#NAO

Ce qu’il faut attendre de la négociation sur les salaires…

En ce début d’année, s’ouvre la négociation sur les salaires sur fonds de plan de ruptures conventionnelles collectives.
Depuis deux ans aucun syndicat n
a signé les propositions dérisoires de la direction.
Alors que faut-il attendre cette année 
 ?

Aucune remise en cause de la politique salariale du groupe

Le moins que l’on puisse dire c’est que la direction n’affiche pas une volonté de rupture par rapport aux années précédentes : la réunion de cadrage de la négociation a été un quasi copier coller des autres années
Seul petit changement : le contexte national et international.
Tous les prétextes sont bons pour justifier la prudence quand il s’agit de nos augmentations : cette année elle ne parle plus d’Ukraine mais de politique commerciale américaine et d’incertitude politique et budgétaire en France. 
La CGT retorque que le conseil d’administration est bien moins frileux lorsqu’il s’agit de s’octroyer des dividendes ou faire du rachat d’actions (pour rappel, 6 Milliards d’euros de rachat d’action sont planifiés sur les 4 prochaines années (~1,5 Md€/an)…
Aucune volonté affichée d’arriver à un accord cette année. Mais il faut dire que la loi n’impose aucune obligation de résultat.
La direction doit juste mener la négociation correctement pour éviter une amende.
Cela n’a de négociation que le titre.
Aucun signe de remise en question de la politique salariale non plus, dont le bilan pour 2025 confirme l’impression de mépris que tout le monde ressent : l’enveloppe des augmentations individuelles, au bon vouloir discrétionnaire de la direction, a été en baisse en 2025. 
Pire même, elle annonce de façon très médiatique la suppression de 2400 postes… 

Des effectifs en baisse de 8 % en 2025

La direction explique que cette baisse serait à pondérer au regard de la baisse des effectifs.
Car en effet, c’est un fait majeur : les effectifs en France sont en baisse constante : -8 % entre juin 2024 et fin 2025.
Pourquoi ? pour coller à un Chiffre d’Affaires en légère baisse.
Pas à cause de l’IA comme c’est parfois avancé.
Mais à cause de la baisse de la commande industrielle.
Extrait du communiqué de presse de la direction du 28 octobre 2025 :
“Le chiffre d’affaires de la France (20 % du Groupe en 2024) s’est inscrit en recul de -4,7 %, pénalisé notamment par la faiblesse persistante du secteur de l’Industrie.”
Nous sommes donc la principale variable pour maintenir la rentabilité en France.
Mais la baisse d’effectif ne se fait pas uniformément : elle se fait essentiellement sur les grades A et B.
C’est ce que démontre de façon évidente un rapport d’expertise présenté aux élu·es du personnel.
Moins de bras pour faire plus de travail et facturer, pour un nombre quasi identique de hauts grades qui pointent sur les projets.
Mais pas question pour la direction de reconnaitre notre rôle clé… au contraire : un des objectifs du plan annoncé est de nous faire accepter les surcharges de travail que ce plan va engendrer.
Tout ce que nous promettent les prochains mois avec cette organisation : travailler toujours plus avec toujours plus de stress et de surveillance pour assurer la rentabilité du groupe, sortir du chiffre pour pouvoir racheter des actions et donner aux actionnaires. 
Et ce n’est pas une énième réorg. qui va améliorer la situation
Quant aux augmentations de salaires, mieux vaut ne pas compter dessus cette année encore…
Il n’y aura rien de nouveau sans une mobilisation des salarié·es et des syndicats pour refuser cette comédie en 3 actes et mettre la pression à la direction qui permettrait d’obtenir quelque chose  ! 

Les revendications de la CGT : 

  • Hausse de 6,5 % de la masse salariale pour arrêter de subir l’inflation, soit une enveloppe d’augmentations générales d’au moins 100 millions d’euros (environ 3 500 euros brut par an pour tous·tes) ;
  • Compensation des temps de déplacements lors des missions éloignées ;
  • Respect et mesure du temps de travail ;
  • Mise en place d’un système de mesure et de suivi du volume et de la charge de travail ;
  • 6 millions d’euros pour supprimer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ;
  • Paiement des jours enfant malade quel que soit l’âge des enfants à charge.
Illustration satirique. "Ceci n'est pas une goutte d'eau mais la proposition de Capgemini pour ton augmentation de salaire…"

À propos

Publié le :
30 janvier 2026

Fin des NAO 2025 : Toujours rien pour les salarié·es

Le groupe a publié ses résultats pour 2024, ils sont similaires à ceux de 2023 … à un petit détail près…

93 % des bénéfices sont distribués aux actionnaires.

