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Flash CSE Infra décembre 2025

Cybersécurité : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

L’effet « cyberboost » annoncé par la direction n’a pas eu lieu : le chiffre d’affaires délivré par le pôle cybersécurité de Capgemini Infra est en baisse depuis 2022 alors que le marché français connaît une croissance annuelle à 2 chiffres. Nous en parlions dans le flash CGT CSE Infra de septembre, la direction semble avoir pris la mesure du problème et a lancé un projet de réorganisation.

Au-delà des effets positifs que cette réorganisation pourrait avoir dans l’immédiat en terme d’amélioration de l’offre commerciale et de l’accent mis sur la technique, l’expertise commandée par le CSE en pointe les limites et doute fortement qu’elle permette que Capgemini devienne le leader de la cybersécurité sur le marché français, comme le prévoit toujours la direction à l’horizon 2028. Ce projet de réorganisation ne concerne en effet qu’une partie de l’activité cybersécurité de Capgemini, le « build » réalisée dans la partie P&C de Infra : en sont exclus le « run » réalisé dans la partie MS, toujours chez Infra, et les activités cybersécurité effectuées par les autres entités de l’UES Capgemini (Invent, Apps, etc.).

Ce qui explique sans doute que Capgemini se refuse à créer une marque spécifique, contrairement aux entreprises leaders dans le domaine. Surtout, dans un marché du travail tendu, la politique d’austérité salariale pratiquée par la direction produira les mêmes effets, c’est-à-dire des difficultés majeures pour recruter, et aussi pour garder les consultant·es en cybersécurité qui travaillent actuellement chez Capgemini.

Ingénieur à Grenoble : quel avenir chez Capgemini ?

Le flash CGT CSEC d’octobre présentait le projet immobilier grenoblois de la direction qui projette de transférer à échéance de 2 ans les salarié·es de l’UES Capgemini rattaché·es au site actuel de Montbonnot vers un nouveau site sur Meylan. L’expertise commandée par le CSE soulève des problématiques très graves.

Capgemini occupe aujourd’hui 2 bâtiments voisins à Montbonnot, le M2 et le M3 : il serait possible de rester sur le site historique du groupe en regroupant les salarié·es de Capgemini sur le M3, plus grand et assez récent, moyennant quelques travaux. Il serait aussi sûrement possible de s’installer sur un site très récent ou neuf dans l’agglomération grenobloise, qui soit plus facile d’accès et disponible beaucoup plus rapidement. La direction préfère miser sur un bâtiment qui n’est pas sorti de terre, avec tous les aléas que cela comporte.

Actuellement, le taux de flex office est supérieur à 1, soit plus d’un poste de travail par salarié·e. Sur le nouveau site, la direction prévoit, pour les projets Infra non sécurisés, un taux de flex-office de 0,3, soit moins d’un poste de travail pour 3 salarié·es : record battu ! Et il ne sera pas possible de créer des postes de travail supplémentaires dans le nouveau bâtiment puisque les plans indiquent une surface moyenne de 3,5 m2 par poste de travail (à comparer aux 10 m2 prévus dans la charte immobilière de Capgemini !).

De plus cette surface extrêmement faible pose d’énormes problèmes en terme d’acoustique, d’évacuation en cas d’incendie, etc. Bref, la direction prévoit d’entasser les salarié·es comme des sardines en boîte, afin de pouvoir réaliser une économie substantielle sur les coûts immobiliers, de l’ordre de 1 M€ par an.

Edenred n’aura pas son cadeau de noël

Dans le flash CGT CSE Infra de novembre, nous dénoncions le fait que le CSE Infra engraisse une multinationale comme Edenred plutôt que de faire appel à l’économie sociale et solidaire. Nous évoquions aussi le projet de la majorité qui gère le CSE de procéder à une refonte de la charte graphique du site web pour la coquette somme de 20 000 euros. Cet argent serait allé dans les caisses de Edenred via sa filiale Solution CE, avec laquelle le CSE Infra est lié sur 4 ans pour la gestion de son site. Cela ne fera finalement pas, car, outre l’opposition résolue de la CGT, la CFDT a été lâchée par ses alliés.

Image du film "Y a-t-il un pilote dans l'avion"

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Publié le :
25 février 2026

FLASH CSE Infra janvier 2026

Effectifs, ça baisse encore

Politique continue de baisse des effectifs, depuis fin 2023 CIS a perdu plus de 700 salariés ou salariées et la direction nous dit être encore en dessous des objectifs.

L’actualité récente de Capgemini est venue confirmer ce discours. La baisse “naturelle” des effectifs ne suffit plus aux actionnaires et à leurs valets de la direction, il faut donner un coup de pouce (de pied ?) pour pousser les collègues vers la porte de sortie.

C’est chose faite avec le plan de suppression d’emploi de 2400 postes en France. Pourtant lorsqu’on regarde le taux d’activité de ce début d’année : il est similaire à celui de 2022 (une année exceptionnelle à en croire notre PDG) et même supérieur à celui de 2021. 

A cette époque là, la direction était fière de nous annoncer que les effectifs augmentaient :

les temps changent et les actionnaires deviennent de plus en plus voraces.

ODO , le marché aux puces de l’informatique en Europe

Tous les ans pour les étrennes, Capgemini nous offre un nouvel outil. L’an dernier nous avons eu droit à Replicon (on s’en souvient encore), cette année ce sera ODO (Open Demand Opportunities), un outil permettant aux collègues (euh pardon, talents) de pouvoir bénéficier “d’opportunités de missions” sur le marché européen, chouette non ?

Puis la direction détaille, et cela devient de moins en moins chouette :

Cet outil s’adressera aux collègues en intermission ou en passe de le devenir sous 1 mois.

Chaque collègue pourra, s’il ou elle le souhaite (principe de volontariat, enfin… normalement), de se positionner sur une mission 100 % distancielle disponible dans les entités Capgemini européennes. La direction s’empresse aussitôt de dire que les salariées et salariés européens ne pourront pas se positionner sur des missions françaises. Enfin en insistant un peu la direction finit par dire, qu’à l’heure actuelle il n’y a pas de missions éligibles en France mais que cela peut changer. On comprend assez rapidement qu’il s’agit de mettre en concurrence tout les collègues en Europe quel que soit le niveau de salaire de leur pays respectif. 

