#éthique

Capgemini et ses valeurs…

Capgemini fait la une des médias ces derniers jours.
 
Plan de Rupture Conventionnelle Collective (RCC) avec plus de 2400 suppressions de postesscandale pour sa participation active aux activités de l’ICE, sans oublier il y a quelques mois le scandale autour de la captation abusive du Crédit Impôt Recherche.
Si l’annonce du plan social est une opération de communication, le scandale de l’ICE, lui, n’était pas prévu et a un retentissement important parmi les salarié·es, mais aussi dans l’opinion publique. 
Beaucoup d’entre nous ont été sollicité·es par leur famille, leurs ami·es, leurs connaissances à ce sujet en nous demandant si nous n’avions pas honte de travailler pour cette entreprise et si nous étions complices.
Beaucoup de collègues nous font part de leur dégoût, de leur colère  et de leur honte. 
Il n’y a qu’à voir le succès de notre pétition pour prendre la mesure de ce qui est en train de se passer.
Indépendamment du scandale, il faut dire que cela vient percuter les valeurs du groupe affichées par Capgemini.

Non-respect de la charte éthique du groupe

Et ce n’est pas rien… Il n’y a qu’à lire la page qui est dédiée sur le site public de Capgemini pour comprendre à quel point celui-ci a été pris en flagrant délit de mensonge par rapport à son identité affichée.
Ce n’est pas simplement une remise en cause d’une des valeurs ou de l’éthique que devrait respecter le groupe  : 
« C’est notre engagement envers nos valeurs fondamentales et notre conviction de faire des affaires de manière éthique qui nous distinguent depuis le début et qui continuent de le faire aujourd’hui. » , « dans le cadre d’un parfait alignement avec nos Valeurs. »
Cette violation des droits humains n’aurait jamais dû exister : 
« Notre attachement aux droits humains constitue la base de notre Charte Éthique, ainsi que d’autres politiques »

Une justification peu convaincante…

C’est pourquoi nous avons beaucoup de difficultés à croire Aiman Ezzat lorsqu’il affirme ne pas être au courant parce que la législation américaine permettrait de garder le secret. D’autant qu’en quelques clics, on arrive facilement sur des sites du gouvernement fédéral Etasunien qui nous permettent de consulter le détail de ces contrats. 
D’une part, Capgemini c’est le monde de la surveillance en continu : tout est contrôlé, la moindre formation en retard est automatiquement dénoncée, les managers sont encouragés à signaler le moindre événement sur leur projet, les PC sont équipés de mouchards etc. 
En résumé  : tous les leviers du techno-fascisme et du contrôle des salarié·es sont présents au quotidien dans notre travail.
Big Brother vous regarde, même chez vous en télétravail !
De plus, la loi sur le devoir de vigilance impose aux groupes tels que Capgemini de prendre les mesures pour se prémunir des risques par rapport aux conséquences de son activité sur le plan social, sociétal et environnemental. 
Qu’a mis en place le groupe pour éviter cet accord honteux  ? Aucun garde fou n’existe. Que ce soit de l’autre côté de l’Atlantique ou chez nous. 
Rien qu’au regard de la charte éthique, ce business n’aurait jamais dû pouvoir exister.
Enfin, cela pose également la question de l’utilité de l’outil speak up pour alerter.  Des collègues nous ont même dit que des dirigeant·es auraient oublié de faire leur formation sur l’éthique.

Vente de CGS : un effet d’annonce

Au regard de ses valeurs, la CGT Capgemini ne saurait se satisfaire de lhypothétique vente de CGS. Nous exigeons toujours l’arrêt de la collaboration de CGS avec ICE. Et ne pouvons tolérer que l’activité perdure le temps de trouver un repreneur.
Par ailleurs, si une vente devait effectivement avoir lieu, nous revendiquons que la clause de conscience – qui nous a été garantie par Aiman Ezzat lors de sa rencontre du 30 janvier avec les organisations syndicales – soit également appliquée aux salarié·es américain·es qui ne souhaiteraient pas continuer de travailler pour CGS, et qu’une proposition de reclassement dans le groupe leur soit proposée.

