Vers l’infini, mais pas au-delà…
La première réunion du CSE appli, qui s’est tenue le 23 janvier, a permis de faire un bilan de l’année 2024 et de se projeter sur 2025. En termes de chiffres d’affaires, l’année 2024 se termine par une diminution de 3 % par rapport à 2023. Compte tenu de la conjoncture, c’est beaucoup moins catastrophique que ce que nous annonçait la direction pour justifier les non augmentations, entre autres). Il s’agit ici du périmètre CSE Appli (18 000 salarié·es) à ne pas confondre avec le groupe Capgemini France (45 000 salarié·es) ou Capgemini World.
Concernant l’emploi, les chiffres sont beaucoup moins bons :
- Recul des effectifs de 5 % par rapport à 2023
- Hausse des licenciements de 20 %
- Hausse des ruptures conventionnelles de 30 %. Pour la première fois, nous dépassons le seuil de 300 ruptures conventionnelles sur une année.
Et si on regarde l’évolution par périmètre :
- FS et Apps ont vu leurs effectifs diminuer
- Stabilité pour Sogeti et I&D
Les salarié·es ont encore une fois été la variable d’ajustement. N’hésitez pas à nous remonter tous les comportements déplacés, notamment lors des réunions intercontrat (KickOFF et Web event). L’intercontrat n’est pas une honte, il fait partie de la vie d’une SSII ou ESN. Surtout, ne culpabilisez pas si vous êtes dans cette situation !
Et pour 2025, la direction vise 5 % de croissance !
Les évadés
Après une année de travaux et de réunions, la mise en place du nouveau CSE prendra forme dans quelques semaines.
Nous partions de loin :
- Près de 10 000 salarié·e·s sur 18 000 ne se connectaient jamais au CSE, alors que chaque salarié·e contribue à hauteur de 350 euros au budget du CSE
- Des milliers d’euros de subvention pour certain·es sala-rié·es (1 % des salarié·es consommaient 10 % du budget avec un record de 10 000 euros de subvention pour un·e salarié·e)
- Une offre très inégalitaire en fonction des régions
Nous aurions pu continuer sur la même lancée, mais nous avons décidé de partager plus équitablement le budget. En résumé, les grandes lignes ont été reprises (vacances, subventions, week-ends) en y ajoutant des chèques vacances, l’écoresponsabilité et la mise en place d’une billetterie dématérialisée pour tout le monde. Enfin, dernière nouveauté, il n’y a plus de critères d’ancienneté pour bénéficier des offres du CSE !
Cette « règle » était en effet illégale, car les ASC du CSE doivent être pour toust·es les salarié·es.
The Truman Show
La plupart des salarié·es Capgemini disposent dans leur contrat de travail d’une clause de mobilité : « Compte tenu de la nature même de notre métier de prestataire informatique [de services et de conseil] et de l’implantation nationale, voire internationale d’un grand nombre de nos client·es, il est expressément convenu entre les parties que vous pourrez être amené·e à effectuer des déplacements de durée variable (quelques jours à quelques mois) dans toute région ou pays dans lesquels l’activité de la Société s’exercera ».
Dans un échange entre la direction et l’inspection du travail, la direction a reconnu que cette clause était abusive (CF syntec article 11.6) et voici son interprétation : « Concernant la clause dite de “mobilité mission”, il ne s’agit pas d’une clause telle que celle visée par les dispositions citées de la convention collective qui visent le changement de lieu de travail. Cette clause vise à interpeller nos salarié·es, notamment consultant·es, qu’eu égard à la nature de leurs fonctions, iels peuvent être appelé·es à se déplacer en mission. Il s’agit donc d’une mobilité inhérente à la fonction permettant des déplacements temporaires pour se rendre sur le lieu de réalisation de leur prestation de travail en mission chez un·e client·e. »
À l’avenir, ne vous laissez pas impressionner lorsque votre supérieur·e vous pousse à déménager : contactez la CGT !