#Flash

FLASH CSE CENTRAL juillet 2024

TOULOUSE : LA RENTABILITÉ AVANT TOUT !

Résumé de la tectonique des plaques du bassin Toulousain : en 2020, Capgemini, après avoir acheté Altran, disposait en tout de 10 sites, soit 49800 m² et 5134 postes de travail pour 6 600 salarié·es (y compris celles et ceux en clientèle) ; en 2021, Capgemini a fermé 2 sites, Galilée et Pythagore, diminuant la surface immobilière à 43800 m² et le nombre de postes de travail à 4270 et passant partiellement les autres sites en flex office ; fin 2024, la direction veut fermer 3 sites, Mesplé, Aéropark et Claude-Marie Perroud, réduisant la surface immobilière à 32 300 m² et le nombre de postes de travail à 3 057 pour… 7 000 salarié·es (y compris 1 570 en clientèle), et 7 700 prévu·es à l’horizon 2026, et généralisant le flex office sur les 5 sites restants, Eisenhower, Take-Off, Synapse, Aéropole, B12. En 2025, l’économie par rapport à 2020 réalisée sur les coûts immobiliers dépassera les 5 millions d’euros par an !

Dans le détail, les 487 salarié·es CIS Infra de Mesplé seront transféré·es sur Eisenhower ; les 804 salarié·es ER&D de Aéropark seront éparpillé·es sur Eisenhower (197), Take-Off (160) et Synapse (237) ; les 143 salarié·es Apps, les 61 salarié·es CIS Infra et les 17 salarié·es ER&D de Claude-Marie Perroud déménageront sur Eisenhower ; de plus 83 salarié·es ER&D du Take- Off et 7 salarié·es Invent de Synapse iront sur Eisenhower. En tout, 1 600 salarié·es changeront de site, dont 1200 s’entasseront sur Eisenhower qui est déjà bien occupé. Sans compter un nombre important, et que la direction est incapable de donner, de salarié·es qui va changer de bureau à l’intérieur des sites restants. Vous avez suivi ?

Le rapport d’expertise commandé par le CSEC a recensé un grand nombre d’alertes et d’interrogations à propos des conditions de travail des salarié·es concerné·es par ce mega-projet immobilier toulousain. Par exemple, il y a un fort risque de dépassement du capacitaire incendie sur Einsehower et Take-Off, le renouvellement d’air s’avère insuffisant pour Eisenhower et Synapse, le nombre de places de parking est trop petit pour Take-Off et Synapse, l’accès à Eisenhower pour les salarié·es travaillant en horaires non ouvrés est problématique, le taux de flex-office est très bas pour des zones non sécurisées (seulement 2 postes de travail pour 5 salarié·es !), une étude acoustique serait nécessaire avec la densification des bureaux, la direction n’a pas finalisé les plans de microzoning, n’a pas communiqué de calendrier de présence sur site par projet…

La CGT a voté pour la motion adoptée en CSEC qui a notamment pointé tous ces problèmes et a rendu en conséquence un avis défavorable sur le projet de déménagement. Il aurait été logique que le CSEC rende préalablement un avis défavorable sur la fermeture des 3 sites. Mais comme nous le déplorions dans notre flash CSEC du mois dernier, la majorité du CSEC avait obtempéré au diktat de la direction et avait accepté de rendre un avis partiel, sans attendre le rapport d’expertise. A noter que le CSE Altran a aussi émis un avis défavorable sur ce projet immobilier.

REPLICON : LA DIRECTION NOUS PREND POUR DES ?

Capgemini déploie au niveau du groupe (monde) un logiciel de déclaration du temps de travail nommé Replicon, de l’entreprise américaine Deltek. L’objectif principal est, sans surprise, financier : il s’agit de gagner du temps sur les circuits internes de facturation à travers un suivi en temps réel de l’activité facturable des projets ; or comme dit le proverbe, le temps c’est de l’argent. Cet outil a déjà été déployé dans les filiales Capgemini mexicaine et… indienne. L’Inde, rendez-vous compte, c’est plus de la moitié des salarié·es du groupe, et cela s’est bien passé, nous dit la direction.

La France, c’est pour cette année. Mais ça coince. La direction avait initialement prévue le « go » au 24 avril, puis l’a ensuite décalé au 8 juillet « sous réserves » et seulement pour les salarié·es utilisant WTR (sous-entités Appli hors Sogeti), avant une 2e vague prévue en octobre pour les salarié·es utilisant Teweb. Les problèmes s’accumulent : les tests sont toujours en cours, la traduction de l’aide en français n’est pas terminée, la fonction saisie du temps de présence (temps de travail) n’est pas prête, l’interface avec le logiciel Whoz qui gère les codes projet n’est pas opérationnelle du fait du retard pris dans le déploiement de Whoz, etc. Et puis, se désole la direction, la législation sociale française est bien plus complexe (et plus protectrice) que la législation sociale indienne par exemple, en terme d’absences, de congés, de temps de travail, de temps de repos, d’astreintes, de récupération, etc., et sa prise en compte dans un outil anglo-saxon s’avère plus ardue que prévue.

La direction vante la simplification pour le ou la salarié·e : un seul point d’entrée, une seule saisie, pour ses temps d’activité (par projet), ses absences/congés, son temps de travail, etc., Replicon devant en effet remplacer les outils existants WTR, Teweb, Myrhoom, Smart RH, TOP, etc. La réalité est moins conviviale : le ou la salarié·e sera obligé·e de faire sa saisie hebdomadairement (le vendredi avant 10h) et non plus mensuellement, il devra faire une double déclaration, temps d’activité par projet et temps de travail global, il ne pourra pas remplir (ses congés d’été par exemple) plus de 6 semaines à l’avance, il devra dorénavant renseigner son lieu de travail, etc. Certes, l’outil permettra au salarié·e de déclarer son temps de travail réel, mais, pas de suprise, les heures supplémentaires seront soumises à la validation de la hiérarchie qui pourra les refuser et les « corriger » à son gré.

La CGT a voté pour la motion adoptée en CSEC, après avoir obtenu qu’elle soit modifiée afin de rendre un avis défavorable. La direction s’acharne à déployer pendant la période des congés estivaux un outil pas fini, pas abouti, qui dans sa customisation actuelle n’est absolument pas adapté à la situation sociale française. Les collègues d’Appli, entre autres les assistant·es, vont payer les pots cassés, avec la surcharge de travail et les RPS (risques psycho-sociaux) qui en découleront.

