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Flash CSE Ingénierie février 2025

RECLIQUONS

Concernant Replicon, la direction est contente du fonctionnement en janvier, il y a eu un meilleur taux de complétude que prévu. On demande quelques améliorations pour faciliter le remplissage ; cela va être remonté, mais comment cela se fait-il que ces points n’aient pas été soulevés et pris en compte pendant la période “pilote” faite pendant plusieurs mois coté APPLI ?…

Bonne nouvelle : pas de perte de RTT pour les contrats 39h prépayées tant que les pointages sont dans la fourchette [36h40 : 39h]. Mais encore heureux ! C’est une aberration de demander de faire nos pointages en avance : comment anticiper nos horaires de travail ? nous ne sommes pas devins ! En plus il n’y a pas la possibilité de reporter nos heures faites en supplément sur la semaine suivante.

Si on doit arriver tôt à cause de problèmes de stationnement et qu’on doit respecter les horaires collectifs de travail “pour des questions d’assurance” ( ?… c’est la règle), quid des heures supplémentaires effectuées ? Réponse de la direction : on va vérifier les places de parking ! Bref, ce n’était pas vraiment la question, mais c’est leur réponse ! Alors comment fait-on pour les heures supplémentaires effectuées ?

Réponse de la direction très dogmatique : Les heures supplémentaires doivent faire l’objet d’une autorisation préalable du management.

Conclusion : les heures supp effectuées (non accordées au préalable) ne devront pas être déclarées dans Replicon. Ce qui soulève 2 problèmes :

  • Replicon ne respecte pas l’obligation légale pour toute entreprise. C-à-d : la mesure du temps réellement travaillé (contrairement à un dispositif de style pointeuse)
  • Ne plus déclarer ses dépassements d’heures (afin de ne pas les payer) vient mettre en faute les salarié·es et l’employeur pour travail dissimulé.

Extrait – Art. L.8221-3 du code du travail :

Est réputé travail dissimulé par dissimulation d’activité, l’exercice à but lucratif d’une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services ou l’accomplissement d’actes de commerce par toute personne qui, se soustrayant intentionnellement à ses obligations n’a pas procédé aux déclarations qui doivent être faites aux organismes de protection sociale ou à l’administration fiscale en vertu des dispositions légales en vigueur.

SALAIRES

Les EDR (Entretiens De Restitution) commenceront en mars. Pourquoi ? Mais certainement parce que la direction attend de pouvoir tout mélanger, Augmentations Individuelles et rattrapages éventuels suite aux NAO.

En plus, à ce jour, il n’y a aucune assurance pour dire que les augmentations individuelles seront rétroactives à janvier, c’est voire même une quasi-certitude que ce serait plutôt avril : pas de petits profits pour la direction, quelle honte !

CÔTÉ EFFECTIFS

Ils sont toujours en baisse chez ER&D, sans volonté affichée d’inverser la tendance de la part de la direction. En effet, moins 176 salarié·es entre janvier 2023 et janvier 2025, alors qu’une société de service doit toujours être en croissance d’effectif pour pouvoir répondre aux appels d’offre et durer dans le temps. Mais « Oups ! » n’oublions pas que la bourse préfère “Pognon tout de suite” à “Assurons l’avenir”

SITUATION ÉCONOMIQUE PLUTÔT

On a eu les résultats économiques officiels hier : en gros la rentabilité, la trésorerie et le résultat net stagnent malgré des effectifs et un CA en baisse. Les dividendes et rachat d’actions eux en revanche progressent de 7 %…

En 2024 il y a eu 2 gros impacts forts : coté Aéronautique beaucoup de projets mis en Standby, et coté Automobile c’est très difficile mais plutôt coté Altran. De façon générale, les Practices sont touchées de façons différentes. Le groupe va chercher la croissance (du chiffre d’affaires hein ? pas des effectifs), et reste vigilant pour que cela continue à s’améliorer.

La direction ajoute qu’à priori, chez Capgemini ER&D, le taux de déclenchement de l’intéressement serait atteint. Alors, de quoi se plaint on ? Peut-être de nos salaires qui stagnent ?… mais là, on n’en parle pas.

AIDE AU LOGEMENT

Nous rappelons aux salarié·es qu’en cas de difficultés de logement, il existe un dispositif pour aider à trouver des solutions, n’hésitez pas à contacter la Commission Aide au Logement du CSEE.

Dessin humoristique d'Allan Barte. Un manager parle à un salarié : "C'est presque une faveur que je te fais avec cette rupture conventionnelle. Alors n'en parle pas trop autour de toi. Et encore moins à des syndicalistes !

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Publié le :
27 mars 2025

Flash CSE Appli février 2025

Bienvenue chez les Ch’tis : Capgemini Edition

Meme David et Victoria BeckhamAugmentations de salaire : un poisson d’avril ?

Les augmentations au mérite pour 2024 devraient être versées avec une rétroactivité au 1er avril. Ce n’est pas une blague, mais une stratégie pour économiser trois mois de salaire.

Les restitutions devraient commencer mi-mars pour se terminer à la mi-avril.

Un peu plus d’un tiers des salarié·es ont été augmenté·es en 2024. Combien seront-iels en 2025 : sûrement beaucoup mais beaucoup moins.

Capgemini continue de sacrifier ses employé·es sur l’autel de la rentabilité malgré une marge de 13,3 % en 2024.

Les promotions (changement de grade) devraient, quant à elles, être limitées à 15 % de l’effectif. En résumé, quand tout va bien, vous avez presque rien, et quand ca va un peu moins bien, vous n’avez rien. Depuis des années, la CGT milite pour des augmentations générales et cette année encore nous maintenons nos revendications.

Taux de subvention de référence : TSR

Vous êtes nombreuses et nombreux à nous avoir alerté sur la baisse du TSR avec la mise en place du nouveau CSE.

Rappel : Jusqu’en 2024, seule la moitié des salarié·es accédaient au CSE en raison de règles excluant les jeunes embauché·es : 6 mois d’ancienneté pour accéder aux activités nationales et régionales.

