Effectifs, ça baisse encore
Politique continue de baisse des effectifs, depuis fin 2023 CIS a perdu plus de 700 salariés ou salariées et la direction nous dit être encore en dessous des objectifs,
L’actualité récente de Capgemini est venue confirmer ce discours. La baisse “naturelle” des effectifs ne suffit plus aux actionnaires et à leurs valets de la direction, il faut donner un coup de pouce (de pied ?) pour pousser les collègues vers la porte de sortie.
C’est chose faite avec le plan de suppression d’emploi de 2400 postes en France. Pourtant lorsqu’on regarde le taux d’activité de ce début d’année : il est similaire à celui de 2022 (une année exceptionnelle à en croire notre PDG) et même supérieur à celui de 2021.
A cette époque là, la direction était fière de nous annoncer que les effectifs augmentaient :
les temps changent et les actionnaires deviennent de plus en plus voraces.
ODO , le marché aux puces de l’informatique en Europe
Tous les ans pour les étrennes, Capgemini nous offre un nouvel outil. L’an dernier nous avons eu droit à Replicon (on s’en souvient encore), cette année ce sera ODO (Open Demand Opportunities), un outil permettant aux collègues (euh pardon, talents) de pouvoir bénéficier “d’opportunités de missions” sur le marché européen, chouette non ?
Puis la direction détaille, et cela devient de moins en moins chouette :
Cet outil s’adressera aux collègues en intermission ou en passe de le devenir sous 1 mois.
Chaque collègue pourra, s’il ou elle le souhaite (principe de volontariat, enfin… normalement), de se positionner sur une mission 100 % distancielle disponible dans les entités Capgemini européennes. La direction s’empresse aussitôt de dire que les salariées et salariés européens ne pourront pas se positionner sur des missions françaises. Enfin en insistant un peu la direction finit par dire, qu’à l’heure actuelle il n’y a pas de missions éligibles en France mais que cela peut changer. On comprend assez rapidement qu’il s’agit de mettre en concurrence tout les collègues en Europe quel que soit le niveau de salaire de leur pays respectif.
Ne doutons pas un seul instant que cette mise en concurrence se fera au détriment de la politique salariale au nom de la sacro sainte compétitivité !
Quant à l’aspect financier (où ira le chiffre d’affaires produit par les collègues, par exemple ?), la direction ne sait pas et “prend le point”. Comment seront gérées les différences de temps de travail hebdomadaire ? “oui effectivement c’est un sujet, on prend le point et on revient vers nous”.
Ah ! au fait, le début de mise en place de ce nouvel outil a été fixé au 2 février, soit 15 jours après l’annonce
“On largement le temps de régler ces menus détails, ne vous inquiétez pas !”
Et pour les collègues en 100 % distanciel ? Ils ou elles pourront venir travailler sur site Capgemini ou rester en télétravail (à 70 % bien entendu), Mais elle promet qu’ils ou elles ne resteront pas isolées sur leur plateau Capgemini, mais on n’a aucun retour d’expérience sur ce type d’organisation, nous dit-on.
Ah bon ? et toutes et tous ces collègues qui travaillent sur des missions distancielles aujourd’hui ?
Le fait même de dire qu’il n’y a aucun retour d’expérience révèle le peu d’intérêt que le management porte à ces salariées et salariés, ce qui nous fait douter des bonnes intentions affichées par la direction !
La santé des collègues, c’est secondaire…
La santé mentale est une priorité pour Cap, du moins c’est ce que nous dit la direction. La preuve que c’est vrai puisqu’elle fait la promotion d’une vidéo ; pardon d’une “formation” ; d’une heure que les collègues pourront faire… quand ils le peuvent. Enfin s’ils le peuvent aussi, car lorsqu’ils sont en clientèle, ils n’ont que très rarement accès au réseau Capgemini ou même à leur PC Cap, sans compter la surcharge de travail sur les projets.
Lorsque nous suggérons de bloquer du temps pour faire des sessions groupée, c’est trop compliqué pour la direction, nous qui pensions qu’il relevait de leur responsabilité d’organiser le temps de travail… Bref, une fois de plus cette soit disant priorité restera une déclaration de bonne intention, rien de plus !
Petit rappel : préserver la santé des salariées et salariés est une obligation légale de l’employeur, toute infraction se règle… au pénal.
Bêtisier du CSE
A l’origine le projet ODO date de Mars 2025 et se nommait TOP : 9 mois pour changer 3 lettres, niveau efficacité on a vu mieux.
Non, nous dit-on, y a d’autres choses qui ont changées : avant cela s’adressait à tous les collègues, maintenant c’est réservé seulement à celles et ceux qui sont en intermission. Ah oui, de suite on comprend mieux ce retard.
La direction se moque de nous ou c’est vraiment de l’incompétence à votre avis ?