RENNES : LA DIRECTION NAVIGUE À VUE

L’an dernier, la direction nous présentait son projet immobilier sur l’agglomération rennaise, comportant la fermeture de 4 sites et le regroupement des salarié·es sur le site restant du Spiréa, moins le batiment A. la direction nous assurait bien évidemment comme à chaque fois que tout allait bien se passer et qu’il n’y aurait aucun manque de place. Le rapport d’expertise commandée par le CSEC était d’un avis différent : il concluait qu’il allait manquer au minimum 130 postes de travail en 2024 et probablemennt le double en 2025 et suggérait de garder le batiment A du Spiréa. Un an plus tard, la direction nous annonce en grande pompe la prise à bail du… batiment A du Spiréa et de ses 190 postes de travail : de qui se moque-t-on ? L’économie réalisée sur les coûts immobiliers ne sera « plus que » de 1,8 millions d’euros par an !

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Publié le :
20 août 2024

FLASH CSE INGENIERIE juillet 2024

EFFECTIVEMENT PARLANT !

Depuis 2 ans la décroissance des effectifs se poursuit, le dernier trimestre est mauvais en termes d’embauches. Néanmoins, malgré  cette récession, la direction souligne que l’attrition a baissé, que les départs ne sont pas plus importants, que malgré le manque de performance des équipes de recrutement, septembre et octobre sont historiquement favorables à l’embauche, que l’alternance va être relancée, qu’il y a des promotions et que GetSuccess est aussi un outil de rétention et ainsi espère retrouver une dynamique de croissance, etc. Alors, vous l’achetez mon tapis ?

Comme précédemment la direction s’accroche à son vœu pieux, mais les chiffres sont là, si l’on tient compte de la décrue des effectifs (proportionnellement inverse à la GOP) les outils magiques n’ont pas rempli leurs objectifs.

La direction admet tout de même que la cible de 3000 salarié·es pour fin d’année sera difficilement atteignable mais que de toutes façons, en cas de difficulté, on peut compter sur les effectifs Altran de la même GBL. Eh bien en voilà une autre explication ! On attend les effectifs d’Altran sur les activités ER&D d’autant qu’ils coûtent moins cher…

Et pour les grades, c’est plus simple, on va s’aligner sur l’étranger et pas l’inverse. On aura donc des Grades unifiés avec des échelles dans chaque grades (ex : B1, B2). De toutes façons, les grades ça reste de l’enfumage…

SEF-ORMIDABLE !

Encore une fois, lors du dernier exercice, la Situation Economique et Financière a été solide et phénoménale. Cependant, que les bénéfices aient augmenté ou pas, à partir du moment où les travailleuses et travailleurs n’en ont pas été justement récompensé·es, la rancœur se  propage. Alors quel intérêt trouveront-ils maintenant à participer à la croissance du groupe ?

Cette posture de non-redistribution a profité aux actionnaires mais elle constitue un véritable frein à un futur serein. La CGT Capgemini le répète, elle ne cautionne pas cette politique.

TRIBUNAL DES FLAGRANTS DÉLIRES

Il y a un an et demi, après avoir échoué dans ses tentatives pour dégoûter l’ultime assistante du CSEE, le secrétaire a décidé abusivement sa mise à pied, entraînant de facto la suspension de son salaire. Alors que la CGT réitérait sa demande d’annuler cette procédure, l’alliance des CF (organisations syndicales CFDT, CFTC et CFE-CGC), avec la complicité passive de FO, avait entériné le licenciement. Mais depuis la justice a été sollicitée sur cette affaire et contrairement à ce qui a été dit en séance du mois de mai 2024, les élu·es du CSEE doivent se prononcer et faire des propositions recevables à l’audience de mise en état. Il revient normalement aux avocat·es de chaque partie de mener cette conciliation…

Dans ce sens, le secrétaire du CSEE se dit ouvert à recevoir les propositions de la salariée licenciée.

Cependant :

  1. . En l’absence de réponse du CSEE à ses demandes écrites concernant l’intention de conciliation, l’avocate de l’ex-assistante a envoyé les prétentions de sa cliente
  2. En séance du mois de mai, alors que c’était tracé dans le dossier juridique, le secrétaire a menti en disant que rien n’avait été reçu de la partie plaignante
  3. A l’audience du 27 mai, puisque mandat ne lui a pas été donné pour concilier, l’avocate du CSEE s’est présentée au tribunal « les mains dans les poches ». A cela, le secrétaire a répondu en séance : « D’où sortez-vous que l’avocate se serait déclarée non mandatée par le CSEE, ce sont des allégations » démontrant ainsi que, soit il mentait soit il n’avait rien suivi
  4. Juin : pour régler cette procédure, le CSEE peut négocier une indemnité mais rien n’a encore été fait. C’est pour cela que la CGT demande que les membres du CSEE soient au moins consulté·es sur le principe d’une conciliation. Le secrétaire, de son propre chef, a rejeté cette proposition en disant que l’avocate gérait. Là encore, il embrouille les membres de l’instance puisqu’on rappelle que sans mandat l’avocate ne peut rien faire. Une fois de plus, la CGT a dû rappeler que la plainte est portée aux membres du CSEE, pas au secrétaire et encore moins à l’avocate ! C’est donc aux élu·es que reviennent les décisions, mais malheureusement nos paroles se sont heurtées à un mur de silence.
  5. Au dernier CSEE de juillet, le secrétaire annonce enfin qu’une indemnisation a été demandée par l’ancienne salariée. Le vote des élu·es a rejeté la demande de la plaignante. OK, mais contrairement à l’annonce du secrétaire, le point n’est pas terminé. En effet, l’attentisme reviendrait à inverser le calendrier de procédure et alimenter une manœuvre dilatoire (c’est-à-dire gagner du temps pour ralentir le cours de la justice) Il faut que le CSEE fasse maintenant une contre-proposition !
  6. Les questions sont alors posées : « Le CSEE souhaite-t-il la conciliation ? Et quand va-t-il y avoir une contre-proposition ? » Pas de réponse…
  7. Face à la démonstration que contrairement à ses dires, il n’y a toujours pas eu réelle conciliation, le secrétaire, pour se défendre, déclare ne vouloir zapper aucune possibilité mais l’immobilisme qu’il orchestre empêche délibérément toute avancée

Conclusion le secrétaire du CSEE roule les élu·es, vos élu·es, dans la farine ! Comme à chaque fois qu’il est en difficulté il se contente de répondre que c’est une interprétation, mais lors de ce CSEE, il s’est fait traiter de menteur devant témoins en séance, ce à quoi, il a préféré passer très vite au sujet suivant de l’ODJ…

Une semaine après ce CSEE, nous recevions une lettre ouverte de certainEs membres du CSE dénonçant des dissimulations d’informations par des élu·es du bureau, d’agissements et de recours à la mauvaise foi. Ajoutant qu’une telle stratégie de fonctionnement en est devenue la marque de fabrique alors que la transparence doit circuler entre tous·tes les élu·es du CSE, membres du Bureau ou pas puisque le statut de « super-élu·e » n’existe pas.