Ensuite ces mêmes salarié·es se voyaient attribuer d’office un malus de 3 ans pour réserver les voyages. En d’autres termes, il fallait attendre 3 ans pour pouvoir profiter d’un week-end ou d’un voyage sauf si ce dernier ne trouvait pas preneur. La réglementation a changé, supprimant la condition d’ancienneté, doublant ainsi les bénéficiaires.

A budget constant une modification du TSR s’imposait. Malheureusement, un mauvais paramétrage a nivelé le taux vers le bas, affectant plus des 3/4 des salarié·es.

Un correctif est prévu pour mars. Le taux moyen du TSR 2025 devrait être équivalent à celui de 2024, mais des variations individuelles restent inévitables. Pour toute question, contactez vos élu·es CGT.

Business ; un début d’année contrasté

FS : Bons résultats pour la banque et l’assurance, sauf pour le testing.

Apps : Vigilance sur l’automobile et l’aéronautique, les autres secteurs se maintiennent.

Sogeti : Amélioration partout en France sauf en Île-de-France.

I&D : Taux d’activité parmi les plus faibles de l’entreprise.

Le chiffre d’affaires connaît une légère décroissance en ce début d’année, mais avec la baisse des effectifs, cela n’est pas surprenant.

La direction ajuste les effectifs (baisse des recrutements, hausse des licenciements et des ruptures conventionnelles) pour maintenir artificiellement la marge. Ne restez pas isolé·e, contactez la CGT si vous êtes approché·e par la direction pour quitter l’entreprise. Chaque “départ forcé” est une bouffée d’oxygène pour leur sacro-sainte marge.

À propos

Publié le :
7 mars 2025

Flash CSE Ingénierie janvier 2025

LECTURE GESTICULÉE

Outre les nouvelles affaires, ce qui motive la direction dans les réunions de CSE, ce sont les nouveaux outils et les nouvelles réorg qui vont permettre de gagner un peu plus de pognon. Elle va tout faire pour convaincre que sa réforme est dans notre intérêt même si pour les salarié·es le choix reste « marche ou crève ». Concernant les autres sujets, nos dirigeants se montrent moins captivés. Chaque CSE a droit à son lot d’affaires courantes, de rubriques de faits divers et de bilans rendus obligatoires par la loi. Ces derniers font souvent office de lanterne rouge comme le bilan HSCT (Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail) de 2023 qui vient d’être soumis à l’avis des élu·es.

A cet effet, la commission en charge a produit son analyse et ses préconisations à l’attention des membres du CSEE et relève les points suivants :

  • manque d’info sur l’utilisation du budget
  • absence du nombre d’AT (Accident de Travail) avec arrêts de travail
  • hausse du nombre d’AT dans la population féminine
  • hausse des accidents de travail sur la catégorie hors accidents de trajet
  • hausse de la gravité des AT déduite par une augmentation des jours “perdus”
  • non-respect de la législation sur les
    actions du Papripact

Toutefois elle précise : « Le bilan HSCT 2023 est d’un bon niveau et donne globalement les informations nécessaires, les dépenses sont en très nette augmentation. Cependant les indicateurs montrent une dégradation progressive en matière de sécurité au travail aussi la commission CSSCT demande à la Direction de renforcer la communication sur les RPS. » Et de conclure : « Compte tenu de ces éléments, les membres de la CSSCT proposent au CSEE d’émettre un avis favorable » ! ! ! ?

Bref, on efface tous les points préoccupants, on continue comme ça… Une vraie dinguerie !

Avant le vote, la CGT Capgemini a insisté sur le fait que l’argumentaire présenté ne pouvait pas servir d’appui à un avis favorable. Malgré son appel à voter “CONTRE”, la CGT Capgemini est restée seule à ne pas cautionner la permissivité ambiante. C’est bien souvent que la CGT se sent seule à vouloir améliorer la vie des salarié·es. Résultat du vote :

Pour = 20 Contre = 4 (CGT) Abstention = 0

Enfin, rien n’est perdu, il n’est jamais trop tard. La CGT organise des assemblées  générales sur les gros sites Capgemini pour défendre nos augmentations. Toutes les organisations syndicales sans exception ainsi que toutes et tous les salarié·es seront bienvenues lors de ces interventions.

LE PAPRIPACT AU SECOURS DE SHERLOCK HOLMES

Image de Sherlock Holmes : La moyenne est haute, les notes sont bonnes. Mystery solved !Concernant le décès soudain d’un salarié ER&D en 2024, les circonstances ont fait que le retour d’enquête n’a pu s’appuyer que sur des hypothèses ; ce qui, reconnaissons le, est regrettable.

Le contexte particulier du ou de la salarié·e en télétravail loin de son site de rattachement, les éléments manquants, le mode de gestion en distanciel et les difficultés de réactivité notamment avec une partie très réduite de la cellule familiale peu encline à remuer sa douleur auprès des délégué·es de la CSSCT ont grandement compliqué la tâche. En résumé, face à une situation qui n’avait rien d’ « Elémentaire mon cher Watson », la CSSCT a dû orienter ses conclusions en s’appuyant sur le Papripact (fichier de prévention des risques professionnels). En l’occurrence, c’est la case où la situation correspondait le mieux et où le risque s’avérait être le plus élevé qui a été retenue. C’est donc basé sur une probabilité qui appelle à une meilleure hygiène de vie et préconisant la pratique du sport que s’est soldée cette enquête.

Salut Giorgio

Image d'un retraité heureux. "Salut Giorgio"Le président du CSEE Georges Dorgal a quitté les infâmes syndicalistes de l’instance. En effet, la retraite l’a appelé après quelques mots d’adieux résumés ici.

Dans l’ensemble il s’est dit heureux de ses échanges avec les élu·es qui se sont toujours passés dans un respect mutuel et ne doute pas que cela perdurera dans les mêmes conditions avec le nouveau président Christophe Vidal. Il ajoute être globalement content de l’expérience malgré certains désaccords comme notamment les orientations stratégiques.

