Paris reste à la traîne, pendant que les grandes villes de province tirent leur épingle du jeu.

Et maintenant, place à la magie des chiffres :

Avec moins de salarié·es, le chiffre d’affaires et le bénéfice baissent mécaniquement. Mais attention :

Pour les salarié·es, les chiffres sont présentés en valeur absolue : moins de monde, moins d’activité, moins de résultats.

Pour les actionnaires, la direction préfère parler en valeur relative (pourcentage) : et là, miracle ! Le taux de marge se maintient actuellement.

Ce double discours permet de justifier les réductions d’effectifs tout en affichant une performance financière stable destinée à verser toujours plus d’argent à celles et ceux qui se nourrissent de notre travail.

Moins de bras, mais plus de rendement. Et toujours plus de dividendes…

meme La direction au milieu des flammes "this is fine"

Clermont City

Bien que les deux sites ne soient séparés que de quelques kilomètres, les déménagements chez Capgemini se font rarement dans l’intérêt des salarié·es.

Le site d’Aubière offrait 100 postes de travail, un parking public, et accueillait 200 salarié·es. Sa fermeture s’inscrit dans une logique d’économies d’échelle, avec pour conséquence une réduction drastique des espaces de travail.

Les salarié·es seront désormais redirigés vers le site du PIC à Clermont-Ferrand, flambant neuf et situé en centre-ville.

Mais derrière cette modernité se cache une réalité bien moins avantageuse : seulement 50 postes de travail, 35 places de parking, cinq fois moins d’espace disponible, et toujours 200 salarié·es rattaché·es au site.

La densité atteint un niveau préoccupant, avec moins de 4m² par poste, ce qui dégrade significativement les conditions de travail.

Pour celleux qui viennent en transports en commun, l’impact sera limité. En revanche, pour les automobilistes, la situation se complique : il faudra obtenir une place de parking, et les études sur les temps de trajet ont été réalisées hors périodes de bouchons.

On nous explique que, faute de données précises sur les embouteillages, il est impossible de les modéliser… ce qui permet opportunément de conclure à une stabilité des temps de déplacement.

Enfin, il ne s’agit pas de quelques ajustements marginaux : ce déménagement représente plusieurs centaines de milliers d’euros d’économies, réalisées au détriment du confort et de la qualité de vie au travail des salarié·es. Une fois de plus !

Un monde plus vert

Quittons le Puy-de-Dôme pour l’Isère, direction Montbonnot. Une fois encore, le scénario se répète : réduction des surfaces, des postes, des places de parking, au nom des économies d’échelle.

Le site actuel de Montbonnot, avec ses 6 500 m², 500 postes de travail et 250 places de parking et surtout une ergonomie et surtout une ergonomie et un agencement du M3 permettant de travailler dans des conditions respectables (un effort particulier a été fait sur l’acoustique notamment), va être remplacé par un nouveau site à Meylan (plus proche de Grenoble… Mais à quinze minutes des actuels M2 et M3 !).

Ce dernier, bien que flambant neuf, ne proposera que 3 000 m², 250 postes de travail et 50 places de parking en 2028. Autrement dit, une division par deux de l’espace de travail, par cinq du stationnement, pour un nombre de salarié·es qui reste inchangé.

Alors, la direction nous dit que les salarié·es bénéficieront d’une salle de sport, d’une conciergerie et d’un un potager partagé (wtf ?).

Mais face à près d’un million d’euros d’économies sur le loyer, ces aménagements paraissent bien dérisoires, surtout quand on parle de la la perte d’un des rares bâtiments loué par Capgemini conçu pour le confort des salarié·es !

Faut-il y voir une anticipation de la prolongation du gel des salaires, et une incitation à cultiver ses propres légumes pour compenser ?

Cap allié des fascistes ?

Lors de la présentation des chiffres pour la practice I&D, le nom d’une solution déployée pour nos clients a fait tiquer vos élu·es CGT au CSE : Palantir.

Etonné·es, nous avons alors interpellé la direction, en demandant s’il s’agissait bien du Palantir de Peter Thiel, allié de Donald Trump. Celui là même qui a contribué à sa réélection et est soupçonné, à l’aide de ses logiciels de gestion de données tels que Foundry et Gotham, d’organiser une surveillance généralisée des citoyens Américains via ses bases de données (voir les nombreux articles de presse qui en font mention) utilisées par les services de police et militaires.