Tiens ! Certains semblent découvrir ces procédés que la CGT Capgemini dénonce, depuis les quelques années où ces personnes sont au bureau, fortes de la majorité et décidant de tout, dépassant leur prérogatives, arrangeant la réalité à leur sauce, plongeant toustes les élu·es dans des procédures pénales et allant même utiliser sans consultation l’avocate du CSEE à leur propre intérêt. Il y a des moments on se poserait bien avec quelques popcorns en attendant les épisodes suivants…

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FLASH CSE INFRA juillet 2024

BILAN ET PERSPECTIVES :

Ce CSE a été l’occasion de revenir sur les résultats de Capgemini Infra avec la consultation annuelle obligatoire sur la situation économique et financière. Quelques précisions pour compléter ce que nous avions dit dans des flashs CGT des mois précédents. Le chiffre d’affaires 2023, tiré par de gros contrats signés en 2022, a cru de +2 %, soit un peu en dessous de l’évolution du marché, avec un fort contraste entre le 1er semestre, +5,8 %, et le 2e semestre, -1,7 %. La profitabilité a été plombée par des problèmes de « delivery » survenus sur un gros contrat et le taux de GOP est passé de de 8,8 % en 2022 à 7,1 % en 2023. Les effectifs « facturables » (CSS) ont diminué de -2,4 %, alors que les effectifs « offshore » (en Inde, en Pologne, etc.) ont augmenté de 10,6 %, leur nombre équivaut quasiment à la moitié des effectifs Infra en France.

Pour 2024, la direction prévoyait une baisse du chiffre d’affaires de Capgemini Infra de -1,1 % au 1er semestre (avec notamment la perte de la plus grande partie du contrat SOF) puis un rebond de +3,6 % au 2e semestre pour atteindre +1,2 % sur l’année. Elle s’est encore plantée ! Le chiffre d’affaires a finalement reculé de -4,8 % au 1er semestre 2024, soit très en dessous de l’évolution du marché. A mettre en parallèle avec la baisse de -3,1 % des effectifs dans le même temps. Et la direction ne voit pas de reprise avant 2025, anticipant une baisse du chiffre d’affaires de l’ordre de -4 % sur 2024. Quant à la profitabilité, la direction reconnaît maintenant que son objectif d’un taux de GOP à 10 % est irréalisable : par conséquent, il faut s’attendre à zéro intéressement sur Infra pour l’année prochaine, comme pour cette année.

LE CSE INFRA S’ASSOIT SUR SES OBLIGATIONS LEGALES

Nous l’expliquions dans notre flash CGT de mai, un arrêt de la cour de cassation impose dorénavant à tous les CSE de faire bénéficier de l’ensemble de leurs ASC (Activités Sociales et Culturelles) tou·tes les salarié·es, sans condition d’ancienneté dans l’entreprise. Le CSE Appli s’est immédiatement conformé à cette jurisprudence. Le CSE Infra a majoritairement maintenu cette discrimination à l’encontre des salarié·es ayant moins de 7 mois d’ancienneté. Nous invitons les collègues concerné·es, qui n’acceptent pas d’être lésé·es dans leurs droits, à s’adresser à leurs représentant·es CGT.

SOF : LE MAUVAIS FEUILLETON DE L’ANNEE

Pour rappel, Capgemini a perdu la plus grosse partie du contrat SOF (Synergie- Orano-Framatome), un contrat qui valait 1 milliard d’euros sur 10 ans et qui employait, en septembre 2023, 337 salarié·es que la direction avait réparti·es sur 13 sites.

Près d’un an après, la direction se félicite que 83 % des salarié·es aient été « repositionné·es ». Mais qu’est-ce que cela signifie, au juste ? Des salarié·es, dont nous ignorons le nombre, sont sûrement en mission pour d’autres clients. Des salarié·es, peut-être environ 80, travaillent toujours sur ce qui reste du contrat SOF, sur la partie « projet ». Des salarié·es, environ une cinquantaine selon la direction, ont quitté l’entreprise, la plus grande partie ayant démissionné : et la direction les compte dans les salarié·es qu’elle a « repositionné·es » !

Nous avions demandé dès le début un tableau de suivi mensuel des effectifs par site, avec les salarié·es travaillant sur le contrat SOF, les salarié·es ayant basculé sur une autre mission, les salarié·es parti·es de l’entreprise, les salarié·es en inter-mission, les alternant·es, les sous-traitant·es, etc. Cela aurait été le seul moyen de contrôler les chiffres fournis par la direction. En l’absence de ces informations, nous ne pouvons qu’être circonspects, et nous alertons sur la pérennité des sites Infra de Cherbourg et aussi de Bagnols sur Cèze.

Ce qui est certain, c’est qu’il y avait fin juin 84 salarié·es qui restent sur le carreau, qui ne sont pas « repositionné·es », la grande majorité étant sur les sites de Cherbourg et de Toulouse. En effet, la direction a (enfin) transmis à la commission de suivi un fichier de 88 noms, dont 4 quittent l’entreprise. Ces salarié·es en inter-mission subissent la moulinette CASCAD génératrice de RPS (risques psycho-sociaux), avec des injonctions pour ré-écrire leur CV et pour bien paraître chez un éventuel futur client, et une cascade de formations en e-learning qui ne correspondent pas le plus souvent à leurs besoins et à leurs souhaits.

Photo de bureaux vides

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FLASH CSE APPLI Juin 2024

COMPTES 2023 : CSE APPLI

Le Comité Social et Économique (CSE) Appli est le plus important du groupe Capgemini, Son budget dépasse les 7 millions d’euros et il emploie 19 permanent·es. Ce budget devrait être, en théorie, réparti équitablement entre les 18 500 ayant·es droit.

La répartition du budget peut sembler équitable dans les grandes lignes, mais elle ne l’est plus lorsque l’on examine les détails…

Graphique des dépenses du CSE

Le budget révèle de grandes inégalités entre les salarié·es. Quatre voyages (Japon, Égypte, Crète, Les Canaries) ont bénéficé à 439 salarié·es. Ces dernier·es ont reçu presque autant de subventions que toutes les aides destinées aux enfants des ayant·es droits du CSE pour un budget de 779 000€.

Détail des dépenses du voyage au japon.
Voyage au japon, 170 000€ pour 98 salarié·es

En d’autre termes, 760 000 euros de subventions ont été alloués à 439 salarié·es, ce qui représente 2,4 % des ayant·es droit et plus de 10 % du budget total du CSE. Une situation que nous avons déjà dénoncé par le passée et qui nous semble très inégalitaire.

Nous n’avons rien contre les voyages ni les salarié·es qui ont bénéficié de ces voyages, mais privatiser le budget du CSE pour quelques un·es n’est pas forcément la meilleure répartition.

À la CGT, nous croyons que le CSE doit profiter à tou·te·s, pas seulement à quelques un·es.

Dans l’élaboration du budget 2025, nous veillerons à ce que chaque salarié puisse bénéficier du CSE de manière équitable, audelà d’un simple accès théorique.