Effectivement, pour lui, elles ont été injustement malmenées puisque contrairement à une époque où Sogeti Hi-Tech / DEMS était sur la sellette, aujourd’hui ER&D a parfaitement sa place au sein du groupe, elle a très bien intégré l’orga One-Capgemini appuyée par ses résultats…

Ben oui, ER&D capte le Crédit-Impôt-Recherche de l’état, comme pour toute bonne entité du groupe, ER&D réduit le nombre de salarié·es, ER&D fixe des GOP inouïes qui viennent rogner sur la part des salarié·es qu’on va ensuite augmenter au minimum. Franchement, on est d’accord, la direction a joué son rôle.

Alors, salut Georges mais ne part pas avec la caisse !

 

Image de Sherlock Holmes : La moyenne est haute, les notes sont bonnes. Mystery solved !

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Publié le :
4 mars 2025

Flash CSE Infra janvier 2025

EFFECTIFS : LA DÉCROISSANCE, C’EST TENDANCE ?

Dessin humoristique de Babouse. "Vous faites d'énormes bébéfices, ce n'est donc pas un licenciement économique ! Réponse du patron : Justement, je licencie pour faire d'encore plus gros bénéfices !Les effectifs de Capgemini Infra en France baissent de façon quasi continue, mois après mois, depuis décembre 2022. En 2023, cette baisse avait été masquée par l’arrivée de salarié·es venant d’autres entités du groupe. En 2024, il n’y a quasiment pas eu de mutations et la baisse des effectifs a été de près de 500 salarié·es, soit 8,5 % des effectifs. Sur 2 ans, hors mutations, la baisse est énorme : 950 salarié·es soit -15,8 % !Et pour 2025 ? La direction espère une croissance des effectifs mais refuse de donner un objectif chiffré…

Cette baisse considérable du nombre de salarié·es s’explique principalement par la faiblesse des recrutements et l’ampleur des démissions. Comme on le voit dans le tableau ci-contre, le nombre de recrutements a beaucoup baissé en 2024, il est du même ordre qu’en 2020, année peu faste pour les recrutements à cause du Covid. Si les démissions régressent, elles demeurent à un niveau élevé et sont même en 2024 supérieures aux recrutements. A noter aussi un bond des ruptures conventionnelles (RC) en 2024, ainsi qu’une hausse des fin de CDD qui sont passés de 75 en 2020 à 105 en 2024.

Sinon… Le taux de féminisation progresse de 18,9 % en 2020 à 21,6 % en 2024, mais force est de constater qu’il reste modeste. La proportion d’ETAM dans les effectifs est passée de près de 20 % en 2019 à moins de 10 % en 2024 : il serait peut-être temps de les passer cadres, avec une augmentation de salaire qui leur garantisse au minimum le maintien de leur pouvoir d’achat.

La direction se félicite d’un « taux d’attrition » faible, inférieur à la concurrence. La réalité est moins flatteuse. En additionnant le nombre de démissions, de licenciements, de ruptures de période d’essai, de RC (ruptures conventionnelles), de départs en retraites, de fin de CDD, on arrive à un taux (par rapport à l’effectif  total) de 18,7 % en 2024.

SOF : LA DIRECTION VEUT SON HAPPY END !

La direction se gargarise d’un taux de repositionnement qui « avoisine les 100 % », pour les salarié·es touché·es par la perte du contrat SOF. Comme nous l’avions déjà dénoncé dans des flashs précédents, c’est manifestement mensonger. Des élu·es pointent que des salarié·es ont été « oublié·es » ici ou là dans le décompte de la direction. De plus, la direction n’intègre pas la baisse des effectifs sur la partie « projet » du contrat après son renouvellement : d’après les chiffres fournis par la direction, il y en avait 129 salarié·es en mars 2024, il n’y en a plus que 66 en janvier 2025. Et puis la direction compte parmi les « repositionné·es », les salarié·es qui ont quitté l’entreprise : cela représente au moins 63 salarié·es.

TANT QU’IL RESTERA UN·E SALARIÉ·E SOF EN INTERMISSION, LA CGT CONSIDÉRERA QUE LA QUESTION SOF N’EST PAS RÉGLÉE.

D’après les chiffres fournis par la direction, il reste au minimum 18 salarié·es en inter-mission. Tant qu’il restera un·e salarié·es SOF en inter-mission, la CGT considérera que la question SOF n’est pas réglée. De plus, parfois le repositionnement pose problème. La CGT est vigilante sur la qualité et la pérennité du « repositionnement » professionnel, un « prépositionnement » virtuel sur un contrat, voire une « immersion » dans un contrat ou une affectation à un projet interne, ne respectent pas ces critères.

La politique de la direction, c’est : il faut à tout prix repositionner les salarié·es même si le contrat n’est pas ficelé. C’est bon pour les stats et tant pis pour les salarié·es !

Nous en avons un bel exemple :

Ah, un nouveau contrat pour Cherbourg, a priori une bonne nouvelle …Sauf que la direction n’a pas anticipé et a envoyé des salarié·es au casse-pipe. Et seulement 3 semaines après le démarrage, c’est le désastre, surcharge de travail et des salarié·es en grande souffrance. La direction, qui rappelons le, est responsable de l’organisation du travail, est en train d’en revoir en catastrophe les modalités : delivery au client, amplitude des horaires, planning des astreintes, etc. Difficile de ne pas tirer sur l’ambulance…

REPLICON : QUAND LA DIRECTION NOUS PREND POUR DES C… !

Replicon, nouvel outil (groupe) de déclaration du temps de travail, qui remplace Teweb, MyRhoom, etc., a été déployé sur Infra le 20 janvier dernier. Suite aux nombreuses remontées des salarié·es et aux multiples problèmes rencontrés, les élu·es, toutes étiquettes syndicales, ont demandé à la direction une présentation et un état d’avancement du projet. Celle-ci a botté en touche, en renvoyant au CSEC, qui a été consulté à ce sujet… à l’été dernier.

Et notre DRH a déclaré que Replicon était un outil « intuitif et convivial » : bref, un mélange de mauvaise foi et de mépris envers les salarié·es.

Dessin humoristique de Babouse. "Vous faites d'énormes bébéfices, ce n'est donc pas un licenciement économique ! Réponse du patron : Justement, je licencie pour faire d'encore plus gros bénéfices !