Ne doutons pas un seul instant que cette mise en concurrence se fera au détriment de la politique salariale au nom de la sacro sainte compétitivité !

Quant à l’aspect financier (où ira le chiffre d’affaires produit par les collègues, par exemple ?), la direction ne sait pas et “prend le point”. Comment seront gérées les différences de temps de travail hebdomadaire ? “oui effectivement c’est un sujet, on prend le point et on revient vers nous”.

Ah ! au fait, le début de mise en place de ce nouvel outil a été fixé au 2 février, soit 15 jours après l’annonce 

“On largement le temps de régler ces menus détails, ne vous inquiétez pas !”

Et pour les collègues en 100 % distanciel ? Ils ou elles pourront venir travailler sur site Capgemini ou rester en télétravail (à 70 % bien entendu), Mais elle promet qu’ils ou elles ne resteront pas isolées sur leur plateau Capgemini, mais on n’a aucun retour d’expérience sur ce type d’organisation, nous dit-on.

Ah bon ? et toutes et tous ces collègues qui travaillent sur des missions distancielles aujourd’hui ? 

Le fait même de dire qu’il n’y a aucun retour d’expérience révèle le peu d’intérêt que le management porte à ces salariées et salariés, ce qui nous fait douter des bonnes intentions affichées par la direction !

La santé des collègues, c’est secondaire

La santé mentale est une priorité pour Cap, du moins c’est ce que nous dit la direction. La preuve que c’est vrai puisqu’elle fait la promotion d’une vidéo ; pardon d’une “formation” ;  d’une heure que les collègues pourront faire… quand ils le peuvent. Enfin s’ils le peuvent aussi, car lorsqu’ils sont en clientèle, ils n’ont que très rarement accès au réseau Capgemini ou même à leur PC Cap, sans compter la surcharge de travail sur les projets.

Lorsque nous suggérons de bloquer du temps pour faire des sessions groupée, c’est trop compliqué pour la direction, nous qui pensions qu’il relevait de leur responsabilité d’organiser le temps de travail… Bref, une fois de plus cette soit disant priorité restera une déclaration de bonne intention, rien de plus ! 

Petit rappel : préserver la santé des salariées et salariés est une obligation légale de l’employeur, toute infraction se règle… au pénal.

Bêtisier du CSE

A l’origine le projet ODO date de Mars 2025 et se nommait TOP : 9 mois pour changer 3 lettres, niveau efficacité on a vu mieux. 

Non, nous dit-on, y a d’autres choses qui ont changées : avant cela s’adressait à tous les collègues, maintenant c’est réservé seulement à celles et ceux qui sont en intermission. Ah oui, de suite on comprend mieux ce retard. 

La direction se moque de nous ou c’est vraiment de l’incompétence à votre avis ?

Dessin humoristique de Kurt : Un salarié sort du bureau de la DRH hébété répétant en boucle "Gratitude et objectivité"

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Publié le :
12 février 2026

Flash CSE Infra novembre 2025

RÉSULTATS ÉCONOMIQUES : CE N’EST VRAIMENT PAS SI MAL

Dessin humoristique de BabouseLa chiffre d’affaires de Capgemini Infra a reculé de 4,9 % sur les trois premiers trimestres 2025 par rapport à la même période en 2024. La direction dit que c’est conforme à ses prévisions et en phase avec les performances de Capgemini France. Elle l’explique par l’atonie du marché des services IT en France, qui va probablement reculer en 2025 pour la 1ère fois depuis 15 ans, contrairement au marché mondial qui connaît une croissance forte.

Pas de panique, les résultats économiques de Capgemini restent bien orientés. Voici quelques éléments que chacun·e peut reprendre, lors de son entretien annuel, en réponse au PM qui va sûrement dépeindre une situation économique assez catastrophique pour justifier l’absence d’augmentation de salaire : – les résultats de Capgemini à l’échelle mondiale sont bons : le chiffre d’affaires devrait progresser en 2025 (hors achat de l’entreprise américaine WNS) et le taux de marge opérationnelle devrait au minimum se maintenir ; – le taux de marge opérationnelle de Capgemini Infra va remonter considérablement en 2025, du fait de la résolution progressive des problèmes de delivery sur un gros client et de la réduction de l’intermission.

Quant aux effectifs, ils ont légèrement crû cet automne à la suite d’une (petite) campagne de recrutement : +1,5 %. Il faut dire qu’ils avaient diminué quasiment sans discontinuer depuis… décembre 2022, avec au total une baisse de plus de 13 % !

BUDGET CSE : LE COMPTE N’EST PAS BON !

Nous l’avions pointé dans des flashs précédents : la majorité du CSE Infra avait laissé dériver les dépenses des ASC (Activités Sociales et Culturelles) et creusé un déficit de plus de 600 000 euros en 2023, année des dernières élections professionnelles à Capgemini. Pour résorber cet énorme trou dans la caisse, elle applique depuis une politique d’hyper-austérité, avec une diminution drastique du montant des subventions versées par le CSE aux salarié·es : force est de constater que le plafond imposé est vite atteint ; il suffit le plus souvent, pour cela, d’une seule activité, un abonnement sportif ou culturel, une sortie, etc. Pour 2026, la majorité du CSE prévoit d’ouvrir un peu le robinet. Gageons qu’elle l’ouvrira beaucoup plus en 2027, année des prochaines élections professionnelles.

Certaines règles fixées par la majorité du CSE vont à l’encontre d’une plus grande justice sociale : deux exemples. D’une part, les hausses du plafond des subventions versées aux salarié·es varient de 11 % à 70 % selon les tranches : or les plus fortes hausses de plafond s’appliquent surtout aux tranches les plus élevées, qui concernent les salarié·es ayant les revenus les moins bas (le revenu fiscal annuel divisé par le nombre de parts dans le foyer). D’autre part, le taux de subvention est le même (50 %) pour toutes les tranches, alors qu’il devrait être plus élevé pour les petites tranches. D’ailleurs, selon les chiffres fournis par le trésorier du CSE, les petites tranches atteignent rarement le montant de leur plafond de subvention : ce n’est pas étonnant, il est difficile, pour un revenu fiscal inférieur à 15000 euros, de débourser la somme de 1000 ou 1200 euros pour les loisirs de la famille, pour être remboursé ensuite, quelques mois plus tard, de seulement la moitié.