La direction nous a confirmé qu’il s’agissait bien de ce Palantir là, sans broncher outre mesure. Elle nous indique que des discussions stratégiques sont menées au plus haut niveau de Capgemini afin de traiter ce « partenariat » (utilisé pour des clients comme Equans, entre autres). Mais en attendant, le client est roi ! Et c’est lui qui décide de ce qu’il veut utiliser comme solution pour ses logiciels internes. Et nous, on se contente d’implémenter ce que nous demande le client. Ouf, nous voilà rassuré·es. Aucun risque que cet outil, aux mains des néo-fascistes Américain·es, ne puisse être utilisé pour les données des client·es Français de nos clients !

Enfin, nous avons tout de même tenu à rappeler que notre devoir de conseil devrait permettre d’orienter nos clients vers des solutions logiciels moins controversées.

Mais ce n’est vraiment pas un sujet pour la direction de Capgemini, qui semblait surprise de notre question. Tout va bien, le business avant tout, et tant pis pour les personnes déportées par l’ICE (Immigration and Customs Enforcement, la police politique de contrôle de « l’immigration »), qui utilise les outils de Palantir, et tant pis pour les personnes probablement fichées illégalement et le financement à grand coups de milliards d’une politique autoritaire…

meme La direction au milieu des flammes "this is fine"

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Flash CSE INFRA Capgemini – FIN – Août 2025

VICTOIRE DES SALARIÉ·ES EN CE JOUR DE RENTRÉE !

La direction avait pour projet la modification du planning d’astreinte et des horaires de travail. Ce projet prévoyait d’effectuer la semaine de travail sur 4 jours au lieu de 5, et ce sans réduction du temps de travail. En imposant le mercredi comme jour de repos lorsque le ou la salarié·e est d’astreinte le week-end, la durée quotidienne de travail prévue par la direction était étendue jusqu’à 9 h10 avec une amplitude de 10h10. Le projet ne modifiait rien sur les astreintes elles-mêmes par rapport à l’existant, si ce n’est un démarrage le vendredi au lieu du lundi. L’objectif principal était donc de modifier la durée de travail quotidienne des salarié·es, les obligeant à travailler 1h50 de plus chaque jour !

 

Le bulldozer Capgemini !

La direction a tenté, coûte que coûte, de s’affranchir de ses obligations, en remettant en cause les droits de la représentation du personnel. Ce sont les actions de la CGT qui ont permis de contrer le projet de la direction. En effet, le projet pilote n’a pas pu démarrer le 1er août, comme elle l’avait prévu en raison de la convocation du CSE le 27 août qui faisait suite à la demande motivée de la CGT. Nous sommes parvenu·es, grâce au travail de la CGT Capgemini, à obtenir, dans un premier temps, l’unité du CSE. En effet, celui-ci a voté une expertise à une large majorité et a exigé de rendre un avis sur ce projet.

La direction fortement contrariée !

Le recours à l’expertise a, de fait, modifié le calendrier. En raison de l’information en vue de consultation du CSE sur ce projet, il était impossible pour la direction de le mettre en œuvre dans les équipes au 4 septembre comme elle l’avait prévu dans un second temps. Le management a dû revenir vers les équipes pour expliquer que le projet n’est pas validé.

Cette obligation est d’ordre public, c’est-à-dire que nul ne peut y déroger (Article L2312-14 du Code du travail). La direction n’a donc pas eu le choix !

Retour à la niche !

La direction a vraiment très mal vécu cette unité du CSE. Elle a alors tout mis en œuvre pour ramener dans son giron les organisations syndicales habituellement complaisantes avec elle. Nous avons assisté à deux autres réunions, consacrées à la poursuite de ce CSE, particulièrement difficiles, à la limite du supportable. Les élu·es de l’alliance majoritaire CFDT, CFTC, FO, UNSA, n’ont cessé, par leurs manœuvres et leurs choix de vote, de donner des gages à la direction. L’apothéose a été atteinte lors de la dernière réunion, le lundi 1er septembre, lorsqu’ils ont insisté pour voter une motion pour se dédire de leurs engagements sur l’expertise. Cette démarche était complètement inutile, mais cela a visiblement ravi la direction.

La direction range son projet dans les cartons !

Avant cette dernière réunion du CSE, la direction avait envoyé un mail laconique expliquant la « décision d’abandonner le projet dans la forme qui [vous] a été présentée ». Il s’agit évidemment une grande victoire pour les salarié·es qui refusaient de voir leurs conditions d’astreinte encore davantage dégradées. Il existe déjà de nombreux problèmes concernant les astreintes, en particulier de nombreuses infractions à la Loi commises par Capgemini.