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Flash CSE Appli janvier 2025

Vers l’infini, mais pas au-delà…

La première réunion du CSE appli, qui s’est tenue le 23 janvier, a permis de faire un bilan de l’année 2024 et de se projeter sur 2025. En termes de chiffres d’affaires, l’année 2024 se termine par une diminution de 3 % par rapport à 2023. Compte tenu de la conjoncture, c’est beaucoup moins catastrophique que ce que nous annonçait la direction pour justifier les non augmentations, entre autres). Il s’agit ici du périmètre CSE Appli (18 000 salarié·es) à ne pas confondre avec le groupe Capgemini France (45 000 salarié·es) ou Capgemini World.

Concernant l’emploi, les chiffres sont beaucoup moins bons :

  • Recul des effectifs de 5 % par rapport à 2023
  • Hausse des licenciements de 20 %
  • Hausse des ruptures conventionnelles de 30 %. Pour la première fois, nous dépassons le seuil de 300 ruptures conventionnelles sur une année.

Et si on regarde l’évolution par périmètre :

  • FS et Apps ont vu leurs effectifs diminuer
  • Stabilité pour Sogeti et I&D

Les salarié·es ont encore une fois été la variable d’ajustement. N’hésitez pas à nous remonter tous les comportements déplacés, notamment lors des réunions intercontrat (KickOFF et Web event). L’intercontrat n’est pas une honte, il fait partie de la vie d’une SSII ou ESN. Surtout, ne culpabilisez pas si vous êtes dans cette situation !

Et pour 2025, la direction vise 5 % de croissance !

Les évadés

Après une année de travaux et de réunions, la mise en place du nouveau CSE prendra forme dans quelques semaines.

Nous partions de loin :

  • Près de 10 000 salarié·e·s sur 18 000 ne se connectaient jamais au CSE, alors que chaque salarié·e contribue à hauteur de 350 euros au budget du CSE
  • Des milliers d’euros de subvention pour certain·es sala-rié·es (1 % des salarié·es consommaient 10 % du budget avec un record de 10 000 euros de subvention pour un·e salarié·e)
  • Une offre très inégalitaire en fonction des régions

Nous aurions pu continuer sur la même lancée, mais nous avons décidé de partager plus équitablement le budget. En résumé, les grandes lignes ont été reprises (vacances, subventions, week-ends) en y ajoutant des chèques vacances, l’écoresponsabilité et la mise en place d’une billetterie dématérialisée pour tout le monde. Enfin, dernière nouveauté, il n’y a plus de critères d’ancienneté pour bénéficier des offres du CSE !

Cette « règle » était en effet illégale, car les ASC du CSE doivent être pour toust·es les salarié·es.

The Truman Show

La plupart des salarié·es Capgemini disposent dans leur contrat de travail d’une clause de mobilité : « Compte tenu de la nature même de notre métier de prestataire informatique [de services et de conseil] et de l’implantation nationale, voire internationale d’un grand nombre de nos client·es, il est expressément convenu entre les parties que vous pourrez être amené·e à effectuer des déplacements de durée variable (quelques jours à quelques mois) dans toute région ou pays dans lesquels l’activité de la Société s’exercera ».

Dans un échange entre la direction et l’inspection du travail, la direction a reconnu que cette clause était abusive (CF syntec article 11.6) et voici son interprétation : « Concernant la clause dite de “mobilité mission”, il ne s’agit pas d’une clause telle que celle visée par les dispositions citées de la convention collective qui visent le changement de lieu de travail. Cette clause vise à interpeller nos salarié·es, notamment consultant·es, qu’eu égard à la nature de leurs fonctions, iels peuvent être appelé·es à se déplacer en mission. Il s’agit donc d’une mobilité inhérente à la fonction permettant des déplacements temporaires pour se rendre sur le lieu de réalisation de leur prestation de travail en mission chez un·e client·e. »

À l’avenir, ne vous laissez pas impressionner lorsque votre supérieur·e vous pousse à déménager : contactez la CGT !

Dessin humoristique de babouse : un employé dit au patron "D'accord avec vous : il faut que ça change ! … A commencer par vos projets de changements !!!"

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FLASH CSE Ingénierie décembre 2024

ATTENTION ! DATE LIMITE DE CONSOMMATION

Avant d’entamer cette nouvelle année que l’on vous souhaite pleine de vie et de bonnes nouvelles, le CSE a soldé quelques sujets en décembre 2024 comme :

  • « La politique sociale, les conditions de travail et l’emploi en 2023 ».

D’abord, pour la CGT, la perte d’effectifs ne peut constituer une bonne nouvelle pour l’activité. Ensuite, on observe que lors de cette année faste que fut 2023, 71 % des salarié·es Capgemini ont perdu du pouvoir d’achat quand notre PDG disposant déjà d’un salaire annuel de 1 million d’€ a bénéficié depuis, d’une augmentation de 30 % ! La CGT Capgemini ne saurait encourager ce genre de choix et demande que Capgemini procède à un rattrapage de salaire via une augmentation générale pour toutes et tous.

  • Concernant cette analyse (de 2023 !), les OS ont été consultées. Si la CGT Capgemini s’exprimait sur les politiques d’il y a 10 ans, on lui rétorquerait qu’il y a prescription. C’est pourtant bien la même logique que l’on constate pour de nombreux points rendus obligatoires par la loi.

Mais avant 2025, le CSE va devoir évacuer quelques sujets.

  • Le bilan HSCT 2023. Ce rapport établit tous les faits saillants comme les DGI, Droits d’alerte, fluctuations des cotisations TMP, Fiches d’exposition de la Médecine du Travail etc.

Mais aujourd’hui, en 2025, ça va intéresser qui ?

  • Enquête confiée à la CSSCT par le CSEE à la suite du décès d’un salarié sur le site 147.

Le manque d’informations a enlisé l’enquête dès le départ, de nombreuses hypothèses n’ont pu être vérifiées, la commission présentera toutefois un compte-rendu au prochain CSEE de 2025.

BONNE ANNÉE !

Certes nous rechignons à distribuer des goodies made in China, mais ceux qui nous croisent peuvent quelquefois déguster des viennoiseries avant une journée de travail, garder sur un coin du bureau des violentomètres adaptés à notre métier, ou bien profiter des thés solidaires que nous distribuons. Cette année, chez ER&D la CGT vous propose un affreux graphique direction-compatible… Consultez l’autre page de ce flash, situez-vous dans la case qui vous concerne et comparez votre salaire à celui des collègues. Voilà, vous êtes heureux·se ? Si ce n’est pas le cas, rejoignez-nous pour œuvrer à le devenir.