Bien sûr, on ne peut que se réjouir si les salarié·es pourront bénéficier en 2026 d’un peu plus de subvention pour leurs loisirs par rapport aux deux années précédentes. Mais se pose aussi la question du type d’activité sociale et culturelle proposé par le CSE. Or la majorité du CSE, au lieu de faire appel au secteur de l’économie sociale et solidaire, préfère engraisser des multinationales, comme par exemple Edenred. Edenred encaisse, via sa filiale Solutions CE avec laquelle le CSE est lié pour 4 ans, environ 70 000 euros annuels pour la gestion du site du CSE. Edenred a encaissé 160 000 euros en 2024 via sa filiale Meyclub pour le catalogue d’activités proposé sur le site du CSE. Et comme cela ne suffit sans doute pas, le bureau du CSE voudrait procéder à une refonte graphique du site, qui sera obligatoirement réalisée par Solutions CE, pour un montant qui pourrait dépasser les 20 000 euros. Qui dit mieux ?

 

Dessin humoristique de Babouse

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Publié le :
15 janvier 2026

Flash CSE Infra septembre 2025

CYBERSÉCURITÉ : CETTE FOIS, C’EST LA BONNE ?

Après le regroupement de la plus grande partie des activités cybersécurité chez Infra, la direction claironnait sur un effet « cyberboost ». Or, et nous l’avons évoqué régulièrement dans nos flashs, la réalité dans ce secteur a été tout autre : alors que le marché progresse fortement, l’activité de Capgemini Infra régresse. La direction a fini par le reconnaître et présente un plan de réorg de la practice cybersécurité dans P&C.

Ah non, rectifie la direction dans sa langue de bois habituelle, ce n’est pas une « réorg », c’est une « évolution de l’organisation », dont l’objectif affiché est de passer d’une organisation « verticale et pyramidale » à une organisation « agile », « go to market », qui colle beaucoup mieux aux attentes d’un marché « en pleine évolution ». Une réorg commerciale donc… Bizarrement, cela va se traduire par la création de 3 nouveaux pôles de compétence technique, pour « renforcer l’expertise technique » : or on sait que le commercial et la technique ne font pas forcément bon ménage.

En tout cas, c’est flou. Pour la CGT, raison de plus pour faire une expertise. Certains syndicats, CFTC, CGC, UNSA, sont contre. Coïncidence ou pas, la direction le déconseille fortement aux élu·es, elle n’a d’ailleurs pas intégré le délai pour une expertise dans son calendrier prévisionnel.

Finalement, le CSE vote majoritairement pour une expertise. La direction déclare alors que les élu·es du CSE n’ont pas compris que c’était un projet stratégique, que l’expertise allait faire perdre du temps (1 mois !) pour relancer l’activité cybersécurité, etc. Encore un bel exemple du « dialogue social » pratiqué par la direction.

ATR : DE MAL EN PIS !

Comme l’an dernier, la direction a mis en place à l’automne une session de rattrapage pour les augmentations individuelles de salaire (ATR dans son jargon). L’enveloppe est maigre : 9 % des salarié·es ont été augmenté·es avec une augmentation médiane de 2,6 %. En tout, avec la session de mars, cela représente seulement 1/3 des salarié·es. Ce qui signifie que 2/3 des salarié·es chez Infra ne sont pas augmenté·es cette année, alors que l’inflation en 2024, même si elle a baissé par rapport aux années précédentes, a été tout de même de 2 %.

D’année en année, la direction aggrave sa politique de « modération salariale » (sic) : l’an dernier, c’était 45 % des salarié·es qui avaient été augmenté·es avec une augmentation médiane de 3,3 %. Il y a 2 ans, 58 % avec une augmentation médiane de 5 %. Avec une inflation cumulée de 12,1 % de 2022 à 2024, le constat est terrible : une grande majorité de salarié·es de Capgemini Infra a subi une baisse importante de son pouvoir d’achat ces dernières années. Alors, à quand une mobilisation de toutes et tous pour obtenir une augmentation générale des salaires ?

Dessin humoristique de babouse

PARTIE VARIABLE : LA PRIORITÉ ?

Le CSE infra a très majoritairement voté une motion sur la partie variable de la rémunération. Il est incontestable qu’il y a un gros problème à ce sujet, comme le détaille d’ailleurs la motion : la direction communique tardivement en cours d’année sur les modalités, fixe aux salarié·es des objectifs le plus souvent irréalisables, etc. Et il n’était bien sûr pas question pour la CGT de voter contre

Ceci dit, la motion adoptée est un peu bancale : d’une part il n’est pas fait mention d’une échéance avant laquelle la direction devrait accéder aux exigences listées, d’autre part il est juste indiqué que le CSE se réserve le droit d’engager toute action juridique nécessaire, sans donner de mandat, ce qui veut dire qu’il s’agit d’une menace en l’air, que si d’aventure le CSE jugeait nécessaire d’aller en justice, il faudrait repasser par une nouvelle réunion du CSE et le vote d’une nouvelle motion. De plus, il faut rappeler que la partie variable concerne une minorité de salarié·es, moins de 20 %, et parmi les moins mal rémunéré·es. La CGT s’étonne donc que parallèlement à cette motion sur la partie variable, la majorité du CSE n’ait pas songé à faire une motion dénonçant de façon globale la politique antisalariale de la direction : voir ci-dessus le bilan ATR, qui montre que la majorité des salarié·es n’a pas été augmentée cette année.

BUDGET ASC DU CSE : POSITIF POUR LE TRÉSORIER, NÉGATIF POUR LES SALARIÉ·ES

Au CSE a été présenté un bilan d’étape sur la consommation du budget ASC à l’issue du 1er semestre 2025. Le bureau se félicite que les dépenses soient restées dans les clous. Soit, c’est un progrès par rapport aux années précédentes. Mais ce n’est que la conséquence de la politique d’austérité mise en place par la majorité du CSE, avec une réduction drastique des subventions versées aux salarié·es

Dessin humoristique de babouse

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Publié le :
22 octobre 2025

Flash CSE Appli septembre 2025

La baisse à la hausse

Alors que les effectifs poursuivent leur baisse inexorable, on nous assure que la décroissance de l’activité économique aurait atteint son point bas. Une reprise serait même attendue dans les prochains mois… du moins, selon les discours de la direction :

  • FS : Les prévisions estivales ont été dépassées, et l’Arve frôle les 80 %. Bonne nouvelle !
  • APPS : Le marché est en recul. Pour maintenir artificiellement un taux d’activité élevé (80 %), la direction réduit fortement les effectifs. APPS est d’ailleurs l’entité la plus touchée par cette baisse. Elle espère compenser cette baisse par de nouveaux contrats dans l’armement …
  • I&D : La direction parle de reprise, mais l’Arve y est le plus faible du CSE, avec 10 points de moins que FS ou APPS.
  • SOGETI : La seule entité en réelle progression, mais avec fortes disparités régionales : Paris reste à la traîne, pendant que les grandes villes de province tirent leur épingle du jeu.