Restons méfiant·es, restons mobilisé·es !

Nous ne sommes pas dupes : si la direction a remballé son projet, c’est bien parce qu’elle était en difficulté face à la CGT qui a su réunir le CSE sur cette question primordiale. Elle a déjà annoncé son intention de ressortir ce projet d’ici la fin de l’année. Nous redoutons qu’elle bénéficie alors du soutien de la majorité du CSE, à nouveau rentrée dans son giron, pour tenter de le faire passer. Une modification des horaires ne peut se faire qu’à travers la négociation collective. Nous vous sollicitons dès à présent pour construire ensemble nos revendications sur le sujet. Nous ne manquerons pas d’aller à votre rencontre.

Faites-nous part de vos attentes, contactez-nous, syndiquez-vous à la CGT Capgemini.

 

Vous pouvez retrouver les flashs traitant des 2 premières réunions sur ce sujet ici :

🔗 Flash CSE INFRA Capgemini – Août 2025

🔗 Flash CSE INFRA Capgemini – Episode 2 – Août 2025 

Vous pouvez aussi retrouver notre déclaration lue au démarrage du CSE ici :

🔗 Déclaration CGT Capgemini CSE Extraordinaire Infra 27 août 2025

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Publié le :
3 septembre 2025
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Flash CSE Central juillet 2025

NANTES : LA PROFITABILITÉ AU DÉTRIMENT DES SALARIÉ·ES

Pour rappel, la direction veut fermer le site de St Herblain, réduire la surface du site d’Axéo, et regrouper la grande majorité des 2700 salarié·es de la plaque nantaise sur le site de Berlingot.

L’expertise mandatée par le CSEC confirme une multitude de problématiques : un taux de flex office très bas (en moyenne 1 poste de travail pour 2 salarié·es, et même pour certaines équipes 2 postes de travail pour 5 salarié·es), un risque fort de manque de places de parking, de casiers, d’espace de réunion, d’espace de restauration, une absence de visibilité sur l’organisation des (lourds) travaux sur le site de Berlingot, etc. Bref encore un projet immobilier de la direction qui privilégie les économies sur les coûts immobiliers(qui seront quasiment réduits de moitié !), au détriment des conditions de travail des salarié·es.

Dans ces conditions, il est dommage que le CSEC ait décidé de ne pas rendre un avis défavorable et de ne pas tenir compte des avis défavorables adoptés à l’unanimité par les CSE Altran et Infra.

PXCELL : BAD « PEOPLE EXPÉRIENCE »

Nous avions présenté dans le flash CGT CSEC de novembre 2024 le dernier étage du méga-projet Pxcell, la séparation et la transformation des fonctions RH et des fonctions recrutement. Nous alertions alors sur les RPS (risques psychosociaux) que cette réorganisation de fond en comble allait faire peser sur les équipes.

Depuis, malheureusement, beaucoup d’assistant·es, et aussi des PM (People Manager), subissent une grande souffrance au travail.

Comme d’habitude la direction minimise la chose, évoquant globalement « un climat de confiance et une appropriation progressive ». Des alertes, dont un DGI (danger grave et imminent), sur les conditions de travail des assistant·es ont été levées par des élus dans les CSE d’établissement.

La même souffrance semble désormais s’étendre également aux services paie. Nous vous en reparlerons prochainement.

Ne restez pas isolés, n’hésitez pas à contacter vos représentant·es CGT.

Dessin humoristique de Babouse

PLM : PAS LA (BONNE) MÉTHODE !

PLM, ce n’est pas le projet de loi sur les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille. Il s’agit du «  Product Lifecycle Management », une activité en plein essor dans le secteur de l’industrie, notamment chez des clients de Capgemini comme Airbus ou EDF. La direction veut regrouper en une seule les 2 subdivisions qui travaillent sur PLM et qui sont actuellement dans 2 entités juridiques différentes, Capgemini TS (pour PLM Apps) et Capgemini ER&D (pour PLM ER&D), au moyen d’un APA (Apport Partiel d’Actif), et ensuite créer ce qu’elle appelle une « global practice » PLM.

L’intérêt pour l’entreprise de recourir à un APA est que les salarié·es que la direction a étiqueté·es PLM-Apps seront automatiquement transféré·es, et elle peut légalement licencier les salarié·es de Apps qui refuseraient leur transfert. Mais la réalisation d’un APA nécessite juridiquement que l’activité transférée soit autonome dans sa gestion et son fonctionnement. Or l’expert indépendant mandaté par le CSEC n’a pas pu établir l’autonomie de PLM-Apps, la direction n’ayant pas été en mesure de lui fournir les éléments comptables et financiers requis.

