#CSE

VOYAGES / LOCATIONS SAISONNIÈRES – Thème ASC 4 sur 5

Partez en vacances avec la CGT

Fidèle à ses valeurs, la CGT œuvre pour le droit à des vacances de qualité. La CGT agit afin que les CSE élaborent leurs propres offres de vacances pour répondre aux besoins de leurs ouvrants droits. Les découpages territoriaux, décidés par Capgemini, ne sont pas faits pour faciliter la tâche. En effet, sur un même territoire ou lieu de travail, il n’est pas rare de retrouver des salarié·es dépendant de différents CSE qui ont des prestations Vacances totalement différentes. Dans ces conditions, il est difficile de répondre à « l’équité » (égalité de traitement) entre ces salarié·es.

C’est dans ce contexte que vos représentant·es CGT Capgemini mettront tout en œuvre pour améliorer les prestations mises à disposition des salarié·es sur la base de leurs propositions :

  • Favoriser l’accès aux prestataires du Tourisme Social en abondant l’aide ou la participation du CSE,
  • Prendre en compte le Quotient Familial en augmentant le montant des aides pour les petits QF,
  • Tenir compte de la composition de la famille en majorant les aides lors de vacances en famille, pour le/la conjoint·e et/ou les enfants,
  • Utiliser et mutualiser les investissements des CSE actuels et à venir,
  • Mettre en place des conventions avec de nombreux prestataires pour abonder directement et éviter que le/la salarié·e ne soit contraint·e d’avancer le prix du séjour
  • Proposer une solution Chèques- Vacances avec épargne et abondée en fonction du QF.

ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES

  • La CGT Capgemini milite pour une représentation au plus près des salarié·es en mettant la proximité au cœur des débats.
  • La CGT Capgemini œuvre pour le droit à des vacances de qualité.
  • La CGT Capgemini mettra tout en œuvre pour améliorer les prestations !
  • La CGT Capgemini défend le collectif, la solidarité, la proximité.

    Votez et faites voter CGT Capgemini !

 

Les activités Sociales et Culturelles : un choix politique !

Les activités sociales et culturelles sont un héritage du CNR (Comité National de la Résistance)

Pourtant des CSE de Capgemini préfèrent promouvoir une autre histoire : celle du parc de Philippe De Villiers, figure de l’extrême droite et soutien du parti Reconquête d’Eric Zemmour lors de la dernière présidentielle.

Les élu·es CFDT, CFTC, FO, USAPIE proposent régulièrement des voyages au Puy du Fou malgré les alertes remontées au CSE par la CGT. Chacun est libre des activités qu’il effectue.

Toutefois la CGT ne mettra jamais en avant une telle activité, fortement controversée et menée par une figure de l’extrême droite.

Ne laissez pas les autres organisations dans ces dérives, bloquez-les, votez CGT !

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Dessin humoristique d'Allan Barte : Titre : 'Ne pas abandonner les CSE de Capgemini au secteur marchand' Dessin d'un gros paquet d'argent donné à un prestataire qui se frotte les mains Cigare et sourire aux lèvres. "Occupez les comme vous voulez, ça m'est égal !"

Sport et Culture – Thème ASC 3 sur 5

Impact social et environnemental du CSE – Thème ASC 2 sur 5

IMPACT SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

Le CSE doit impérativement mesurer l’impact social et environnemental dans les activités qu’il propose à l’ensemble des salarié·es. Si cette mesure est évidemment nécessaire, elle n’est pas suffisante face à l’urgence de la situation sociale et environnementale. Il est primordial de revoir certaines activités et les formats actuellement proposés afin de réduire cet impact.

Si certaines organisations syndicales sont prêtes, par exemple, à replanter des arbres pour continuer comme avant, cela ne peut être la solution. En effet, selon le “média vert”, il faudrait pas moins de 3 planètes pour compenser les Gaz à Effet de Serre (GES) actuellement émis. Nous ne pouvons pas nous contenter de cette action.