« Quelqu’un peut refuser pour des raisons personnelles/éthiques. Je n’ai aucun problème avec ça. Je ne suis pas au courant de cas de sanction, mais je considère qu’on ne doit pas pénaliser quelqu’un pour un refus motivé par des valeurs. » (A.Ezzat le 30/01/2026)

Une éthique à deux vitesses

Dans une période de militarisation (Macron nous promet un réarmement et relance le service militaire) et de la mise en place d‘une économie de guerre, quelle est la position du groupe par rapport à des projet d’armement ? Comment sont pris en compte les droits humains ?
De plus, l’annonce du plan de suppression de postes visant à faire des gains de rentabilité sur notre dos provoque bon nombre de craintes. En particulier sur la « mobilité interne ».
À l’heure du télétravail généralisé, il parait difficile de justifier des mobilités géographiques imposées pour permettre à la direction de faire jouer les clauses de mobilité. Mais qu’en sera-t-il sur les projets militaires ? 
Si un·e salarié·e se voit proposer une mission dans le domaine de l’armement et fait jouer son objection de conscience, quelles seront les conséquences dans le contexte de ce plan de suppression de postes ?
Pas sûr que nous puissions bénéficier de la mansuétude revendiquée par Aiman Ezzat le 30 janvier 2026. 
En l’absence de texte écrit comment faire jouer cette “clause” ?
Autre élément déjà visible : la multiplication des PRPA pour envoyer un message aux salarié·es et les dégoûter quel que soit le niveau de travail fourni. 
Ethique, ou pas, le PRPA ?

Capgemini et l’argent public

Il n’y a qu’à revenir en arrière de quelques mois pour se rappeler que déjà le groupe n’a pas respecté ses valeurs en captant indûment du Crédit Impôt Recherche (CIR).
Le magazine Complément d’enquête de France 2 a démontré que le groupe organisait une véritable fraude. Notamment en faisant passer des tâches administratives pour des actions de recherche. Aucune réaction, aucune déclaration du groupe. Et pour cause…
Voilà les chiffres qui ont été fournis par la direction à l’occasion de la négociation sur les salaires :

CIR 2023 35 633 925 €
CIR 2024 42 593 800 € (+20 %)

 

Impôt sur les sociétés
2023 36 533 881 €
2024 20 399 309 € (-44 %)

Le groupe dans sa totalité paye moins d’impôts qu’il ne capte de CIR. Et c’est sans compter le CIR pour l’UES Altran ainsi que toutes les autres formes de subventions et crédits d’impôts dont nous n’avons pas la connaissance.

La direction de Capgemini ne révèle pas ces données.

Capgemini n’a pas besoin de subventions publiques

Le groupe est très content de bénéficier de moyens de transport et de communication efficaces. Le système scolaire qui permet de bien former les salarié·es qu’il recrute. Il apprécie certainement l’efficacité de notre système de santé. Il permet d’être présent·es un maximum de jours au travail pour produire et facturer à nos clients…
En résumé, Capgemini bénéficie très largement de nos services publics.
Mais quand il s’agit de contribuer, financer et faire sa part, là en revanche…

Comme la CGT Capgemini le dénonce, un groupe comme Capgemini qui fait plus d’un milliard et demi de bénéfices (et qui en donne plus d’un milliard aux actionnaires) a-t-il besoin de ces quelques millions d’euros ?
Ils seraient bien plus utiles pour faire de la vraie recherche. Ou pour financer nos services publics pour lesquels on nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour les financer.
La CGT Capgemini demande une totale transparence du groupe sur l’agent public qu’il perçoit. Et que les montants soient fournis aux syndicats.

