Journal de la RCC – Episode 2 – Les catégories d’emploi

Retrouver l’épisode 1 de la négociation

Les catégories d’emploi

Les réunions du 2 et 3 mars auront porté sur la présentation des catégories d’emplois permettant de définir quels sont les salarié·es éligibles. Tous·tes les salarié·es ne font pas partie de catégories d’emplois éligibles.

Le pire, c’est que l‘éligibilité à une des catégories présentées par la direction ne dépend pas des qualifications, de l’ancienneté et des expériences passées, mais uniquement de la mission actuelle (ou de l’intermission ?).

Ce plan de réduction d’emploi aurait-il été construit à partir des personnes présentes et de leur affectation actuelle pour déterminer ensuite des catégories d’emplois très précises ? Cette pratique est pourtant illégale car elle reviendrait à viser des personnes plutôt que des postes.

Dans le détails, si une catégorie d’emplois est éligible pour des mobilités, une autre catégorie pourtant voisine ne se verrait pas forcément éligible : Un poste de développeur·euse front end ne serait pas éligible à la mobilité externe pour un développeur·se full stack ! Loin de chercher une reconversion pour des salarié·es en recherche de perspectives nouvelles, le plan de la direction vise surtout à réaliser des économies à court terme pour répondre à des “urgences business”.

Meme - le Yeti Geti explique l"'éligibilité par capilarité"

Une autre surprise concerne l’éligibilité par capillarité : Derrière ce terme obscure, on désigne le cas des salarié·es appartenant à des entités censées être épargnées par le plan, qui deviennent éligibles à des mobilités internes pour remplacer des salarié·es avec le même poste sur une entité touchée qui feraient le choix d’une mobilité externe. Vous n’avez rien compris ? C’est normal, c’est fait pour ! Mais peut être que la nouvelle mascotte Sogeti pourra vous expliquer ?

Beaucoup d’organisations syndicales revendiquent la possibilité d’instaurer un volontariat de substitution :

Pour les postes n’ayant pas pu être supprimés, par manque de volontaires, il pourrait y avoir l’ouverture d’une nouvelle session de volontariat élargit à des catégories d’emplois plus larges ou même à toute l’entreprise, pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent de partir même s’iels n’étaient pas éligibles jusque là.

Les candidatures de salarié·es volontaires à une mobilité seraient d’abord traitées par un cabinet privé, spécialisé en conseil aux entreprises, Alixio mobilité, véritables fossoyeurs d’emplois. Ce cabinet se chargerait de recevoir les candidatures, vérifier la complétude des dossier et évaluer leur sérieux. Après cela, une Commission Paritaire de Validation, composée de représentants de la direction et de représentants du personnels, sera chargée de valider les demandes de mobilité des salarié·es. Selon la direction, la commission se chargerait d’examiner seulement les dossiers jugés sérieux par le cabinet Alixio. Comment imaginer qu’une entreprise extérieure puisse décider de l’avenir des salarié·es ! ?

Lors de cette réunion laborieuse, les négociateurs de certaines organisations syndicales ont adopté une posture subalterne à la direction, invoquant à plusieurs reprise la nécessité “d’avancer” et même “l’important c’est de faire la RCC. Soit on parle des catégories pendant 6 mois, soit on avance sur la RCC”. On nous aura aussi intimé : “ça ne sert à rien de négocier le nombre de 2409 !”.

 

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Publié le :
14 avril 2026