Blocage de la direction
Aussi dans sa résolution, le CSEC demande de prolonger la consultation, soit a minima de quatre mois au lieu de 3, ce qui a été refusé catégoriquement par la direction.
Enfin, la direction refuse de fournir les éléments en avance de phase. Elle donne les informations petit à petit… Il a donc fallu attendre la fin de la première réunion pour récupérer un document de 300 pages ! ! ! Document omettant toute la partie économique bien entendu. Bref, un sens du « dialogue social » à la mode Capgemini.
Les grands sites les plus touchés par ce projet seront Paris, Nantes et Toulouse.
Combien de salarié·es impacté·es ? Impossible de le savoir pour le moment.
Nouveau concept, les “éligibles volontaires”
Moins de patience pour la RCC. La rupture conventionnelle sera basée sur le volontariat. La direction nous parle des « éligibles volontaires ». Faut-il comprendre que ça sera du « volontariat imposé » ? Avec ce discours, le flou permanent est délibéré de la part de la direction.
Pour accompagner ce projet, la direction fait appel au cabinet Alixio, très connu des grandes entreprises et des services RH. Raymond Soubie et Patrick Puy, les créateurs de ce cabinet apprécié des grandes entreprises du CAC 40 sont proches du pouvoir. L’un est proche de Nicolas Sarkozy et directeur des éditions Lamy, l’autre est appelé le « nettoyeur » après avoir accompagné la fermeture de grandes entreprises (La halle, Moulinex…).
Comment avoir confiance ?
Pour revenir sur le projet, la RCC permet à la direction d’éviter un plan de sauvegarde de l’emploi, permet de continuer à recruter 3190 postes en 2026, donne la possibilité de remplacer discrètement les salarié·es expérimenté·es par des profils juniors payés moins chers.
Conclusion pour la CGT c’est une logique purement financière. Nous alertons sur le risque de pressions exercées sur les salarié·es éligibles, les fameux « salarié·es volontaires ». La CGT alerte sur l’insécurité professionnelle généralisée. C’est une obsolescence programmée de nos emplois. Nous refusons que la perte de nos emplois serve à enrichir, à augmenter le profit.