Et maintenant, place à la magie des chiffres :

Avec moins de salarié·es, le chiffre d’affaires et le bénéfice baissent mécaniquement. Mais attention :

Pour les salarié·es, les chiffres sont présentés en valeur absolue : moins de monde, moins d’activité, moins de résultats.

Pour les actionnaires, la direction préfère parler en valeur relative (pourcentage) : et là, miracle ! Le taux de marge se maintient actuellement.

Ce double discours permet de justifier les réductions d’effectifs tout en affichant une performance financière stable destinée à verser toujours plus d’argent à celles et ceux qui se nourrissent de notre travail.

Moins de bras, mais plus de rendement. Et toujours plus de dividendes…

meme La direction au milieu des flammes "this is fine"

Clermont City

Bien que les deux sites ne soient séparés que de quelques kilomètres, les déménagements chez Capgemini se font rarement dans l’intérêt des salarié·es.

Le site d’Aubière offrait 100 postes de travail, un parking public, et accueillait 200 salarié·es. Sa fermeture s’inscrit dans une logique d’économies d’échelle, avec pour conséquence une réduction drastique des espaces de travail.

Les salarié·es seront désormais redirigés vers le site du PIC à Clermont-Ferrand, flambant neuf et situé en centre-ville.

Mais derrière cette modernité se cache une réalité bien moins avantageuse : seulement 50 postes de travail, 35 places de parking, cinq fois moins d’espace disponible, et toujours 200 salarié·es rattaché·es au site.

La densité atteint un niveau préoccupant, avec moins de 4m² par poste, ce qui dégrade significativement les conditions de travail.

Pour celleux qui viennent en transports en commun, l’impact sera limité. En revanche, pour les automobilistes, la situation se complique : il faudra obtenir une place de parking, et les études sur les temps de trajet ont été réalisées hors périodes de bouchons.

On nous explique que, faute de données précises sur les embouteillages, il est impossible de les modéliser… ce qui permet opportunément de conclure à une stabilité des temps de déplacement.

Enfin, il ne s’agit pas de quelques ajustements marginaux : ce déménagement représente plusieurs centaines de milliers d’euros d’économies, réalisées au détriment du confort et de la qualité de vie au travail des salarié·es. Une fois de plus !

Un monde plus vert

Quittons le Puy-de-Dôme pour l’Isère, direction Montbonnot. Une fois encore, le scénario se répète : réduction des surfaces, des postes, des places de parking, au nom des économies d’échelle.

Le site actuel de Montbonnot, avec ses 6 500 m², 500 postes de travail et 250 places de parking et surtout une ergonomie et surtout une ergonomie et un agencement du M3 permettant de travailler dans des conditions respectables (un effort particulier a été fait sur l’acoustique notamment), va être remplacé par un nouveau site à Meylan (plus proche de Grenoble… Mais à quinze minutes des actuels M2 et M3 !).

Ce dernier, bien que flambant neuf, ne proposera que 3 000 m², 250 postes de travail et 50 places de parking en 2028. Autrement dit, une division par deux de l’espace de travail, par cinq du stationnement, pour un nombre de salarié·es qui reste inchangé.

Alors, la direction nous dit que les salarié·es bénéficieront d’une salle de sport, d’une conciergerie et d’un un potager partagé (wtf ?).

Mais face à près d’un million d’euros d’économies sur le loyer, ces aménagements paraissent bien dérisoires, surtout quand on parle de la la perte d’un des rares bâtiments loué par Capgemini conçu pour le confort des salarié·es !

Faut-il y voir une anticipation de la prolongation du gel des salaires, et une incitation à cultiver ses propres légumes pour compenser ?

Cap allié des fascistes ?

Lors de la présentation des chiffres pour la practice I&D, le nom d’une solution déployée pour nos clients a fait tiquer vos élu·es CGT au CSE : Palantir.

Etonné·es, nous avons alors interpellé la direction, en demandant s’il s’agissait bien du Palantir de Peter Thiel, allié de Donald Trump. Celui là même qui a contribué à sa réélection et est soupçonné, à l’aide de ses logiciels de gestion de données tels que Foundry et Gotham, d’organiser une surveillance généralisée des citoyens Américains via ses bases de données (voir les nombreux articles de presse qui en font mention) utilisées par les services de police et militaires.

La direction nous a confirmé qu’il s’agissait bien de ce Palantir là, sans broncher outre mesure. Elle nous indique que des discussions stratégiques sont menées au plus haut niveau de Capgemini afin de traiter ce « partenariat » (utilisé pour des clients comme Equans, entre autres). Mais en attendant, le client est roi ! Et c’est lui qui décide de ce qu’il veut utiliser comme solution pour ses logiciels internes. Et nous, on se contente d’implémenter ce que nous demande le client. Ouf, nous voilà rassuré·es. Aucun risque que cet outil, aux mains des néo-fascistes Américain·es, ne puisse être utilisé pour les données des client·es Français de nos clients !

Enfin, nous avons tout de même tenu à rappeler que notre devoir de conseil devrait permettre d’orienter nos clients vers des solutions logiciels moins controversées.

Mais ce n’est vraiment pas un sujet pour la direction de Capgemini, qui semblait surprise de notre question. Tout va bien, le business avant tout, et tant pis pour les personnes déportées par l’ICE (Immigration and Customs Enforcement, la police politique de contrôle de « l’immigration »), qui utilise les outils de Palantir, et tant pis pour les personnes probablement fichées illégalement et le financement à grand coups de milliards d’une politique autoritaire…

meme La direction au milieu des flammes "this is fine"

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Flash CSE INFRA Capgemini – FIN – Août 2025

VICTOIRE DES SALARIÉ·ES EN CE JOUR DE RENTRÉE !