Tableau des augmentations 2023 réagencées sur l’organisation 2024

Tableau des augmentations 2023 ER&D

*CoE :  ce n’est pas le Conseil d’Orientation pour l’Emploi, ni le Conseil Œcuménique des Eglises. ^^ Non, c’est le Centre d’Excellence. Ca va là haut le boulard ?
Cela confirme la manipulation que l’on dénonce régulièrement : tu n’es pas collaborateur ou collaboratrice, mais salarié·e subordonné·e.

Tu viens de lire ce schéma en pensant au pauvre Aiman Ezzat qui n’a eu que 30 % d’augmentation. Mais peut-être que finalement, ça roule pour toi. Que t’es confort et bien installé·e. Alors regarde un peu par la fenêtre.

Le Salaire de Base Annuel Médian de notre entité est le plus bas de toutes les entités. En plus, si tu travailles dans le secteur de l’énergie, les augmentations sont moindres que pour les autres secteurs. Et enfin, rappelle toi que si tu es en région, ton salaire est inférieur de 27 % à tes équivalents IDF.

Meme hésitation entre ne pas augmenter les salaires et ne pas former les salarié·es

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Publié le :
21 janvier 2025

Flash CSE Infra décembre 2024

LA CGT DÉFEND LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES SALARIÉ·ES

Le 8 décembre 2023, une élue CGT du CSE déclenchait une procédure d’urgence appelée DGI (Danger Grave et Imminent), à cause de graves manquements de Capgemini à ses obligations légales d’assurer la santé et la sécurité de salarié·es travaillant dans un data center d’un client. La totale : pas d’habilitation électrique, pas d’équipements de sécurité (chaussures, casques, gants, lunettes de protection), pas de communication du plan de prévention (document devant identifier et prévenir les risques lors de l’intervention de prestataires externes).

Ce DGI, clos le 25 avril 2024, a remédié à ces problèmes. Il a été suivi d’un audit qui a porté sur tous les datacenter ou interviennent des salarié·es de Capgemini et qui a permis de corriger plusieurs « oublis » de la direction.

LA POLITIQUE ANTI-SOCIALE DE CAPGEMINI

Le sdbam (salaire de base annuel médian) a progressé de 5,2 % sur Infra en 2023. Par rapport à une inflation de 4,9 %, c’est flatteur. Mais 2023 reste une exception. Sur plusieurs années, la grande majorité des salarié·es de Capgemini Infra a subi une baisse de pouvoir d’achat : ainsi, entre 2019 et 2023, le sbdam a progressé de 10,5 % alors que l’inflation cumulée s’élève à 13,3 %.

Le sdbam connaît de grandes disparités au sein d’Infra. Il existe par exemple 32 % d’écart en faveur de l’IdF par rapport aux autres régions, et hors IdF, l’écart varie de 7,5 % entre Toulouse et la région Sud-Est. En ajoutant la partie variable, la rémunération médiane des VP est près de 7 fois celle des grades A. La moyenne des 10 plus gros salaires (435k€) représente près de 19 fois la moyenne des 10 plus petits salaires (23k€).

Pour comparer avec les autres entités de l’UES, voir le flash CGT CSEC de décembre 2024. A noter que le sdbam sur Infra est inférieur à celui de l’UES.Tableau SDBAM Infra par régions

Tableau SDBAM Infra par grades

La politique anti-sociale de Capgemini ne se mesure pas seulement sur les salaires, mais aussi sur la santé et la sécurité au travail. Le nombre de jours de maladie a augmenté de 30 % entre 2022 et 2021 et de 9 % entre 2023 et 2022. Le nombre d’accidents de travail ou de trajet a quasiment doublé entre 2023 et 2022. Le nombre de décès se situe à un niveau bien supérieur à la moyenne nationale. Le covid a bon dos ! Ne serait-ce pas plutôt du à une plus grande pression du management sur les salarié·es ?

LA POLITIQUE ANTI-SOCIALE DU CSE

Les modifications des règles de subvention aux ASC (activités sociales et culturelles) pour 2025 adoptées par le CSE constituent une nette régression pour les salarié·es : le montant maximum des subventions est diminué, les plafonds des tranches sont abaissés, l’âge maximum pour les enfants ayant droit passe de 22 à 18 ans, le cadeau pour les heureux évènements passe de 80 à 50 euros., etc. Les salarié·es qui ont les plus petits revenus (les 1/3 qui se situent dans les 3 premières tranches) en seront les premières victimes, car iels devront payer plus pour leurs loisirs (puisque leur taux de subvention est réduit). Il est donc probable qu’un certain nombre y renonceront…

 

 

Dessin humoristique d'Allan Barte : Titre : 'Ne pas abandonner les CSE de Capgemini au secteur marchand' Dessin d'un gros paquet d'argent donné à un prestataire qui se frotte les mains Cigare et sourire aux lèvres. "Occupez les comme vous voulez, ça m'est égal !"

Ce n’est sûrement pas grave pour la majorité CFDT-CFTC-FO-UNSA qui gère le CSE, car cela correspond à son objectif qui est de faire le maximum d’économies en 2025, pour pallier notamment aux errements de sa gestion du budget ASC lors des années précédentes (voir flash CGT CSE Infra d’octobre 2024). Ah si, il existe un domaine ou l’austérité ne s’applique pas, c’est sur la billetterie Meyclub (filiale de la multinationale Edenred) ou le taux de subvention double.

Le secrétaire, CFDT, de la commission ASC du CSE a mis la pression sur les élu·es. Voulant peut-être imiter un ex premier ministre, il a menacé : si les règles pour 2025 ne sont pas votées, ce sera le chaos. Et bien non, c’est comme pour le budget de l’État, les règles actuelles auraient continué à s’appliquer.