De plus, nous nous assurerons que la loi interdisant l’utilisation de l’ancienneté comme critère d’attribution aux activités sociales et culturelles soit respectée et que les stagiaires disposent comme tous·tes les salarié·es de l’accès au CSE. Pour un CSE plus juste pour tous·tes !

Mt. Fuji, Japan

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16 juillet 2024

FLASH CSE INGENIERIE Juin 2024

LA POLITIQUE POUR LES NULS !

Attachée à sa conduite de défense des salarié·es, la CGT Capgemini a fait lecture d’un communiqué intersyndical (CFDT, CGT, UNSA, FSU, Solidaires) au CSEC et dans les CSEE de juin. Ce texte qui dénonçait les politiques de l’extrême-droite dans le monde a provoqué à chaque fois la même réaction fâchée de la direction (ainsi que de quelques Organisations Syndicales partisanes d’une co-gestion de l’entreprise dans les salons). La réplique argumentait que les CSE ne sont pas des lieux de politique, que nous avons un devoir de neutralité et qu’il faut maintenir un climat apaisé au sein de l’entreprise.

Nous avons bien compris. Pour la direction les CSE avec les OS qui y participent, ne sont là que pour enregistrer les réformes de l’entreprise.

Seulement voilà, Capgemini est membre du MEDEF, alors pour la neutralité elle repassera. Et quand bien même, pour défendre travailleuses et travailleurs, ce qui constitue la raison première d’une OS, la neutralité atteint vite des limites et il y a là devoir à prendre ses responsabilités. Alors, cessons de laisser croire que POLITIQUE est un « gros mot » et voyons comment Capgemini ne fait pas de politique :

  • Comme la CGT, Capgemini combat les discriminations (racisme, xénophobie, homophobie, transphobie, droits des femmes, etc) mais ce n’est pas politique.
  • Le simple fait d’élire ses représentants n’est-il pas politique ?
  • Pratiquer l’offshorisation du travail en Inde par exemple n’est-ce pas politique ?
  • Faire du bénéfice sur l’intermission avec l’argent public (CIR) pour en faire profiter les actionnaires au détriment des salarié·es, de nos protections sociales et des services publics ça ne serait pas politique.
  • Pour les déménagements des bâtiments, la direction assume de ne pas respecter les normes. Ce choix n’est pas que financier il est aussi politique…
  • Quand en CSEE, le DG d’une autre entité explique au sujet de la cybersécurité, qu’il prend ses distances avec Macron alors que la neutralité eut été de citer la loi, ou au pire les annonces du gouvernement peut-on dire que ce n’est pas politique ?
  • Juin 2024, un autre DG explique en CSEE que toutes les entreprises du CAC40 ont essuyé une baisse de leurs actions eu égard à la dissolution de l’assemblée par le président de la république… mais arrêtons de faire de la politique.
  • La direction réclame l’apaisement mais au regard du fiasco de la négociation sur les salaires tandis que le groupe se porte bien, augmenter le pdg de 30 % et rien pour les salarié·es, c’est contribuer à l’injustice sociale mais cela ne saurait être politique
  • En 2017, Capgemini a transformé l’entreprise déclarée en SA (Société Anonyme) en SE (Société Européenne). Raison invoquée ? La conjoncture offrait la possibilité au Front National d’accéder au pouvoir, cette manipulation permettait à l’entreprise de délocaliser son siège dans un autre pays européen que la France. Cela sans faire de politique…
  • Capgemini multinationale (dont par ailleurs, le PDG de Total siège au conseil) cotée en bourse et présente au CAC40 serait spectatrice du lobbying ambiant ? Capgemini n’est pas neutre et elle concourt à la situation politique actuelle. Mais toujours sans faire de politique bien sûr !
  • Enfin, peut-on ignorer notre histoire ? D’où viennent donc les CSEE que la direction entend diriger ? Alors nous le rappelons : en 1939-45 le patronat a collaboré avec les nazis, et pour éviter que cela ne se reproduise, les CE ont été créés afin de pouvoir “contrôler” les activités économiques de l’entreprise et permettre aux salarié·es d’y avoir leur mot à dire.

Les CSEE reposent donc sur une décision politique et des droits établis dont la CGT compte user aussi apolitiquement que le fait la direction…

SUITE – DÉMÉNAGEMENT DES SITES TOULOUSAINS

Pourquoi ce déménagement ? La direction nous a avancé les différents enjeux :

  • 1ère Raison : Regrouper les salarié·es d’Appli et ER&D qui sont actuellement sur des sites différents et qui travaillent sur des mêmes projets. Pipeau ! L’expérience raconte qu’avec le télétravail et Teams rapprocher les salarié·es ne serait-ce que de leur assistante ou leur RRH ça n’est même plus un sujet…
  • 2ème Raison : Bilan carbone => ça ne tient pas non plus ! On abandonne un des bâtiments les moins énergivores pour garder le plus gros site toulousain avec sa mauvaise performance énergétique notée « E ». Ajoutons à ce site la médiocrité d’accès par les transports en commun qui contraindra à utiliser sa voiture personnelle. L’écologie semble encore n’être qu’un prétexte.
  • 3ème Raison : Il est bien sûr économique : une réduction des coûts immobiliers de 3 millions d’€/an, ça compte ! Reste que cette économie dégraderait les conditions de travail pour les résidents des sites actuels déjà en manque de tramway et de parking ; mais dégradation surtout pour les 1600 salarié·es qui les rejoindraient entraînant une réduction supérieure à 25 % tant en surface de bureaux qu’en nombre de postes de travail.

Comme d’habitude, la direction s’appuie sur l’imparable moyenne d’occupation des sites. Jugez de la pertinence de ce chiffre : C’est comme si on divisait par 10 la capacité du stade de France parce qu’il n’est occupé qu’un jour sur 10…

La motion unanime du CSEE fait apparaître des inquiétudes de praticité, de conformité, et de sécurité mais qu’importe, l’urgence semble être de clore ce projet. Et puis, la direction nous l’a dit, nos inquiétudes agacent, et que c’est stupide (sic) de se mettre en télétravail le lundi, le mercredi ou le vendredi puisque que justement ces journées sont plus calmes. D’ailleurs les EM devront faire venir les personnes en télétravail sur les jours désertés et projette un flex d’1 poste de travail pour 2 salarié·es (hors AT). La CGT rappelle que la loi de modernisation sociale de 2002, contrairement aux habitudes, impose comme un principe essentiel d’adapter le travail à l’homme et non pas le contraire.

On nous le répète : « Everything is under control ! » Sauf que quand on nous dit ça, ça nous évoque Tchernobyl.

VALEUR AJOUTÉE

La Valeur ajoutée c’est la richesse créée par un ETP (équivalent d’une personne à temps plein). Chaque année, elle sert à payer les dividendes, les salaires et tout le reste. Et chez Capgemini, celle-ci augmente tous les ans 66,8 k€ en 2021, 73,3k€ en 2022, et 79,7 k€ en 2023.