Pour la CGT Capgemini, les dérives qu’ils peuvent constater dans les CSE sont inadmissibles. La CGT Capgemini milite pour une réelle prise en compte de l’impact social et environnemental des ASC du CSE, elle combat les dégradations constatées au fil des ans.
La CGT Capgemini propose une réelle politique pour améliorer la situation :

  • S’appuyer sur le réseau local pour organiser des voyages : cela permet des départs régionaux et d’avoir une offre de qualité.
  • Ancrer une activité pédagogique sociale et environnementale dans les voyages
  • Proposer des offres de linéaires qui tiennent compte de l’impact social et environnemental
  • Exiger systématiquement des prestataires du CSE la mesure de l’impact environnemental (GES) et social
  • Proposer des visites locales dans les villes et les territoires
  • Vérifier que les productions et offres soient équitables
  • Par l’activité des ASC, soutenir des projets de développement durable et soutenir l’économie locale
  • Avoir une vraie politique Chèques Vacances pour pouvoir bénéficier de la réduction de 50 % sur les billets de train pour toute la famille, véritable moyen de réduction des émissions GES et permet au plus grand nombre de partir en vacances.
  • Développer une offre de colonies de vacances et de vacances apprenantes, favorisant la mixité sociale et respectant l’environnement.

Les propositions de la CGT Capgemini permettent de développer les conditions d’un tourisme alternatif comme engagement d’avenir pour :

  • poser à travers la problématique des vacances en France comme à l’étranger, la question du développement humain, dans la paix et en harmonie avec son environnement ;
  • concilier en permanence le social et l’économique en respectant les peuples ;
  • répondre aux besoins des salarié·es d’ici et d’ailleurs sur les bases d’un véritable développement durable.

Dans le cadre de la transition écologique, la mise en place d’activités sociales et culturelles durables est un levier d’action important pour répondre, d’une part aux préoccupations  croissantes des salarié·es de consommer autrement, plus sobrement, et d’autre part répond à la nécessité de s’émanciper dans des actions quotidiennes d’un système capitaliste incompatible avec l’urgence sociale et environnementale.

Les ASC sont en effet l’opportunité de s’émanciper des critères du marché pour mettre en œuvre concrètement une autre manière de réfléchir et de consommer selon une logique de circuits courts, de proximité.

La CGT Capgemini proposera des séjours qui ne sont plus calqués sur l’offre du marché mais imaginés avec des acteurs locaux mobilisés sur des formes de tourisme alternatives ou animant des réseaux territoriaux en matière de « transition touristique ». De plus, la CGT proposera, partout où cela est possible, des partenariats avec des producteurs locaux pour favoriser l’accès à une nourriture saine et de qualité pour tous et toutes.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les CSE actuels de Capgemini ont abandonné le réseau associatif qui s’est construit sur les bases du CNR (Conseil National de la Resistance). Les CSE se font envahir par le
secteur marchand et le payent au prix cher.

D’autres choix sont possibles. L’ANCAV-SC regroupe 19 associations « loi de 1901 » et 14 antennes de proximité, qui développent leurs activités au plan local, départemental ou
régional.

L’ANCAV-SC coordonne une politique de solidarité pour faire vivre ce droit le plus largement possible : Solidarité entre tou·tes les salarié·es quelle que soit leur situation
professionnelle ou géographique et solidarité intergénérationnelle.

Ces associations concourent à :

  • diversifier l’offre en réponse aux besoins des salariés et de leur famille,
  • investir davantage le champ des activités culturelles,
  • faire émerger de nouvelles demandes et de nouvelles pratiques par leur action de proximité,
  • développer des partenariats diversifiés,
  • créer des solidarités et du lien social.

Elles coordonnent les activités sociales (arbres de noël, des loisirs et de vacances, etc…).

Grâce à la proximité, elles développent leur utilité sociale dans un rapport étroit avec le mouvement syndical et social, et contribuent à l’expression revendicative et à la couverture des besoins en matières d’activités sociales et culturelles.

Ce réseau associatif est composé de salarié·es qui ont su au fil des années développer des savoir-faire dans le cadre des métiers du tourisme, de la culture, du sport et des loisirs,
répond au besoin de tou·tes, salarié·es ou non.

L’ANCAV-SC est particulièrement investie dans les enjeux actuels sociaux et environnementaux.

 

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Droit aux vacances – Thème ASC – 1 sur 5

Droit aux vacances

Faire du droit aux vacances, un droit au même titre que le droit au travail, à la santé, au logement c’est ce que revendique la CGT.

(suite…)

FLASH CSE APPLI SEPTEMBRE 2023

Ça aurait pu être le jackpot de la semaine prochaine, mais non. Le CSE APPLI avec sa majorité CFTC-UNSA jouent les « Harpagons » en gardant précieusement ses lingots. Six millions d’euros c’est la petite cagnotte que le CSE APPLI a réussi à économiser au fil des ans ! C’est comme si nous avions un trésor que nous pouvions contempler mais sans le dépenser. (suite…)

gold and silver round coins

À propos

Publié le :
17 octobre 2023

FLASH CSE ER&D MAI 2023

GOP 14 %

Alarme ! Alarme !… Dans ses stratégies, la direction affiche pour 2025 une volonté de GOP à 14 % soit une progression de 40 % par rapport à l’année record de 2022.