La direction avait pour projet la modification du planning d’astreinte et des horaires de travail. Ce projet prévoyait d’effectuer la semaine de travail sur 4 jours au lieu de 5, et ce sans réduction du temps de travail. En imposant le mercredi comme jour de repos lorsque le ou la salarié·e est d’astreinte le week-end, la durée quotidienne de travail prévue par la direction était étendue jusqu’à 9 h10 avec une amplitude de 10h10. Le projet ne modifiait rien sur les astreintes elles-mêmes par rapport à l’existant, si ce n’est un démarrage le vendredi au lieu du lundi. L’objectif principal était donc de modifier la durée de travail quotidienne des salarié·es, les obligeant à travailler 1h50 de plus chaque jour !

 

Le bulldozer Capgemini !

La direction a tenté, coûte que coûte, de s’affranchir de ses obligations, en remettant en cause les droits de la représentation du personnel. Ce sont les actions de la CGT qui ont permis de contrer le projet de la direction. En effet, le projet pilote n’a pas pu démarrer le 1er août, comme elle l’avait prévu en raison de la convocation du CSE le 27 août qui faisait suite à la demande motivée de la CGT. Nous sommes parvenu·es, grâce au travail de la CGT Capgemini, à obtenir, dans un premier temps, l’unité du CSE. En effet, celui-ci a voté une expertise à une large majorité et a exigé de rendre un avis sur ce projet.

La direction fortement contrariée !

Le recours à l’expertise a, de fait, modifié le calendrier. En raison de l’information en vue de consultation du CSE sur ce projet, il était impossible pour la direction de le mettre en œuvre dans les équipes au 4 septembre comme elle l’avait prévu dans un second temps. Le management a dû revenir vers les équipes pour expliquer que le projet n’est pas validé.

Cette obligation est d’ordre public, c’est-à-dire que nul ne peut y déroger (Article L2312-14 du Code du travail). La direction n’a donc pas eu le choix !

Retour à la niche !

La direction a vraiment très mal vécu cette unité du CSE. Elle a alors tout mis en œuvre pour ramener dans son giron les organisations syndicales habituellement complaisantes avec elle. Nous avons assisté à deux autres réunions, consacrées à la poursuite de ce CSE, particulièrement difficiles, à la limite du supportable. Les élu·es de l’alliance majoritaire CFDT, CFTC, FO, UNSA, n’ont cessé, par leurs manœuvres et leurs choix de vote, de donner des gages à la direction. L’apothéose a été atteinte lors de la dernière réunion, le lundi 1er septembre, lorsqu’ils ont insisté pour voter une motion pour se dédire de leurs engagements sur l’expertise. Cette démarche était complètement inutile, mais cela a visiblement ravi la direction.

La direction range son projet dans les cartons !

Avant cette dernière réunion du CSE, la direction avait envoyé un mail laconique expliquant la « décision d’abandonner le projet dans la forme qui [vous] a été présentée ». Il s’agit évidemment une grande victoire pour les salarié·es qui refusaient de voir leurs conditions d’astreinte encore davantage dégradées. Il existe déjà de nombreux problèmes concernant les astreintes, en particulier de nombreuses infractions à la Loi commises par Capgemini.

Restons méfiant·es, restons mobilisé·es !

Nous ne sommes pas dupes : si la direction a remballé son projet, c’est bien parce qu’elle était en difficulté face à la CGT qui a su réunir le CSE sur cette question primordiale. Elle a déjà annoncé son intention de ressortir ce projet d’ici la fin de l’année. Nous redoutons qu’elle bénéficie alors du soutien de la majorité du CSE, à nouveau rentrée dans son giron, pour tenter de le faire passer. Une modification des horaires ne peut se faire qu’à travers la négociation collective. Nous vous sollicitons dès à présent pour construire ensemble nos revendications sur le sujet. Nous ne manquerons pas d’aller à votre rencontre.

Faites-nous part de vos attentes, contactez-nous, syndiquez-vous à la CGT Capgemini.

 

Vous pouvez retrouver les flashs traitant des 2 premières réunions sur ce sujet ici :

🔗 Flash CSE INFRA Capgemini – Août 2025

🔗 Flash CSE INFRA Capgemini – Episode 2 – Août 2025 

Vous pouvez aussi retrouver notre déclaration lue au démarrage du CSE ici :

🔗 Déclaration CGT Capgemini CSE Extraordinaire Infra 27 août 2025

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À propos

Publié le :
3 septembre 2025
Documents joints :

Flash CSE INFRA Capgemini – Episode 2 – Août 2025

Après vos vacances, Capgemini veut absolument augmenter votre temps de travail quotidien !

Vendredi 29 août 2025 de 15h à 16h30, la direction a poursuivi la réunion extraordinaire du CSE, exigée par la CGT, car celle-ci était suspendue depuis mercredi. Le CSE avait pris ses responsabilités en décidant une expertise qui implique la suspension du projet de modification du planning d’astreinte et des horaires de travail voulu par la direction.  (Voir Flash CSE INFRA Capgemini – Août 2025)

La CFDT s’est révélée être la grande complice de la direction. Plusieurs faits le démontrent, on vous explique avec ces morceaux choisis.

Dès le départ, la direction a cherché à bâillonner les élu·es en restreignant la durée de la réunion. Objectif : nous empêcher de poser des questions.

Habituellement, les élu·es peuvent poser leurs questions après chaque diapositive présentée. Allez savoir pourquoi, le secrétaire (élu CFDT) a particulièrement insisté pour que la direction puisse terminer complètement sa présentation et a cherché à imposer que les éluEs posent les questions à la fin. S’agissait-il de venir en soutien de la direction ? En tout cas c’est le résultat, puisqu’après avoir balayé des diapositives de la direction, il ne restait plus que quelques minutes avant la fin de la séance.

Dans un premier temps, nous avons réussi à poser quelques questions, les plus pertinentes, pour qu’elles soient inscrites au procès-verbal. Mais comme nous sommes plutôt tenaces, nous n’avons pas laissé tomber et nous avons réussi à faire entendre l’ensemble de nos questions et remarques sur le sujet.