Comparaison des chiffres 2023 et 2024

 

A écouter la direction, en 2024 les résultats promettaient d’être catastrophiques. Ils sont… comme ceux de 2023. Chiffre d’affaires, prises de commandes, effectif mondial et surtout rentabilité ont très peu ou pas varié. Une catastrophe dans un groupe où le toujours plus est la règle !

Une donnée est en hausse par contre : le montant cumulé dividendes plus rachat d’actions atteint 1 552M€. 107M€ d’euros de plus qu’en 2023 (en hausse de 7,4 %).

En 2024, le groupe a dégagé un résultat net de 1 671 M€ dont 1 552 M€ a été utilisé en dividendes et rachat d’actions soit 92,8 % des bénéfices !

2 858 euros pour chaque salarié·e

Non ce n’est pas hélas le montant attribué aux salarié·es lors des Négociations Annuelles…

Dans ces conditions, les organisations syndicales de l’UES Capgemini invitent la direction à revoir sérieusement à la hausse ses propositions à l’approche de la 3ème réunion de négociation si elle souhaite réellement aboutir à un accord qui reconnaisse la valeur du travail produit par les salarié·es.

En 2024 la direction a racheté et détruit l’équivalent de 972M€ d’actions. Si cette somme avait été distribuée à toutes et tous les salarié·es de Capgemini dans le monde (341 100salarié·es en 2024), nous aurions eu 2 858 euros par salarié·e Cap dans le monde. La direction du groupe préfère jeter ce milliard à la poubelle pour maintenir le cours de l’action ; à n’en pas douter, la rémunération en actions de ces mêmes dirigeants n’est pas étrangère à cette décision.

Des propositions de la direction aussi inédites que honteuses

Dans ce contexte, que propose la direction pour nous les salarié·es ?

5 mesures qui ne lui coûtent rien et qui lui rapportent beaucoup.

La mesure “phare” : 600 euros bruts pour les salarié·es dont le salaire annuel est inférieur à 39 K€ et dont la note est 1, 2 ou 3. Salarié·es ne bénéficiant pas d’une augmentation individuelle de salaire cette année.
Cela concerne environ 2300 salarié·es, pour une enveloppe d’environ 1.4M€.

Cela veut dire que 2300 salarié·es, reconnu·es par le système d’évaluation de Capgemini comme ayant bien travaillé (« Exceptionnelle », « au-delà des attentes » et « réussie ») n’auront pas d’augmentation individuelle dite “au mérite” ! C’est dire l’efficacité et la confiance qu’il faut avoir en ce système !

Pour corriger ce système défaillant la direction propose que la négociation collective avec les syndicats vienne à son secours…

 

Ce n’est absolument pas le rôle de cette négociation et les critères de performance n’ont pas leur place dans cette négociation.

La direction propose également des mesures qui ne lui coûtent (presque rien) : la revalorisation des salaires les plus bas pour qu’ils restent 5 % au dessus des minimas conventionnels, une mini enveloppe pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (totalement inopérante puisqu’elle est consommée à 61 % par les hommes), la création d’un CET et la revalorisation de primes d’astreintes.

En résumé : rien ou presque rien !

 

La direction a rencontré certaines organisations en tête-àtête avant la dernière réunion NAO (stratégie de division à laquelle la CGT a refusé de participer). Cela ne ressemblerait-il pas à une recherche de petits arrangements entre ami·es ?

Déclaration CGT

Les syndicats FO et UNSA ont accepté de s’associer au texte suivant qui a été lu en début de réunion :

“Globalement le chiffre d’affaires 2024 est le même que celui de 2023. Pendant ce temps le résultat net augmente (7,58 %) et la part dévolue aux actionnaires d’autant plus, passant de 1 470 M€ à 1 552 M€ (+82 M€).

Dans ce contexte fortement bénéficiaire, Capgemini France(19 % du chiffre d’affaires groupe) ne propose aux salarié·és que quelques petits millions dont aucun n’est affecté à une augmentation générale.