Une clarification nécessaire

Tous ces éléments démontrent de façon évidente que l’éthique n’est utilisée que pour la communication et pour s’offrir une belle image mais que la réalité est tout autre.
Le groupe doit assumer sa responsabilité et prendre les actions nécessaires. La loi l’impose sous peine d’amende et la situation l’exige.
Le groupe doit évoluer pour mettre ses pratiques en phase avec son discours et son image.
À moins qu’elle ne préfère renoncer à son éthique et assume sa recherche du profit quel qu’en soit le prix.
Mais nous avons le droit de savoir pour qui nous travaillons.
person holding fan of U.S. dollars banknote

À propos

Publié le :
12 février 2026

Capgemini et l’argent public

Capgemini a fait l’objet d’un sujet dans le documentaire Complément d’enquête diffusé sur France 2 le 18 septembre dernier : “Multinationales- Les (vraies) assistées de la République ?”

Dessin humoristique d'Allan Barte. Un salarié cherche une agrafeuse, le manager rebondit sur le fait qu'il fait de la recherceh et qu'il peut le passer sur son CIR.Des méthodes pas très honnêtes

Les journalistes démontrent que le groupe Capgemini perçoit indument du Crédit Impôt Recherche (CIR) en particulier en rendant “CIRable” des tâches administratives qui n’ont rien à voir avec de la recherche.
Il semble que les dossiers de demande d’éligibilité au CIR ne soient pas étudiés de trop près par les services de l’Etat.
Pour autant si cette pratique n’est pas considérée comme illégale, elle est très discutable pour un groupe qui affiche l’honnêteté comme la première de ses valeurs !

Et la responsabilité sociale ?

Cette pratique n’est pas non plus très responsable dans une période où les gouvernements tentent d’imposer des économies budgétaires.
En effet, les 80 millions d’euros de crédit d’impôt perçus par le groupe auraient permis de financer par exemple :
  •     La création de 700 postes d’infirmièr·es,
  •     La création de 700 postes d’enseignant·es,
  •     1 EPAHD et 5 centres de santé pour lutter contre les déserts médicaux.
Surtout, un groupe qui a racheté et détruit près d’un milliard d’euros d’actions (972 M€), a-t-il besoin d’avoir une aide de l’Etat de 80 M€ pour diminuer sa contribution nationale  ? 
Le montant empoché (perçu déjà utilisé plus haut) au titre du CIR n’est pourtant que la face émergée de l’iceberg : il existe bien des dispositifs qui permettent au groupe de capter de l’argent public (réduction de CVAE, etc.).
La direction refusant de donner aux représentant·es du personnel les montants exacts, nous envisageons de déposer un droit d’alerte économique pour connaitre la dépendance exacte du groupe à l’argent public.
Le groupe réduit ainsi sa contribution aux services publics. 
Il bénéficie pourtant d’infrastructures publiques qui lui permettent : d’avoir des salarié·es bien formé·es par un système éducatif performant, des salarié·es en bonne santé grâce un notre système de soins, un réseau de communication permettant la mise en place de télétravail, etc…
La CGT Capgemini estime que ce n’est pas très responsable.
C’est pourquoi nous demandons que Capgemini rende cet argent indument reçu (perçu).

Dessin humoristique d'Allan Barte. Une salariée se plaint que son travail n'est pas la recherche et l'innovation. Réponse du directeur : 'A la direction, on a un diction ! "le pognon vaut bien n burn-out" ça ne rime pas mais c'est comme ta santé, on s'en fout !'

 

Des salarié·es en souffrance

Le reportage montre également des témoignages de collègues, visiblement en souffrance sur les projets de
 Recherche et Innovation : ce n’est pas leur métier, iels ne sont pas formé·es à cela et il leur est demandé d’accomplir des actes qui ne sont pas en ligne avec l’éthique du groupe.
Or la direction ne peut ignorer que ces collègues sont en situation de fragilité du fait de ne pas être affecté·es sur des projets facturables. 
C’est pourquoi nous allons également lancer une enquête sur les risques psycho-sociaux dans les projets concernés.
Nous mènerons ces actions en lien avec les autres organisations syndicales car nous ne doutons pas qu’elles partagent la même indignation au sujet de cette situation.
Cela devrait conduire le groupe Capgemini à plus de responsabilité sociale et la remise en phase avec les valeurs qu’il entend afficher
Dessin humoristique d'Allan Barte. Un salarié cherche une agrafeuse, le manager rebondit sur le fait qu'il fait de la recherceh et qu'il peut le passer sur son CIR.