Alors, c’est quoi le ou la GOP ? Chez Capgemini Gross Operation Profit, ils appellent ça la marge avant impôt, mais à la CGT, le total des revenus moins le total des dépenses, on appelle ça les bénéfices.

Plus de GOP = moins de salaire !

L’équation est simple : pour engranger plus de bénéfices il suffit de moins payer les salarié.es, mais la direction préfère dire les choses autrement et explique cette croissance énorme par l’action sur quelques leviers :

Plus de projets en multi-entités, plus de délocalisation (off-shore), plus de productivité via plus d’automatisation.

  1. Concernant les projets en Multitower et la priorisation des forfaits, Capgemini a déjà choisi de se positionner uniquement sur les contrats les plus juteux et d’abandonner les autres en raison de la difficulté liée aux effectifs. Il ne s’agit donc pas là d’expansion. De ce fait, on est en droit de mettre en doute l’Eldorado promis et indispensable au taux de GOP ciblé.
  2. Pour atteindre les objectifs de marge le recours à l’Offshorisation d’un maximum d’activité est présenté comme indispensable Seulement, il faut savoir qu’en 2019 si un ou une salarié·e en Inde coûtait 6,34 fois moins cher qu’en France, aujourd’hui, du fait de l’inflation plus forte en Inde qu’en Europe, la même personne n’est plus que 4,22 fois moins chère. La marge bénéficiaire a donc diminué d’un tiers. Evidemment, pour le Maroc on ne peut pas espérer mieux. Alors est-ce sur l’offshorisation que la progression de 40 % de la GOP va s’opérer ? On a le droit d’en douter d’autant plus que la profitabilité des travailleurs en France est supérieure à celle en offshore puisque 90 % de l’augmentation de la CM (Contribution Margin qui au passage a été multipliée par 10 en 2022) est réalisée en France (essentiellement avec l’aéronautique). La direction explique qu’elle mise sur la vente d’EPR en Inde pour multiplier ses ventes. Conclusion : Même si les salariés en France vont être mis en concurrence plus sévèrement la profitabilité ne repose pas sur l’offshore !
  3. Enfin concernant la Productivité et l’Automatisation. L’intention est de produire plus avec le même nombre de salarié.es soit accroître leur charge de travail. Est-ce là une nouvelle trouvaille pour retenir nos collègues qui claquent la porte faute d’augmentations qui ne sont même pas à hauteur d’inflation ? Cette résolution inquiète particulièrement la CGT.

Diverses optimisations et autres automatisations ont déjà été menées depuis des années chez ER&D, et à part des coupes drastiques dans les fonctions supports d’Altran par exemple (Commerciaux, RH, Finaciers DAS, Business développement, et autres personnes hors projets) on se demande comment il deviendrait envisageable de dégager 40 % de progression sur la GOP. Bref ! Sur les mêmes stratégies utilisées depuis des années, pourquoi subitement en retirerait-on l’énorme croissance attendue ?

La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » Ça n’est pas la CGT qui dit ça, c’est Albert Einstein.

Et puis, à part ça, même les spécialistes du site Boursorama prédisent « un ralentissement de la croissance du géant français Capgemini ». Alors pourquoi l’entreprise devrait-elle voir le verre se remplir avec l’arrivée de ChatGPT synonyme de moindre activité dans l’informatique ?…

En plus des désorganisations liées aux départs, les collègues se voient sujets à une pressante offshorisation voire abandon de leur activité.

La CGT dénonce la stratégie de la direction car à part une louche de boulot supplémentaire et plus de pression, nous ne voyons pas quels bénéfices vont retirer les salarié.es de ces orientations ultra-capitalistes. Sans étonnement, la CFTC a rendu un avis favorable …

PAS DE COEUR EFFECTIFS DANS NOS MÉTIERS

Vous avez tous entendu l’argument fallacieux d’une entreprise qui veut revendre une activité : « Ce n’est pas notre cœur de métier ». Chez Capgemini, le cœur de métier est surtout monétaire et quand quelque chose ne rapporte pas plus de 10 % de marge, alors il est convenu qu’on préfère s’en débarrasser. Eh bien, nous sommes tentés de croire que ce qui est valable pour une activité s’appliquera bientôt pour les salariés.