Si les salarié·es qui produisent la valeur sont totalement écartés du partage des bénéfices, les NAO sont devenues un exercice imposé par la loi qui n’a aucun intérêt pour les salarié·es et leurs représentants.

Est-il nécessaire de rappeler que l’an dernier, aucune organisation syndicale n’a signé la proposition d’accord de la direction ?

Dans ces conditions, les organisations syndicales de l’UES Capgemini invitent la direction à revoir sérieusement à la hausse ses propositions à l’approche de la 3ème réunion de négociation si elle souhaite réellement aboutir à un accord qui reconnaisse la valeur du travail produit par les salarié·es. Les organisations syndicales tombent d’accord sur ce constat, les salariés ont perdu beaucoup de pouvoir d’achat ces dernières années pendant que les bénéfices n’ont jamais cessé de progresser depuis plus de 10 ans.

Les salarié·es ont déjà trop perdu ! il n’y a pas assez sur la table ! ! !”

Les autres syndicats n’ont même pas daigné répondre. Signeront ils la proposition de la direction ?

Seule une mobilisation des salarié·es permettra de rééquilibrer le partage des bénéfices en notre faveur !

Nos revendications :

  • Une enveloppe d’augmentation générale de 86 M€ : soit 3 000 € brut par an pour tous·-tes, ce qui correspond à une hausse de 5,6 % de la masse salariale,
  • La compensation des temps de déplacements lors des missions éloignées,
  • Le respect et la mesure du temps de travail
  • 6 millions d’euros pour supprimer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes

Soit une hausse de 0,4 % de la masse salariale.

  • Le paiement des jours enfant malade quel que soit l’âge des enfants à charge.
Comparaison des chiffres 2023 et 2024

À propos

Publié le :
26 mars 2025

NAO 2025

Que faut-il attendre de la Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires (NAO) cette année ?

La réunion de cadrage de cette négociation a eu lieu et pour la direction le message est clair : elle ne compte pas mettre davantage que l’an dernier dans l’enveloppe de cette négociation, autant dire rien ou quasi rien.
Alors comment espérer autre chose que quelques centimes sur nos tickets restaurants ?
Dans le même temps, les dividendes et rachats d’actions atteignent des niveaux inédits dans toutes les entreprises du CAC40 : 98 milliards de dividendes reversés aux actionnaires du CAC40 cette année. Un nouveau record  !  Les chiffres seront bientôt publiés pour Capgemini.

De l’argent il y en a

Les premières informations fournies par la direction confirment l’analyse de la CGT  : cette année encore les résultats seront excellents, avec un volume identique à celui de l’an dernier le groupe fait plus de bénéfices. Et c’est grâce à nos efforts de productivité : il faut savoir qu’en moyenne chaque salarié·e du groupe en France produit environ 100 000€ de richesses par an.

La rentabilité augmente. L’argent est donc là et ce sont nos efforts qui le permettent.

En serons nous récompensé·es  ?

Visiblement la direction ne songe pas à nous donner la part qui devrait nous revenir. Elle garde tout.
Cette politique salariale a fait décrocher le salaire moyen chez Capgemini d 5,5 % pour les cadres et de 2,9 % pour les ETAMS entre 2020 et 2024
Graphique d'évolution du salaire moyen ETAM.

Graphique d'évolution du salaire moyen cadre.

Les mesures d’augmentation individuelles de 2023 n’ont concerné que 36 % des salarié·es pour une augmentation moyenne de 4,8 % ce qui représente 1,7 % sur l’ensemble de l’effectif en France. Pour mémoire, en 2023, l’inflation a été de 4,9 %.
Les augmentations individuelles sont plus une action de management que de la redistribution réelle puisqu’elles ne concernent qu’une partie des salarié·es.
Le système Capgemini est bien rodé : en calant le calendrier de la négociation sur celui des entretiens annuels, elle mélange négociations collectives et management individuel.
Ainsi, chacun·e ayant fait le maximum pour être performant·e individuellement, il est légitime d’espérer une reconnaissance du travail accompli.

Seulement voilà :

  • d’une part ces entretiens annuels ne servent pas à la reconnaissance du travail effectué mais à nous faire travailler encore plus dur l’année qui vient.