Et là, à nouveau, un élu de la même organisation suit le scénario de la direction pour éviter l’expertise sur le projet pilote en passant par une inter-ICRP.  Or, il n’y a aucun intérêt sur ce projet que la direction ne peut mettre en place, qu’après avoir négocié avec les organisations syndicales représentatives.

Comme par hasard, sans tergiverser, la direction y répond favorablement.

Puis c’est au tour de parole d’autres élu·es qui posent des questions sur le projet. Vient alors la pièce maitresse du scénario. Environ 10 minutes avant la fin, un Représentant Syndical (on vous laisse deviner de quelle Organisation Syndicale) exprime un satisfecit du fait que la direction a repoussé son projet. (Ce qui est normal, c’est la Loi, les actions de la CGT ont permis ce respect.) Avec une grande ignominie, il vient alors expliquer au CSE ce qu’il faut faire. Selon lui, il serait nécessaire de démarrer le projet pour pouvoir l’étudier, travailler le sujet en inter-ICRP et surtout ne pas lancer l’expertise dès maintenant. Ils veulent pouvoir étudier les impacts sur des journées de 9h10 avec des cas concrets.  Après avoir demandé à avoir plus de cobayes dans ce projet, ce RS insiste pour les étudier en conditions réelles. Complètement hors-sol et illégal.

C’est alors que le secrétaire intervient. Il a préparé un vote pour abandonner l’expertise décidée à 97 % par le CSE à peine deux jours plus tôt… La blague ! Personne, pas même le bureau du CSE, n’était au courant de ce vote.

Le CSE, à la demande de la CGT, a été suspendu, il doit reprendre lundi, encore une fois, même si le sujet est important, la direction n’a prévu que 30 minutes, manière d’écourter les débats.  Le fameux sacrosaint Dialogue Social !

La direction rêve toujours de passer son projet au « bulldozer » et peut compter sur le syndicat majoritaire pour l’aider.

 

Ce projet mérite l’attention de tous les élu·es. L’expertise a été décidée, elle doit pouvoir être menée, aller à son terme et permettre d’envisager les suites à donner sur ce projet.

Énormément de salarié·es concerné·es par ce projet nous font part de leurs inquiétudes. Ces personnes analysent déjà les impacts de ce projet sur leur santé, leur vie personnelle et familiale, leur stress , leur charge mentale, leurs prises de congés… Beaucoup ne supportent pas d’être des rats de laboratoire pour ce “pilote localisé et expérimental“. Cela leur fait penser aux essais de laboratoire pour les nouveaux médicaments :”Ne vous inquiétez pas, le projet sera testé sur des salarié·es de laboratoire avant tout déploiement à grande échelle.”

Pas d’entourloupe ! La CGT ne lâchera rien !

 

Dessin humoristique de Babouse

À propos

Publié le :
1 septembre 2025

Flash CSE INFRA Capgemini – Août 2025

PENDANT VOS VACANCES, CAPGEMINI AUGMENTE VOTRE TEMPS DE TRAVAIL QUOTIDIEN !

Dans le flash CGT du CSE de juillet, nous vous expliquions l’intention de la direction de modifier le planning d’astreinte et les horaires de travail. La semaine de travail s’effectuerait sur 4 jours au lieu de 5, et ce sans réduction du temps de travail. Le mercredi serait défini comme jour de repos lorsque la personne est d’astreinte le week-end. La durée quotidienne de travail serait étendue jusqu’à 9 h 10 avec une amplitude de 10 h 10 : cela va à l’encontre de la revendication historique du mouvement ouvrier dans beaucoup de pays d’une journée de travail maximale de 8 h.

La direction a tenté, coûte que coûte, de s’affranchir de la consultation, pourtant obligatoire, du CSE. Elle s’est contentée d’une simple information aux ICRP, remettant ainsi en cause les prérogatives de la représentation du personnel au CSE Infra. Pourtant la direction a l’obligation légale de consulter le CSE en cas de modification des horaires ou des conditions de travail. La CGT a donc envoyé un courrier à la direction demandant la tenue d’un CSE extra suivi d’une consultation du CSE. Auparavant, nous avons pris soin de solliciter l’ensemble des élu·es des autres organisations syndicales pour se joindre à notre demande : personne n’a répondu…
Le projet n’a donc pas démarré le 1er août tel qu’initialement prévu, en raison de la convocation du CSE le 27 août pour un processus d’information en vue de consultation.

Le projet concernant exclusivement les salarié·es soumis·es à l’astreinte, nous avons constaté que les autres élu·es se sont totalement focalisé·es sur cette question, en laissant de côté le sujet principal des horaires, du temps de travail. Ce constat n’est pas étonnant, dans la mesure où les astreintes soulèvent déjà de nombreux problèmes. Et la CGT Capgemini ne lâche rien sur ce sujet depuis des dizaine d’années, d’autres semblent le découvrir… Nous avions déjà demandé que le point soit traité dans le CSE, mais le secrétaire de l’époque (CFDT) s’était permis de l’évincer de l’ordre du jour. Nous avions même réussi, plus tard, sous l’impulsion de la CGT, à faire voter à une large majorité un risque grave, mais ce même secrétaire avait convoqué un nouveau CSE pour défaire ce risque grave sous la pression de la direction… Nous avons demandé expressément que ce point soit à l’Ordre du Jour du prochain CSE Ordinaire de septembre 2025. À suivre…

En effet, le projet ne modifie rien sur les astreintes par rapport à l’existant, il s’agit principalement de modifier la durée de travail quotidienne des salarié·es pour les faire travailler 1h50 de plus chaque jour !

La CGT Capgemini a démarré ce CSE par une déclaration expliquant les différents problèmes de ce projet tout en faisant des propositions. Nous avons demandé à la direction de répondre à ces propositions. Nous nous sommes retrouvé·es face à un mur.

La seule proposition que la direction a validée lors de cette réunion, c’est celle émise par la CFDT. Ainsi, expliquant que pour l’analyse du projet, ces élu·es souhaitaient élargir ce test à plus d’équipes pilotes, la direction a bricolé en séance un nouveau périmètre pour passer de 47 à 81 salarié·es concerné·es. La CGT Capgemini s’est opposée à cette demande, nous pensons que ce n’est pas aux représentant·es du personnel d’imposer à plus de personnes le fait de subir des conditions de travail plus pénibles.