Comment ?… Les nouveaux outils GetSuccess (appréciation de la performance du salarié) et Career Framework (le référentiel métier) devraient y contribuer activement.

Dans le flash du mois dernier nous avons vu que GetSuccess se reposait sur les critères suivant : Promotion envisagée, mobilité, potentiel, risque de départ, impact du départ, reskilling et plan d’action.

Ces critères pouvant apporter directement une réponse aux prétentions d’un·e salarié·e : Pour Career Framework, on peut supposer que l’attention serait portée de manière plus globale.

Pour chaque catégorie « Ingénierie Discipline » (métier), on peut imaginer les 3 couleurs vert, orange et rouge. Si notre métier est considéré comme porteur, la rétention de Capgemini pourra s’effectuer, par contre si le métier ne matche pas avec les stratégies alors, quels que soient le niveau d’études, les qualifications ou l’investissement du salarié, tout deviendrait compliqué. Ce serait comme une petite lumière rouge au-dessus de nos têtes qui freinerait toutes les demandes de l’intéressé. On pourrait même redouter l’existence de coûts standards ou de plafond des salaires par métier…

INTERESSÉ·E ?

Pour prétendre à l’intéressement il fallait atteindre un seuil supérieur à 12,5 % ! ! ! Et comme on a été surperformant on a eu 74€ ! !… Quelle infamie !

Il faut comprendre qu’une clause de plafonnement de l’intéressement a été appliquée : au lieu de 1 024 546 € pour la surperformance, nous avons eu 260 389 €. En gros : “Chers collaborateurs, si vous rapportez énormément on vous récompensera (avec beaucoup de cacahuètes !) Et si c’est pas le cas ? Ben vous pourrez toujours vous gratter !”

Mais bon sang, qui a pu signer de tels accords ? !

Pour rappel, la CGT est la seule à n’avoir pas signé cet accord qui s’avère bien être du foutage de gueule. Concernant la participation, même si elle est injuste puisque proportionnelle au salaire, la CGT a signé l’accord…

DIGULLEVILLE, ON T’AIME PAS !

« Constater ou prévenir des situations anormales, dangereuses, des risques d’accident, de harcèlement pour toute l’activité du travail des salariés de l’entreprise » telles sont les prérogatives de la commission CSSCT. Cependant, la visite de certains sites semble problématique.

Pour Digulleville – petit village situé au nord de celui d’Astérix – les élu·es CSSCT ont réalisé qu’il leur faudrait au minimum 1 transport en avion ou train + 1 voiture + beaucoup de temps de transport pour rejoindre ce site. Ceci les a poussés à mettre au vote leur résolution précédente d’y tenir leur réunion en présentiel. Résultat, la proposition de distanciel a obtenu 6 votes « pour » et 1 « contre » (CGT).

Pour l’avenir, peut-être comptent-ils proposer de la vidéo surveillance à Digulleville ?

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À propos

Publié le :
25 juillet 2023

Flash CSE APPLI AVRIL 2023

Ma part du gâteau…

Le CSE Appli est le plus important comité social et économique (CSE) au sein du groupe Capgemini. Il est responsable de la gestion d’environ 20 000 employés, avec un budget d’environ 6 000 000 d’euros dédié aux activités sociales et culturelles. Ces six millions d’euros sont versés par la direction du groupe Capgemini, proportionnellement au salaire de chaque employé·e.

Chaque salarié·e contribue au budget du CSE en “versant” 0,725 % de sa masse salariale via la direction.

Cela équivaut en moyenne à un peu plus de 300 euros par salarié·e (2 000 francs pour les anciens). Le CSE Appli (CFTC et UNSA) a décidé de répartir ce budget, principalement, en trois catégories de dépenses :

  • Activités nationales (55 %) : cela représente 165 euros par salarié·e.
  • Activités régionales (25 %) : cela représente 75 euros par salarié·e.
  • Activités locales (15 %) : cela représente 45 euros par salarié·e.
  • Frais de gestion et administration du site (5 %) : cela représente 15 euros par salarié·e.

Graphique de répartition du budget du CSE par salarié.

Les deux premières catégories (activités nationales et régionales) excluent les nouveaux arrivants pendant les 6 premiers mois et également tous les salariés qui ont été « transférés » tels que les 3 000 salariés Altran transférés en 2022.