Par exemple, quel est le chiffre d’affaires qui sera transféré ? La direction ne répond pas. Et pour cause, ça peut varier du simple, si on prend en compte seulement l’activité des salarié·es transféré·es, au… triple si on prend en compte le chiffre d’affaires généré par l’ensemble des contrats de PLM-Apps. Autre problème, le périmètre de l’APA ne correspond pas à l’activité PLM proprement dite : ainsi, parmi les 376 salarié·es que la direction veut transférer, entre 10 et 20 % ne travaillent pas sur des projets PLM-Apps, alors qu’une majorité de salarié·es travaillant sur les projets PLM-Apps ne sera pas transférée…

Le rapport d’expertise a établi que les 2 volets du projet PLM sont complètement indépendants. En d’autres termes, une global practice (regroupement opérationnel) ne requiert pas d’APA (regroupement juridique) et inversement un APA ne nécessite pas de global practice. Pourquoi la direction a-t-elle décidé de lier les 2 sujets et pourquoi la direction est-elle pressée de faire son APA, alors que manifestement elle ne semble pas prête pour cela ?

Dans ces conditions, le CSEC aurait du faire comme le CSE ER&D : se déclarer dans l’impossibilité de rendre un avis éclairé sur ce 1er volet du projet PLM, l’APA, et reporter l’avis à l’automne, à l’issue de la consultation sur le 2e volet, la mise en place de la Global Practice, sous réserve que la direction fournisse d’ici là les documents manquants. Au lieu de cela, le CSEC a majoritairement accepté de rendre dès maintenant son avis, laissant ainsi le champ libre à la direction pour mener à bien son APA. Quel intérêt pour les salarié·es et leur droits  ?

Dessin humoristique de Babouse

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Publié le :
2 septembre 2025

Flash CSE INFRA Capgemini – Episode 2 – Août 2025

Après vos vacances, Capgemini veut absolument augmenter votre temps de travail quotidien !

Vendredi 29 août 2025 de 15h à 16h30, la direction a poursuivi la réunion extraordinaire du CSE, exigée par la CGT, car celle-ci était suspendue depuis mercredi. Le CSE avait pris ses responsabilités en décidant une expertise qui implique la suspension du projet de modification du planning d’astreinte et des horaires de travail voulu par la direction.  (Voir Flash CSE INFRA Capgemini – Août 2025)

La CFDT s’est révélée être la grande complice de la direction. Plusieurs faits le démontrent, on vous explique avec ces morceaux choisis.

Dès le départ, la direction a cherché à bâillonner les élu·es en restreignant la durée de la réunion. Objectif : nous empêcher de poser des questions.

Habituellement, les élu·es peuvent poser leurs questions après chaque diapositive présentée. Allez savoir pourquoi, le secrétaire (élu CFDT) a particulièrement insisté pour que la direction puisse terminer complètement sa présentation et a cherché à imposer que les éluEs posent les questions à la fin. S’agissait-il de venir en soutien de la direction ? En tout cas c’est le résultat, puisqu’après avoir balayé des diapositives de la direction, il ne restait plus que quelques minutes avant la fin de la séance.

Dans un premier temps, nous avons réussi à poser quelques questions, les plus pertinentes, pour qu’elles soient inscrites au procès-verbal. Mais comme nous sommes plutôt tenaces, nous n’avons pas laissé tomber et nous avons réussi à faire entendre l’ensemble de nos questions et remarques sur le sujet.

Et là, à nouveau, un élu de la même organisation suit le scénario de la direction pour éviter l’expertise sur le projet pilote en passant par une inter-ICRP.  Or, il n’y a aucun intérêt sur ce projet que la direction ne peut mettre en place, qu’après avoir négocié avec les organisations syndicales représentatives.

Comme par hasard, sans tergiverser, la direction y répond favorablement.

Puis c’est au tour de parole d’autres élu·es qui posent des questions sur le projet. Vient alors la pièce maitresse du scénario. Environ 10 minutes avant la fin, un Représentant Syndical (on vous laisse deviner de quelle Organisation Syndicale) exprime un satisfecit du fait que la direction a repoussé son projet. (Ce qui est normal, c’est la Loi, les actions de la CGT ont permis ce respect.) Avec une grande ignominie, il vient alors expliquer au CSE ce qu’il faut faire. Selon lui, il serait nécessaire de démarrer le projet pour pouvoir l’étudier, travailler le sujet en inter-ICRP et surtout ne pas lancer l’expertise dès maintenant. Ils veulent pouvoir étudier les impacts sur des journées de 9h10 avec des cas concrets.  Après avoir demandé à avoir plus de cobayes dans ce projet, ce RS insiste pour les étudier en conditions réelles. Complètement hors-sol et illégal.