Toutefois, nous devons saluer l’adhésion de nos propositions par les Organisations Syndicales du CSE et pratiquement l’ensemble des élu·es.

Au départ, il n’était pas question de CSE dans ce projet, la CGT Capgemini l’a imposé. Au départ, la consultation du CSE sur ce projet n’était pas acquise, les actions de la CGT Capgemini l’ont permise. Au départ les élu·es souhaitaient tout au plus, une enquête interne, la CGT Capgemini a toujours demandé que soit réalisée une expertise par un cabinet agréé par le Ministère du Travail.

C’est ce choix, travaillé par la CGT Capgemini, qui a été retenu par les élu·es à 97 %. Seul·e un·e élu·e n’a pas voté favorablement à la proposition d’expertise par la CGT Capgemini. Peut-être une erreur malheureuse de presse bouton pendant le vote…

Le déclenchement de cette expertise a plusieurs conséquences. En premier lieu, cela va permettre de faire toute la lumière sur ce projet car l’information de la direction s’est révélée bien trop succincte. Le temps prévu pour présenter le projet n’a même pas été suffisant, la séance est suspendue et doit redémarrer bientôt. L’expertise, de fait, modifie le calendrier. Le CSE doit pouvoir rendre un avis éclairé avant le 30 octobre, au lieu du calendrier initial prévu par la direction qui pouvait considérer comme avis négatif l’impossibilité de rendre un avis avant le 30 août, c’est une des conséquences des ordonnances Macron.

Enfin avec cette expertise et en raison de l’information en vue de consultation du CSE sur ce projet, il est impossible pour la direction de le démarrer dans les équipes au 4 septembre comme elle l’a prévu. Le management doit revenir vers les équipes pour expliquer que le projet n’est pas validé et donc tout annuler. Cette mesure est d’ordre public, c’est-à-dire que nul ne peut y déroger (Article L2312-14 du Code du travail).

Vous avez été plusieurs à solliciter vos représentant·es CGT Capgemini dès lors que vous avez eu vent de ce projet. Vous souhaitez en savoir plus ? Vous souhaitez que les dégradations de vos conditions de travail cessent ? Vous souhaitez travailler dans de meilleures conditions ? C’est certain, la CGT Capgemini connait très bien ces sujets des horaires atypiques, astreintes et interventions HNO. Contactez-nous.

 

Lire aussi...

Déclaration CGT Capgemini CSE Extraordinaire Infra 27 août 2025.

Le comité est réuni à la demande des élu·es CGT Capgemini, en date du 25 juillet 2025, pour  la tenue d’une réunion extraordinaire du CSEE Capgemini Infra ayant pour Ordre du Jour une « Information en vue de consultation sur le projet pilote concernant le planning d’astreinte et les horaires de travail sur le LDC Alpes et MS Aquitaine ».

Si cette organisation venait à se généraliser à un périmètre plus large que ce pilote, il sera nécessaire, évidemment, de prévoir un nouveau processus d’information en vue de consultation. En effet ce pilote n’intègre pas toutes les contraintes du périmètre final envisagé par la direction.

La tenue tardive de cette séance plénière pose des problèmes. La direction a fixé la date de la réunion extraordinaire du CSEE Capgemini Infra le 27 août 2025, soit plus d’un mois après la demande. De plus, le document d’information a été joint à l’envoi de la convocation le 30 juillet 2025, démarrant de fait le délai préfix imposé par l’article R2312-6 du code du travail de cette consultation.

La CGT Capgemini propose que le CSEE puisse recourir à une expertise financée à 100 % par la direction, afin de pallier les problèmes qui découlent de ce délai préfix.

C’est en effet la seule option possible permettant au CSEE de rendre un avis éclairé sur ce projet.

S’il n’y a pas d’expertise, ni de recueil d’avis, au plus tard le 30 août, le délai sera forclos et sera donc considéré comme un avis négatif. Ce principe est effectivement déjà validé par la direction puisque les plannings d’astreintes sont d’ores et déjà établis pour démarrer cette phase pilote dès le 04 septembre 2025. La direction a visiblement déjà prévu qu’il n’y aurait pas d’expertise !

La CGT Capgemini n’accepte pas la méthode utilisée par la direction sur ce projet pilote modifiant les horaires de travail des salarié·es. La direction a tenté, coûte que coûte, de s’affranchir de la consultation du CSEE. Elle s’est contentée d’une simple information aux ICRP, remettant ainsi en cause les prérogatives de la représentation du personnel au CSEE Infra.

La CGT Capgemini a dû faire une demande de CSEE Extraordinaire face aux manœuvres particulièrement déloyales de la direction pouvant caractériser le délit d’entrave au fonctionnement de l’instance.  La date a été fixée sans aucune concertation avec la CGT qui a initié la demande. Nous regrettons également que notre proposition raisonnable de reporter cette réunion au 3 septembre 2025 n’ait pas été retenue.

Rappelons aussi que l’aspect « horaires de travail » a été initialement évincé du point à l’ordre du jour tel qu’il avait été demandé, mais il s’agit bien de traiter ce sujet de manière pleine et entière.

La CGT Capgemini déplore que la direction se permette de s’affranchir d’une négociation avec les Organisations Syndicales Représentatives sur un sujet aussi important. Nous faisons le constat, réitéré, de profondes modifications pour le personnel soumis aux astreintes, allant jusqu’à mettre en place un système complètement illégal.

Les salarié·es nous remontent leurs vives inquiétudes face à ce projet et la pénibilité des astreintes. La CGT Capgemini enjoint la direction à prendre en considération toutes nos propositions et rappelle la direction à ses obligations en matière de conditions de travail et de santé des salarié·es. Dans cette perspective, soyez assurés que la CGT Capgemini mettra en œuvre tous les moyens à sa disposition.

Logo CGT Capgemini

Flash CSE Appli juillet 2025

Activité de l’établissement : ça va cirer le banc

Le CSE est à chaque mois l’occasion de faire un rappel des effectifs par entité (FS, APPS, Sogeti et I&D) avec l’activité macro économique : depuis début 2024, il y a beaucoup plus de projets perdus que de projets gagnés.

Mais heureusement, en juin, on a gagné plusieurs supers projets sur FS pour plusieurs clients du secteur bancaire ! L’occasion de staffer 500 personnes.