 

Dessin humoristique d'Allan Barte : Titre : 'Ne pas abandonner les CSE de Capgemini au secteur marchand' Dessin d'un gros paquet d'argent donné à un prestataire qui se frotte les mains Cigare et sourire aux lèvres. "Occupez les comme vous voulez, ça m'est égal !"

À propos

Publié le :
17 janvier 2025

Flash CSE Ingénierie novembre 2024

SÉRIEUX ? C’EST QUOI CES CSE ?

jeune femme faisant un air étonné (what ?!)Le CSEE extraordinaire concernant l’avis des membres élus sur la réorganisation de notre GBL (Global Business Lines) a été planifié via teams. A cette occasion nous avons pu apprécier un éventail d’incongruités liées à cette forme d’échange :

« Excusez ma présence tardive à la réunion pour des soucis techniques »

« Je dois me connecter en parallèle à une autre réunion, je vous rejoindrai pour le vote »

« Je suis sur site client, je peux participer à la réunion mais l’outil pour le vote est bloqué »

« Bon, alors pour la personne sur site client nous prendrons son vote par oral… » ! ! ?

Cette dernière remarque du secrétaire invalide, de fait, la totalité du vote. Mais visiblement le respect des règles n’a jamais été sa priorité. A part cela, en fait, rien d’exceptionnel, si ce n’est qu’en généralisant le distanciel on accepte ces dérives qui nuisent aux échanges de qualité.

L’argument voulant démontrer que le distanciel arrange la majorité des personnes participantes ne peut suffire. Tout d’abord, on ne peut réduire les CSE à des votes sans débats. Ensuite, au vu du nombre de personnes, la bande passante exclut la vidéo.

Mais on constate également que les outils de vote numérique sont bloqués par les pare-feux sur les sites clients. A cela, ajoutons que les personnes « indispensables » à leur activité doivent faire un choix entre : représenter les personnels qui leur ont donné leurs voix, ou bien se consacrer au Chiffre d’Affaires. Essentiellement, la CGT Capgemini considère que les membres élus ne sont pas là pour diffuser les volontés de nos hiérarchies, mais bien pour éclairer les collègues sur ce qui les préoccupe et les aider à prendre une décision en connaissance de cause.

Galvauder les réunions mensuelles de CSEE est indigne d’une personne élue. Ce n’est pas pour rien que la CGT réclame du présentiel pour des débats convenables et l’authentification des votes en simultané, voire, à main levée.

FAIRE-PART D’ANGOISSES

Voici la position de la CGT Capgemini sur la réorganisation de la GBL telle qu’exprimée en CSEE :

Dessin humoristique de babouse : un employé dit au patron "D'accord avec vous : il faut que ça change ! … A commencer par vos projets de changements !!!"La direction attend des élu·es un avis sur la réorganisation prévue au 1er janvier 2025. Autant dire que celle-ci est déjà dans les tuyaux. Et pourtant, la 1ère phase débutée en janvier 2024 loin d’être digérée se voit déjà affublée d’une couche supplémentaire. On nous vante One-Capgemini comme la panacée mais, contrairement aux autres entités, les salarié·es ex-Altran n’ont pas intégré notre UES. Nous rappelons que dès le départ, la direction s’est refusée à respecter l’accord d’intégration et a voulu créer une 2eme UES spécifique pour le cas Altran.

Cette non intégration et donc la cohabitation des 2 UES au sein de notre GBL véhicule son lot de mal-être au travail et poursuit sa course en laissant sur son passage quelques effets corollaires comme ceux-ci :

  • Les interactions suscitent une augmentation des tâches comme le nombre de réunions, de sollicitations, et aussi d’heures de travail.
  • Les méthodes et pratiques managériales Altran étant plus toxiques pour les salarié·es, on observe des résistances chez ER&D à rejoindre l’activité sur les projets ex-Altran. Il n’empêche qu’il est demandé aux salarié·es de coopérer avec la conscience d’être mis en concurrence avec leurs semblables de l’autre UES.
  • D’un autre côté, la méconnaissance des personnes qui pourraient leur apporter des réponses tant sur l’activité que l’organisation génère des inquiétudes. Quant aux Staffing Managers, on regrette que leur vision soit très insuffisante sur les job-rotations.

Alors quelles solutions la réorganisation prévue en 2025 va-t-elle apporter ? Aucune ! En revanche, celle-ci soulève d’autres soucis :

  • Les intervenant·es, les fonctions support et les managers vont éprouver des difficultés face à des injonctions contradictoires. La direction considère les EM comme des « chefs d’orchestre » mais les a-t-elle consultés sur l’évolution de leur statut ? Aujourd’hui leur autonomie représente un intérêt majeur dans leur fonction, néanmoins, la future dépendance aux practices, qui imposeront leurs priorités au détriment des besoins projets, va provoquer un profond dérèglement de cette autonomie. Ces bouleversements engendrent dès à présent un sentiment de rétrogradation. Sur ce point, des informations erronées circulent comme :
  • « Les projets disposent d’un droit de veto » alors que c’est bien le head of practice qui aura le dernier mot.
  • En guise de confirmation, on constate des dérives comme l’injonction du head of practice envers les EM de devoir staffer des personnes sur des postes inadaptés à leurs compétences.

Pour surveiller ce fonctionnement, on se doute bien qu’il existe des indicateurs du style KPI ou des mesures de pertes et profits (CA) ou encore de marge (CM). Mais lesquels sont instaurés pour juger si oui ou non la stratégie est bonne pour les travailleur·ses ? Nous ignorons comment sera mesuré l’impact potentiel de ce projet sur la santé, la sécurité ainsi que les conditions et la charge de travail des salarié·es.

En conclusion, notre GBL est comme un cheval boiteux lancé à bride abattue pour rallier le groupe Capgemini. Un groupe qui durcit son autorité et impose des contraintes supplémentaires au détriment des acteurs et actrices des projets.

La coexistence des UES ER&D, UES Ex- Altran et la loi Cherpion sont des obstacles qui auraient pu être évités et il est regrettable que certaines chutes ne soient pas envisagées. L’absence de marqueurs sociaux spécifiques est une négligence supplémentaire qui enjoint la CGT Capgemini à préconiser un avis défavorable à cette réorganisation.

jeune femme faisant un air étonné (what ?!)

