Flash CSE Central Janvier 2026

La direction nous a convoqué·es les 29 et 30 janvier 2026 pour une information/consultation sur le « projet d’adaptation des emplois et compétences, basé exclusivement sur le volontariat ».

Ce projet comprend une rupture conventionnelle collective (RCC) de 2409 postes, dont 838 pour l’UES Altran et 1571 pour l’UES Capgemini. Cette RCC est accompagnée d’un plan de changement de métier (« reskilling ») de 600 postes, et par la création d’environ 3190 postes en recrutement en 2026 ! ! Et la direction nous a également annoncé un changement organisationnel.

Le CSE Central a voté une expertise en plusieurs volets : économique, santé au travail et enfin social. La direction refuse de financer l‘expertise libre du volet économique.

Autant dire que l’expertise risque d’être entravée, et qu’ainsi le flou du projet pourra persister.

Blocage de la direction

Aussi dans sa résolution, le CSEC  demande de prolonger la consultation, soit a minima de quatre mois au lieu de 3, ce qui a été refusé catégoriquement par la direction.

Et concernant la communication aux salarié·es abordée dans la résolution, la réponse de la direction est claire… “[Elle est] assez grande pour savoir ce qu’elle a à faire.”

Enfin, la direction refuse de fournir les éléments en avance de phase. Elle donne les informations petit à petit…  Il a donc fallu attendre la fin de la première réunion pour récupérer un document de 300 pages ! ! ! Document omettant toute la partie économique bien entendu. Bref, un sens du « dialogue social » à la mode Capgemini.

Les grands sites les plus touchés par ce projet seront Paris, Nantes et Toulouse.

  • Paris, 801 suppressions de postes, 
  • Nantes, 183 suppressions de postes,
  • Toulouse, 171 suppressions de postes.

Combien de salarié·es impacté·es ? Impossible de le savoir pour le moment.

Les métiers les plus touchés seront les développeur·ses Front End, analystes business, testeur·ses, chargé·es de support et le run CIS (Supervision…), mais aussi les fonctions support. Certains services seront délocalisés mais pas supprimés, nous précise la direction. Toujours cette subtilité sémantique qui a le don de nous prendre pour des imbéciles.

Quand on demande à la direction « Mais si la ou le salarié·e ne veut pas partir, ne veut pas changer, comment se passera la délocalisation du service ? », la direction répond : « Ça ne sera que retarder. » C’est vrai qu’iels ont la capacité financière à tenir ce discours donc iels ne sont pas pressé·es, s’il faut attendre pour délocaliser le service, iels attendront.

Nouveau concept, les “éligibles volontaires”

Moins de patience pour la RCC. La rupture conventionnelle sera basée sur le volontariat. La direction nous parle des « éligibles volontaires ».  Faut-il comprendre que ça sera du « volontariat imposé » ? Avec ce discours, le flou permanent est délibéré de la part de la direction.

Pour accompagner ce projet, la direction fait appel au cabinet Alixio, très connu des grandes entreprises et des services RH. Raymond Soubie et Patrick Puy, les créateurs de ce cabinet apprécié des grandes entreprises du CAC 40 sont proches du pouvoir. L’un est proche de Nicolas Sarkozy et directeur des éditions Lamy, l’autre est appelé le « nettoyeur » après avoir accompagné la fermeture de grandes entreprises (La halle, Moulinex…).

Comment avoir confiance ?

Pour revenir sur le projet, la RCC permet à la direction d’éviter un plan de sauvegarde de l’emploi, permet de continuer à recruter 3190 postes en 2026, donne la possibilité de remplacer discrètement les salarié·es expérimenté·es par des profils juniors payés moins chers.

Conclusion pour la CGT c’est une logique purement financière. Nous alertons sur le risque de pressions exercées sur les salarié·es éligibles, les fameux « salarié·es volontaires ». La CGT alerte sur l’insécurité professionnelle généralisée. C’est une obsolescence programmée de nos emplois. Nous refusons que la perte de nos emplois serve à enrichir, à augmenter le profit.

three men wearing yellow Volunteers shirts

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Publié le :
3 mars 2026