C’est alors que le secrétaire intervient. Il a préparé un vote pour abandonner l’expertise décidée à 97 % par le CSE à peine deux jours plus tôt… La blague ! Personne, pas même le bureau du CSE, n’était au courant de ce vote.

Le CSE, à la demande de la CGT, a été suspendu, il doit reprendre lundi, encore une fois, même si le sujet est important, la direction n’a prévu que 30 minutes, manière d’écourter les débats.  Le fameux sacrosaint Dialogue Social !

La direction rêve toujours de passer son projet au « bulldozer » et peut compter sur le syndicat majoritaire pour l’aider.

 

Ce projet mérite l’attention de tous les élu·es. L’expertise a été décidée, elle doit pouvoir être menée, aller à son terme et permettre d’envisager les suites à donner sur ce projet.

Énormément de salarié·es concerné·es par ce projet nous font part de leurs inquiétudes. Ces personnes analysent déjà les impacts de ce projet sur leur santé, leur vie personnelle et familiale, leur stress , leur charge mentale, leurs prises de congés… Beaucoup ne supportent pas d’être des rats de laboratoire pour ce “pilote localisé et expérimental“. Cela leur fait penser aux essais de laboratoire pour les nouveaux médicaments :”Ne vous inquiétez pas, le projet sera testé sur des salarié·es de laboratoire avant tout déploiement à grande échelle.”

Pas d’entourloupe ! La CGT ne lâchera rien !

 

Dessin humoristique de Babouse

À propos

Publié le :
1 septembre 2025

Flash CSE INFRA Capgemini – Août 2025

PENDANT VOS VACANCES, CAPGEMINI AUGMENTE VOTRE TEMPS DE TRAVAIL QUOTIDIEN !

Dans le flash CGT du CSE de juillet, nous vous expliquions l’intention de la direction de modifier le planning d’astreinte et les horaires de travail. La semaine de travail s’effectuerait sur 4 jours au lieu de 5, et ce sans réduction du temps de travail. Le mercredi serait défini comme jour de repos lorsque la personne est d’astreinte le week-end. La durée quotidienne de travail serait étendue jusqu’à 9 h 10 avec une amplitude de 10 h 10 : cela va à l’encontre de la revendication historique du mouvement ouvrier dans beaucoup de pays d’une journée de travail maximale de 8 h.

La direction a tenté, coûte que coûte, de s’affranchir de la consultation, pourtant obligatoire, du CSE. Elle s’est contentée d’une simple information aux ICRP, remettant ainsi en cause les prérogatives de la représentation du personnel au CSE Infra. Pourtant la direction a l’obligation légale de consulter le CSE en cas de modification des horaires ou des conditions de travail. La CGT a donc envoyé un courrier à la direction demandant la tenue d’un CSE extra suivi d’une consultation du CSE. Auparavant, nous avons pris soin de solliciter l’ensemble des élu·es des autres organisations syndicales pour se joindre à notre demande : personne n’a répondu…
Le projet n’a donc pas démarré le 1er août tel qu’initialement prévu, en raison de la convocation du CSE le 27 août pour un processus d’information en vue de consultation.

Le projet concernant exclusivement les salarié·es soumis·es à l’astreinte, nous avons constaté que les autres élu·es se sont totalement focalisé·es sur cette question, en laissant de côté le sujet principal des horaires, du temps de travail. Ce constat n’est pas étonnant, dans la mesure où les astreintes soulèvent déjà de nombreux problèmes. Et la CGT Capgemini ne lâche rien sur ce sujet depuis des dizaine d’années, d’autres semblent le découvrir… Nous avions déjà demandé que le point soit traité dans le CSE, mais le secrétaire de l’époque (CFDT) s’était permis de l’évincer de l’ordre du jour. Nous avions même réussi, plus tard, sous l’impulsion de la CGT, à faire voter à une large majorité un risque grave, mais ce même secrétaire avait convoqué un nouveau CSE pour défaire ce risque grave sous la pression de la direction… Nous avons demandé expressément que ce point soit à l’Ordre du Jour du prochain CSE Ordinaire de septembre 2025. À suivre…

En effet, le projet ne modifie rien sur les astreintes par rapport à l’existant, il s’agit principalement de modifier la durée de travail quotidienne des salarié·es pour les faire travailler 1h50 de plus chaque jour !