De plus, ces mêmes salarié·es ne sont pas prioritaires pour les voyages pendant une période de 3 ans, au cas où le voyage aurait du succès. En résumé, les salarié·es transféré·es et les nouveaux arrivants renoncent sans le savoir à 85 % du budget alloué aux activités sociales et culturelles.

Et si vous appliquez un turn-over de 20 % ça représente une économie ou une opportunité de plus d’1ME soit près de 20 % du budget à se répartir entre quelques-uns aux détriments de beaucoup.

Cela peut sembler incroyable, mais en relisant attentivement les modalités d’inscription dans les règles du CSE, on se rend compte que tout est bien stipulé sur le site. Le CSE Appli octroiera des places à ces nouveaux arrivants et les salarié·es transféré·es uniquement s’il reste des invendus…

Et pour ceux qui ont plus de trois ans d’ancienneté, ils ne sont pas mieux lotis. Quelques places subventionnées sont disponibles pour permettre à certaines personnes de partir, au détriment des autres. Il y a d’un côté ceux qui prennent l’avion et de l’autre ceux qui regardent l’avion décoller (ceux-ci étant les plus nombreux).

Vous connaissez tous le slogan “Je travaille, tu travailles et ils profitent”. Les syndicats sont les premiers à s’insurger et à réclamer une meilleure répartition des richesses. En revanche, dès qu’on leur attribue un budget, la CFTC et l’UNSA reproduisent le schéma de la direction qu’ils contestent pendant les réunions.

CSE Appli : le CSE de tous au profit de quelques-un·es…

Merci à la CFTC et à l’UNSA !

Votre retour d’expérience concernant le CSE Appli est essentiel. Nous sommes déterminé·es, à la CGT, à instaurer un CSE qui garantira une équité pour l’ensemble des salarié·es et qui ne favorisera pas seulement quelques-un·es. Votre contribution est donc primordiale pour provoquer des changements significatifs.

Partagez avec nous vos expériences, vos suggestions et vos préoccupations afin que nous puissions mieux répartir le gâteau.

Et vous quel part du gâteau avez-vous touché ?

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À propos

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FLASH CSE Central – Mai 2023

Les projets immobiliers présentés par la direction en CSEC se suivent et malheureusement se ressemblent.
A chaque fois, la logique est la même : mise en place du flex-office, diminution drastique du nombre de m² de
bureau et du nombre de postes de travail, avec à la clé des gains énormes sur les coûts immobiliers. La
direction, sans surprise, sacrifie les conditions de travail des salarié·es et privilégie les profits de l’entreprise,
qu’elle redistribue ensuite à elle-même et aux actionnaires.

UN PROJET IMMOBILIER TRÈS RENTABLE À BORDEAUX

La direction veut fermer le site de Pessac et regrouper l’ensemble des salarié·es de l’agglomération bordelaise sur le site Capgemini de Mérignac. Le site de Mérignac se situe, comme aime le rappeler la direction, à 8’ en voiture de l’aéroport de Bordeaux. Comme nous l’anticipions dans le flash CGT du CSEC de janvier 2023, l’atterrissage à Mérignac s’annonce périlleux pour les salarié·es.

La réduction de la surface de bureau prévue par la direction est énorme : 36 %. La direction veut remplacer le site de Pessac, qui a une surface de l’ordre de 4580 m², par une extension sur le site de Mérignac de l’ordre de 1165m2. Cela permettra de substantielles économies sur les coûts immobiliers, de l’ordre de 1 million d’euros annuel.

La réduction du nombre de postes de travail sera encore plus élevée, de l’ordre de 44 % : hors Altran (qui occupe une petite partie du site de Mérignac), le nombre de postes de travail passerait de 914 à 517.

Pour les 892 salarié·es de l’UES Capgemini qui sont présent·es sur site, 1245 avec les collègues qui sont chez les clients, et qui peuvent de façon temporaire ou permanente venir sur site, cela représente environ 1 poste de travail pour 2, voire 1 pour 3 dans les
zones non sécurisées. Comme d’habitude, la direction répond sans rire qu’il n’y a pas de problèmes, les sites sont peu occupés, et qu’elle a même anticipé une croissance des effectifs de 5 % en 2024. Mais même en prenant les chiffres de la direction, qui
bizarrement s’arrêtent en janvier, alors qu’on observe une augmentation sur les derniers mois de l’année 2022, le taux de fréquentation monte certains jours à 50 % pour chaque site, ce qui signifie qu’il y aura une pénurie de postes de travail lors d’un pic.