Pour un·e salarié·e (légèrement) augmenté·e, deux vont espérer l’être aussi et vont se démener : Capgemini est gagnant à tous les coups !

  • D’autre part, les enveloppes d’augmentation individuelles “ruissèlent” du haut vers le bas…hélas pour avoir des augmentations il faut être bien placé·e (que reste-t-il en bas ?) ou bien vu·e (les key people)
En vrai, si l’on regarde le ratio effort/gain, ce n’est pas très “rentable”. C’est sans doute pour cela que la direction entretient cet individualisme…
Elle y trouve largement son compte.

Dépasser le cadre individuel

Il reste donc la seconde solution : dépasser le cadre individuel, passer de “on espère que ça tombe” à “comment on va le chercher ensemble” et c’est là que les syndicats entrent en jeu !
Car c’est bien la raison d’être des syndicats : organiser les salarié·es qui individuellement subissent la pression patronale, pour donner une force collective qui permet de faire entendre les revendications.
Et là il y a quand même des leviers : à commencer par l’unité syndicale.
L’an dernier aucun syndicat n’avait accepté de signer un accord qui n’apportait riencette année, encore, la proposition d’accord n’apportera pas davantage. Cela risque donc d’être à nouveau le cas
Surtout que les positions affichées lors de la réunion de cadrage montrent que nous sommes tous sur la même ligne pour dénoncer la faiblesse de l’enveloppe.
Nos revendications font toutes le constat d’une perte de pouvoir d’achat et d’une absence de redistribution de la richesse produite.
La CGT appelle tous et toutes les salarié·es à se rapprocher de tous et toutes leurs représentant·es du personnel CGT ou autres organisations.
On a bien vu que lorsque les syndicats sont unis, la force des salarié·es est amplifiée.
La CGT est disponible pour agir avec tous les autres syndicats qui sont prêts à le faire, pour peser sur la négociation et obtenir enfin une augmentation générale des salaires. 
Si l’on veut attendre quelque chose de cette négociation, les syndicats doivent être unis… sans quoi les chances d’aboutir à quelque chose de concret sont nulles…
Soyons uni·es et solidaires pour obtenir une vraie redistribution de la richesse produite et une augmentation générale.
La CGT appelle tous·tes les salarié·es à se rapprocher de tous et tous·tes leurs représentant·es du personnel CGT ou autres organisations.
Nous devons parler d’une seule voix face à la direction pour peser sur la négociation !
Cela a déjà fonctionné par le passé chez Capgemini.
D’autres entreprises ont réussi par la force du collectif à obtenir des avancées salariales et des améliorations des conditions de travail.
Quant au client, il est bien souvent compréhensif.
Ainsi, par exemple, Thalès est actuellement en pleine mobilisation en intersyndicale
Même aux Etats-Unis, les travailleurs et travailleuses s’organisent pour obtenir des augmentations de salaires

Nos revendications :

  • Hausse de 5,6 % de la masse salariale, soit une enveloppe d’augmentations générales d’au moins 80 millions d’euros (environ 3 000 euros brut par an pour tous·tes)

3 000 euros sur 100 000 euros de richesses produites c’est légitime !

  • Compensation des temps de déplacements lors des missions éloignées
  • Respect et mesure du temps de travail
  • Mise en place d’un système de mesure et de suivi du volume et de la charge de travail
  • 6 millions d’euros pour supprimer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes

Soit une hausse de 0,4 % de la masse salariale

  • Paiement des jours enfant malade quel que soit l’âge des enfants à charge.

 

Urgence Salaire - ticket de caisse revendications CGT

À propos

Publié le :
31 janvier 2025

Consultation salaires 2024

À propos

Publié le :
2 décembre 2024

Plus de profits mais toujours pas d’augmentations

LA CROISSANCE EST DE RETOUR GRÂCE À NOUS

Dans un communiqué de presse, Aiman Ezzat rassure les marchés financiers : certes le 1er trimestre de l’année 2024 a marqué un creux en terme de croissance, mais depuis le 2ème trimestre, c’est la reprise : tous les métiers, secteurs et régions sont désormais en croissance !

Capgemini a réalisé un chiffre d’affaires de 11 138 millions d’euros au premier semestre 2024 sur les mêmes bases que 2023. Mais le groupe table quand même sur un objectif en hausse : 14 % de marge opérationnelle d’ici 2025.