Pour rappel, la CGT réclame 2,8 k€ par personne pris sur cette richesse, mais Capgemini refuse.

Ce sont donc les salarié·es qui supportent tout le poids de l’inflation et pendant ce temps-là le pdg s’octroie 30 % d’augmentation.

D’un calcul approchant, si l’on avait augmenté chaque salarié·es de 3000€ la fameuse GOP aurait été de 11 %. La participation et l’intéressement seraient maintenus et on aurait toujours une GOP supérieure à Altran. Et tout le monde serait content ! Certes, y’en a qui seraient peut-être moins contents mais contents quand même.

Dessin humoristique de Faujour.

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FLASH CSE INFRA Juin 2024

« BUSINESS AS USUAL »

La CGT a lu en séance le communiqué publié le 10 juin, au lendemain des élections européennes, par la CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU et Solidaires, syndicats qui représentent la majorité des travailleuses et des travailleurs de ce pays. Ce communiqué intersyndical confédéral alerte sur le danger que représenterait l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite en France, qui signifierait, l’exemple de l’Italie ou de l’Argentine le montre, l’austérité pour les salaires et les services publics, la remise en cause des droits démocratiques, des attaques massives contre les droits des femmes, contre les LGBTQIA+, contre les immigré·es, etc.

La montée de l’extrême droite est liée à la politique ultralibérale menée par les gouvernements ces dernières années. Elle nécessite impérativement « un sursaut démocratique et social », portant des revendications comme l’augmentation des salaires, l’abrogation des lois sur les retraites et sur l’assurance chômage, la défense des services publics, la taxation des super-profits, l’égalité salariale femme-homme, etc.

La direction s’insurge contre cette déclaration « politique » et en appelle à la « neutralité ».

Quelle neutralité ? Lorsque le MEDEF, dont est membre l’entreprise Capgemini, distribue les bons ou les mauvais points aux différentes forces en lice, surtout d’ailleurs les mauvais points au Nouveau Front Populaire, dont le programme électoral recoupe en bonne partie les revendications de la CGT, il est « neutre » politiquement ? Gageons que si l’extrême-droite arrive au pouvoir, le patronat français collaborera, comme il l’a fait en 1940. Quand, pour reprendre la formule du communiqué intersyndical, « notre république et notre démocratie sont en danger », la CGT n’est pas neutre, elle prend ses responsabilités…

2024 : ANNÉE « MOROSE » ?

Selon le rapport d’expertise commandée par le CSE, le marché Infra en France, après avoir connu un fort rebond postcovid (+5 % en 2022), a ralenti à partir du 2e semestre 2023 (+3 % en 2023). La croissance est cependant toujours positive et ce « trou d’air » devrait s’estomper fin 2024 (croissance de +2,8 % prévue pour l’année 2024, de +3 % en 2025).

Quand la direction parle de « morosité », cela n’a rien à voir avec la situation politique actuelle mais tout à voir avec la situation économique spécifique de Capgemini Infra.

La direction, qui n’avait pas vu venir cet infléchissement du marché, a rétropédalé : elle avait prévu +7,1 % de croissance de son chiffre d’affaires sur Infra en 2023, elle a été contrainte en cours d’année de la réviser fortement à la baisse, à l’arrivée cela a été 2 %. Pour 2024, elle ne prévoit plus que +1,2 % pour 2024, soit en dessous de l’évolution du marché, mais ce n’est pas gagné avec une baisse de l’ordre de -5 % au 1er semestre 2024. Au niveau de la « profitabilité », la direction est droite dans ses bottes et maintient un objectif de taux de GOP à 10 % en 2024 (7,9 % en 2023) : le rapport d’expertise estime qu’un tel taux de marge opérationnelle, qui serait « exceptionnel » dans l’activité Infra en France, n’est pas atteignable…

Quant aux effectifs, ils baissent mois après mois depuis février 2023 hormis un petit rebond en septembre 2023. La direction qui avait prévu 800 recrutements en 2024, a révisé son objectif à la moitié. Comme il n’y a plus cette année de mutations internes en vue, cela laisse augurer une forte baisse du nombre de salarié·es Infra à la fin de l’année, même si la direction ne veut pas communiquer de chiffres : de l’ordre de 400-500 ? On en est déjà à -130 après 5 mois… Pour pouvoir réaliser un chiffre d’affaires en légère hausse, gageons que les effectifs « offshore » augmenteront…

SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL : IL RESTE BEAUCOUP À FAIRE !

Rappelons que la direction de l’entreprise est responsable légalement de la santé physique et mentale et de la sécurité au travail des salarié·es. Reconnaissons que la direction de Capgemini a au fil du temps amélioré la rédaction des documents légaux obligatoires, notamment à travers leur harmonisation au sein de l’UES. Pour autant, il reste encore beaucoup à faire.

Revers de la médaille, la normalisation aboutit à des documents très longs, qui listent beaucoup de risques, mais qui n’établissent pas ou peu de priorité ces différents risques et qui ne prennent pas en compte les spécificités de chaque site ou de chaque métier. De plus, il y a toujours des trous dans la raquette. Il manque sûrement des PPR (Plans de Prévention des Risques), pour des salarié·es Capgemini intervenant en clientèle, la liste des sites clients étant incomplète. La direction est trop souvent dans le déni à propos des pressions exercées par le management sur des salarié·es en intermission, ce qui est une forte source de RPS (Risques Psycho-Sociaux), on l’a malheureusement vu avec des collègues débarqué·es du contrat SOF. Sans oublier que la direction ne respecte généralement pas, pour les salarié·es effectuant des astreintes ou des TEA, les temps de repos légaux obligatoires, quotidien de 11h consécutives, hebdomadaire de 35h consécutives.

Comme les années précédentes, la CGT a préconisé que le CSE ait recours à une expertise, les sujets traités étant variés, techniques et souvent complexes. Comme les années précédentes, la majorité du CSE a refusé, préférant laisser se débrouiller les membres de la CSSCT et des ICRP, qui n’ont pas forcément reçu la formation adéquate, même si nous ne mettons pas en doute leur motivation. Comme les années précédentes, la majorité du CSE n’a pas voulu se prononcer défavorablement sur la politique de la direction en matière de santé et de sécurité au travail. Pour toutes ces raisons, comme les années précédentes, la CGT a voté contre l’avis adopté par le CSE.

Dessin humoristique de Kurt : Congés payés, évolutions dans le droit français. Léon lbum du fond de sa tombe : "pas trop tôt…"

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FLASH CSE APPLI mai 2024

BILAN GET SUCCESS 2023

En ce qui concerne la Talent Review 2023, voici le bilan de Get Success : selon les déclarations de la direction, près de 40 % des salarié·es ont bénéficié d’une augmentation en 2023, avec une moyenne de 5 %. En d’autres termes, plus d’un·e salarié·e sur deux n’a rien eu. C’est l’histoire de la bouteille à moitié pleine ou vide.

