Flash CSE Infra décembre 2025

Cybersécurité : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

L’effet « cyberboost » annoncé par la direction n’a pas eu lieu : le chiffre d’affaires délivré par le pôle cybersécurité de Capgemini Infra est en baisse depuis 2022 alors que le marché français connaît une croissance annuelle à 2 chiffres. Nous en parlions dans le flash CGT CSE Infra de septembre, la direction semble avoir pris la mesure du problème et a lancé un projet de réorganisation.

Au-delà des effets positifs que cette réorganisation pourrait avoir dans l’immédiat en terme d’amélioration de l’offre commerciale et de l’accent mis sur la technique, l’expertise commandée par le CSE en pointe les limites et doute fortement qu’elle permette que Capgemini devienne le leader de la cybersécurité sur le marché français, comme le prévoit toujours la direction à l’horizon 2028. Ce projet de réorganisation ne concerne en effet qu’une partie de l’activité cybersécurité de Capgemini, le « build » réalisée dans la partie P&C de Infra : en sont exclus le « run » réalisé dans la partie MS, toujours chez Infra, et les activités cybersécurité effectuées par les autres entités de l’UES Capgemini (Invent, Apps, etc.).

Ce qui explique sans doute que Capgemini se refuse à créer une marque spécifique, contrairement aux entreprises leaders dans le domaine. Surtout, dans un marché du travail tendu, la politique d’austérité salariale pratiquée par la direction produira les mêmes effets, c’est-à-dire des difficultés majeures pour recruter, et aussi pour garder les consultant·es en cybersécurité qui travaillent actuellement chez Capgemini.

Ingénieur à Grenoble : quel avenir chez Capgemini ?

Le flash CGT CSEC d’octobre présentait le projet immobilier grenoblois de la direction qui projette de transférer à échéance de 2 ans les salarié·es de l’UES Capgemini rattaché·es au site actuel de Montbonnot vers un nouveau site sur Meylan. L’expertise commandée par le CSE soulève des problématiques très graves.

Capgemini occupe aujourd’hui 2 bâtiments voisins à Montbonnot, le M2 et le M3 : il serait possible de rester sur le site historique du groupe en regroupant les salarié·es de Capgemini sur le M3, plus grand et assez récent, moyennant quelques travaux. Il serait aussi sûrement possible de s’installer sur un site très récent ou neuf dans l’agglomération grenobloise, qui soit plus facile d’accès et disponible beaucoup plus rapidement. La direction préfère miser sur un bâtiment qui n’est pas sorti de terre, avec tous les aléas que cela comporte.

Actuellement, le taux de flex office est supérieur à 1, soit plus d’un poste de travail par salarié·e. Sur le nouveau site, la direction prévoit, pour les projets Infra non sécurisés, un taux de flex-office de 0,3, soit moins d’un poste de travail pour 3 salarié·es : record battu ! Et il ne sera pas possible de créer des postes de travail supplémentaires dans le nouveau bâtiment puisque les plans indiquent une surface moyenne de 3,5 m2 par poste de travail (à comparer aux 10 m2 prévus dans la charte immobilière de Capgemini !).

De plus cette surface extrêmement faible pose d’énormes problèmes en terme d’acoustique, d’évacuation en cas d’incendie, etc. Bref, la direction prévoit d’entasser les salarié·es comme des sardines en boîte, afin de pouvoir réaliser une économie substantielle sur les coûts immobiliers, de l’ordre de 1 M€ par an.

Edenred n’aura pas son cadeau de noël

Dans le flash CGT CSE Infra de novembre, nous dénoncions le fait que le CSE Infra engraisse une multinationale comme Edenred plutôt que de faire appel à l’économie sociale et solidaire. Nous évoquions aussi le projet de la majorité qui gère le CSE de procéder à une refonte de la charte graphique du site web pour la coquette somme de 20 000 euros. Cet argent serait allé dans les caisses de Edenred via sa filiale Solution CE, avec laquelle le CSE Infra est lié sur 4 ans pour la gestion de son site. Cela ne fera finalement pas, car, outre l’opposition résolue de la CGT, la CFDT a été lâchée par ses alliés.

Image du film "Y a-t-il un pilote dans l'avion"

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Publié le :
25 février 2026