#Congés payés

90 ans des congés payés, profitons de notre conquis social

Les vacances ne sont pas un luxe. Elles sont un droit, une conquête sociale arrachée de haute lutte par le mouvement ouvrier, grâce à l’obtention des congés payés de 1936 : quinze jours dont douze ouvrables (loi du 20 juin 1936).

Le droit aux vacances est un droit pour toutes et tous : il est temps d’avoir les moyens de se réapproprier nos congés !

Depuis 1936 des conquis sont obtenus :

  • dix-huit jours ouvrables (1956) ;
  • quatrième semaine de congés payés (1969) ;
  • cinquième semaine (1982)…

La lutte pour la réduction du temps de travail continue.

Recul du droit aux vacances : quelles raisons ?

Des salaires trop bas : comment partir en vacances quand le mois se termine souvent le 15 ?
Un pouvoir d’achat laminé par l’inflation, les hausses de l’énergie, de l’alimentation, des loyers ;
Un coût trop élevé du transport qui se rajoute à toutes les autres dépenses ;
Un tourisme marchand capitaliste, standardisé.

Résultat : des millions de personnes sont exclues des vacances chaque année en France, en premier lieu les travailleur·ses précaires, les familles monoparentales, les jeunes des quartiers populaires, les retraité·es modestes…

Le tourisme social : une autre idée des vacances

À l’heure où le tourisme marchand n’existait pas, le tourisme social, porté par la CGT, permettait à des millions de travailleur·ses de bénéficier des premiers congés payés !

Le tourisme social, solidaire, c’est le droit aux vacances pour tous·tes – pas seulement pour les plus riches. C’est un projet de société, un outil d’émancipation, de mixité sociale, de respiration collective.

Il doit combattre toute forme d’exclusion et être laïque. Il doit aussi offrir un mieux-disant dans sa gestion sociale, notamment en assurant un haut niveau de formation des personnels.

Le tourisme social, ce sont :

les centres de vacances pour enfants (colonies/séjours, classes découvertes) ;
les villages vacances accessibles via les CSE (comités sociaux et économiques) ;
les associations, coopératives, mutuelles qui défendent une autre idée des vacances : conviviales, reposantes, éducatives, respectueuses de l’environnement.

Mais ce secteur est malmené, délaissé par les pouvoirs publics, fragilisé par les logiques de rentabilité et les appétits du secteur marchand, de ses actionnaires qui rêvent de s’approprier ce secteur économique leur échappant.

Pourtant, porteur de valeurs fortes (solidarité, égalité, justice sociale, non lucratif, veillant à l’intérêt de ses salarié·es), le tourisme social devrait avoir un bel avenir.

La CGT revendique

  • Le renforcement du tourisme social par un financement public ambitieux ;
  • L’accès de tous·tes les salarié·es à des CSE, associations et CSA doté·es de moyens pour leur permettre d’accéder à des séjours de qualité ;
  • Une revalorisation des salaires et des pensions pour permettre à tous·tes de partir ;
  • La défense des structures de tourisme social menacées de fermeture ;
  • L’inscription du droit au départ en vacances effectif dans les politiques sociales ;
  • Les 32 heures par semaine payées 35 : la réduction du temps de travail, c’est aussi plus de temps libre !

 

Pour un tourisme populaire, solidaire, accessible et humain : engageons nous pour le droit aux vacances pour toutes et tous !

  • Une image de paysage sous le soleil. Le texte précise "La CGT Capgemini vous souhaite de bons congés payés", puis, plus bas, "Et on remercie les "preneurs d'otages" de 1936).

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Article complet : https://www.cgt.fr/actualites/france/reduction-du-temps-de-travail/tract-90-ans-des-conges-payes-profitons-de-notre-conquis-social

Une image de paysage sous le soleil. Le texte précise "La CGT Capgemini vous souhaite de bons congés payés", puis, plus bas, "Et on remercie les "preneurs d'otages" de 1936).

À propos

Publié le :
29 juin 2026

Congés payés : Soyez vigilant·e

LA MALADIE N’EST PLUS CONSIDÉRÉE COMME DU REPOS !

Toutes les périodes de suspension du contrat de travail pour cause de maladie ou d’accident non professionnel sont des périodes de travail effectif et ouvrent donc droit à congés payés.

Ce droit à congé est limité à 2 jours ouvrables par mois d’absence (au lieu de 2,5 jours par mois de travail) et donc plafonné à 24 jours ouvrables par an (au lieu de 30).

Les jours de congés acquis en période de maladie depuis le 1er décembre 2009 qui ne vous ont pas été crédités peuvent et doivent être réclamés à Capgemini.

Si Capgemini refuse, vous devrez engager une action judiciaire avant le 24 avril 2026 pour les périodes antérieures au 24 avril 2024, date de publication de la loi au journal officiel.

l’issue d’une période de maladie ou d’accident, l’employeur doit vous informer du nombre de congés dont vous disposez et de la date jusqu’à laquelle ces congés peuvent être pris.

Les congés non pris pour cause de maladie doivent être reportés !

Par un mail de Capgemini intitulé Rappel des modalités de prise de jours de congés en 2024, la direction a expliqué sans vergogne que « Les congés non pris au 30 juin 2024 ne seront pas reportés sur la période suivante ».

Ce rappel est complètement faux  : le nouvel article L..3141-19-1 du Code du travail stipule que lorsqu’un salarié est dans l’impossibilité, pour cause de maladie ou d’accident, de prendre les congés qu’il a acquis, il bénéficie d’une période de report de quinze mois afin de pouvoir les utiliser.

Les congés d’ancienneté sont des congés payés !

Vous avez droit à des congés payés supplémentaires d’ancienneté, voir l’accord UES Capgemini 35H.

Plusieurs salarié·es nous ont remonté des difficultés concernant leurs congés d’ancienneté, Capgemini ne veut pas appliquer les mêmes règles d’acquisition et de report que celles des congés payés ci-dessus.

Toutes les jurisprudences sur le sujet ont démontré que les congés d’ancienneté sont des congés payés : seules les modalités d’acquisition et la période de référence diffèrent.

EN PRATIQUE :

  • Vérifiez que vos périodes de maladie du 1er décembre 2009 au 24 avril 2024 ont bien été prises en compte pour déterminer vos droits à congé,
  • en cas de maladie, vérifiez que vos congés payés et congés d’ancienneté sont correctement crédités sur vos bulletins de salaires. Vérifiez aussi les outils (MyRhoom, …),
  • au retour de votre arrêt de travail, demandez à votre RRH de vous informer du nombre de congés dont vous disposez et jusqu’à quelle date il est possible de les prendre,
  • au retour de votre arrêt de travail, si vous ne pouvez pas prendre vos congés dans la période de référence, exigez leur report qu’il s’agisse de congés payés ou d’ancienneté.
Dessin humoristique de Kurt : Congés payés, évolutions dans le droit français. Léon lbum du fond de sa tombe : "pas trop tôt…"

À propos

Publié le :
11 juin 2024