Chez Capgemini, il existe deux types d’augmentation :

  • Promotions (changement de grade) : La première concerne les salarié·es qui ont été promu·es à un grade supérieur
  • Augmentation liée au mérite (objectifs).

La deuxième est basée sur les performances individuelles et l’atteinte des objectifs. Il est important de noter que ces deux types d’augmentation ne sont pas cumulables.

Ce qui a particulièrement retenu notre attention, ce sont les augmentations liées au mérite.

Celles-ci sont classées selon 6 critères :

  • Exceptionnelles
  • Au-delà des attentes
  • Réussies
  • À renforcer
  • Insuffisantes
  • Non applicables

Pour les deux premiers critères (exceptionnelles et au-delà des attentes), les augmentations sont quasiment garanties pour les salarié·es obtenant ces appréciations.

En revanche, pour ceux dont les objectifs sont simplement réussis, seulement moins de 30 % d’entre eux bénéficient d’une augmentation. Vous lisez bien, et si vous avez des doutes, voici un extrait du bilan 2023.

Et là impossible d’avoir des explications. Pourquoi certains salarié·es qui réussissent leurs objectifs sont augmenté·es et pas les autres ? La transparence n’est pas le fort de la direction.

L’AVARE GENEREUX

Nous en avons parlé en janvier. Certain·es salarié·es ont dépassé le volume annuel de télétravail autorisé, soit 70 %. Ce n’est pas tant le nombre de jours de télétravail qui pose problème, mais le nombre de jours d’indemnités télétravail demandés. La direction veille au grain et ne tolère pas de dépassement au-delà des 70 % autorisés.

Près de 5 000 salarié·es sont concerné·es chez Appli. Pour montrer sa générosité, la direction nous annonce une grâce : elle ne retiendra pas les indemnités pour les salarié·es ayant déclaré jusqu’à 5 jours de télétravail en trop.

Cela concerne près de 700 salarié·es, pour un montant total de 7 500 euros. Un geste digne d’un·e grand·e seigneur·e.

En revanche, pour les autres, la situation est différente. Près de 4 000 salarié·es verront des retenues sur salaire (en moyenne) sur la feuille de salaire de mai. La générosité est relative, et l’abbé Pierre n’a qu’à bien se tenir.

Petit rappel : même pendant les Jeux olympiques, si le télétravail est imposé, il ne faudra pas dépasser le seuil des 70 %. annonce la direction.

Comment ? Selon elle, il faudra venir plus souvent, une fois les JO terminés, sur site même si vous êtes chez le client.

L’EPARGNE RADIN

Pour Appli, l’intéressement moyen s’élève à 225 euros, tandis que la participation atteint 1100 euros. C’est une petite augmentation selon la direction par rapport à l’an dernier de 3 % mais si on tient compte de l’inflation, c’est une baisse.

Comparons-nous maintenant aux autres sociétés de l’UES. Concernant la participation, nous sommes avant-dernier, et pour l’intéressement, nous occupons la troisième place sur cinq. Autant dire que nous avons encore du chemin à parcourir ! À cela s’ajoute la complexité des calculs : la participation est basée sur l’entité juridique, tandis que l’intéressement dépend de la filière métier. Heureusement, nos collègues du corporate s’en sortent mieux : 1 700 euros pour la participation et 850 euros pour l’intéressement.

Chez Cap, nous avons la culture du partage, mais surtout celui de l’effort. Quant aux bénéfices, eh bien, c’est juste un peu différent.

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Publié le :
3 juillet 2024

FLASH CSE INGENIERIE mai 2024

Angélique LALLOUET – Managing Director France- nous dit que tous·tes les salarié·es sont important·es. Nous lui rétorquons qu’on aimerait qu’on le leur dise, en partageant les profits de l’entreprise qui sont réalisés grâce à eux/elles. Arrêtons de dire qu’il y avait une tendance baissière en 2023 alors que le Directeur Génaral Aiman Ezzat a été augmenté la semaine dernière de 30 % !

INFORMATION EN VUE DE LA CONSULTATION DU CSEE SUR LES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES DE L’ENTREPRISE

En présence d’Angélique LALLOUET – Managing Director France – ER&D prend la décision d’investir 2M d’euro pour doubler les effectifs des équipes Data et IA pour atteindre 60 000 personnes au niveau Groupe : quoi chez ER&D ? actuellement nous sommes très peu.

Cap ER&D compte utiliser l’IA en interne pour gagner en productivité (qq 10 % du CA) dans le secteur RH, actions Commerciales dans les réponses à Appel d’offre, Gestion de projet à impact du personnel de bureau dans les fonctions support (taches automatisables = simples, répétitives). Attention aux emplois, et à la déshumanisation du travail.

Alors que le Chiffre d’Affaires doit croître de +70 % entre 2023 et 2027, les effectifs CSS en France ne devraient augmenter que de +20 %.

Les orientations stratégiques impliquent nécessairement d’importants gains de productivité pour les salariés CSS. Le chiffre d’affaires par salarié CSS était de 95 k€/ salarié·e en 2023.

Nous avions un Chiffre d’Affaires en 2021 de 84 k€/salarié·e pour un objectif de 135 k€/ salarié·e en 2027 !

Entre 2021 et 2023 : la marge générée par 1 journée vendue (appelé « contribution ») a eu une croissance de +33 % sur la période

COMMISSION ECR

La direction est d’accord sur le principe : entretiens salariés, sondages, fournir des docs.

Ce qui traine : la direction aimerait parler des populations à suivre et ne veut pas que les assistantes témoignent. Syndex aimerait parler aux assistantes, EM, ETM, mais souhaiterait en parler avant de pourvoir en parler bref le mouvement perpétuel revistié Information sur le calcul de l’Intéressement et sur le calcul de la Réserve Spéciale de Participation pour l’exercice écoulé.

DÉCLARATION DE LA CGT :

Non seulement la prime à l’intéressement est dérisoire, de l’ordre de 170 euros en moyenne malgré les performances, de surcroit les conditions d’attributions sont contraignantes ; il aurait été légitime que, tout comme l’augmentation de 30 % de la rémunération d’Eiman Ezzat, l’augmentation des revenus de chaque salarié·e soit elle aussi de 30 %. Aussi la CGT demande une augmentation générale des salaires d’au moins 2800€ annuel, pérenne et soumise aux cotisations sociales. Ce minimum de 2800€ est issu du calcul permettant de maintenir le pouvoir d’achat des salarié.es sur la base du salaire moyen des salarié·es.

A cela nous ajoutons :

En toute HONNETE la direction de CAPGEMINI aurait pu faire preuve d’AUDACE et renforcer la CONFIANCE des salarié·es en maintenant leur pouvoir d’achat. En toute LIBERTE, pour un plus grand PLAISIR de continuer l’aventure CAPGEMINI, contribuant à maintenir les effectifs. En toute MODESTIE et par pur ESPRIT D’EQUIPE nous revendiquons cette augmentation générale de 2800 euros à l’égard des 7 valeurs du groupe.

