Flash CSE Infra janvier 2025

EFFECTIFS : LA DÉCROISSANCE, C’EST TENDANCE ?

Dessin humoristique de Babouse. "Vous faites d'énormes bébéfices, ce n'est donc pas un licenciement économique ! Réponse du patron : Justement, je licencie pour faire d'encore plus gros bénéfices !Les effectifs de Capgemini Infra en France baissent de façon quasi continue, mois après mois, depuis décembre 2022. En 2023, cette baisse avait été masquée par l’arrivée de salarié·es venant d’autres entités du groupe. En 2024, il n’y a quasiment pas eu de mutations et la baisse des effectifs a été de près de 500 salarié·es, soit 8,5 % des effectifs. Sur 2 ans, hors mutations, la baisse est énorme : 950 salarié·es soit -15,8 % !Et pour 2025 ? La direction espère une croissance des effectifs mais refuse de donner un objectif chiffré…

Cette baisse considérable du nombre de salarié·es s’explique principalement par la faiblesse des recrutements et l’ampleur des démissions. Comme on le voit dans le tableau ci-contre, le nombre de recrutements a beaucoup baissé en 2024, il est du même ordre qu’en 2020, année peu faste pour les recrutements à cause du Covid. Si les démissions régressent, elles demeurent à un niveau élevé et sont même en 2024 supérieures aux recrutements. A noter aussi un bond des ruptures conventionnelles (RC) en 2024, ainsi qu’une hausse des fin de CDD qui sont passés de 75 en 2020 à 105 en 2024.

Sinon… Le taux de féminisation progresse de 18,9 % en 2020 à 21,6 % en 2024, mais force est de constater qu’il reste modeste. La proportion d’ETAM dans les effectifs est passée de près de 20 % en 2019 à moins de 10 % en 2024 : il serait peut-être temps de les passer cadres, avec une augmentation de salaire qui leur garantisse au minimum le maintien de leur pouvoir d’achat.

La direction se félicite d’un « taux d’attrition » faible, inférieur à la concurrence. La réalité est moins flatteuse. En additionnant le nombre de démissions, de licenciements, de ruptures de période d’essai, de RC (ruptures conventionnelles), de départs en retraites, de fin de CDD, on arrive à un taux (par rapport à l’effectif  total) de 18,7 % en 2024.

SOF : LA DIRECTION VEUT SON HAPPY END !

La direction se gargarise d’un taux de repositionnement qui « avoisine les 100 % », pour les salarié·es touché·es par la perte du contrat SOF. Comme nous l’avions déjà dénoncé dans des flashs précédents, c’est manifestement mensonger. Des élu·es pointent que des salarié·es ont été « oublié·es » ici ou là dans le décompte de la direction. De plus, la direction n’intègre pas la baisse des effectifs sur la partie « projet » du contrat après son renouvellement : d’après les chiffres fournis par la direction, il y en avait 129 salarié·es en mars 2024, il n’y en a plus que 66 en janvier 2025. Et puis la direction compte parmi les « repositionné·es », les salarié·es qui ont quitté l’entreprise : cela représente au moins 63 salarié·es.

TANT QU’IL RESTERA UN·E SALARIÉ·E SOF EN INTERMISSION, LA CGT CONSIDÉRERA QUE LA QUESTION SOF N’EST PAS RÉGLÉE.

D’après les chiffres fournis par la direction, il reste au minimum 18 salarié·es en inter-mission. Tant qu’il restera un·e salarié·es SOF en inter-mission, la CGT considérera que la question SOF n’est pas réglée. De plus, parfois le repositionnement pose problème. La CGT est vigilante sur la qualité et la pérennité du « repositionnement » professionnel, un « prépositionnement » virtuel sur un contrat, voire une « immersion » dans un contrat ou une affectation à un projet interne, ne respectent pas ces critères.

La politique de la direction, c’est : il faut à tout prix repositionner les salarié·es même si le contrat n’est pas ficelé. C’est bon pour les stats et tant pis pour les salarié·es !

Nous en avons un bel exemple :

Ah, un nouveau contrat pour Cherbourg, a priori une bonne nouvelle …Sauf que la direction n’a pas anticipé et a envoyé des salarié·es au casse-pipe. Et seulement 3 semaines après le démarrage, c’est le désastre, surcharge de travail et des salarié·es en grande souffrance. La direction, qui rappelons le, est responsable de l’organisation du travail, est en train d’en revoir en catastrophe les modalités : delivery au client, amplitude des horaires, planning des astreintes, etc. Difficile de ne pas tirer sur l’ambulance…

REPLICON : QUAND LA DIRECTION NOUS PREND POUR DES C… !

Replicon, nouvel outil (groupe) de déclaration du temps de travail, qui remplace Teweb, MyRhoom, etc., a été déployé sur Infra le 20 janvier dernier. Suite aux nombreuses remontées des salarié·es et aux multiples problèmes rencontrés, les élu·es, toutes étiquettes syndicales, ont demandé à la direction une présentation et un état d’avancement du projet. Celle-ci a botté en touche, en renvoyant au CSEC, qui a été consulté à ce sujet… à l’été dernier.

Et notre DRH a déclaré que Replicon était un outil « intuitif et convivial » : bref, un mélange de mauvaise foi et de mépris envers les salarié·es.

Dessin humoristique de Babouse. "Vous faites d'énormes bébéfices, ce n'est donc pas un licenciement économique ! Réponse du patron : Justement, je licencie pour faire d'encore plus gros bénéfices !

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Publié le :
4 mars 2025