La solution est simple. Il suffirait de louer un peu plus de m² sur le site de Mérignac que l’extension projetée, et c’est possible, puisqu’il y a le R+4 du bâtiment A et le R+1 du bâtiment B qui sont libres, ce qui représente environ 1500 m². Mais bien sûr, la location d’une surface supplémentaire amputerait un peu le gain réalisé sur les coûts immobiliers.

Les problèmes pour les salarié·es sur le site de Mérignac ne porteront pas seulement sur la recherche (désespérée ?) d’un poste de travail. Cela inclut aussi le manque de salles de réunion et de bubbles, le manque de places de parking, la faiblesse des
possibilités de restauration dans les environs immédiats (surtout depuis la fermeture du restaurant au rdc du bâtiment D), etc.

 

UN PROJET IMMOBILIER TRÈS RENTABLE À RENNES

La direction veut regrouper l’ensemble des salarié·es de l’agglomération Rennaise sur le site existant du Spiréa, en fermant les 4 autres sites : La Hublais, Cap Courrouze, Papyrus et Elios 4. L’idée peut paraître louable sur le papier : le Spiréa est de loin le plus grand site, il est relativement moderne, les sites sont pour la plupart distants les uns des autres, les salarié·es Sogeti sont éparpillé·es sur 3 sites, etc. Sauf que c’est sans compter avec la rapacité de la direction…

En plus d’augmenter le nombre de salarié·es sur le site du Spiréa, la direction veut en réduire la surface, en fermant le bâtiment A.

Le nombre de postes de travail sur le Spiréa passerait ainsi de 1141 à 854, soit une baisse de 25 %, alors que le nombre de salarié·es passerait de 1097 à 1484, soit une hausse de 35 %. De plus, il faut aussi tenir compte, d’une part des 235 salarié·es qui sont actuellement en clientèle mais qui peuvent revenir ponctuellement ou de façon permanente sur site, d’autre part de la croissance prévue de l’effectif qui sera présent sur site, 1636 salarié·es fin 2024, 1800 fin 2026.

Pour la direction, il n’y a pas de problème, elle va mettre en œuvre le flex-office sur le Spiréa. Elle prévoit même sur un certain nombre de projets un taux de flex-office de 0,3 (3 salarié·es pour un poste de travail !), le plus bas qu’elle ait jamais projeté pour un
aménagement de site. Rappelons que le télétravail est basé sur le volontariat et qu’imposer du télétravail à un·e salarié·e viole l’accord sur le télétravail en vigueur à Capgemini.

On s’en doutait, ce projet immobilier est très rentable : il permettra de réaliser une économie substantielle sur les coûts immobiliers, de l’ordre de 2,3 millions d’euros par an.

L’expertise estime qu’il manquera au moins 130 postes de travail début 2024, et de l’ordre de 250 fin 2026. Les solutions sont évidentes : il suffit de conserver le bâtiment A du Spiréa avec ses 217 postes de travail et/ou de garder le site de La Hublais qui a été pris par Capgemini en 2020 et qui compte 130 postes de travail. Mais cela amputerait un peu le gain réalisé sur les coûts immobiliers, ce à quoi se refuse la direction.

SOBRIÉTÉ ÉCONOMIQUE OU ENVIRONNEMENTALE ?

Nous avons toutes et tous reçu un mail de la direction avec l’injonction, par souci de sobriété économique et de sobriété environnementale, de réduire nos déplacements professionnels. Notamment, tout voyage non-facturable pour une mission client est proscrit, tout voyage en avion qui peut être fait par le train en moins de 4h est interdit. Cela peut paraître anecdotique, cette note ne concerne que peu de collègues. Mais la symbolique est intéressante : sont visés, d’une part les voyages non facturables auprès du client, donc ceux qui coûtent à Capgemini, d’autre part les voyages en avion, et on sait que l’avion coûte en général beaucoup plus cher que le train. Une illustration que, pour la direction, la réduction des coûts l’emporte largement sur la réduction de l’empreinte carbone.

D’ailleurs, quand est posée en CSEC la question de quels sont les objectifs de l’entreprise en manière environnementale, la direction botte en touche.

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À propos

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FLASH CSE Infra JUIN 2023

LA TECTONIQUE DE LA PLAQUE TOULOUSAINE VA ENCORE BOUGER

Au 1er janvier 2023, 186 salarié·es de l’agglomération Toulousaine ont été transféré·es de Altran vers Infra, après avoir fait un bref passage par le périmètre Appli.

La direction veut maintenant changer leur site de rattachement, qui est actuellement le site Altran du Takeoff.