À propos

Publié le :
9 décembre 2025

Flash CSE APPLI – Avril 2023

MA PART DU GATEAU…

Le CSE Appli est le plus important comité social et économique (CSE) au sein du groupe Capgemini. Il est responsable de la gestion d’environ 20 000 employés, avec un budget d’environ 6 000 000 d’euros dédié aux activités sociales et culturelles. Ces six millions d’euros sont versés par la direction du groupe Capgemini, proportionnellement au salaire de chaque employé·e.

Chaque salarié·e contribue au budget du CSE en “versant” 0,725 % de sa masse salariale via la direction. Cela équivaut en moyenne à un peu plus de 300 euros par salarié·e.

Le CSE Appli (CFTC et UNSA) a décidé de répartir ce budget, principalement, en trois catégories de dépenses :

  • Activités nationales (55 %) : cela représente 165euros par salarié·e.
  • Activités régionales (25 %) : cela représente 75 euros par salarié·e.
  • Activités locales (15 %) : cela représente 45 euros par salarié·e.
  • Frais de gestion et administration du site (5 %) : cela représente 15 euros par salarié·e.

 

Les deux premières catégories (activités nationales et régionales) excluent les nouveaux arrivants pendant les 6 premiers mois et également tous les salariés qui ont été « transférés » tels que les 3 000 salariés Altran transférés en 2022. De plus, ces mêmes salarié·es ne sont pas prioritaires pour les voyages pendant une période de 3 ans, au cas où le voyage aurait du succès. En résumé, les salarié·es transféré·es et les nouveaux arrivants renoncent sans le savoir à 85 % du budget alloué aux activités sociales et culturelles. Et si vous appliquez un turn-over de 20 % ça représente une économie ou une opportunité de plus d’1ME soit près de 20 % du budget à se répartir entre quelques-uns aux détriments de beaucoup.

Étonnant non ?

Cela peut sembler incroyable, mais en relisant attentivement les modalités d’inscription dans les règles du CSE, on se rend compte que tout est bien stipulé sur le site. Le CSE Appli octroiera des places à ces nouveaux arrivants et les salarié·es transféré·es uniquement s’il reste des invendus… Et pour ceux qui ont plus de trois ans d’ancienneté, ils ne sont pas mieux lotis. Quelques places subventionnées sont disponibles pour permettre à certaines personnes de partir, au détriment des autres. Il y a d’un côté ceux qui prennent l’avion et de l’autre ceux qui regardent l’avion décoller (ceux- ci étant les plus nombreux).

Vous connaissez tous le slogan “Je travaille, tu travailles et ils profitent”. Les syndicats sont les premiers à s’insurger et à réclamer une meilleure répartition des richesses. En revanche, dès qu’on leur attribue un budget, la CFTC et l’UNSA reproduisent le schéma de la direction qu’ils contestent pendant les réunions.

CSE Appli : le CSE de tous au profit de quelques-uns…

Merci à la CFTC et à l’UNSA.

Votre retour d’expérience concernant le CSE Appli est essentiel. Nous sommes déterminé·es, à la CGT, à instaurer un CSE qui garantira une équité pour l’ensemble des salarié·es et qui ne favorisera pas seulement quelques-un·es. Votre contribution est donc primordiale pour provoquer des changements significatifs. Partagez avec nous vos expériences, vos suggestions et vos préoccupations afin que nous puissions mieux répartir le gâteau.

Et vous quelle part du gâteau avez-vous touché ?

Budget CSE

À propos

Publié le :
24 mai 2023

Article paru dans le journal Le Monde : Capgemini répond par l’omerta

Le we du 2 et 3 juillet dernier, le journal Le Monde a publié une série d’articles sur le rôle trouble de Capgemini dans la sphère du pouvoir, son intrusion dans les services de l’état et en particulier son rôle majeur dans la destruction des services publics. Un des articles prend l’exemple de l’hôpital de Tours.