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Publié le :
17 décembre 2024

Flash CSE Infra novembre 2024

LE DIALOGUE SOCIAL VU PAR LA DIRECTION

La direction a décidé unilatéralement de ne plus fournir au CSE des résultats économiques mensuels comme elle le faisait auparavant. Elle s’en tiendra au minimum légal, c’est-à-dire trimestriellement. De plus, elle attendra pour le faire que le groupe communique officiellement sur ses résultats du trimestre. Car voyez vous, des informations qu’elle partageait jusqu’ici en CSE sont susceptibles d’être de « nature privilégiée » au sens de la réglementation européenne et elle voudrait épargner aux élu·es d’être passible d’un délit d’initié (sic).

La direction Infra s’est réfugiée derrière une décision du groupe et s’est bien gardée de répondre aux questions des élu·es. Cette réglementation européenne datant de 10 ans, pourquoi la direction ne s’en est-elle pas rendue compte avant ? Comment Infra pourrait-il être concerné, alors que c’est un périmètre (métier) qui n’est pas coté en bourse et qui ne constitue pas une entreprise (Infra fait partie de Capgemini TS) ? Les risques qu’évoque la direction se sont-ils concrétisés ne serait-ce qu’une seule fois ?

Bref, tout cela ressemble à du foutage de gueule de la part de direction pour essayer de masquer sa volonté de donner le moins d’infos possible aux représentant·es du personnel.

LES RÈGLES ASC : L’EMBROUILLE

La majorité qui gère le CSE a présenté un projet de règles 2025 pour les activités sociales et culturelles (ASC) qui représente un changement complet par rapport à 2024. Le taux de subvention serait le même pour tout le monde à 50 %, alors qu’il est actuellement dégressif, de 60 % pour la tranche 1 à 5 % pour la tranche 8. Le plafond de subvention qui est actuellement le même pour l’ensemble des salarié·es (720 euros par salarié·e, 800 euros pour un couple, plus 120 euros par enfant), serait diminué et deviendrait dégressif par tranche, il passerait par exemple à 650 euros pour la tranche 1 et à 200 euros pour la tranche 7. Les 6 premières tranches qui sont sous condition de revenu (le revenu fiscal divisé par le nombre de parts) auraient leur plafond notoirement diminué : ainsi le plafond pour la tranche T6 passerait de 39000 euros à… 27000 euros : on peut s’interroger sur la proportion de salarié·es Capgemini Infra rentrant dans ces 6 nouvelles premières tranches…

Ce bouleversement des règles cherche à masquer la politique d’hyper-austérité mise en œuvre par la majorité CFDT-CFTC-FOUNSA qui gère le CSE. Comme indiqué dans le flash CGT CSE Infra du mois dernier, il n’y a plus de réserves sur le compte ASC. Or le montant des subventions versées par l’entreprise en 2025 sera inférieur à celui de l’année 2024. De plus, la majorité du CSE prévoit d’amputer ce budget ASC 2025, qui est donc déjà en retrait par rapport à 2024 : en remboursant la dette contractée pour éponger le trou de 2023 et en dégageant un excédent budgétaire de 120000 euros. Bref la double peine pour les salarié·es de Capgemini Infra qui verront les subventions du CSE pour leurs activités sociales et culturelles drastiquement réduites l’année prochaine.

LE CHIFFRE D’AFFAIRES BAISSE…

Dessin humoristique de Babouse : un patron, les mains prises par des valises de billet refuse de secourir quqleu'un qui se noie "désolé, mais la situation économique est telle que je n'ai malheureusement plus aucune main pour vous aider!"C’est ainsi que nous sommes amenés à commenter les résultats du 3e trimestre 2024 avec un retard de près de 2 mois. Sur les 9 premiers mois de 2024, le chiffre d’affaires de Capgemini Infra a baissé de -4,5 % par rapport à la même période en 2023. La direction estime que la tendance sur l’année devrait être du même ordre de grandeur et elle espère une reprise pour début 2025.

… LES EFFECTIFS ENCORE PLUS

Les effectifs baissent de façon continue depuis décembre 2022, hormis un « accident » en septembre 2023 (+6 !). Sur les 10 premiers mois de l’année 2024, ils ont diminué de 446, soit -7,4 %. A la fin de l’année, la baisse devrait atteindre -9 à -10 %. Certes, il y a une diminution significative du nombre d’alternants (l’objectif de 5 % d’alternants que s’était fixée la direction ne paraît plus d’actualité). Mais cette baisse des effectifs est surtout due à la faiblesse des recrutements (moitié moins qu’en 2023) et bien sûr aussi aux démissions dont le nombre reste élevé même s’il décline.

Bref, la direction « maîtrise » la masse salariale. Ceci devrait a priori favoriser le taux de marge opérationnelle, d’autant plus que la réduction des effectifs est bien supérieure à celle du chiffre d’affaires et que le taux d’activité facturable progresse. La direction refuse cependant de se prononcer. Il faut dire que l’objectif d’un taux de GOP à 10 % qu’elle s’était fixé est complètement hors de portée et que la profitabilité est durablement plombée par « les problèmes de delivery » (pour rester poli) rencontrés par Capgemini Infra chez ses 2 plus gros clients.

Dessin humoristique de Babouse : un patron, les mains prises par des valises de billet refuse de secourir quqleu'un qui se noie "désolé, mais la situation économique est telle que je n'ai malheureusement plus aucune main pour vous aider!"

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Flash CSE Appli novembre 2024

Rapport de Politique Sociale : Capgemini de plus en plus déconnecté de la réalité

Le rapport de politique sociale 2023, présenté au CSEE APPLI en novembre aborde la gestion des ressources humaines chez Capgemini. Voici un bref aperçu de ce document.

EFFECTIFS

En 2023, les effectifs en CDI ont diminué de 2,1 %, principalement en raison de la réorganisation des practices et des départs volontaires. Les licenciements et ruptures conventionnelles ont augmenté, surtout au second semestre. Le taux de démission a baissé par rapport à 2022, tandis que les recrutements ont été freinés, notamment pour les grades inférieurs. La baisse du recrutement a pour conséquence l’allongement de la durée dans le grade. La féminisation des effectifs progresse dans toutes les entités, mais elle reste bien en dessous de 35 % sur l’ensemble des salarié·es.

