POUR DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES
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À propos
30 mai 2022
La direction a fait ses premières propositions dans le cadre de la négociations sur les salaires.
Une enveloppe de négociation de moins de 3 millions d’euros sur 240 millions de bénéfices réalisés en France en 2021 soit 1,25 % !
Quelle générosité pour nous récompenser de tous nos efforts !
La direction reste sur ses mesures habituelles, à peine réévaluées par rapport à l’an dernier (année supposée de crise) :
C’est tout pour la négociation. Le reste ce sont des mesures unilatérales.
Les autres mesures n’entrent pas dans le champ de la négociation, ne sont pas pérennes , favorisent les plus hauts salaires et servent à mettre les salarié·es en concurrence :
Quant aux EDR (Entretiens De Restitution), c’est la preuve que les augmentations proposées ne sont pas au mérite : 1,67 % en moyenne pour Dems (ER&D), 2 % pour Infra alors qu’en moyenne sur le groupe c’est 3,5 %. Les salarié·es de Dems (ER&D) et infra seraient moins méritant·es que les autres ?
Non, ces valeurs sont liées au modèle économique du groupe Capgemini sur chaque entité.
Ce sont des choix de la direction et pourtant ce sont les salarié·es qui les payent !
Ces mesures ne récompensent pas les efforts des salarié·es et ne compensent pas non plus l’inflation qui augmente : 1,6 % en 2021 et 4,5 % en mars 2022. Sans parler de l’explosion des cours de l’énergie : carburant pour se rendre sur site et chauffage pour chauffer nos habitations en télétravail.
Nous perdons du pouvoir d’achat. Les 240 millions de bénéfices que nous avons réalisés peuvent largement compenser ces hausses. Mais la direction ne veut rien entendre. Méritons-nous d’être ainsi sanctionnés ?
Si vous pensez être capable d’obtenir à coup sûr une augmentation individuelle, bravo !
Dans les autres cas, n’oubliez jamais que l’union fait la force, cela s’est toujours vérifié.
La direction joue sur « la peur d’être mal vu·es » des salarié·es qui n’osent pas participer à des actions collectives. Mais la peur n’est jamais bonne conseillère.
Et la direction a besoin de nous pour facturer. Elle part à la chasse de la moindre journée non facturée, considérée comme une perte de production. Elle a besoin de nous !
La direction fait tout pour nous individualiser et nous mettre en concurrence. C’est pour cela qu’elle met en place des outils tels que « Perform » (pour se faire noter par nos pairs) et tout un processus de performance « individuelle » dont on voit bien qu’il n’est pas lié au mérite.
Pour nous faire plier l’échine et nous empêcher de revendiquer des augmentations généreuses et une reconnaissance de notre travail que pourtant nous méritons. Tous les feux sont au vert pour obtenir une augmentation.
En moyenne chez Capgemini un·e salarié·e a fait gagner 87 500 euros par an à l’entreprise.
Il est normal d’être récompensé de nos efforts et de l’exprimer ensemble ! C’est surtout plus efficace.
Dans d’autres très grands groupes, où les négociations sur les salaires ont laissé des miettes aux salarié·es comme chez Capgemini, les salarié·es ont exprimé leur mécontentement et se sont mobilisé·es.
Grâce à cette action initiée par la CGT, les négociations ont été rouvertes le jour même avec les organisations syndicales.
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Présentation par le Cabinet SYNDEX du rapport d’expertise concernant le projet d’évolution de l’organisation DEMS France.
Ce projet s’articule autour de 2 axes :
Regroupement des activités informatiques d’une part et d’ingénierie physique d’autre part.
Après réorganisation, on aura les BL :
• D&SE (Digital & Soft ware Engineering)
• DC (Digital Conti nuity)
• IO (Intelligent Operati on)
• SE (Soft ware Engineering)
• SPE (System and Physical Engineering)
Mise en oeuvre de la fonction Global Operations
Séparation des opérations et du pilotage.
Seront rattachés à cette fonction et changeront de hiérarchique :
• Les Engagement Managers certifié·es (EM1 minimum) qui font du pilotage de projet au forfait, et d’autres salarié·es, (74 salarié·es)
• Les autres EM resteront dans les BL
• Les salarié·es qui ont des activités de « qualité opérationnelle »
• Les salarié·es RH qui font du « Talent acquisition »
• Les salarié·es qui font du « Resource management » (gestion de l’IP ou Intercontrat)
• Les salarié·es qui seront transféré·es sont d’ores et déjà identifié·es, mais ne sont pas encore au courant.
Cette organisation correspond en tous points à celle d’ALTRAN et ce n’est bien sûr pas une coïncidence.