La CGT Capgemini a démarré ce CSE par une déclaration expliquant les différents problèmes de ce projet tout en faisant des propositions. Nous avons demandé à la direction de répondre à ces propositions. Nous nous sommes retrouvé·es face à un mur.

La seule proposition que la direction a validée lors de cette réunion, c’est celle émise par la CFDT. Ainsi, expliquant que pour l’analyse du projet, ces élu·es souhaitaient élargir ce test à plus d’équipes pilotes, la direction a bricolé en séance un nouveau périmètre pour passer de 47 à 81 salarié·es concerné·es. La CGT Capgemini s’est opposée à cette demande, nous pensons que ce n’est pas aux représentant·es du personnel d’imposer à plus de personnes le fait de subir des conditions de travail plus pénibles.

Toutefois, nous devons saluer l’adhésion de nos propositions par les Organisations Syndicales du CSE et pratiquement l’ensemble des élu·es.

Au départ, il n’était pas question de CSE dans ce projet, la CGT Capgemini l’a imposé. Au départ, la consultation du CSE sur ce projet n’était pas acquise, les actions de la CGT Capgemini l’ont permise. Au départ les élu·es souhaitaient tout au plus, une enquête interne, la CGT Capgemini a toujours demandé que soit réalisée une expertise par un cabinet agréé par le Ministère du Travail.

C’est ce choix, travaillé par la CGT Capgemini, qui a été retenu par les élu·es à 97 %. Seul·e un·e élu·e n’a pas voté favorablement à la proposition d’expertise par la CGT Capgemini. Peut-être une erreur malheureuse de presse bouton pendant le vote…

Le déclenchement de cette expertise a plusieurs conséquences. En premier lieu, cela va permettre de faire toute la lumière sur ce projet car l’information de la direction s’est révélée bien trop succincte. Le temps prévu pour présenter le projet n’a même pas été suffisant, la séance est suspendue et doit redémarrer bientôt. L’expertise, de fait, modifie le calendrier. Le CSE doit pouvoir rendre un avis éclairé avant le 30 octobre, au lieu du calendrier initial prévu par la direction qui pouvait considérer comme avis négatif l’impossibilité de rendre un avis avant le 30 août, c’est une des conséquences des ordonnances Macron.

Enfin avec cette expertise et en raison de l’information en vue de consultation du CSE sur ce projet, il est impossible pour la direction de le démarrer dans les équipes au 4 septembre comme elle l’a prévu. Le management doit revenir vers les équipes pour expliquer que le projet n’est pas validé et donc tout annuler. Cette mesure est d’ordre public, c’est-à-dire que nul ne peut y déroger (Article L2312-14 du Code du travail).

Vous avez été plusieurs à solliciter vos représentant·es CGT Capgemini dès lors que vous avez eu vent de ce projet. Vous souhaitez en savoir plus ? Vous souhaitez que les dégradations de vos conditions de travail cessent ? Vous souhaitez travailler dans de meilleures conditions ? C’est certain, la CGT Capgemini connait très bien ces sujets des horaires atypiques, astreintes et interventions HNO. Contactez-nous.

 

Lire aussi...

Déclaration CGT Capgemini CSE Extraordinaire Infra 27 août 2025.

Le comité est réuni à la demande des élu·es CGT Capgemini, en date du 25 juillet 2025, pour  la tenue d’une réunion extraordinaire du CSEE Capgemini Infra ayant pour Ordre du Jour une « Information en vue de consultation sur le projet pilote concernant le planning d’astreinte et les horaires de travail sur le LDC Alpes et MS Aquitaine ».

Si cette organisation venait à se généraliser à un périmètre plus large que ce pilote, il sera nécessaire, évidemment, de prévoir un nouveau processus d’information en vue de consultation. En effet ce pilote n’intègre pas toutes les contraintes du périmètre final envisagé par la direction.

La tenue tardive de cette séance plénière pose des problèmes. La direction a fixé la date de la réunion extraordinaire du CSEE Capgemini Infra le 27 août 2025, soit plus d’un mois après la demande. De plus, le document d’information a été joint à l’envoi de la convocation le 30 juillet 2025, démarrant de fait le délai préfix imposé par l’article R2312-6 du code du travail de cette consultation.

La CGT Capgemini propose que le CSEE puisse recourir à une expertise financée à 100 % par la direction, afin de pallier les problèmes qui découlent de ce délai préfix.