Pour 35 d’entre ielles, qui travaillent sur le site toulousain de Eisenhower, le site de rattachement sera Eisenhower.  Pour 9 d’entre ielles, qui travaillent sur le site toulousain de Mesplé, le site de rattachement sera Mesplé.  Plutôt logique jusque là. Après, cela se complique.

Pour 76 d’entre ielles qui travaillent actuellement sur les sites toulousains de Aéropole, Marie-Perroud ou chez des clients, leur lieu de travail ne changera pas mais leur site de rattachement deviendra… Eisenhower.

Pour 66 d’entre ielles qui travaillent actuellement au Takeoff, ielles changeront et de lieu de travail et de lieu de rattachement : 17 salarié·es, travaillant dans la cybersécurité, déménageront à Eisenhower, qui deviendra leur nouveau site de rattachement ; 49 salarié·es, travaillant sur des projets, déménageront à Mesplé, qui deviendra leur nouveau site de rattachement.

Et pour couronner le tout, le site de Mesplé passera en flex-office.

Vous n’avez pas tout compris ? Nous non plus. Comme dit le proverbe, « quand c’est flou, il y a un loup ».

La CGT avait donc demandé dès la réunion préparatoire que le CSE Infra commande une expertise pour avoir des éclaircissements sur les raisons de cette nouvelle forme de bonneteau.

Le représentant CFDT avait alors exprimé son désaccord, considérant qu’un groupe de travail du CSE travaillant en bonne intelligence avec la direction pouvait suffire.

Sans surprise, le dialogue social avec la direction tourne court : en séance, les élu·es posent de nombreuses questions et la direction n’a pas les réponses. Finalement la proposition de la CGT de procéder à une expertise est adoptée à l’unanimité par le CSE : à suivre.

Ce qui est certain, c’est que les conditions de travail des salarié·es concerné·es seront modifiées.  Au Takeoff, les collègues bénéficient de services, proposés par le bailleur, qui ne se retrouvent pas à Mesplé ou à Eisenhower, comme par exemple le café gratuit.

Les temps de déplacement risquent d’être rallongés notablement, le Takeoff étant distant de 10 à 12km de Mesplé ou de Eisenhower.

Surtout, l’ensemble des 310 salarié·es de Mesplé subiront le flex-office, avec par exemple pour une équipe, la mauvaise surprise d’avoir un poste de travail pour 3 salarié·es…

EFFECTIFS INFRA : « LA STABILISATION DE LA BAISSE » (SIC)

La direction fait preuve d’imagination pour présenter l’évolution des effectifs Infra depuis le début de l’année. Nous avons d’abord eu droit à un « cela avance », puis à un « cela se stabilise », et maintenant à un « la baisse est stabilisée »…

Pourtant les chiffres sont têtus. Mois après mois, le nombre de salarié·es Infra diminue.

Hors mutations internes au sein du groupe, cela en fait 180 en moins depuis le début de l’année. Il y a 2 mois, lors de la présentation des orientations stratégiques sur Infra, la direction nous annonçait fièrement un plan de recrutement de 1300 salarié·es pour 2023. La réalité, c’est que Capgemini a du mal à recruter : depuis le début de l’année, il y a eu en tout 342 salarié·es recruté·es. Et surtout, Capgemini a bien du mal à conserver ses « talents », comme ils nous appellent : depuis le début de d’année, il y a eu au moins 362 départs à l’initiative du ou de la salarié·e.

La principale raison est bien connue : le salaire !

En fait, la direction n’en a pas grand-chose à faire de la baisse des effectifs en France. Gageons d’ailleurs que les effectifs offshore ont augmenté.

Les principales préoccupations de la direction, ce sont le chiffre d’affaires et la profitabilité, et là, pas d’inquiétude à avoir, cela progresse

A TOULOUSE C’EST LA FÊTE CHEZ INFRA…ENFIN PAS POUR TOUT LE MONDE

Une soirée CIS Managed Services Toulouse a eu lieu jeudi 22 juin au stade Ernest Wallon pour célébrer le titre de champion de France de l’équipe de rugby de Toulouse. Cette soirée concernait tou·te·s les salarié·es toulousain·es CIS Managed Services comme indiqué dans le mail envoyé plus tôt.

Toutes et tous … Non, car lors de nos visites nous avons appris que les salarié·es Infra du site de Mesplé à Toulouse n’avaient pas été convié·es à la fête.

Nous avons voulu en savoir plus et à l’oral la direction nous a d’abord affirmé que l’invitation n’avait pas été envoyée à tout le monde par peur de manquer de place.