Le but de la direction est clairement exprimé :
• Faciliter le rapprochement opérationnel avec ALTRAN,
• Croître de 10 % à l’horizon 2024, • Atteindre une GOP (Bénéfice d’exploitation brut) de 14 % à ce même horizon alors qu’il était en 2019 à 10,2 % chez DEMS et 11,4 %
chez ALTRAN !
2021 : 4,6 pour DEMS (NC pour Altran)
2022 : (prévision) : 7,6 pour DEMS
La direction argue du fait que cette nouvelle organisation n’engendrera que peu de changement et que le gain de GOP sera obtenu par une « professionnalisation » accrue des salarié.es.
Outre le fait que cette dernière remarque témoigne d’un mépris incroyable à l’égard des salarié·es concerné·es, à qui fera t’on croire qu’il suffit d’une modification d’organisation pour augmenter le bénéfice de presque 4 % en 2 ans ?
Aucune des modifications apportées n’aura de conséquences favorables sur le bien-être des salarié·es et sur l’amélioration des conditions de travail.
Une nouvelle fois, il s’agit d’un projet à but uniquement financier consistant à nous pressurer encore plus, au grand avantage des actionnaires !
Pendant que les actionnaires continuent gentiment à se goinfrer, c’est toujours la « modération » chez les salarié·es !
Avec un dividende d’action annoncé à 2,40€ contre 1,95€ l’an dernier, c’est une hausse de 23 % dont vont bénéficier nos chers actionnaires.
Ce sont ainsi 369 millions d’Euros qui vont se déverser dans leurs poches pour l’année 2021 auxquels, pour faire bonne mesure, il faut ajouter 200 millions de rachats d’actions !
Côté salarié·es, ce n’est évidemment pas la même chanson. Malgré un résultat net de 1,157 milliard d’euros, en hausse de 21 %, 45 % des salarié·es ne sont pas augmenté·es !Pour les chanceux, ce sera en moyenne 1,67 % d’augmentation qui leur sera généreusement attribué.
La direction a le culot d’appeler cela des « augmentations » alors que dans le même temps, l’inflation a frôlé les 3 % (2,8 % pour 2021) ! !
La CGT n’aura de cesse de dénoncer cette situation proprement scandaleuse et d’exiger des augmentations générales à la hauteur de l’investissement des salarié·es et des revenus
colossaux engendrés par leur travail !
Malgré un effort certain de la direction pour recruter (85 entrées sur janvier), il reste toujours trop de sorti es : 62 encore … dont 36 démissions !
Nous avons beau tenter d’expliquer à la direction à chaque séance du CSE qu’un·e salarié·e, ça se recrute mais surtout … ça se garde, ils continuent à tenter d’expliquer cette fuite de
compétences par le « dynamisme du marché » ! Et bien non, chère direction, avec des conditions de travail toujours plus dégradées, avec des augmentations de salaires ridicules qui ne
compensent même pas l’inflation, avec un mépris toujours plus affiché, vous ne risquez pas de fidéliser les nouvelles recrues.
En ce qui concerne les indicateurs financiers, tout porte à croire qu’on est revenu à la situation d’avant COVID.
Compte-tenu de l’amélioration de la situation sanitaire, les élu·es CGT réclament avec insistance le retour aux réunions physiques.
Après une “négociation” indigne d’un groupe comme Capgemini, la direction propose finalement des mesures unilatérales. Quand on se revendique un syndicat de salarié·es, qui ambitionne de défendre les intérêts des salarié·es, il est légitime de se demander ce qu’elles apportent . D’autant que dans le même temps l’assemblée générale des actionnaires distribue aux dirigeants et actionnaires le fruit de nos efforts et sacrifices imposés en 2020. Ils peuvent avoir le sourire…
Cette année ce sera même moins car la direction pousse l’humiliation jusqu’à imposer
Rien que cela est inacceptable.
Pourtant cet accord a été signé par tous les syndicats (par ceux en place et même par les derniers arrivés qui se disaient pourtant être différents lors des élections). Étrange ?
Ces mêmes syndicats qui n’ont pas dit un mot pour soutenir la CGT (sauf pour dire que la CGT monopolise la parole) lorsque la CGT a démontré que la direction mentait sur la situation économique en France.
Aucun soutien par le moindre syndicat lorsque la CGT a essayé d’obtenir de la direction le montant officiel des bénéfices réalisés en France. C’est quand même le minimum pour une négociation qui s’intitule : partage de la valeur ajoutée ! La direction a une armée de commissaires aux comptes , de juristes. Elle est capable de fournir un document complet au niveau du groupe en vue de l’assemblée générale des actionnaires. Elle est pourtant incapable de fournir ce chiffre…
Étonnant…
Et pour cause, avec une marge opérationnelle de 1,8 milliards €, en sachant que la France c’est plus de 20 % du chiffre d’affaires (chiffres officiels direction), on peut estimer que ce montant serait entre 300 et 400 M€. Les 2 tous petits millions détaillés plus haut ne pèsent pas lourd.