La CGT Capgemini a toujours dénoncé cette collaboration du groupe à des politiques néfastes à l’intérêt général et cette collusion avec la macronie. 
D’autant que Capgemini, toujours prompt à récupérer de l’argent public, ne déclare pas correctement ses revenus et pratique l’évasion fiscale.
Le groupe a ainsi fait l’objet d’un redressement fiscal, mais atténué (un cadeau fiscal sûrement lié à ses bons et loyaux services).
Si Capgemini veut aider l’état, que le groupe commence déjà par payer correctement ses impôts et qu’il arrête de spolier l’argent public alors que le groupe affiche des bénéfices records.  
Ce qui nous interpelle c’est la réponse de Capgemini. Ou plus exactement l’absence de réponse, et l’omerta que le groupe instaure.

La direction refuse de s’expliquer

Les articles sont sur le site du monde : 
A la fin de chaque article, il est écrit que : “Contactée, l’entreprise n’a pas souhaité répondre.”.
Le groupe a donc eu l’occasion de s’expliquer et d’apporter des éléments contradictoires.
Il est certain que ces articles montrent un visage du groupe qui n’est pas vraiment celui que la communication du groupe voudrait afficher.
Plutôt que d’assumer et faire face, la direction fait l’autruche.
Elle impose l’omerta pour éviter des répliques dans d’autres journaux.
Ainsi, La direction envoie un mail à tous·tes les salarié·es du groupe le lundi qui suit à 8 h en écrivant que : “Les articles du Monde font une présentation particulièrement biaisée de nos activités et comportent de nombreuses erreurs factuelles.”
Bien entendu il n’y a pas plus de détails sur ces supposées nombreuses erreurs.
Il est vrai que le journal le monde est connu pour son manque de sérieux et son absence de rigueur journalistique.
D’autant que le Canard Enchaîné reprend quelques jours plus tard les mêmes informations.
Et ce n’est là que l’extrait d’un mail sans précédent et proprement hallucinant. Cette communication est digne de la propagande soviétique. 

Un mail de Marcomm le lundi à 8h00

Ce mail pour éclairer ? Pour rétablir la vérité pour corriger les “nombreuses erreurs factuelles” ?
Non. Un mail pour imposer le silence à tout le monde et produire une communication en phase avec l’éthique que le groupe voudrait afficher.
le Groupe étudie l’ensemble des actions à sa disposition.“.
Comprendre : “on fait l’autruche et on attend que ça  se tasse. En attendant on va formater une meilleure réponse pour l’image du groupe qu’il faudra relayer”.
Nous avions pu, dans ce cadre, échanger librement et répondre en toute transparence aux questions de la Commission. “.
Lire : ” On pensait pourtant les avoir bien baladés”.
Et nous avions notamment partagé les modalités de collaboration et d’éthique que nous mettons en œuvre dans les relations avec nos clients“.
Comprendre : “nous avons donné une bonne image pour continuer notre business tranquillement”.
Tous les marchés publics auxquels nous participons sont attribués à la suite d’appels d’offres, conformément à la réglementation. Nous respectons scrupuleusement ces règles, les règles garantissant l’absence de conflits d’intérêts et, le cas échéant, les protocoles de sécurité que nos clients nous imposent.”.
Lire : “c’est pas notre faute si la macronie nous choisit et de toute façon on ne dira rien sur nos relations”.
Le contenu de nos missions et les montants que nous facturons à chacun de nos clients sont couverts par des clauses strictes de confidentialité.“. Comprendre : “on ne dira rien non plus sur le pognon de dingue qu’on empoche”.
Si vous êtes interrogés par des clients ou des tiers, merci de contacter votre manager qui assurera le relais auprès des personnes mandatées pour communiquer.“.
Lire : “surtout ne dites pas la vérité des dessous de Capgemini, laissez-faire les managers qu’on va formater”.
Si vous êtes sollicités par un journaliste, merci de contacter le service de presse“.
Comprendre : “hou la la ! gros danger pour notre image, il ne faudrait pas que d’autres journaux confirment ce que révèle Le Monde”. 