C’est en effet la seule option possible permettant au CSEE de rendre un avis éclairé sur ce projet.

S’il n’y a pas d’expertise, ni de recueil d’avis, au plus tard le 30 août, le délai sera forclos et sera donc considéré comme un avis négatif. Ce principe est effectivement déjà validé par la direction puisque les plannings d’astreintes sont d’ores et déjà établis pour démarrer cette phase pilote dès le 04 septembre 2025. La direction a visiblement déjà prévu qu’il n’y aurait pas d’expertise !

La CGT Capgemini n’accepte pas la méthode utilisée par la direction sur ce projet pilote modifiant les horaires de travail des salarié·es. La direction a tenté, coûte que coûte, de s’affranchir de la consultation du CSEE. Elle s’est contentée d’une simple information aux ICRP, remettant ainsi en cause les prérogatives de la représentation du personnel au CSEE Infra.

La CGT Capgemini a dû faire une demande de CSEE Extraordinaire face aux manœuvres particulièrement déloyales de la direction pouvant caractériser le délit d’entrave au fonctionnement de l’instance.  La date a été fixée sans aucune concertation avec la CGT qui a initié la demande. Nous regrettons également que notre proposition raisonnable de reporter cette réunion au 3 septembre 2025 n’ait pas été retenue.

Rappelons aussi que l’aspect « horaires de travail » a été initialement évincé du point à l’ordre du jour tel qu’il avait été demandé, mais il s’agit bien de traiter ce sujet de manière pleine et entière.

La CGT Capgemini déplore que la direction se permette de s’affranchir d’une négociation avec les Organisations Syndicales Représentatives sur un sujet aussi important. Nous faisons le constat, réitéré, de profondes modifications pour le personnel soumis aux astreintes, allant jusqu’à mettre en place un système complètement illégal.

Les salarié·es nous remontent leurs vives inquiétudes face à ce projet et la pénibilité des astreintes. La CGT Capgemini enjoint la direction à prendre en considération toutes nos propositions et rappelle la direction à ses obligations en matière de conditions de travail et de santé des salarié·es. Dans cette perspective, soyez assurés que la CGT Capgemini mettra en œuvre tous les moyens à sa disposition.

Logo CGT Capgemini

Flash CSE Appli juillet 2025

Activité de l’établissement : ça va cirer le banc

Le CSE est à chaque mois l’occasion de faire un rappel des effectifs par entité (FS, APPS, Sogeti et I&D) avec l’activité macro économique : depuis début 2024, il y a beaucoup plus de projets perdus que de projets gagnés.

Mais heureusement, en juin, on a gagné plusieurs supers projets sur FS pour plusieurs clients du secteur bancaire ! L’occasion de staffer 500 personnes.

Enfin, 500, mais pas que sur FS, mais avec l’espoir pour le directeur de la practice de staffer au moins 1/3 des salarié·es concerné·es via le bench de FS. Enfin, entre 100 et 150. Il a été très ferme avec les consignes !

Quand on pousse un peu la réflexion, au delà du calcul qui nous a semblé assez hasardeux, on se rend compte que le bench va permettre à des salarié·es de trouver un projet, mais que la taille du bench ne sera pas réduite pour autant parce que ce projet parvient à peine à entraver le flot des projets perdus.

meme : joueurs dépités dans un vestiaire. "Les salarié·es appli dans quelques semaines"

On déplore notamment la perte de 3 gros sujets qui occupaient une bonne partie de nos collègues : un marché à 150 millions d’€ pour l’Assurance Maladie, un autre très gros centre de services pour la SNCF avec plus de 200 salarié·es et enfin tout une partie de l’ASP, victime des changements de la PAC au niveau Européen. Il va falloir un sacré banc pour accueillir tous·tes ces collègues sans mission !

Sur Nantes notamment, l’agence est concernée par ces 3 projets. Nous estimons que d’ici à la fin de l’année, ce sont près de 300 salarié·es sur cette agence qui vont se retrouver en intermission.

Mais la direction nous dit : alerte orange ! Ouf, on pensait qu’on était plutôt en alerte rouge, puisqu’on ne peut plus augmenter les salarié·es depuis 2 ans ?

Le taux d’ARVE sur les différentes practices est en chute libre, malgré les très nombreux départs non remplacés : 500 personnes de moins dans les effectifs d’APPLI depuis début 2025 : nous ne sommes plus que 17 450 contre quasi 18 000 fin décembre 2024.