Tout au long des discussions sur ce sujet les autres syndicats n’ont pas dit le moindre mot, émis la moindre indignation ou ne serait-ce qu’un simple étonnement…
C’est incompréhensible quand on a la volonté de défendre les intérêts des salarié·es. Visiblement certains syndicats y ont renoncé.
Il ne nous appartient pas d’expliquer les raisons qui motivent la signature d’un accord dans ces conditions.
On ne peut qu’inviter les salarié·es à les questionner sur ces sujets….et s’en rappeler lors de prochaines élections. C’est sans doute pour éviter cette discussion que des syndicats demandent un accord triennal. Cela évite de justifier l’injustifiable tous les ans.
Tant que les “négociations” se passeront ainsi, les salaires n’augmenteront pas et les conditions de travail ne s’amélioreront pas…pourtant l’argent ne manque pas dans le groupe…
Ca y est, la Sentence Annuelle Obligatoire concernant les salaires est d’ores et déjà prononcée et irrévocable. La négociation, selon Capgemini, est une négo où la direction décide de façon unilatérale.
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Au moment où débutent les négociations annuelles sur les salaires, et même si la direction et les autres syndicats ne jugent pas utile de connaitre précisément la situation économique du groupe (voir notre article), nous avons voulu regarder comment « le marché » juge la situation de Capgemini puisque la direction ne jure que par « le marché » :
Le moins que l’on puisse dire c’est que Capgemini offre visiblement de meilleures perspectives que ses donneurs d’ordres.
Malgré une chute du cours boursier au lendemain de la crise sanitaire, le cours de l’action Capgemini est en hausse, et a rattrapé sa valeur d’avant le covid-19. Certaines entreprises du CAC 40 n’ont pas eu la même chance.
Ce fameux « marché » a donc confiance en la situation économique du groupe et son avenir ?
Le cours a progressé de 3 % durant cette année de “crise”, de 38 % en trois ans, de 98 % en cinq ans et 338 % en 10 ans…
Comment la direction peut-elle parler de crise pour justifier une stagnation des salaires ?
Le groupe présente de très bons résultats et une bonne visibilité avec un carnet de commandes supérieur au chiffre d’affaires annuel ;
En effet les chiffres officiels sont connus : En 2020, le groupe a versé un total : Dividendes + rachats d’actions pour un montant de 748 M€ se plaçant ainsi à la 14ème place du CAC 40. Ainsi donc, 87 % des 856 M€ de bénéfices créés en 2019 ont été versés aux actionnaires en 2020.
Pour mémoire, en 2019 le groupe était 31ème avec un total de 416 M€. 2020 a donc connu une augmentation de 80 % du montant donné aux actionnaires par rapport à 2019.
Vous avez dit crise ?
Paul Hermelin | Aiman Ezzat | ||
2019 | Jusqu’en Mai 2020 | Après Mai 2020 | |
Salaire Fixe annuel | 1 452 000 | 936 000 | 1 000 000 |
Actions octroyées | 4 839 246 | 3 376 054 | Pas encore communiqué |
Salaire Variable/annuel | 1 311 780 | 650 000 | 1 000 000 |
Salaire variable pluriannuel | 380 776 | Pas encore communique | |
Total en Euros | 7 603 026 | 5 343 756 |
Source : Données indiquées dans « Documents d’enregistrement Universel 2019 » (documents direction)
La retraite chapeau de Paul Hermelin est de 901 000 euros annuels (environ 25 ans de salaire annuel moyen à Capgemini), plaçant notre ancien PDG au 4ème rang des top 10 des retraites chapeaux promis par le cac 40, juste derrière Danone, L’Oréal et Axa.
Il aura une retraite paisible et très confortable, nous n’avons aucun souci à nous faire pour lui.
Son successeur Aiman Ezzat ne bénéficiera pas (encore) de ce privilège, par contre il touchera une belle indemnité suite au changement de ses fonctions :
Nos deux dirigeants ont communiqué largement sur l’abandon de 25 % de leur salaire brut global en mars dernier. Ils peuvent se vanter d’une telle générosité devant les médias… vu ce qu’on leur a octroyé en mai. Au final cela représente moins de 700 000 euros pour notre ancien PDG et moins de 400 000 euros pour Aiman Ezzat, une somme assez dérisoire par rapport aux montants de leurs rémunérations annuelles.
Vous avez dit crise ?
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