#Soutien

Soutien au mouvement des lycéen·nes

Depuis plusieurs jours, des mouvements lycéens et étudiants s’organisent, partout en France.

La jeunesse mobilisée demande avant toute chose de bonnes conditions pour apprendre. Cela fait plusieurs années que l’on entend que l’Education Nationale est exsangue, et qu’elle n’a plus les moyens de subvenir aux travaux nécessaires dans les établissements : il était inévitable que la colère explose, quand les classes surchargées doivent se tenir dans des locaux vétustes et parfois insalubres, avec des profs non remplacé·es et un personnel à bout de souffle.

Les canicules à répétition de cet été ont jeté de l’huile sur le feu d’une colère sourde, qui monte petit à petit, partout dans la société civile : l’Etat choisit une fois de plus la répression violente contre sa jeunesse, comme il l’a choisie depuis des années contre le mouvement social : manifestant·es éborgné·es, tirs tendus de LBD ou de grenades lacrymogènes à bout portant.

On dénombrait en date du 30 septembre 119 blessé·es parmi les jeunes et le personnel d’éducation.

Face au droit à manifester et à faire grève, l’Etat utilise un déploiement de force intolérable dans un Etat de droit. Faudra-t-il qu’un·e lycéen·ne meure sous les coups de la police pour que la colère soit entendue ?

L’éducation est un droit, et non un privilège.

Mardi dernier, nous étions plusieurs centaines de milliers de personnes à nous mobiliser, partout en France. Les cortèges étaient alors composés des organisations syndicales réunies en intersyndicale, ainsi que le mouvement lycéen qui commençait à s’organiser. Les revendications sont claires : il faut à tout prix s’inquiéter de la dégradation du service public dans notre pays.

Car l’éducation n’est pas la seule concernée. C’est aussi l’hôpital, les pompiers, les premiers secours, et la sécurité sociale qui sont exsangues.

Depuis le début du premier quinquennat Macron, les budgets ont diminué chaque année, au profit de cadeaux fiscaux aux plus riches. L’évitement fiscal est organisé par le pouvoir pour dilapider l’argent de l’état en soutien aux grandes entreprises privées.

Par exemple, chez Capgemini, on parle de dizaines de millions d’€ d’argent public, via le Crédit Impôt Recherche : cet argent, souvent utilisé pour financer de faux projets de recherche, n’aurait-il pas été bien plus utile pour rénover les lycées en ruines ou augmenter le salaire des infirmières de l’hôpital public ?

La CGT Capgemini dénonce des choix mortifères qui vont conduire le pays dans une phase très sombre de son Histoire. En 2027, le choix sera donc de s’interroger: voulons-nous un service public d’Etat qui soigne, qui éduque, qui nous protège des incendies et qui améliore notre qualité de vie ? Ou préférons nous accélérer sa privatisation, et avec elle la précarité au profit d’actionnaires qui s’engraissent sur notre mal-être ? C’est à nous, salarié·es mais avant tout citoyen·nes, d’en décider.

L’argent est là. Il n’y a qu’à mieux le répartir et l’utiliser.

Redonner ainsi un espoir des Jours Heureux à notre jeunesse et à nous qui usons nos  vies au service du patronnat.

Nous apportons tout notre soutien aux jeunes mobilisé·es dans ce mouvement, et appelons à rejoindre localement les initiatives de blocage et de manifestations si ces dernières en expriment le besoin.

Ce sont nos enfants, nos petit·es frères et sœurs, nos futur·es collègues qui se mobilisent. Nous devons les écouter.

Leur colère est légitime.

Photo de manif collectif jeunes 35

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Publié le :
1 octobre 2026

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