La CGT dénonce avec force depuis plusieurs mois maintenant ce qui ressemble à un plan de licenciement déguisé. Quand la question a été posée à nouveau lors de la réunion de juillet, la direction a fait comme si tout allait bien, malgré la hausse des licenciements et des ruptures conventionnelles constatée depuis début 2024.

Et il ne faudrait pas non plus parler des PRPA (Plan de Retour à la Performance Attendue), nouveaux outils de coercition à la mode pour le management de la boîte aux 2 milliards reversés aux actionnaires : la direction a communiqué les chiffres que nous avons détaillés dans notre flash de juin, et ils sont très inquiétants. Nous savons très bien qu’ils sont utilisés pour mettre la pression et conduire à des entretiens disciplinaires, en plus de majorer les risques psychosociaux auxquels sont exposés les salarié·es : cette pression supplémentaire ne peut rien apporter de positif, et surtout pas un “retour à la performance attendue”.

Dans tous les cas : si vous êtes concerné·es par un PRPA, une convocation pour une rupture conventionnelle ou pour un entretien pouvant aller jusqu’au licenciement : contactez vos élu·es CGT qui pourront vous aider dans cette épreuve.

SOGETI devient SOGET I.A

Sogeti est la practice qui regroupe aujourd’hui une majorité des testeuses et testeurs chez Capgemini. C’est un vrai service client, avec la possibilité de mobiliser des centaines de salarié·es sur les bancs de tests en deux claquements de doigts.

Mais, bon, la direction semble vouloir raccourcir le plan de test à 1 seul claquement de doigts : le virage de l’IA devra être pris le plus rapidement possible et on doit s’adapter. Dans un contexte où SOGETI devrait dégraisser ses effectifs de 10 %  en 2025 (projections de la direction), on a du mal à imaginer que l’IA ne vienne pas prendre la place de nos collègues.

meme l'IA dévoilée. Sous son masque, rien que des IF THEN ELSE…

La CGT a demandé à ce que l’accent soit surtout mis sur la formation, mais pas seulement sur les prompts, des formations certifiantes, reconnues sur le marché du travail, qui permettent de comprendre comment fonctionnent et comment développer les outils d’intelligence artificielle.

Concernant l’automatisation des tests, nous regrettons que beaucoup de testeuses et testeurs fonctionnel·les qui voudraient s’orienter vers cette branche doivent quémander pendant de nombreuses années pour être formé·es.

Et nous regrettons qu’aujourd’hui beaucoup de ces formations se fassent en Anglais et à distance. La CGT a également demandé à ce que soit réfléchie la possibilité de cadrer le recours à l’IA générative et à l’IA Agentique (nouvelle marotte pour flexibiliser encore un peu plus le travail) dans un accord d’entreprise : l’évolution technologique ne doit pas se faire au détriment des salarié·es et des conditions de travail.

Formation 2025 : la direction se la joue Bayrou

On est en juillet, la période de l’année où l’on prépare son départ en congés de fin d’année, où l’activité baisse pour décorer les sapins de Noël et accrocher les guirlandes, et où on prépare le plan de formation pour l’année à venir… Ah non, chez Capgemini, on prépare ça pour juillet, histoire de présenter une vision bien entamée de ce que sera la formation sur cette année. On a l’impression de voir le budget 2025 du gouvernement Bayrou !

Au final : on n’a pas raté grand-chose.

Désormais, place à la formation continue : les demandes de formations ne seront plus étudiées une fois par an avec le PM, mais tous les trois mois.

La CGT a posé la question si le fait que des salarié·es n’aient toujours pas reçu leur plan de formation pour l’année avait un lien avec cette mise à disposition tardive du plan de formation : la direction n’a pas su répondre.

Et vous allez dire qu’on radote, mais nous avons également posé la question des PRPA que certain·es reçoivent parce qu’iels n’ont pas suivi telle ou telle formation. Nous regrettons que les formations soient faites dans l’urgence et dans la crainte d’une sanction disciplinaire et pas en prévisionnel dans le plan de formation des salarié.es.

D’autre part, nous pouvons regretter, comme évoqué l’an passé, que les formations soient majoritairement devenues des petites capsules sous la forme d’e-learning, parfois non traduits en Français. Le droit à la formation est un droit du code du travail : nous devrions pouvoir exiger qu’elle soit de qualité, et si possible, en présentiel avec des intervenant·es qualifié·es. M’enfin on est pas à une incohérence près chez Capgemini…

meme : joueurs dépités dans un vestiaire. "Les salarié·es appli dans quelques semaines"

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Publié le :
11 août 2025