Nous remarquons que le nombre de départs non désirés est en hausse, surtout au second semestre, que ce soit via un licenciement ou une rupture conventionnelle : nous en sommes à 400 sur Apps (qui représente 50 % des effectifs d’Appli)depuis le début de l’année. Cela représente 4,4 % de nos quelques 9500 collègues, ce qui nous inquiète. Mais pas la direction, qui nous interdit formellement de parler de plan de licenciement déguisé. Ouf, tout va bien !

RÉMUNÉRATION

Meme hésitation entre ne pas augmenter les salaires et ne pas former les salarié·esLes écarts de salaire entre hommes et femmes persistent, surtout aux grades élevés. Les promotions sont sélectives, avec des augmentations significatives pour les promu·es, mais près de 50 % des salarié·es n’ont pas été augmenté·es en 2023. L’âge n’arrange pas la situation : une part non négligeable de salarié·es présent·es n’ont pas eu le droit à un passage de grade depuis 10 ans ou plus…

Apps concentre la plus importante part des salarié·es non augmenté·es. Curieusement, celleux qui le sont chez Apps, notamment lors des promotions, ont bénéficié des plus hautes augmentations mais iels sont peu nombreux. Et pour 2024, les perspectives d’augmentation risquent d’être encore plus faibles qu’en 2023.

FORMATION

Le volume horaire de formation a diminué, mais le nombre de sessions a augmenté. Les formations en distanciel et virtuel dominent, avec une part croissante de microlearning. On est en droit de se poser la question de la pertinence de ces formations “express” qui n’ont aucune valeur professionnalisante.

Les actions de formation en présentiel sont rares, surtout pour les commerciaux et les fonctions support. L’objectif est clair et annoncé par la direction dans la négociation sur la formation qui a eu lieu en parallèle sur novembre : la formation ne devra plus se faire qu’à distance, pour des raisons budgétaires avant tout !

Pour un gros tiers des salarié·es, la formation ne dépasse pas quatre heures sur l’année et près de la moitié des formations ne dépasse pas 30 minutes. Et encore, si on retire la CFP (qui devient CoFoP en 2025), on tombe encore plus bas.

On notera d’ailleurs que pour atteindre les objectifs de grade il faut cumuler plusieurs dizaines d’heures de formation (85 par exemple pour passer de B à C) : seul·es 5 % des salarié·es du groupe ont “le droit” à plus de 70 heures de formation. Un bel objectif, que la direction fait tout pour rendre inatteignable.

Activités Sociales et Culturelles : c’était dans la poche !

Un rapport d’expert concernant les règles d’attribution de ces ASC pour la période 2021-2023, commandé par le CSE actuel, a permis de documenter des pratiques que nous dénoncions déjà il y a plusieurs mois. Mince, dommage pour celleux qui nous qualifiaient alors de pieds nickelés (on repassera pour la modernité de l’expression).

Nous avions évoqué notamment la répartition des voyages sur un faible nombre de salarié·es. Ce rapport le confirme : il y a même des milliers de salarié·es du périmètre APPLI qui n’utilisaient jamais leurs droits. C’est bien pour cela que la CGT s’est engagée pour une refonte profonde du système qui était en place sous l’ancienne mandature.

Mandature, ou dictature ? En tout cas, certain·es élu·es et mandaté·es ont très largement profité des largesses du CSE. En effet, un système de points permettait théoriquement que ne soient pas les mêmes salarié·es qui en profitent chaque année.

Ce système de points a été dévoyé avec la mise en place de “référent·es voyage”, qui ont vu leurs points être annulés chaque année : cela permettait de repartir chaque année, prenant ainsi la place de salarié·es qui ne pouvaient alors pas s’inscrire. Dans la poche donc, mais pas la nôtre : on parle de celle de ces référent·es. La CGT a rappelé avec force que ces pratiques étaient illégales et immorales mais aussi que les ASC étaient un moyen d’émancipation pour toutes et tous.

Les ASC, c’est quoi ?

Il s’agit de toute activité non obligatoire légalement exercée principalement au bénéfice du personnel de l’entreprise, sans discrimination, en vue d’améliorer les conditions collectives d’emploi, de travail et de vie du personnel au sein de l’entreprise. Le comité social et économique assure, contrôle ou participe à la gestion de toutes les activités sociales et culturelles présentes dans l’entreprise. Exemples : chèques vacances, voyages, sorties, activités collectives, etc.

Meme : "avec cete réorg I&D ça leverage les K€ en simplifiant les process au max !
insta : @galansire

Tout va bien chez I&D !

En tout cas, c’est ce que nous dit la direction.

Elle nous a présenté à 6 mois les effets, qu’elle considère très positifs, de la réorganisation de cette entité (réorganisation que nous allons subir désormais dans le reste du groupe).

D’ailleurs la direction le sait, parce qu’elle a des indicateurs très poussés ! Enfin, pas tant que ça finalement, puisque nous n’avons eu le droit qu’à deux slides laconiques pour résumer 6 mois d’un bouleversement pour une partie de nos collègues.

En attendant, quand on va à la rencontre des salarié·es concerné·es, on a un tout autre discours qui est tenu. On ressent même un certain mal être quant à cette perte de lien de proximité avec les équipes d’encadrement qui sont désormais décentralisées. On ne s’habitue pas au travail avec des équipes éclatées sur toute la France, et c’est une vraie source d’angoisse pour certain·es de nos collègues.

La CGT n’a pas manqué de rappeler qu’elle trouvait cela étonnant, à l’heure où de plus en plus de collègues sont invité·es à venir de plus en plus souvent sur site, pour “créer du lien”. Mais pas avec notre équipe ou nos managers dirait on.

Enfin, on a quand même le droit à des petits déjeuners, et ça, la direction le met bien en avant ! Mais à la CGT, on ne veut pas des croissants et du jus d’orange, on veut une vraie organisation du travail, et pas du bullshit managérial de N+1 titulaires de masters en flexibilisation. On reparlera pâtisserie quand le reste aura été acquis.

Meme hésitation entre ne pas augmenter les salaires et ne pas former les salarié·es

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