Puis par écrit voilà ce que la direction nous a répondu :« Après nous être concertés avec le management des équipes 3×8, il n’était pas possible au regard de leurs horaires de travail de tous les convier à cette soirée sur Toulouse. De ce fait, un événement dédié pour ces équipes est en cours de préparation et leur management va revenir vers elles. »

Il faut bien savoir que malgré les 3/8 beaucoup de salarié·es auraient pu assister à cet évènement et puis tous le monde sur Mesplé ne travaille pas sur des horaires en 3/8, beaucoup ont aussi des horaires de bureau.

La direction considère donc les salarié·es de Mesplé comme des salarié·es de seconde zone.

Cette discrimination n’est absolument pas normale au regard des valeurs prétenduement défendues par le groupe.

Enfin si un autre évènement dédié est en préparation, le problème est le même par rapport aux 3/8.

C’est la fête…

brown cardboard boxes on gray asphalt road

À propos

Publié le :
24 juillet 2023

Flash CSE APPLI – Avril 2023

MA PART DU GATEAU…

Le CSE Appli est le plus important comité social et économique (CSE) au sein du groupe Capgemini. Il est responsable de la gestion d’environ 20 000 employés, avec un budget d’environ 6 000 000 d’euros dédié aux activités sociales et culturelles. Ces six millions d’euros sont versés par la direction du groupe Capgemini, proportionnellement au salaire de chaque employé·e.

Chaque salarié·e contribue au budget du CSE en “versant” 0,725 % de sa masse salariale via la direction. Cela équivaut en moyenne à un peu plus de 300 euros par salarié·e.

Le CSE Appli (CFTC et UNSA) a décidé de répartir ce budget, principalement, en trois catégories de dépenses :

  • Activités nationales (55 %) : cela représente 165euros par salarié·e.
  • Activités régionales (25 %) : cela représente 75 euros par salarié·e.
  • Activités locales (15 %) : cela représente 45 euros par salarié·e.
  • Frais de gestion et administration du site (5 %) : cela représente 15 euros par salarié·e.

 

Les deux premières catégories (activités nationales et régionales) excluent les nouveaux arrivants pendant les 6 premiers mois et également tous les salariés qui ont été « transférés » tels que les 3 000 salariés Altran transférés en 2022. De plus, ces mêmes salarié·es ne sont pas prioritaires pour les voyages pendant une période de 3 ans, au cas où le voyage aurait du succès. En résumé, les salarié·es transféré·es et les nouveaux arrivants renoncent sans le savoir à 85 % du budget alloué aux activités sociales et culturelles. Et si vous appliquez un turn-over de 20 % ça représente une économie ou une opportunité de plus d’1ME soit près de 20 % du budget à se répartir entre quelques-uns aux détriments de beaucoup.

Étonnant non ?

Cela peut sembler incroyable, mais en relisant attentivement les modalités d’inscription dans les règles du CSE, on se rend compte que tout est bien stipulé sur le site. Le CSE Appli octroiera des places à ces nouveaux arrivants et les salarié·es transféré·es uniquement s’il reste des invendus… Et pour ceux qui ont plus de trois ans d’ancienneté, ils ne sont pas mieux lotis. Quelques places subventionnées sont disponibles pour permettre à certaines personnes de partir, au détriment des autres. Il y a d’un côté ceux qui prennent l’avion et de l’autre ceux qui regardent l’avion décoller (ceux- ci étant les plus nombreux).

Vous connaissez tous le slogan “Je travaille, tu travailles et ils profitent”. Les syndicats sont les premiers à s’insurger et à réclamer une meilleure répartition des richesses. En revanche, dès qu’on leur attribue un budget, la CFTC et l’UNSA reproduisent le schéma de la direction qu’ils contestent pendant les réunions.

CSE Appli : le CSE de tous au profit de quelques-uns…

Merci à la CFTC et à l’UNSA.

Votre retour d’expérience concernant le CSE Appli est essentiel. Nous sommes déterminé·es, à la CGT, à instaurer un CSE qui garantira une équité pour l’ensemble des salarié·es et qui ne favorisera pas seulement quelques-un·es. Votre contribution est donc primordiale pour provoquer des changements significatifs. Partagez avec nous vos expériences, vos suggestions et vos préoccupations afin que nous puissions mieux répartir le gâteau.

Et vous quelle part du gâteau avez-vous touché ?

Budget CSE

À propos

Publié le :
24 mai 2023