#PM

Enquête People Manager

L’enquête a été publiée le jeudi 1er octobre 2026 et les résultats ont été recueillis le 5 octobre au soir.
Merci aux 297 personnes qui ont répondu.
Ce nombre est faible par rapport à la population de Capgemini France, cependant la convergence de certaines réponses nous amènent à penser que des remontées sont significatives et pertinentes.

Personnes étant PM

Parmi les 297 répondant·es , 134 sont déclarés PM (soit 45%).
  • 84% n’arrivent pas toujours à prendre le temps nécessaire pour la fonction de PM.
  • 52% considèrent que  la fonction PM leur a été imposée (quasi obligatoire à partir du grade C).
  • 68% ont de l’appétence pour cette fonction.
  • 48% ne se considèrent pas assez formés pour les tâches administratives qui leur sont confiées.
  • 85% considèrent qu’ils ne disposent pas d’assez de temps pour les tâches administratives qui leur sont confiées.
  • 76%  considèrent ne pas avoir suffisamment d’information et de recul pour certaines tâches administratives RH qui leur sont déléguées (Onboarding, outboarding, maladie…).
  • 42% considèrent ne pas être suffisamment formé pour assurer la gestion des carrières de l’équipe dont ils ont la responsabilité.
  • 60% ont le sentiment que la direction n’entend pas leurs remarques ou suggestions.
  • 71% ont  la sensation de ne pas avoir une véritable influence sur les décisions concernant leur équipe.
  • 34% déclarent que la direction leur a déjà imposé de noter un ou une collègue de manière injuste.
Ce que l’on peut retenir des résultats de l’enquête et des commentaires associés :
  • Le manque de temps dédiés à la fonction est le problème numéro 1.
  • La fonction de PM n’est pas valorisée.
  • Les PMs ont peu d’autonomie et de pouvoir de décision, particulièrement lors des “talent reviews”, mais beaucoup de contraintes.
  • Peu semblent apprécier d’avoir des activités auparavant laissées aux RH. Beaucoup regrettent le temps où ils étaient “Career Manager”.
Au final, le manque de temps dédié à cette fonction, appréciée par beaucoup de répondant·es, induit de la frustration, du malaise et du stress. 
Beaucoup déplorent l‘absence d’un code d’imputation dédié et un manque de reconnaissance.
Malgré tout, les réponses montrent que les PMs restent investis dans leur rôle et essaye de faire de leur mieux.
Un commentaire d’un·e répondant·e qui semble résumer la situation : “Beaucoup d’attente de la direction et des employés mais aucun moyen mis à disposition du PM. Très compliqué.”Dessin humoristique de Kurt, "je vous présente le nouveau PM" -"PM ?" -"People Manager mais avec Peu de Moyens"

Relation avec son PM

Les 297 répondant·es évaluent ainsi leur propre PM :
  • 90% estiment qu’ils ont une relation bonne ou neutre avec leur PM.
  • Seuls 20% donnent une appréciation de leur PM négative ou très négative.
  • 39% ne sont pas satisfait de l’accompagnement réalisé par leur PM.
  • 84% estiment que leur PM leur consacre moins de 1H / mois.
  • 44% estiment que la mise en place de leurs objectifs est autoritaire ou pas satisfaisante.
  • 37% estiment que leur évaluation professionnelle par leur PM est biaisée ou subjective.
Dans l’ensemble, en prenant en compte les commentaires, les répondantes semblent compréhensifs envers leur PM. Iels semblent au courant que les PM ont peu de temps à leur consacrer, le déplorent mais ne leur en tiennent pas rigueur.
Un exemple de commentaire : “Il ne semble pas avoir assez de temps et semble avoir les pieds et poings liés”.
Ils sont par contre moins compréhensifs avec le système de management mis en place par Capgemini et avec les évaluations en particulier.
Un exemple de commentaire :  “réussir ou dépasser des objectifs donne rarement une progression dans la carrière… cela amène parfois à une diminution de notre engagement, une lassitude”.

Conclusion CGT Capgemini

Globalement les PMs essaient de réaliser correctement leur mission et bénéficient de la compréhensions des salarié·es.
Un florilège des commentaires :
  • “En tant que PM, mon rôle est d’optimiser les performances des ressources biologiques de l’entreprise pour augmenter ses bénéfices. Je suis à la fois juge, psychologue, avocat et commissaire politique, mais je n’éprouve aucun intérêt pour ces fonctions.”
  • “Déplacer les parties RH vers les PM est une manière contre productive de gagner de l’argent en supprimant des postes de RH. Ce travail, en plus d’être chronophage, est mal fait par les PM qui ne maitrisent pas ces process. On ne gère pas des départs, des congés maternité etc… Tous les jours, il faut donc à chaque fois relire une doc mystique pour se remettre au niveau”
Le problème ne réside donc pas dans les personnes mais dans le système Capgemini.
Malgré un affichage très prégnant de valeurs “positives” comme la “bienveillance”, l’inclusion, l’engagement et tout le bla bla corporate, chacun est bien obligé de constater que la gestion RH est traitée “à l’arrache’.
Alors que l’humain est la première “ressource” d’une entreprise de service, depuis ces dernières années, la politique de l’entreprise est exclusivement centrée sur la rentabilité au service des actionnaires. Les salarié·es ne sont pas invité·es (cf. les augmentations annuelles). Les réductions de coûts systématiques se répercutent sur le travail quotidien où il faut faire toujours plus avec toujours moins. Cela dégrade l’ambiance générale et la motivation des salarié·es.
Finalement, ne serait-ce l’objectif recherché par le groupe en créant cette fonction ? Faire le tampon entre les décisions prises par les manager et RH sans avoir le temps nécessaire pour le faire ni avoir l’influence requise pour accomplir correctement cette tâche.
Dessin humoristique de Kurt, "je vous présente le nouveau PM" -"PM ?" -"People Manager mais avec Peu de Moyens"