Graphique sur la marge opérationnelle de Cap

D’après la direction ces bons résultats sont dus à :

  • la “juniorisation” de la pyramide : Capgemini embauche essentiellement des jeunes. Dans d’autres entreprises comme Safran, la CGT a réussi à négocier l’embauche de salarié·es de plus de 50 ans, mais chez nous on essaie de se débarrasser des plus de 45 ans, ou encore de ceux qui sont là depuis trop longtemps… Ielles coûtent plus cher que des jeunes sortis de l’école, c’est une certitude !
  • la hausse du turnover et la réduction du bench (intermission) : Capgemini multiplie les ruptures conventionnelles, les fins de périodes d’essai et les départs non remplacés,
  • la maîtrise des coûts de structure : Capgemini réduit les frais de déplacement et regroupe des sites par résiliations de baux immobiliers pour réduire le nombre de mètres carrés disponibles (on l’a vu cette année à Paris, Toulouse, Montpellier, etc.).

Ce que ne dit pas la direction mais que tout le monde peut constater, c’est que ces gains de productivité se font sur le dos des salarié·es : il faudra faire plus avec moins. On est moins nombreuses et nombreux mais il va falloir bosser le double !

Les effectifs du groupe en France et dans le monde sont en forte baisse (-18 000 dans le monde et -1 400 en France sur un an).

C’est donc sur le dos des salarié·es que se fait l’essentiel des économies.

LES ACTIONNAIRES VAMPIRISENT

Graphique illustrant les montants reversés aux actionnairesLes actionnaires se gavent avec 1 445 millions d’euros de dividendes et de rachat d’actions en 2023, ce qui représente 74 % du flux de trésorerie disponible, il ne reste plus grand chose pour faire tourner l’entreprise et les salaires !

Pour 2024, le rachat d’actions est à la hausse. Le cours de l’action étant en baisse, il faudra plus de rachat d’actions pour compenser.

Pour simplifier : les actions rachetées sont détruites ce qui fait monter artificiellement le cours de l’action.

Ainsi, Capgemini investit en masse la plus-value générée par la force de travail des salarié·es dans le seul but de faire gonfler le portefeuille des actionnaires.

Mais pas d’inquiétude : vous aussi pourrez en bénéficier, grâce à la générosité de l’entreprise et son actionnariat salarié, ESOP, qui vous fait miroiter des promesses de richesse inatteignable (et avec accessoirement de l’argent immobilisé pendant 5 ans).

Dessin humoristique d'Allan Barte : CAPGEMINI TABLE SUR 14% DE MARGE OPERATIONNELLE D'ICI 2025. Un salarié demande : "Du coup, nous allons avoir une augmentation générale ? Réponse du patron : "Allons mon grand ? Et mettre à mal cette belle marge ?! Mais vous n'y pensez pas !ET POUR LES SALARIÉ·ES ?

Seuls 45 % des salarié·es ont été augmenté·es en 2023 et souvent de moins de 2 %.

La Direction a refusé des augmentations générales de salaires. Dans l’ensemble les salaires ont été augmentés de moins de 2 % de 2018 à aujourd’hui, malgré un taux d’inflation de 5,2 % en 2022 !

Malgré un contexte international de guerres et d’inflation, le groupe maintient ses objectifs de croissance, grâce à sa politique sociale médiocre et en continuant à travailler avec les profiteurs de guerre : l’armement Français à la cote auprès des armées engagées sur un des 59 conflits armés ouverts dans le monde en 2023.

Capgemini réussit ainsi à augmenter ses profits aux dépens de ses salarié·es, et cela entraîne une baisse de pouvoir d’achat pour la grande majorité d’entre nous, baisse qui se cumule maintenant depuis plusieurs années.

 

Dessin humoristique d'Allan Barte : CAPGEMINI TABLE SUR 14% DE MARGE OPERATIONNELLE D'ICI 2025. Un salarié demande : "Du coup, nous allons avoir une augmentation générale ? Réponse du patron : "Allons mon grand ? Et mettre à mal cette belle marge ?! Mais vous n'y pensez pas !