L’omerta imposée par la direction de Capgemini

On comprend donc à la lecture de ce mail que l’affaire est prise très au sérieux.
Elle compromet l’image policée que veut donner le groupe. 
La réponse de la direction est donc claire : l’omerta plutôt que la transparence.
La pensée unique plutôt que le pluralisme.
La novlangue plutôt que le débat d’idées. 
Avec tous les outils de flicage et de délation en interne que le groupe Capgemini a mis en place, nous sommes dans une sorte de mix entre “le meilleur des mondes” et “1984“.

Les conclusions de la commission d’enquête Sénatoriale sont accablantes

Mais revenons à la relation entre le groupe et le pouvoir macronien. 
N’en déplaise au country board France qui a signé cette communication, les articles du Monde et les conclusions du rapport de la Commission d’enquête Sénatoriale sont accablants pour le groupe et sa façon de procéder.
Ils en disent long sur la connivence avec le pouvoir.
Les préconisations ne laissent pas la place au doute :
À tel point même que devant l’inaction du gouvernement – et pour cause – cette même commission a écrit à la première ministre pour lui enjoindre de légiférer : 

Une mission d’information parlementaire pour faire la lumière

Autant dire qu’avec un parlement où la macronie ne règne plus en maître, il y a de fortes chances que la vérité sur les dessous de ces prestations éclate au grand jour.
La démocratie en sortira sans doute renforcée.
Il y aura désormais probablement davantage d’éthique dans l’intervention des cabinets de conseil comme Capgemini (la vraie, pas la virtuelle qui sévit au sein du groupe). 
Il faudra plus que de la novlangue et l’omerta pour que la firme continue ses petites affaires avec le pouvoir macronien…

À propos

Publié le :
29 juillet 2022

Capgemini le profiteur du modèle social français

Le discours dominant n’hésite pas à fustiger les profiteurs du système pour justifier les reculs sociaux imposés aux salarié·es. C’est en particulier le cas concernant l’assurance chômage.  Il ne dit rien en revanche des multinationales telles que Capgemini qui parasitent et profitent du système. Et à une autre échelle que celle des individus.

Pour résumer : 

Prestations dans des conditions douteuses auprès de l’État Français

Les articles du Monde et la commission d’enquête sénatoriale mettent en évidence des prestations financées par de l’argent public.
Dans des conditions douteuses
et pour des résultats inégaux. 
Ainsi, selon le rapport de la commission d’enquête sénatoriale, Capgemini aurait bénéficié entre 2018 et 2021 de quelques 7,6 millions d’euros de contrats divers et variés.

Malgré des résultats historiques, Capgemini empoche des aides publiques

De plus, Capgemini, malgré ses résultats historiques depuis des années, récupère de l’argent public pour garantir ses marges.
Les derniers chiffres que nous a fournis la direction : 25 Millions d’euros au titre du CIR.
Sans oublier les réductions de cotisations, le chômage partiel malgré ses 600 Millions d’euros de bénéfices. etc..

Capgemini met en place de l’évasion fiscale et délocalise

Le groupe s’est fait reprendre par le fisc car sa déclaration comportait des éléments d’évasion fiscale. De sorte que Capgemini a fait l’objet d’un redressement initial de 17,3 millions d’euros. Il a finalement été réduit à 3,9 millions d’euros soit un joli cadeau de 13,4 millions d’euros.
Pas sûr que le fisc fasse preuve de la même mansuétude lorsqu’il s’agit de particuliers…
Par ailleurs, on se demande encore comment une filiale comme ER&D peut ne pas avoir d’impôt sur les sociétés à acquitter alors qu’elle est le principal vecteur de l’intégration d’Altran ! En outre la direction annonce délocaliser encore et toujours plus

Capgemini profite du système social et des infrastructures

Enfin n’oublions pas que Capgemini profite largement du système social et des dispositifs mis en place par l’état pour avoir de la main d’œuvre pas chère : 
  •     Système de financement des POE
  •     Recours massif à la formation par alternance
  •     Arrêts maladies payés par la sécu quand le système a poussé les collègues au burn-out  
Capgemini profite également des infrastructures nationales et notamment les infrastructures numériques qui permettent un recours massif au télétravail. 