Enfin, 500, mais pas que sur FS, mais avec l’espoir pour le directeur de la practice de staffer au moins 1/3 des salarié·es concerné·es via le bench de FS. Enfin, entre 100 et 150. Il a été très ferme avec les consignes !

Quand on pousse un peu la réflexion, au delà du calcul qui nous a semblé assez hasardeux, on se rend compte que le bench va permettre à des salarié·es de trouver un projet, mais que la taille du bench ne sera pas réduite pour autant parce que ce projet parvient à peine à entraver le flot des projets perdus.

meme : joueurs dépités dans un vestiaire. "Les salarié·es appli dans quelques semaines"

On déplore notamment la perte de 3 gros sujets qui occupaient une bonne partie de nos collègues : un marché à 150 millions d’€ pour l’Assurance Maladie, un autre très gros centre de services pour la SNCF avec plus de 200 salarié·es et enfin tout une partie de l’ASP, victime des changements de la PAC au niveau Européen. Il va falloir un sacré banc pour accueillir tous·tes ces collègues sans mission !

Sur Nantes notamment, l’agence est concernée par ces 3 projets. Nous estimons que d’ici à la fin de l’année, ce sont près de 300 salarié·es sur cette agence qui vont se retrouver en intermission.

Mais la direction nous dit : alerte orange ! Ouf, on pensait qu’on était plutôt en alerte rouge, puisqu’on ne peut plus augmenter les salarié·es depuis 2 ans ?

Le taux d’ARVE sur les différentes practices est en chute libre, malgré les très nombreux départs non remplacés : 500 personnes de moins dans les effectifs d’APPLI depuis début 2025 : nous ne sommes plus que 17 450 contre quasi 18 000 fin décembre 2024.

La CGT dénonce avec force depuis plusieurs mois maintenant ce qui ressemble à un plan de licenciement déguisé. Quand la question a été posée à nouveau lors de la réunion de juillet, la direction a fait comme si tout allait bien, malgré la hausse des licenciements et des ruptures conventionnelles constatée depuis début 2024.

Et il ne faudrait pas non plus parler des PRPA (Plan de Retour à la Performance Attendue), nouveaux outils de coercition à la mode pour le management de la boîte aux 2 milliards reversés aux actionnaires : la direction a communiqué les chiffres que nous avons détaillés dans notre flash de juin, et ils sont très inquiétants. Nous savons très bien qu’ils sont utilisés pour mettre la pression et conduire à des entretiens disciplinaires, en plus de majorer les risques psychosociaux auxquels sont exposés les salarié·es : cette pression supplémentaire ne peut rien apporter de positif, et surtout pas un “retour à la performance attendue”.

Dans tous les cas : si vous êtes concerné·es par un PRPA, une convocation pour une rupture conventionnelle ou pour un entretien pouvant aller jusqu’au licenciement : contactez vos élu·es CGT qui pourront vous aider dans cette épreuve.

SOGETI devient SOGET I.A

Sogeti est la practice qui regroupe aujourd’hui une majorité des testeuses et testeurs chez Capgemini. C’est un vrai service client, avec la possibilité de mobiliser des centaines de salarié·es sur les bancs de tests en deux claquements de doigts.

Mais, bon, la direction semble vouloir raccourcir le plan de test à 1 seul claquement de doigts : le virage de l’IA devra être pris le plus rapidement possible et on doit s’adapter. Dans un contexte où SOGETI devrait dégraisser ses effectifs de 10 %  en 2025 (projections de la direction), on a du mal à imaginer que l’IA ne vienne pas prendre la place de nos collègues.

meme l'IA dévoilée. Sous son masque, rien que des IF THEN ELSE…

La CGT a demandé à ce que l’accent soit surtout mis sur la formation, mais pas seulement sur les prompts, des formations certifiantes, reconnues sur le marché du travail, qui permettent de comprendre comment fonctionnent et comment développer les outils d’intelligence artificielle.

Concernant l’automatisation des tests, nous regrettons que beaucoup de testeuses et testeurs fonctionnel·les qui voudraient s’orienter vers cette branche doivent quémander pendant de nombreuses années pour être formé·es.

Et nous regrettons qu’aujourd’hui beaucoup de ces formations se fassent en Anglais et à distance. La CGT a également demandé à ce que soit réfléchie la possibilité de cadrer le recours à l’IA générative et à l’IA Agentique (nouvelle marotte pour flexibiliser encore un peu plus le travail) dans un accord d’entreprise : l’évolution technologique ne doit pas se faire au détriment des salarié·es et des conditions de travail.

Formation 2025 : la direction se la joue Bayrou

On est en juillet, la période de l’année où l’on prépare son départ en congés de fin d’année, où l’activité baisse pour décorer les sapins de Noël et accrocher les guirlandes, et où on prépare le plan de formation pour l’année à venir… Ah non, chez Capgemini, on prépare ça pour juillet, histoire de présenter une vision bien entamée de ce que sera la formation sur cette année. On a l’impression de voir le budget 2025 du gouvernement Bayrou !

Au final : on n’a pas raté grand-chose.

Désormais, place à la formation continue : les demandes de formations ne seront plus étudiées une fois par an avec le PM, mais tous les trois mois.

La CGT a posé la question si le fait que des salarié·es n’aient toujours pas reçu leur plan de formation pour l’année avait un lien avec cette mise à disposition tardive du plan de formation : la direction n’a pas su répondre.

Et vous allez dire qu’on radote, mais nous avons également posé la question des PRPA que certain·es reçoivent parce qu’iels n’ont pas suivi telle ou telle formation. Nous regrettons que les formations soient faites dans l’urgence et dans la crainte d’une sanction disciplinaire et pas en prévisionnel dans le plan de formation des salarié.es.

D’autre part, nous pouvons regretter, comme évoqué l’an passé, que les formations soient majoritairement devenues des petites capsules sous la forme d’e-learning, parfois non traduits en Français. Le droit à la formation est un droit du code du travail : nous devrions pouvoir exiger qu’elle soit de qualité, et si possible, en présentiel avec des intervenant·es qualifié·es. M’enfin on est pas à une incohérence près chez Capgemini…

meme : joueurs dépités dans un vestiaire. "Les salarié·es appli dans quelques semaines"

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Publié le :
11 août 2025