À propos

Publié le :
8 novembre 2024

Assemblée générale sur les augmentations : Vendredi 24 Mai à 12h

NAO du PDG = 30 % d’augmentation, NAO des salarié·es = 45 cts sur le ticket resto !

Jeudi 16 Mai pendant que des salarié·es sacrifiaient une journée de salaire pour protester contre la politique d’augmentation de salaire de Capgemini (+45 cts sur la valeur des tickets resto) l’assemblée générale des actionnaires à voté à 90 % des voix pour l’augmentation du salaire fixe de notre PDG : désormais il passe de 1 Millions € à 1.3 Million € annuel.

Ce vote révèle un profond mépris envers tou·te·s les salarié·es de Capgemini à qui l’on a dit que cette année qu’iels ne pourraient pas être augmenté·es en raison d’un contexte économique morose, mais pas suffisamment morose pour tout le monde apparemment.

Il révèle aussi un manque total de considération envers celles et ceux qui créent la richesse de Capgemini, malgré tous les discours lénifiants de notre direction

Si vous aussi êtes révolté·es, choqué·es par l’attitude de notre direction, la CGT Capgemini organisera une nouvelle Assemblée Générale ce vendredi 24 mai à partir de 12h.

Pour amplifier la mobilisation, nous avons convié les autres organisations syndicales à participer à cette AG,

L’AG se tiendra une nouvelle fois sur Discord.

Rejoignez les centaines de collègues déjà inscrit·es au serveur en cliquant sur le lien ou en scannant le QR-code reçu dans vos boites mail professionnelles

L’AG commencera à midi. Le salon vocal sera ouvert 15 minutes avant.

L’inscription est totalement anonyme, vous pourrez vous y exprimer en toute confiance.

Affiche URGENCE SALAIRES

À propos

Publié le :
24 mai 2024

NAO Chapitre 4 – Echec des négociations

LA DIRECTION A REFUSÉ TOUTES LES PROPOSITIONS SYNDICALES. ET POURTANT…

En 2023 la direction a racheté et détruit l’équivalent de 883 millions d’€ d’actions. Elle préfère détruire que de redistribuer c’est un choix dans une logique capitaliste pour augmenter le prix de l’action, et enrichir les plus riches !

Coût des actinnaires en 2023. 883M€ de rachat d'actions 587M€ de dividendes. Soit 1470M€ pour les actionnaires. pour 340000 salarié·es dans le monde, 4324€ par salarié·e

Et si cette somme était distribuée à toutes et tous les salarié·es de Capgemini dans le monde…

Depuis 2019, les rémunérations de la direction générale augmentent. La plus forte augmentation se situe entre 2022 et 2023, de 30,6 %, atteignant un total de 3,4 millions d’euros pour 38 personnes en 2023.

Et nos salaires de combien ont-ils augmenté ?

NOUS POUVONS GAGNER !

Depuis la mobilisation contre la réforme des retraites, passée de manière autoritaire par le gouvernement, l’intêret pour les actions syndicales a bondi.

76 % des cadres sont prêt·es à se mobiliser collectivement pour les salaires.

40 % des cadres et des professions techniciennes et intermédiaires se disent prêt·es à se syndiquer pour obtenir des augmentations

(sources : baromètre ViaVoice/Ugict 2023)

NOS REVENDICATIONS

  • Une enveloppe d’augmentations générales d’au moins 80 millions d’euros (soit environ 2800 euros brut par an pour toutes et tous) ;

Soit une hausse de 5 % de la masse salariale, 2800€ sur 96000€ de richesses produites, c’est légitime !

  • Compensation des temps de déplacements lors des missions éloignées ;
  • Respect et mesure du temps de travail ;
  • 6 millions d’euros pour supprimer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ;

Soit une hausse de 0,4 % de la masse salariale.

  • Le paiement des jours enfant malade quel que soit l’âge des enfants à charge.

TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·ES POUR LES SALAIRES ET POUR UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DE 2800€

Images de miettes de pain. "Ce ne sont pas des miettes mais la proposition de Capgemini pour ton augmentation de salaire".

À propos

Publié le :
30 avril 2024

Consultation augmentations 2024

À propos

Publié le :
5 avril 2024

NAO, analyse des propositions de la direction

À propos

Publié le :
27 février 2024

Ouverture des négociations salariales

À propos

Publié le :
29 novembre 2023