Une cupidité institutionnalisée et sans limite

Tout cela pour l’avidité et la cupidité de ses dirigeants et actionnaires qui mettent tout en œuvre pour accumuler des millions…
Quitte a s’asseoir sur les principes.
Et le groupe ose encore parler d’éthique !
    
Avec un dossier aussi chargé, cela fait longtemps que n’importe quel·le salarié·e aurait perdu ses droits !
Cette même direction qui refuse de rendre aux salarié·es la part qui leur revient de la richesse qu‘elles et ils produisent.
La direction a exactement le même comportement vis-à-vis de l’État. Elle prend mais ne donne rien en retour.
Quelle cupidité !
Il est plus que temps que le cas de Capgemini soit étudié de près et que le groupe adopte un comportement plus vertueux.

À propos

Publié le :

Le redressement fiscal de la honte !

Capgemini, ce champion de la récupération d’argent public, ne déclare pas correctement ses revenus. La direction a tenté de faire de l’évasion fiscale.  C’est en effet ce que révèle un article du journal Libération paru le 1er avril dernier.

Non content d’être prise la main dans le sac, la direction a négocié avec l’État une remise des trois-quarts du redressement fiscal.

Ce n’est pas suffisant pour Cap qui ne veut rien payer.
Quand on sait tout l’argent public dont bénéficie le groupe…
Où est l’éthique ?

Un redressement pour tentative d’évasion fiscale

Le groupe a en effet tenté de pratiquer de l’évasion fiscale vers le Luxembourg mais a finalement été repris par le fisc.
Capgemini a fait l’objet d’un redressement initial de 17,3 millions d’euros.
Néanmoins, le groupe, de par son influence auprès des services de l’État, est monté au créneau et la facture a miraculeusement fondu de 13,4 millions pour s’établir à 3,9 millions d’euros.

Le groupe conteste ce redressement

L’article indique que, “Sollicité, le groupe Capgemini ne souhaite pas s’exprimer, se contentant d’assurer qu’il paie ses impôts en France et que les discussions continuent avec la direction générale des finances publiques (DGFIP).
Le groupe va donc faire jouer toute son influence pour faire sauter ce qu’il reste du redressement.
Plutôt que de communiquer la direction pratique une fois de plus la politique de l’autruche .
Cela en dit long sur l’avidité du groupe : il enfreint les règles, se fait prendre, bénéficie d’une sérieuse ristourne mais cela ne suffit pas. Il ne veut rien payer du tout !
Imaginez un·e automobiliste pris·e en excès de vitesse, qui finalement a son amende réduite mais qui décide d’aller discuter avec les ministres pour faire tout annuler. Qui pourrait accepter cela ?
C’est pourtant ce que fait le groupe Capgemini.
Ce même groupe qui nous rabâche son “éthique” à longueur de communications et de e-learning.

Des comportements honteux qui décrédibilisent la direction

La CGT Capgemini dénonce ces agissements qui font honte à ceux qui les pratiquent.
Ce même groupe qui profite largement du système pourrait avoir au moins la dignité de déclarer correctement ses revenus sans chercher à pratiquer de l’évasion fiscale et payer ce qu’il doit sans sourciller. 
Pour parler d’éthique, sans doute faut-il commencer par avoir soi-même un minimum de morale. 
La direction de Capgemini ferait bien de passer et mettre en pratique, elle aussi, les e-learnings obligatoires qu’elle nous impose !
Cette même direction,  qui refuse de rendre aux salarié·es la part qui leur revient de la richesse qu‘elles et ils produisent, a exactement le même comportement vis-à-vis de l’État.
Oui, il est temps que toute la lumière soit faite sur ces agissements… Et qu’il y soit mis un terme définitif !

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