BRÈVES :

Coté RH :

Nouveau DRH UES : Bruno LAFORGE

La direction déclare un faible taux de départ ( < 15 % ) merveilleuse nouvelle, malgré tout nous sommes en deçà du taux de recrutement envisagé.

Assistance du CSEE :

Suite à la demande d’où en est le recrutement d’un·e salarié·e au CSEE, nous avons reçu en guise de réponse : que cela pourra être n’importe quel·le salarié·e de l’UES Capgemini, et que la fiche de poste au niveau du Bureau du CSEE est en cours de finalisation par le Bureau du CSE.

 

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Publié le :
2 juillet 2024

FLASH CSE INFRA mai 2024

LE BEURRE ET L’ARGENT DU BEURRE !

Le moyen le plus couramment utilisé par Capgemini est la délocalisation de son activité française dans ses filiales étrangères où les salaires sont bien plus bas. La direction appelle cela de « l’offshore ». Il y a ainsi près de 3000 salarié·es « offshore » en Inde, en Pologne, etc., qui travaillent pour Capgemini Infra, ce qui représente en nombre la moitié des effectifs employés en France. Capgemini a aussi recours à 2 dispositifs gouvernementaux mis en place en France : la POE (Préparation Opérationnelle à l’Emploi) et l’alternance (essentiellement en apprentissage).

La POE permet à une personne demandeuse d’emploi d’effectuer, à l’aide d’une formation, une reconversion professionnelle payée par France Travail. Après leur avoir dispensé une formation informatique de 3 mois, Capgemini recrute, sans avoir rien déboursé, des diplômé·es d’études scientifiques, principalement de niveau bac+5. Les salarié·es issu·es de POE représentent actuellement 15 % des salarié·es CSS (« facturables ») chez Infra. Les POE ont permis de féminiser un peu les effectifs : le taux de féminisation est de 47 % pour les POE, il n’est que de 21 % au total sur Infra. A noter que les POE n’échappent pas au turn over, sur les 223 embauches de la promotion 2018, iels ne sont plus que 31 % présent·es dans l’entreprise. A signaler aussi que des salariée·es issu·es des POE des années 2016, 2017, 2018, etc. sont aujourd’hui toujours au grade… A.

L’apprentissage permet à un·e étudiant·e d’obtenir son diplôme en combinant formation théorique dans un établissement scolaire et travail en entreprise. Chez Infra, les alternant·es représentent près de 5 % des effectifs « facturables ». Il s’agit pour la plupart d’élèves d’écoles d’ingénieur en informatique, que Capgemini ne paie pas cher. Une fois leur diplôme en poche, moins de 40 % restent chez Capgemini : serait-ce du à la politique salariale de l’entreprise ?

Les filières POE et alternance représentent au total 20 % des salarié·es « facturables » chez Infra. Capgemini utilise massivement de la main d’oeuvre, jeune, très diplômée et pas chère, tout en encaissant des aides financières publiques. Elle est pas belle la vie pour une grande entreprise capitaliste comme Capgemini ?

SOF : PAS SAIN ET SAUF…

Ah enfin, l’info est officielle ! Capgemini garde une partie « projet lot 6 » du contrat SOF… Sauf que cette partie « projet » ne va employer dans un premier temps que 80 salarié·es, soit les 2/3 des salarié·es, reste toujours le problème de la réaffectation du 1/3 restant. ET comme le disait la direction le mois dernier, les personnes concernées sont déjà comptabilisées, donc pas d’amélioration au niveau des emplois !

Quant à la partie « run » du contrat SOF, elle s’est terminée fin avril. D’après les chiffres fournis par la direction, il y a encore 69 salarié·es qui sont sur le carreau, c’est-à-dire qui ne sont pas repositionné·es sur une nouvelle mission, principalement sur les sites de Cherbourg et de Toulouse. De plus, comme la direction refuse de donner au CSE la liste nominale des salarié·es concerné·es, il nous est impossible de savoir si le taux de repositionnement de 63 %, affiché dans son tableau, est réel ou faux.

LE MIRAGE DE LA PARTICIPATION ET DE L’INTÉRESSEMENT

La direction a présenté les résultats de la participation et de l’intéressement pour l’année 2023. Sur Infra, cela représente en moyenne 1112 euros de participation (-9 % par rapport à 2022) et 0 en intéressement (90 euros en 2022). Certes, c’est toujours bon à prendre. Mais il n’y a vraiment pas de quoi sauter au plafond, surtout si on le met en perspective avec les très bons résultats de Capgemini.

Et puis rappelons que l’intéressement et la participation sont aléatoires et qu’ils varient d’une année à l’autre. Que la participation dépend du salaire brut, ce qui veut dire que les bas salaires en touchent moins. Et surtout que l’intéressement et la participation sont exonérés de cotisations sociales, ce qui signifie par exemple qu’ils ne comptent pas pour la retraite, etc. C’est pour toutes ces raisons qu’à la CGT, nous revendiquons une augmentation générale des salaires.

LES MAUVAIS COMPTES DU BUDGET DU CSE (SUITE)

La cour de cassation a rendu un arrêt stipulant que les ASC (Activités Sociales et Culturelles) d’un CSE doivent bénéficier à l’ensemble des salarié·es, quelle que soit leur ancienneté. Cette décision juridique s’impose à tous les CSE. Or le CSE Infra conditionne les subventions aux activités « vacances », « sport et art » et « jeunes » à une ancienneté de 7 mois. Interpellé par un·e élu·e CGT, le bureau du CSE Infra joue la montre. Au CSE Appli, décision a été prise de se conformer à l’arrêt de la cour de cassation et de supprimer immédiatement toute condition d’ancienneté. Le secrétaire du CSE Infra est CFDT, comme le secrétaire du CSE Appli. Alors pourquoi cela n’est pas fait au CSE Infra ?

Le bureau du CSE Infra déclare que cela pourrait coûter plusieurs centaines de milliers d’euros au budget ASC. Nous ne savons pas sur quels éléments se base cette estimation. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que, par suite de l’ouverture très tardive du site du CSE, seulement 10 % du budget annuel ASC a été consommé au 1er trimestre 2024, ce qui représente une économie de l’ordre de 300000 euros. De quoi a priori largement absorber cette nouvelle dépense. A moins que cette économie réalisée au 1er trimestre sur les dépenses ASC serve à combler le trou laissé fin 2023 dans le budget ASC, comme nous vous l’expliquions dans le flash CGT CSE Infra de mars 2024.

 

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Flash CSEC mai 2024

Orientations stratégiques : beaucoup de bull-shit !

La direction a présenté en Comité social économique central (CSEC) les « orientations stratégiques » des différentes entités de l’UES Capgemini :

  • Invent,
  • Corporate,
  • Infra (dit CIS par la direction),
  • Ingénierie (dit ER&D),
  • Appli.

Et même décliné en sous-entités, puisqu’il n’y a pas moins de 5 documents pour les « orientations stratégiques » du périmètre Appli :

  • Apps (Application Services),
  • FS (Financial Services),
  • Shared Services, Sogeti
  • I&D (Insights Data)

Bon courage aux membres du CSE Appli.

Les documents présentés par la direction ont des formats et des contenus différents. Par exemple certains fournissent des prévisions sur 3 ans, d’autres seulement sur l’année 2024. Et enfin beaucoup ne donnent pas de chiffres, ce qui est un excellent moyen pour ne pas se tromper !

Au niveau des résultats économiques, seuls Infra et Sogeti se lancent dans des prévisions chiffrées pour 2024 :

  • Infra anticipe une progression de 1,2 % de son chiffre d’affaires (après 2 % en 2023) et de 2,2 point de son taux de profitabilité (après une baisse de 1,6 points en 2023),
  • Sogeti anticipe une progression de 4,5 % de son chiffre d’affaires (après 1 % en 2023) et de 1,2 point de son taux de profitabilité.
  • Ingénierie et FS se projettent sur 2027 : Ingénierie ambitionne une hausse de 35 % de son chiffre d’affaires d’ici 2027 (après 10 % en 2023),
  • tandis que FS prévoit une croissance « ambitieuse », c’est-à-dire supérieure à celle du marché, d’ici à 2027, mais sans fournir de chiffres.

Au niveau « people » (sic) comme dit la direction, comprenez les effectifs, tout le monde y va de ses perspectives de recrutement pour 2024 :

280 pour I&D, 420 pour FS, 500 pour Invent, 700 pour Ingénierie, 800 pour Infra, 1140 pour Sogeti, 2080 pour Apps… soit au total 5900 recrutements prévus, ce qui représente 1/5 des salarié·es de l’UES.

Mais combien y aura-t-il de départs de salarié·es ?

En cumulant les prévisions des différentes entités pour fin 2024, hors Invent qui se n’est pas aventuré à donner de chiffre, on arrive péniblement à 820 salarié·es supplémentaires fin 2024, ce qui représente une hausse de seulement 3 % des effectifs. Tout ça pour ça. Et ce n’est qu’une prévision, il est à craindre que le résultat final soit bien en dessous.

Sinon, il y a des anglicismes à la pelle, que la direction ne prend pas la peine de traduire. De plus, des éléments reviennent dans beaucoup de documents : sustainability, générative IA, mise en œuvre de GTM-Replicon, etc. Une forte « orientation stratégique » peut être résumée sans rire par : «  on se renforce sur les comptes où on est leader et on se développe sur les comptes où on n’est pas leader ». Et dire que des cadres dirigeants de l’entreprise sont payés très cher pour produire de tels concepts.

Un·e élu·e CGT demande quelles sont les «  orientations stratégiques » de l’entreprise au niveau de l’UES. La direction répond qu’il n’y en a pas au niveau de l’UES (France), qu’il y en a au niveau du groupe (monde). Cet·te élu·e CGT demande alors que la direction présente en CSEC les « orientations stratégiques » du groupe.

La direction refuse, expliquant que cela ne fait pas partie du périmètre du CSEC : encore un bel exemple de dialogue social de la part de la direction !

Séisme annoncé sur la « plaque toulousaine »

La direction a présenté un méga-projet immobilier sur Toulouse avec la fermeture de 3 sites :

  • Aeropark qui est partagé entre Ingénierie et Infra,
  • Mesplé qui est un site 100 % Infra,
  • Claude-Marie Perroud qui est partagé entre Appli, Infra et Ingénierie

Cela représente une diminution de la surface de bureau de 26 % et une réduction du nombre de postes de travail de 28 %. Ce qui impacte plus de 1600 salarié·es, qui vont être transféré·es vers les sites existants de Eisenhower, Take Off et Synapse, sans compter les salarié·es, dont la direction est incapable d’évaluer le nombre, qui vont changer d’étage à l’intérieur de ces sites.

Comme d’habitude, la direction le justifie par des taux d’occupation moyens « faibles ». Or une moyenne en terme d’occupation, cela ne veut pas dire grand-chose, ce sont les pics de fréquentation qui comptent. La direction projette un taux de flex office global de l’ordre de 1 poste de travail pour 2 salarié·es résident·es, sans tenir compte des salarié·es qui sont en clientèle et et qui peuvent revenir sur leur site de rattachement. A comparer avec le taux de flex office des sites qui vont fermer : plus de postes de travail que de salarié·es résident·es à Aeropark et à Claude-Marie Perroud, de l’ordre de 2 postes de travail pour 3 salarié·es résident·es à Mesplé.

Les conditions de travail des 1160 salarié·es actuellement présent·es sur ces 3 sites vont se dégrader énormément.

La direction avance différents enjeux. Un premier enjeu est de regrouper dans les mêmes bâtiments les salarié·es Apps (Appli) et Ingénierie qui sont actuellement sur des sites différents et qui travaillent sur des mêmes projets.

Doit-on en déduire que les 548 salarié·es Infra qui seront transféré·es de Mesplé et de Claude-Marie Perroud vers Eisenhower sont des victimes collatérales ?

Un 2e enjeu est parait-il de réduire l’empreinte carbone. Mais alors pourquoi fermer le bâtiment Claude-Marie Perroud qui est l’un des moins énergivores et pourquoi garder le plus gros site toulousain, Eisenhower, qui a un mauvais diagnostic de performance énergétique à E ?

Sans compter que Eisenhower est nettement moins bien desservi par les transports en commun, contraignant sans doute une bonne partie du millier de salarié·es qui y vont être transféré·es à prendre leur voiture. Le principal enjeu, que la direction se garde bien de mettre en avant, est bien sûr économique : une réduction des coûts immobiliers de plus de 3 millions d’euros par an !

Le CSEC a unanimement décidé de recourir à une expertise pour l’aider à analyser les tenants et les aboutissants de ce méga-projet immobilier. La direction a découpé la consultation du CSEC en 2 parties, une première sur la résiliation des baux immobiliers, une seconde, ultérieure, sur le déménagement.

Cela n’a pas de sens de se prononcer sur la fermeture des sites, indépendamment des conditions dans lesquelles le déménagement des 1600 salarié·es et l’aménagement des sites cibles pourraient se passer.

Pourtant, la majorité du CSEC a accepté de se soumettre au diktat de la direction. Sans attendre le rapport d’expertise, qui sera bientôt disponible, elle a rendu un avis partiel qui de fait avalise le projet de la direction de fermeture des 3 sites.

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Dessin humoristique de Faujour.

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Publié le :
24 juin 2024
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